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Des pavés aussi pour le PTB
posté le 30/05/16 Mots-clés  Liège 

Ce matin à Liège, le PTB s’est réveillé avec une gueule de bois et des impactes dans ses vitres.
A force de dire de la merde et de retourner sa veste à tout bout de champ, il ne faut pas s’attendre à autre chose.

Pour nous c’est simple, il n’y a rien à attendre des Politiques !

Et celle-ci Raoul, elle est politiquement admissible ?


posté le 30 mai 2016 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 30 mai 2016 15:28, par Prolo

    Le PTB est un groupe stalinien défenseur du capitalisme d’Etat. Il suffit de lui demander ce qu’il pense des idées marxistes suivantes pour comprendre la nature nationaliste de gôche de cette organisation bourgeoise ? :

    * Depuis la Première Guerre mondiale, le capitalisme est un système social en décadence. Il a plongé à deux repri­ses l’humanité dans un cycle barbare de crise, guerre mondiale, reconstruction, nouvelle crise. Avec les années 80, il est entré dans la phase ultime de cette décadence, celle de sa décomposition. Il n’y a qu’une seule alterna­tive devant ce déclin historique irréver­sible : socialisme ou barbarie, révolution communiste mondiale ou des­truction de l’humanité.

    * La Commune de Paris de 1871 fut la première tenta­tive du prolétariat pour mener à bien cette révolution, à une époque où les conditions n’étaient pas encore mûres. Avec la situation donnée par l’entrée du ca­pitalisme dans sa période de décadence, la révolution d’Octobre 1917 en Russie fut le premier pas d’une au­thentique ré­volution communiste mondiale dans une vague révolu­tionnaire internationale qui mit fin à la guerre impéria­liste et se prolongea plusieurs années. L’échec de cette vague révolutionnaire, en particulier en Allemagne en 1919-23, condamna la révolution en Russie à l’isolement et à une rapide dégénérescence. Le stalinisme ne fut pas le produit de la révolution russe, mais son fossoyeur.

    * Les régimes étatisés qui, sous le nom de « socialistes » ou « communistes », ont vu le jour en URSS, dans les pays de l’est de l’Europe, en Chine, à Cuba, etc., n’ont été que des formes particulièrement bru­tales d’une tendance universelle au capitalisme d’Etat, propre à la période de décadence.

    * Depuis le début du XXe siècle, toutes les guerres sont des guerres impérialistes, dans la lutte à mort entre Etats, petits ou grands, pour conquérir ou garder une place dans l’arène internationale. Ces guerres n’apportent à l’humanité que la mort et la destruction à une échelle toujours plus vaste. La classe ouvrière ne peut y répondre que par sa solidarité internationale et la lutte contre la bourgeoisie dans tous les pays.

    * Toutes les idéologies nationalistes, d’« indépendance nationale », de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », quel que soit leur prétexte, ethnique, histo­ri­que, religieux, etc., sont un véritable poison pour les ou­vriers. En visant à leur faire prendre parti pour une frac­tion ou une autre de la bourgeoisie, elles les mè­nent à se dresser les uns contre les autres et à s’entre-massacrer derrière les ambitions et les guerres de leurs exploiteurs.

    * Dans le capitalisme décadent, le parlement et les élec­tions sont une mascarade. Tout appel à participer au cir­que parlementaire ne fait que renforcer le men­songe présentant ces élections comme un véritable choix pour les exploités. La « démocratie », forme particulièrement hypocrite de la domination de la bourgeoi­sie, ne diffère pas, sur le fond, des autres formes de la dictature capitaliste que sont le stalinisme et le fas­cisme.

    * Toutes les fractions de la bourgeoisie sont également réactionnaires. Tous les soi-disant partis « ouvriers », « socialistes », « communistes » (les ex-« communistes » aujourd’hui), les organisations gau­chistes (trotskistes, maoïstes et ex-maoïstes, anarchistes officiels), consti­tuent la gauche de l’appareil politique du capital. Toutes les tactiques de « front populaire », « front antifasciste » ou « front unique », mêlant les intérêts du prolétariat à ceux d’une fraction de la bour­geoisie, ne servent qu’à contenir et détourner la lutte du proléta­riat.

    * Avec la décadence du capitalisme, les syndicats se sont partout transformés en organes de l’ordre capi­taliste au sein du prolétariat. Les formes d’organisation syndicales, « officielles » ou « de base », ne servent qu’à encadrer la classe ouvrière et à saboter ses luttes.

    * Pour son combat, la classe ouvrière doit unifier ses lut­tes, en prenant elle-même en charge leur extension et leur organisation, par les assemblées générales sou­ve­raines et les comités de délégués, élus et révo­cables à tout instant par ces assemblées.

    * Le terrorisme n’est en rien un moyen de lutte de la classe ouvrière. Expression des couches sociales sans avenir historique et de la décomposition de la petite-bourgeoisie, quand il n’est pas directement l’émanation de la guerre que se livrent en per­manence les Etats, il constitue toujours un terrain privilégié de manipulation de la bourgeoisie. Prônant l’action secrète de petites mi­norités, il se situe en complète opposition à la vio­lence de classe qui relève de l’action de masse consciente et or­ganisée du prolé­tariat.

    * La classe ouvrière est la seule classe capable de me­ner à bien la révolution communiste. La lutte révolu­tion­naire conduit nécessairement la classe ouvrière à une confrontation avec l’Etat capitaliste. Pour détruire le ca­pitalisme, la classe ouvrière devra renverser tous les Etats et établir la dictature du prolétariat à l’échelle mondiale : le pouvoir international des conseils ou­vriers, regroupant l’ensemble du prolétariat.

    * La transformation communiste de la société par les conseils ouvriers ne signifie ni « autogestion », ni « nationalisation » de l’économie. Le communisme né­cessite l’abolition consciente par la classe ouvrière des rapports sociaux capitalistes : le travail salarié, la pro­duction de marchandises, les frontières nationales. Il exige la création d’une communauté mondiale dont toute l’activité est orientée vers la pleine satisfaction des be­soins humains.

    * L’organisation politique révolu­tionnaire constitue l’avant-garde du prolétariat, facteur actif du processus de généralisation de la conscience de classe au sein du pro­létariat. Son rôle n’est ni d’« organiser la classe ouvrière », ni de « prendre le pouvoir » en son nom, mais de participer activement à l’unification des luttes, à leur prise en charge par les ouvriers eux-mêmes, et de tra­cer l’orientation politique révolutionnaire du combat du prolétariat.

  • 2 juin 2016 09:12, par Cristalline

    "Toutes les idéologies nationalistes, d’« indépendance nationale », de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », quel que soit leur prétexte, ethnique, histo­ri­que, religieux, etc., sont un véritable poison pour les ou­vriers."

    Va dire aux 15 millions de Kurdes qui se prennent des bombes turques sur la gueule qu’ils sont un poison. Tu pourras par la même occasion les traiter de terroristes.

    C’est pratique, quand ça balance sur Castro et Staline ça peut sortir n’importe quelle connerie derrière y’a personne qui bronchera.

    PS : "Vieux sympathisant", je t’ai reconnu. La fraction réactionnaire bourgeoise c’est toi.

  • 3 juin 2016 18:34, par Un jeune sympathisant de l’anarchisme non-dogmatique

    Chrichri, même si la cause kurde te tiens à coeur, fais un peu attention à ce qu’écrit "prolo" avant de te sentir agressé.e et de répondre à côté de la plaque.

    Il ne traite pas de poison les peuples opprimés (dont les kurdes dont tu fais mention). Ca serait faire l’apogée du colonialisme ! Il réserve ce qualificatif à l’idéologie nationaliste, selon laquelle pour s’émanciper les peuples opprimés doivent se constituer "leur" état indépendant.

    Hors constituer un Etat (kurde, palestinien, catalan, écossais, ...) consiste à substituer à la classe dirigeante oppressive (la bourgeoisie) une autre classe dirigeante qui sera oppressive à son tour (une élite politico-économique kurde, palestinienne, catalane, écossaise, ...)

    C’est en ça que les politiques d’indépendance nationales sont un leurre pour les peuples en les détournant des vraies causes de leurs oppressions : le capitalisme et son outil politique qu’est l’Etat.

    Un peuple qui prend les armes aux cris de "liberté", c’est beau, c’est poétique, c’est puissant et ça suscite le respect. Cela ne doit pas entraver une analyse critique des évènements et de la direction que prend le mouvement.

    Je partage le scepticisme de prolo quant à un groupe qui maintient le capitalisme tout en prétendant le combattre et qui assure vouloir s’organiser en fédération non Étatique tout en se constituant une police secrète, une constitution et une armée de métier.

    Le léninisme est une maladie difficile à curer, et je pense que malgré les discours de son vénéré leader le PKK en est encore fortement imprégné ! (mais bon, on parlait du PTB à la base !)

  • 7 juin 2016 15:38, par Prolo

    En effet, il n’y a pas à défendre le nationalisme, qui, au passage, n’est qu’une composante du capitalisme de droite comme de gauche. Le PKK est une organisation léniniste qui n’a rien à voir avec l’idéologie marxiste authentique, qui elle, condamne toute forme d’Etat (lire Luxemburg, Gorter ou Pannekoek à ce sujet) !!!

  • 15 juin 2016 18:58, par Jeftrompet

    Faut décidément être un faux "Prolo" (et un vrai bourgeois)pour voir dans le PKK une "organisation léniniste". Mais cela n’est bien sûr pas une surprise pour qui connaît à la fois le sens de la prose ultra-gauche développée par "Prolo" et le "nouveau" cours du PKK. Car s’il est né en 1978 comme mouvement de libération nationale "communiste", dès que l’URSS révisionniste s’est effondré il est allé dans le sens du "fédéralisme". Le tout est de le comprendre. Mais cela est impossible pour un "Prolo" dont l’analyse est évidemment proche des thèses trotskystes (bien que ce genre d’interlocuteur s’en défende en général) qui continue de voir du "stalisme" dans le chef du PCB et du PCF d’aujourd’hui, par ex.
    Lorsque Öcalan a été arrêté en 1999, il a même fait l’éloge du kémalisme ; ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux fait partie d’un processus qui dure depuis le milieu des années 1990 : le PKK est allé de plus en plus dans le sens d’un accord avec Erdogan. Et c’est uniquement la politique anti-kurde d’Erdogan qui à poussé le PKK à reprendre les armes, pour la conquête du "fédéralisme".

  • 15 juin 2016 19:04, par Jeftrompet

    Sinon, histoire de ne pas laisser planer la moindre ambiguïté, le PTB ("stalinien" pour "Prolo") mérite bien des pavés !!!

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