RSS articles
Français  | 
Martin Zerner est mort posté le 14/12/17 - On the web - 1 commentaire
Glissement des pays du Golfe vers Israël posté le 13/12/17 - On the web - 3 commentaires
La prison n’est pas féministe posté le 10/12/17 - On the web - 4 commentaires
Socialisme et athéisme - (Eugène . Pottier 1936) posté le 09/12/17 - On the web
Les patrons ordonnent, Macron ordonnance. posté le 09/12/17 - On the web

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 208

Dépasser le salariat ? Enjeux et perspectives

La soirée Econosphères (organisée en partenariat avec le réseau Salariat Belgique) n°28 intitulée Dépasser le salariat ? Enjeux et perspectives a eu lieu le 26 janvier 2017.

Voici le dossier thématique (vidéos, interview et articles) de cette soirée.

Intervenants :
Bernard Friot, Professeur émérite de l’Université Nanterre-Paris 10
Marie-Hélène Ska, Secrétaire générale de la CSC
Jean-François Tamellini, Secrétaire fédéral FGTB
Cedric Leterme, membre de Riposte.CTE

Depuis plusieurs décennies, le salariat en Belgique, comme en Europe, est confronté à une offensive multiforme : Mesures d’austérité salariale, affaiblissement du droit du travail, précarisation des statuts. Cette offensive, encore renforcée depuis 2010, pose avec acuité la question de l’avenir du salariat. Faut-il en sortir ? Faut-il le défendre ?

Lors de cette soirée, de multiples questions sont alors apparues :

Sortir du salariat ? Pourquoi pas. Encore faut-il se mettre d’accord sur les façons de parvenir à l’émancipation de tous : Allocation universelle ou salaire à vie ? Réduction du temps de travail ou aménagement de la carrière ? Quid de la sécurité sociale ? Quid de la propriété des outils de production et du partage de la valeur ajoutée ?

S’émanciper du rapport salarial ? Pourquoi pas. Faut-il encore savoir comment ? Devant un salariat de plus en plus éclaté, quelles revendications mettre en avant ? Quelles stratégies de mobilisation choisir ?

Cette soirée clôturait le cycle ciné-débat « Le cinéma s’invite à l’Université » organisé en partenariat avec les universités de Mons (Umons), de Bruxelles (ULB), de Liège (Ulg).


posté le 28 février 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 2 mars 06:31, par Vieux Sympathisant de la Gauche communiste internationaliste

    Il semble que nos gentils idéologues d’Etat et leurs acolytes syndicaux utilisent des termes sans les comprendre ; « dépasser le salariat », c’est infiniment plus que ce qu’ils en racontent !

    Le salariat est un RAPPORT SOCIAL D’EXPLOITATION, et il ne peut être question d’en « sortir » sans détruire ce qui le fait exister, la loi de la valeur et le rapport entre Capital et Travail. Tant qu’on reste dans une société où on produit des marchandises pour les échanger et réaliser une plus-value, non seulement « s’émanciper du rapport salarial » est impossible, mais mettre ça en avant est un MENSONGE PATENT.

    Ceci dit, on peut répondre vite fait à la question posée par nos bourgeois qui se piquent de radicalité (c’est vrai : pour ces messieurs-dames, si on pouvait « sortir du salariat » sans toucher aux privilèges de la bourgeoisie, on pourrait supprimer la classe ouvrière et la lutte de classe, que voilà une excitante perspective !) de savoir « quelles revendications mettre en avant » : détruire l’Etat, exproprier le Capital, laisser les exploités régler eux-mêmes la production, abolir les frontières et la nation, étendre cette destruction à tous les pays, réduire massivement le temps de travail (de moitié pour commencer, par exemple) sans toucher aux salaires, produire en fonction des besoins réels et de l’environnement et non pour pouvoir faire du profit, etc… depuis deux siècles, les révolutionnaires ont eu le temps de réfléchir à la question !

    Quant aux « stratégies de mobilisation », je les laisse à ces gens-là : le prolétariat, classe révolutionnaire, sait très bien se mobiliser tout seul quand il en a la possibilité, et il comprend de plus en plus que lorsque les flics sans uniforme des syndicats cherchent à le « mobiliser », c’est pour l’envoyer dans le mur !

  • chasse gardée CCI

  • friot étatiste

  • Faut-il faire frire Bernard Friot (et son salaire socialisé) ?

    A l’heure où le PS se propose de « réformer » les retraites, ou plutôt de les diminuer sous une forme ou une autre, plusieurs voix s’élèvent à gauche pour défendre « d’autres réformes, citoyennes, démocratique, etc. » L’une d’entre elle est celle de Bernard Friot. Un économiste et sociologue, enseignant à Paris X, proche du Front de Gauche. Mais que propose au juste cet universitaire altermondialiste ? Faut-il prendre pour argent comptant ce qu’il dit ? On va essayer de décrypter son projet de « salaire socialisé ».

    Pourquoi parler de Friot en particulier ? A tantquil, on a rien de personnel contre lui. Mais il fallait bien commencer quelque part. Et puis les théorie loufoques de Friot sont bien significatives d’un argumentaire qui obtient aujourd’hui de plus en plus d’échos dans l’extrême gauche, y compris libertaire : une gestion alternative du capitalisme serait possible. Il suffirait ainsi de repeindre en rouge le salariat pour faire disparaitre l’exploitation qui va avec d’un bon coup de baguette magique (et citoyenne)… Allons donc voir ça de plus près.

    tournesol 1

    Tout commence bien : Friot fait une critique du discours patronal sur les retraites. Il explique que la hausse de la durée de travail et du départ à la retraite n’est pas inéluctable, ce avec quoi on ne peut qu’être d’accord…

    Ensuite, il explique que les cotisations sociales font partie intégrante du salaire, ce qui est son point de départ.

    Salaire indirect ou salaire socialisé ?

    En effet, les cotisations salariales s’élèvent à 23% du salaire brut et alors que les cotisations patronales représentent environ 50% du salaire. Si elles ne vont pas directement dans la poche du salarié, elles font partie du salaire, elles financent indirectement une série de caisses. Si celles-ci n’existaient pas, ces dépenses coûteraient très cher au salarié : assurance maladie, chômage et retraites.

    Par exemple, un smicard qui travaille à plein temps, va toucher 1 121,29€ net. Cela va représenter son salaire direct. Son patron va aussi payer 23% de cotisations salariales et entre 50% et 53% de cotisation patronales. En plus de son salaire direct de 1121,29€, il touche 257,80€ de cotisations salariales et 571,70€ de cotisations patronales, soit 829,60€ de salaire indirect. Il ne touchera pas cet argent directement, qui servira à payer des cotisations dans de diverses caisses d’assurances étatisées.

    Ces cotisations payent l’assurance maladie, le chômage, et les retraites. Quand l’état ou le patronat réduisent le montant de ces allocations, de ces prestations ou augmentent la durée de cotisation, ils réduisent le salaire indirect ou salaire différé.

    Là où on sera moins d’accord avec Friot est que celui-ci va parler de salaire « socialisé » pour qualifier ce système de cotisation. Socialisé voudrait dire, que ce salaire appartient à tous les salariés, et que tous décident démocratiquement de comment s’en servir.

    Or, c’est loin d’être le cas. Le chômage, l’assurance maladie et surtout les retraites fonctionnent comme des caisses d’assurances. Une certaine cotisation (en trimestres, en heures de travail) ouvre droit à une indemnisation plus tard. Ces gigantesques caisses d’assurances sont gérées par l’état, les patrons et les syndicats représentatifs (qui n’ont qu’un tiers des voix), et si les partenaires ne tombent pas d’accord, c’est une loi qui tranche.

    Ce mode de gestion est très loin d’être socialisé, mais plutôt étatisé. S’il suffisait à quelque chose d’être financé par des impôts et encadré par l’état pour être « socialisé », les coups de matraques donnés par des flics à des ouvriers qui se font licencier seraient aussi du salaire « socialisé » redistribué généreusement par l’état.


    tournesol2

    Une grande réforme magique

    A partir de l’idée que les cotisations sociales représentent un salaire « socialisé », Friot développe un grand projet de réforme qui fusionnerait capitalisme et communisme, le tout sans violence.

    L’idée de base est simple, peut-être un peu trop simple. Tout le monde touche un salaire, qui est indépendant du travail, grâce à une taxe à 100% sur le chiffre d’affaire des entreprises. L’état redistribue cette taxe sous forme de salaire socialisé et tout le monde devient en quelque sorte fonctionnaire avec 4 grades de rémunération correspondant aux diplômes, comme les grades A, B, et C de la fonction publique.

    Des mesures fantaisistes voire étranges…

    Tout d’abord, son projet présente des réelles incohérences qui rendent ce système au mieux fantaisiste, au pire illusoire. Parmi les incohérences les plus flagrantes :

    – Dans son projet, les retraites n’existent pas et les retraités continuent de travailler, mais selon des modalités assez vagues on ne sait pas s’ils travaillent moins, s’ils s’arrêtent de travailler ou s’ils travaillent jusqu’à leur mort.

    – Les bourgeois ne sont pas expropriés, ils sont encore à la tête de leur entreprise mais on ne sait pas trop ce qu’ils en font, on les voit mal attendre à se tourner les pouces sans essayer de s’attaquer au salariés.

    – Les salaires sont sur une grille de 4 niveaux de 1500 euros à 6000 euros. Ils sont liés au niveau de diplôme. En gros, un prolo niveau bac ou moins, touche 1500 euros, un ou une fonctionnaire à Bac +3 touche 3000 euros, une titulaire de master 2 est à 4500 euros et un docteur ou universitaire touche 6000 euros et comme par hasard Friot est prof de fac. Du coup, dans ce système, il suffit d’avoir des diplômes pour gagner 3 ou 4 fois plus qu’un prolo de base, et en général les plus diplômés ne sont pas les fils de cantonniers ou les filles de mineurs, mais plutôt issus des couches supérieures les plus riches et diplômées.

    Socialiser le salariat ou l’abolir ?

    C’est tellement simple que ces réformes ne sont pas très loin du grand coup de baguette magique.

    Ce projet réformiste présente les mêmes tares que tous les autres projets réformistes : Les patrons vont –il l’accepter comme ça ? Quel va être le rapport de force pour l’imposer ? On voit mal des élections mettre en place le projet « Friotiste »… Et en cas de révolution, ça serait bête de s’arrêter là…

    Et oui, si ce projet se propose de changer radicalement le capitalisme, pour gérer le salariat, il ne prend pas en compte la dynamique même qui pourrait amener à ce changement : la révolution sociale.

    Or pour nous, l’abolition du salariat, ce n’est pas juste une belle idée : c’est une arme contre les capitalistes. Si, dans la révolution sociale, nous organisons la société en dehors des rapports capitalistes d’échanges et d’exploitation, à quoi leur servira leur capital, leur or, argent ? En somme, abolir le salaire, instaurer la gratuité c’est agir contre le pouvoir que procure l’argent.

    L’utopie bancale de Friot est une resucée de veilles recettes réformistes qui est mêlé à des mesures fantaisistes et incohérentes : ce n’est ni réaliste d’un point de vue capitaliste, ni une arme pour nous, dans cette crise. Aussi, ce qui nous étonne le plus dans ce projet est son relatif succès sur Internet mais aussi au travers d’une série de conférences.

    Ce succès est le symptôme du fait qu’il n’y a plus que très peu de critique radicale dans le domaine de l’économie politique, qui soit accessible et audible, ce qui laisse le champ libre pour des hurluberlus dans le genre de Bernard Friot. C’est à nous de faire en sorte que les révolutionnaires soient audibles.

    http://tantquil.net/2013/09/21/faut-il-frire-bernard-friot-et-son-salaire-socialise/

  • tantquil stal’

  • bernard stalone !

Avertissement commentaires

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif


Saisissez votre commentaire

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.3 [23214]
Top