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Pour une critique de l’idéologie Identitaire (Retranscription de l’émission de Radio Vosstanie)

Pour une critique de l’idéologie Identitaire (Retranscription de l’émission de Radio Vosstanie du 18/06/2016)

https://vosstanie.blogspot.fr/2017/03/pour-une-critique-de-lideologie.html


posté le 23 mars 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • Quelques analyses autour des "anti-racialisateurs", de la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords (cf.1) à Marseille et des responsabilités politiques des sites d’infos marseillais (MIA (cf.2) et Mille Bâbords).

    Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.
    Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.
    S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».
    Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.
    Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires.
    Mais tout n’est pas perdu, vu qu’ielles sont arrivées pour sauver et pour défendre ces milieux !
    Alors vite, il faut faire comprendre à tout le monde qu’à cet endroit-là se situerait le point de rupture, autour duquel il y a urgence à se positionner, pour se donner la possibilité de rouvrir des vraies perspectives révolutionnaires.

    Sans blague ?! Merci de nous protéger de ce grand danger, tout en essayant de nous apprendre la vie et la révolution. Bien essayé, mais raté.

    S’ielles connaissaient vraiment les mouvements anti-racistes et décoloniaux et s’ielles s’intéressaient vraiment aux différents systèmes d’oppression, ielles sauraient sans doute que des débats et des questionnements existent déjà autour de l’utilisation de mots créés par le pouvoir pour parler du racisme structurel et pour analyser l’oppression qui va avec. Ielles sauraient aussi que des débats existent depuis des années dans certains milieux féministes sur l’équilibre à trouver entre la volonté de mettre fin aux oppressions et la volonté de nommer et d’analyser ces mêmes oppressions ; sur comment dépasser les catégories créés par le pouvoir (qui participent à entretenir les oppressions), tout en prenant en compte le fait que ces mêmes catégories permettent aussi de nommer et d’analyser ces oppressions. Parce que ça ne suffit pas de ne plus en vouloir et de ne plus les utiliser pour que ça fasse disparaître les effets et les conséquences concrètes qu’elles produisent dans la réalité.
    Alors pas la peine de faire les messies qui apporteraient la bonne parole pour éclairer les pensées.
    Personne vous a attendu-es pour réfléchir à ces questions. Et surtout, personne n’a besoin de votre avis ni de votre validation.
    Ceci dit, je crois qu’il y a une différence fondamentale entre complexifier ou critiquer certaines applications des grilles d’analyse des oppressions et dominations, tout en voyant et en comprenant l’importance et la valeur de leurs apports, et le faire, à l’inverse, avec l’objectif de s’attaquer à ces grilles d’analyse dans leur totalité, pour les rejeter en bloc. Et c’est justement là qui se trouve le cœur du problème.

    En effet, le problème politique le plus important par rapport aux « anti-racialisateurs » n’est pas leur ignorance autour de toutes ces questions, mais leurs intentions politiques.
    C’est certes très désagréable et malvenu quand, en connaissant très mal ce dont elles parlent, ces personnes se sentent légitime non seulement de pondre des pages et de pages, faire des émissions de radio, des affiches, ect. Et, en plus, de le faire d’une manière super arrogante et méprisante.
    Mais, qui plus est, ielles vont jusqu’à traiter de « racistes » toutes les personnes qui, pour lutter contre le racisme structurel, essaient d’analyser et de critiquer la « race » comme une construction sociale utilisée pour hiérarchiser les individues sur la base de marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno-culturels.
    À grands coups d’amalgames absurdes, de déformations des discours des autres, de raccourcis réducteurs, les « anti-racialisateurs » mettent dans le même sac toutes les personnes qui utilisent le mot « race ». De l’extrême droite au PIR, de la gauche anti-raciste aux mouvements dé-coloniaux, c’est toutes les mêmes. Aucune différence dans les idées, les analyses, les discours portés, les perspectives. Face à autant de confusionnisme, de manipulations et de mauvaise fois, on ne peut pas ne pas comprendre que leurs intérêts et intentions politiques sont toutes autres que celles qu’ielles affichent.
    Il ne faut pas être dupes. Leurs crachats confusionnistes ne visent pas à s’attaquer au racisme, qu’ielles n’utilisent, en bon politicien, que pour redorer leur pilule. Ielles sont, en réalité, en train de s’attaquer à certaines visions politiques auxquelles ielles font parfois allusion mais qu’ielles ne nomment jamais explicitement.

    Ce que les « anti-racialisateurs » sont en train de faire, c’est s’attaquer aux visions et analyses politiques qui, depuis des décennies, essaient de politiser toutes les sphères de la vie et du quotidien pour montrer que les rapports d’oppression et de domination ne se réduisent pas au seul champ économique, ni sont seulement véhiculés par l’État. Ielles sont en train de s’attaquer aux analyses qui considèrent ces rapports d’oppression et de domination comme quelque chose qui traverse tout le monde, que certaines personnes subissent en même temps que d’autre en bénéficient.
    Par la même occasion, ils s’attaquent donc aussi aux implications politiques de ces analyses : comme le fait que les « ennemis » ne sont pas seulement les bourgeois, ni seulement « les autres », les caricatures du raciste ou du macho ; comme le fait que les milieux soi-disant révolutionnaires ne sont pas en dehors de la société mais qu’ils sont aussi traversés par tout ça ; comme l’idée que c’est aux opprimé-es, en tant que groupe social, de définir l’oppression qu’ielles subissent (et donc aussi décider de comment en parler) ; comme le fait que la non-mixité soit pensée comme un outil politique d’émancipation (sans oublier que ça relève tout simplement d’une logique autoritaire de se permettre de dire à d’autres comment ielles devraient s’organiser pour lutter).

    Ces analyses sont des apports des luttes de libération et d’émancipation menées par des opprimé-es, qui ont dû se battre depuis des décennies (et ça continue encore) au sein des milieux révolutionnaires pour que leurs réalités et leurs vécus d’oppressions soient pris en compte comme quelque chose qui existe, qui est politique et qui a autant d’importance que les effets du capitalisme et de l’État. Comme une condition pour pouvoir exister entièrement dans ces mouvements révolutionnaires.
    Ces luttes ont permis de prendre conscience et de mettre en lumière l’existence de ces oppressions, c’est à dire de voir l’oppression là où on ne la voyait pas avant, parce qu’on considérait l’état des choses comme normale, comme relevant de l’ordre naturel.
    L’offensive des « anti-racialisateurs » n’est dans le fond rien de nouveau ni de très original, vu qu’elle n’est rien d’autre qu’un mouvement de « réaction », dans le sens de conservateur et réactionnaire, à l’émergence, à l’existence et au renforcement de ces visions politiques et de leurs implications. Pour ne pas devoir voir ni prendre ses responsabilités dans ces autres systèmes de dominations. Ou, pour certain-es, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses privilèges sans avoir à se remettre en question et sans qu’on les fasse chier.
    Alors non, ce qui est en train de se jouer n’est pas un débat, tout comme ce n’est pas une guerre de chapelle ou une bataille pour l’hégémonie. C’est insultant de voir les choses de cette manière.
    Parce que vouloir nier ces oppressions, leurs effets et leurs implications, ou remettre à nouveau en question leur portée politique, n’est pas juste une opinion, mais participe pleinement de l’oppression elle-même.

    C’est pour tout cela que je considère qu’il faut réagir à leur offensive et ne pas laisser de place aux idées réactionnaires qu’ielles essaient de diffuser.
    Depuis quand, pour les révolutionnaires, tout serait discutable et entendable ?
    Non, la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords n’était pas un débat, mais la dernière étape de leur campagne politique nauséabonde.
    Face à ces crachats insultants et méprisants qui véhiculent des idées à vomir et qui puent le moisi, ça me paraît donc tout à fait compréhensible et souhaitable que des gentes décident de ne pas laisser passer cet énième affront.

    C’est pour tout cela que je comprends très bien la colère des personnes racisé-es qui sont venues à Mille Bâbords pour empêcher que la soirée ait lieu. Comme celle des autres personnes (dont je fais partie) venues pour s’opposer à ce pseudo-débat ou qui essaient de différentes manières de leur barrer le chemin.

    C’est pour tout cela que je ne soutiendrai jamais les lieux et les espaces, physiques ou virtuels, qui permettent une existence et une visibilité à ces discours gerbants.
    Parce qu’en faisant cela, ielles cautionnent ces discours. Parce qu’en faisant cela, ielles deviennent une partie du problème et non de la solution.

    Plutôt que de jouer les victimes de violences incompréhensibles et de vous étonner naïvement que des conséquences vous tombent dessus, plutôt que jouer les défenseurs de la liberté d’expression et du débat démocratique et vous poser au dessus de tout le monde, plutôt que de vous cacher derrière vos chartes remplies de mots que vous videz de leur sens et de leur profondeur politique, prenez vos responsabilités et assumez les conséquences de vos choix.
    Plutôt que de pointer la violence visible des personnes qui ripostent à une oppression, regardez déjà la violence « invisible » que vous véhiculez et dont vous ne vous rendez même pas compte tellement elle fait partie de la normalité.
    Ce n’est pas possible de limiter les analyses de la conflictualité politique et de la violence au seul champ économique. Ni de les arrêter devant votre porte.

    On ne vous laissera pas nous renvoyer dans le placard ou parmi les oublié-es de la révolution !

    une personne blanche – novembre 2016

    ps : Je ne me suis pas attardé dans ce texte sur les faits qui se sont déroulés dans la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords. Le communiqué concernant l’action menée contre la discussion prévue ce soir-là décrit déjà assez bien ce qu’il s’y est passé, contrairement aux autres textes remplis de victimisme, de mensonges et de mauvaise fois.

    Notes :

    1 - Mille Bâbords est une « Médiathèque Alternative, un lieu dédié à la promotion et à la connaissance des différents mouvements de luttes sociales », ainsi qu’un site d’infos et luttes à Marseille

    2 - Marseille infos autonomes : « site collaboratif d’infos et luttes à Marseille »

    https://nantes.indymedia.org/articles/36245

  • C’est du racisme, imbécile ! sors toi la tête du cul !

    Texte de Lorenzo Kom’boa Ervin. "Réagissant à l’une de mes chroniques portant sur le contrôle au faciès et la police du Michigan, un blanc « radical » me reprocha de parler de cette forme de harcèlement policier comme d’un délit de « conduite en état d’être noir », étant donné que lui, un blanc, avait déjà été arrêté à cause de ses « cheveux longs ». Il en vint aussi à me dire qu’il faudrait que je me recentre sur les « questions de classe » plutôt que sur les « simples enjeux liés à la race ». Étant donné que je ne voulais pas lui répondre par une lettre personnelle, et que je n’avais franchement aucune envie d’entamer une fois encore une discussion avec un radical blanc de classe moyenne arrogant, je décidai de le faire dans ma chronique. "

    Lorenzo Kom’boa Ervin est un ancien membre du Black Panther Party (BPP). Dès 12 ans, il milite au sein de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People), puis devient activiste contre la guerre au Vietnam avant de rejoindre le BPP à la fin des années 1960. En 1969, il fait partie des Panthers qui détournent un avion pour Cuba afin de fuir une condamnation aux États-Unis, accusé du meurtre d’un dirigeant du Ku Klux Klan. Après un exil à Cuba et en Tchécoslovaquie, il est rattrapé par les autorités états-uniennes et passera près de 15 ans en prison. Militant de l’autonomie noire, il a notamment écrit Anarchism and the Black Revolution.
    Réagissant à l’une de mes chroniques portant sur le contrôle au faciès et la police du Michigan, un blanc « radical » me reprocha de parler de cette forme de harcèlement policier comme d’un délit de « conduite en état d’être noir », étant donné que lui, un blanc, avait déjà été arrêté à cause de ses « cheveux longs ». Il en vint aussi à me dire qu’il faudrait que je me recentre sur les « questions de classe » plutôt que sur les « simples enjeux liés à la race ». Étant donné que je ne voulais pas lui répondre par une lettre personnelle, et que je n’avais franchement aucune envie d’entamer une fois encore une discussion avec un radical blanc de classe moyenne arrogant, je décidai de le faire dans ma chronique.

    Je pense que beaucoup de blancs ne comprennent tout simplement pas à quel point cette question est importante, de la même façon qu’ils ne comprennent pas l’impact réel qu’a le racisme sur la vie des Noirs dans leur relation avec les autorités et l’État. Des Noirs ont été abattus à cause du profilage racial et d’autres formes de harcèlement raciste. Ils sont emprisonnés en grand nombre à cause de conditions de vie médiocres et du manque d’emploi dans ce pays. Des nourrissons noirs sont frappés par la mortalité infantile dans des proportions semblables à celles du tiers-monde faute d’une alimentation appropriée. De plus, les Noirs sont obligés de vivre dans des ghettos raciaux et économiques dans lesquels beaucoup meurent de maladies curables ou en souffrent pendant des années. Leurs communautés sont appauvries et sous-développées à cause du refus délibéré du gouvernement de financer les programmes de développement local [community development]. En d’autres termes il s’agit d’un peuple opprimé et non de simples individus harcelés pour leur façon de s’habiller, de marcher ou de se tenir, même s’il ne fait aucun doute que cela peut avoir un rôle dans des cas particuliers.

    Mais le racisme et les violences policières vont au-delà de l’apparence extérieure des Noirs. Le fait que ce soit le gouvernement lui-même qui protège ces policiers racistes, même quand ils commettent les plus horrifiants des meurtres, devrait nous faire comprendre à tous cela, ainsi que le fait que ce soit un nombre disproportionné de Noirs qui sont tués et pas des blancs portant la barbe, une queue de cheval ou vêtus de tee-shirts bariolés. Ce n’est tout simplement pas la même chose mon ami ! Nous ne sommes pas en train de parler des préjugés personnels d’un stupide blanc qui « n’aime » pas les Noirs, mais d’un racisme d’État structurel, d’une oppression nationale comme certains sociologues l’appellent, ou encore d’un « colonialisme intérieur ». Et le policier lui-même n’agit pas comme un individu mais bien plus comme un agent de l’État, « un tueur à gages ». Aujourd’hui, tout le monde prétend comprendre cela intellectuellement, mais les Noirs subissent la violence dans le monde réel, pas en théorie.

    Dans toute discussion sur les questions de classe aux États-Unis, l’analyse de la suprématie blanche et celle des inégalités économiques doivent aller de pair. La plupart des radicaux blancs veulent soigneusement classer les questions de race dans une catégorie à part, puis les questions de classe dans une autre catégorie. Nous appellerons cela du « radicalisme vulgaire », car il est totalement déconnecté d’une quelconque compréhension sociale ou politique du problème. La classe ouvrière états-unienne n’a jamais été monolithique. Il y a toujours eu un double niveau économique : des travailleurs opprimés, pauvres et de couleur en bas, et des blancs mieux payés et mieux traités en haut, profitant de la misère des premiers. Et je ne parle pas seulement des patrons, comme tant de soi-disant « radicaux » aiment à le dire quand ils invoquent le mythe d’une prétendue « aristocratie du travail ».

    Dans un pays dont l’histoire est faite de génocide racial, d’esclavage racial et d’autres formes d’oppression raciale, c’est du chauvinisme et de l’opportunisme politique de la pire espèce que de demander aux gens de couleur de suivre aveuglement quelques mouvements sociaux ou politiques dominés par des blancs pour se libérer. Ceci a été un problème depuis des décennies pour les syndicalistes, les socialistes, les anarchistes et autres mouvements radicaux. Ils ont une compréhension blanche, de classe moyenne, de cette oppression de race et de classe qu’ils réduisent à de simples préjugés. Pour eux, le problème consiste à montrer « à ces Noirs » qu’ils n’ont qu’à « nous suivre ». La figure du « héros blanc de la classe ouvrière » est une idée véritablement dangereuse, déconnectée de la réalité et glissant elle-même vers le racisme.

    En considérant l’épidémie de crimes policiers, et le fait que le système carcéral est désormais utilisé pour enfermer massivement les Noirs et les non-blancs pauvres, refuser d’admettre que cela se produit à cause de l’héritage raciste des États-Unis et parce que ce système capitaliste politique et économique est sur le déclin est une trahison et une fuite face à la réalité. Il est amusant de constater à quel point, aux États-Unis, la plupart des blancs ont une conscience amenuisée quand il s’agit de racisme. Ils le voient comme un complément de quelque chose d’autre, qu’il s’agisse d’une théorie économique ou d’un dogme religieux. La question des rapports de pouvoir interne (dont le racisme fait partie) sont uniquement focalisés sur un groupe de maîtres de l’économie à Wall Street ou de grands industriels par lesquels nous sommes tous exploités de la même façon. Encore une fois, aucune analyse économique ne saurait être basée sur la seule expérience blanche et européenne, pas plus que sur celle des États-Unis d’Amérique en tant qu’État-nation. Pour moi, ça explique en partie pourquoi et comment ils se trompent toujours... en se servant d’une analyse mécanique pour tout expliquer. Ça ne prend pas avec moi, les policiers n’arrêtent pas les voitures des Noirs tout simplement parce qu’ils oppressent « tout le monde de la même façon ».

    C’est du racisme, imbécile, sors toi la tête du cul !

    https://iaata.info/C-est-du-racisme-imbecile-248

  • Une polémique [1] a récemment agité le milieu libertaire français concernant l’utilisation des termes race, racialisation, racisés etc. certains dénonçant une essentialisation du débat sur le racisme, essentialisation qui relèverait elle-même du racisme. Selon ce point de vue, reprendre ces termes serait contribuer à propager la grille de lecture raciste.

    Dans un premier temps il semble que, tel quel, cet argument est absurde : il n’est pas question de reprendre ces termes pour les valider mais pour les étudier afin d’en révéler l’aspect socialement et historiquement construit, et d’en proposer une définition critique qui révèle cet aspect construit.

    Cet argument est donc à peu près aussi absurde que si on affirmait que parler de prolétariat pour critiquer l’exploitation reviendrait en fait à contribuer idéologiquement au capitalisme en acceptant de nous reconnaître comme des prolétaires. Ou encore qu’il ne faudrait pas utiliser le mot racisme parce que ce terme contient le mot race, donc valide le racisme. Il ne s’agit pas d’une question de mot mais d’analyse à laquelle ce mot renvoie et dans le contexte de laquelle il est employé.

    Pour lutter contre notre situation nous avons besoin de la nommer et de l’analyser parce que les catégories qui nous assignent sont déjà existantes. Nous ne choisissons pas de nous identifier à notre catégorie sociale, celle- ci s’impose à nous, de façon d’ailleurs assez violente, se reconnaître comme racisé.e ce n’est pas proclamer fièrement une identité, c’est simplement reconnaître que nous sommes la cible d’un dispositif d’assignation sociale spécifique, dispositif socialement construit que nous cherchons à analyser et contre lequel nous voulons lutter.

    Bref, comme le disait le proverbe « Il ne suffit pas de nier les barreaux d’une prison pour qu’ils disparaissent ».

    Cependant, si la récente polémique ouverte sur la racialisation dans le milieu libertaire est peut-être, entre autres, symptomatique d’une certaine forme de réaction contre la montée en puissance d’une analyse antiraciste critique dans ce dit milieu, on ne peut absolument pas se limiter à cette analyse.
    Premièrement parce que cette forme de réaction n’est pas le monopole de personnes plus ou moins assignées blanches. Deuxièmement parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une forme de réaction, au sens droitier du terme, parce que le champ lexical de la race a une connotation, en tout cas en France, purement raciste, et qu’il est absurde de vouloir nier cette histoire si l’on se prétend critique.

    Certes, le champ lexical de la race est aussi utilisé depuis maintenant longtemps de façon critique, dans les sciences- sociales [2] par exemple, mais cette utilisation est le fait de spécialistes qui maîtrisent la dimension critique de ces termes et le fait qu’ils se réfèrent, non à des réalités biologiques à proclamer mais à des constructions sociales à critiquer.

    Lorsque l’on sort un ensemble de termes de leur champ d’utilisation spécifique pour un autre, en l’occurrence pour les projeter dans le champ politique, surtout de façon ouvertement polémiste ou provocatrice, il est inévitable que cela suscite une levée de bouclier. Inévitable et même assez sain parce que cela révèle que ces termes restent choquants, ce qui est tout de même un bon signe même si cela ne produit pas que de bons effets. On ne peut pas nier la portée potentiellement choquante de l’usage de ces termes dans le champ politique en France, ni nier que ceux qui ont polémiqué sur leur usage aient pu le faire en toute bonne foi du fait de leur tradition politique ou de leur sensibilité.
    Le débat sur le racisme est un chantier qu’il faut assumer, c’est-à-dire déjà assumer le travail de réflexion, de débat, de pédagogie, voir d’auto- critique éventuelle, qu’il demande.

    Pour notre part, nous assumons d’utiliser le mot « race » pour désigner le « système d’assignation des individus à une catégorie, socialement construite, basée sur des marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno- culturels, éventuellement justifiés par un discours pseudo- scientifique ».

    Si quelqu’un penser avoir un meilleur terme ou une meilleure définition à proposer, nous sommes à l’écoute.

    De notre point de vue on ne peut pas écarter a priori l’idée qu’une essentialisation du débat, et l’émergence de mouvements identitaires et racialistes pourraient survenir à la faveur de crises du capitalisme. On ne peut donc pas blâmer gratuitement ceux qui s’en inquiètent et de renvoyer cela à du racisme de leur part.

    Il faut donc ici rappeler une chose importante : c’est le racisme qui produit la race. Beaucoup de racisé.e.s se considèrent comme blanc.he.s et découvrent leur assignation raciale vers l’adolescence ou dans le monde du travail après avoir vécu sans aucun lien avec la soi- disant culture d’origine liée à leur racialisation.

    L’affirmation d’une identité, qu’elle soit ouvrière, raciale ou autre, à travers une culture réelle ou fantasmée, et les positions d’empowerment, si elles peuvent se comprendre comme formes de réaction à la brutalité de l’oppression subie, relèvent pourtant tout autant de la construction.

    Certes il peut être tentant, voir politiquement utile à un moment donné, de retourner le stigmate en revendication et de commencer à se construire un lien avec son assignation raciale sur des bases culturelles, en « cherchant ses racines » comme on dit.

    Le discours raciste à dominante biologique a produit des formes de résistance qui ont, en retour, investit le terrain du racialisme, comme le suprématisme noir américain.

    Pareillement, il peut être intéressant d’émettre l’hypothèse que le discours ethno-différentialiste, en mettant l’accent sur la culture, produit une réaction de surinvestissement de ce terrain, et donne lieu à l’apparition de discours d’empowerment identitaires, mais cette fois ci sur le mode culturaliste.
    De notre point de vue il s’agit cependant d’une stratégie obsolète, justement parce que, notamment du fort métissage, le racisme repose de moins en moins sur des identités fixes et bien définies. Il devient donc de plus en plus difficile de prétendre assigner une identité culturelle stable à une catégorie raciale.

    Les races comme catégories, qu’on les dise biologiques, culturelles ou même sociales, se révèlent de plus en plus floues tandis que la race, comme système d’assignation, devient de plus en plus précis et concret dans ses manifestations.
    On assiste ainsi, en France, à des offensives racistes se manifestant par des dispositifs législatifs ciblant des éléments matériels. On pensera évidemment aux mesures ciblant prioritairement les femmes, et leur habillement (voile à l’école, burkini sur la plage etc.). On pensera également à l’antiterrorisme et aux récentes polémiques sur les « tests de radicalisation » à l’école, pour ne prendre que cet exemple.

    Politiquement, ce ne sont pas les catégories (sans cesse changeantes) qui importent mais le système qui les fait exister, les modifie, les remplace par d’autres, et c’est pourquoi les stratégies d’empowerment identitaire nous paraissent obsolètes : les clichés sur la culture d’origine ou les marqueurs physiques ne sont qu’une partie de la racialisation. Etre racisé.e c’est être aussi un.e sauvage, un.e délinquant.e, un.e terroriste potentiel, une menace pour la civilisation, un archaïsme opposé au progrès etc. Il ne s’agit pas simplement de blagues sur le crépu des cheveux ou sur le fait de manger du couscous : les catégories raciales fonctionnent étroitement avec les catégories criminelles et/ou pénales, elles relèvent donc de problématique de gouvernement de la population.

    Population qui, dans les sociétés capitalistes, est essentiellement de la force de travail.

    Toujours pour prendre cet exemple, le racisme français se focalise notamment sur la question de l’Islam, et le prend pour prétexte à des avancées en matière sécuritaire et antiterroriste, et ces mesures n’impactent pas que les « racisé.e.s ».

    Notre hypothèse de travail, qui se veut critique, est que ce que l’on appelle le racisme semble constituer un moment du contrôle social de la force de travail dans les sociétés capitalistes. Rien ne semble indiquer qu’il existera toujours, en tout cas sous cette forme, ni qu’il ne sera pas intégré et/ou dépassé dans des formes de marquage et de contrôle social plus vastes et plus complexes, peut être hétérogènes à celles que nous connaissons actuellement.

    https://mignonchatonblog.wordpress.com/

    Notes

    [1] Tiens, ça glisse. Pamphlet anonyme.
    Jusqu’ici tout va bien. Pamphlet anonyme.

    [2] Patrick Simon. Les statistiques, les sciences sociales françaises et les rapports sociaux ethniques et de « race » in Revue française de sociologie. Volume 49. 2008.
    A lire sur :
    https://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-2008-1-page-153.htm
    Mirna Safi. Les inégalités ethno-raciales. (Editions La Découverte, Collection Repères). 2013.

    https://iaata.info/Utiliser-le-mot-race-1512.html

  • De tous les trucs islamophobes, puants, en plus d’être stupides, que j’ai déjà lu de la part de l’extrême gauche, je crois que le texte de Lutte Ouvrière (LO) intitulé "le piège de la lutte contre l’islamophobie" se place très largement dans le cortège de tête (et pourtant il y a du niveau à l’extrême gauche). Ce n’est pas une surprise, surtout avec LO, et ça montre bien que ça ne s’arrange pas : http://donotlinkfb.com/78o6

    En plus des raccourcis, des mensonges, des raisonnements bidons, ainsi que les sempiternelles polémiques sur l’usage du mot "race" (syndrome gauchiste du disque rayé), voici les deux passages qui selon moi valent de l’or :
    "Mais nous estimons que c’est notre rôle, en tant que communistes, de dénoncer l’emprise de la religion musulmane sur la jeunesse d’origine immigrée ; de nous battre, de militer pour essayer d’arracher celle-ci au « brouillard de la religion », comme écrivait Marx, pour lui ouvrir les yeux, lui faire comprendre que son émancipation ne se fera pas par la soumission à des principes religieux d’un autre âge, mais dans l’union de classe avec le reste du prolétariat."

    "Dans ce combat, il est indispensable de gagner au communisme des jeunes travailleurs issus de l’immigration, non pas en encourageant leurs préjugés religieux mais en en faisant des révolutionnaires, c’est-à-dire des athées, capables de contrebalancer dans leur propre milieu les idées propagées par les ennemis du mouvement ouvrier."
    Merci, Lutte Ouvrière, d’assumer ce que vous êtes avec ce passage que je viens de citer : des assimilationnistes (de gauche), des civilisateurs (de gauche) sûrs d’avoir pour mission de "transformer" les travailleurs issus de l’immigration en "révolutionnaires", c’est à dire en "athées". Les uns veulent christianister (droite), les autres, ici communistes, veulent séculariser et rendre athées. Je suis presqu’heureux que cette version assimilationniste et colonialiste de gauche soit poussée à s’assumer avec une telle décomplexion face à la structuration toujours plus grande du mouvement antiraciste autonome. Et sur ce point ça ne se limite pas à LO et c’est justement ça le problème. Car LO encore, on pourrait ignorer...Mais c’est toute une extrême gauche aux abois qui est forcée de prendre position et de publier (de la merde, certes) sur un sujet dont elle voudrait pourtant qu’on reconnaisse le caractère secondaire. Et rien que pour ça on a gagné : le sujet devient incontournable, tout le monde doit se positionner, plus souvent, ou de façon plus affirmée (et donc plus raciste).

    Ici, dans cet exemple ils écrivent sans aucune honte, qu’ils doivent transformer et rendre athées des populations. Le "nous" ici est évidemment implicitement communiste, blanc, européen. C’est ce "nous" blanc qui a la mission de "transformer" ce "eux" trop réactionnaires, remplis de préjugés religieux, incapables de révolution et qu’il faut "arracher" à sa barbarie culturelle et religieuse "d’un autre âge".. (Comment pensent-ils pouvoir recruter politiquement des gens en balançant ça au fait ?!). Prenons la mesure de la violence symbolique du propos. Il symbolise le rapport de pouvoir entre gauches et immigration, à l’avantage des premiers. Mais bon, ça prouve à quel point ils sont aux abois, incapables qu’ils sont de mobiliser le prolétariat post colonial, c’est à dire le plus fragilisé, le plus vulnérable. Et, plutôt que d’être poussés à l’introspection face à cet échec, ils préfèrent enrager et se trouver des excuses (racistes) que l’on peut résumer comme suit : les racisés sont réactionnaires, parce que particulièrement religieux, raison pour laquelle ils ne nous rejoignent pas (alors qu’on possède la Vérité, et les seules voies possibles d’émancipation of course). Il faut donc s’atteler à les libérer de ces religion et culture qui entravent leur marche vers le progrès.

    LOL

    https://www.facebook.com/blogjoaogabriell/posts/874222919347820

      • les trolls obsessionnels de défense du racialisme post-moderniste prennent la main en postant massivement des copié/collés répétitifs ... attendons la seconde mi-temps ...
  • Communiqué concernant l’action anti-raciste du 28 octobre à Mille Babord (Marseille).
    Suite à l’appel d’une discussion intitulée « s’opposer au racialisme, les révolutionnnaires contre le racialisme et son immonde » accueillie par Mille Babords [1], vendredi 28 octobre 2016, nous avons décidé d’y mener une action directe.

    Nous sommes 15 militant-es racisé-es majoritairement femmes, gouines, trans de différents horizons politiques marseillais. Nous sommes allé-es dans ce local non cagoulé-es et encore moins armé-es, en vue d’empêcher cette discussion. La nécessité de notre initiative vient de l’escalade de la violence et du mépris dans le « milieu gauchiste », à savoir :
    - L’apparition de blogs aux propos racistes, diffamatoires, négationnistes et anti-libertaires.
    - La publication de textes depuis un an ; sur des sites nationaux mais refusés dans plusieurs villes.
    - L’accueil de la discussion par le local de Mille Babords.

    Nous sommes venu-es armé-es de notre tract [2] , déterminé-es à visibiliser notre colère en scandant nos slogans :
    « cette discussion n’aura pas lieu », « votre avis, on n’en veut pas », « vous ne referez pas l’histoire », « négationnistes » et « regardez vos privilèges ».
    A l’écoute de nos slogans quelques personnes ont décidé de quitter la salle.

    Étaient présent-es majoritairement une trentaine d’hommes blancs et cis [3] qui ont commencé à perdre leur sang-froid suite à notre riposte verbale. L’un d’entre nous a été empoigné par un personnage connu pour son virilisme et sa violence. En quelques secondes, des altercations physiques ont suivi et nous avons poursuivi notre autodéfense autant que nécessaire.

    Dans l’altercation, nous avons pu entendre notamment :
    « on vous a toujours accueilli »,
    « on a sauvé vos parents »,
    « vous êtes manipulé-es »,
    « on lutte pour vous »,
    « c’est qui les fachos ? ».

    Au cours de l’action, des tables ont été retournées, des chaises ont volé, des brochures ont été balancées et nous avons récupéré l’affiche en soutien à Georges Abdallah.
    Nous avons quitté les lieux en jetant des boules puantes.

    Suite à notre départ, sur le trottoir, ce groupe frustré a déversé sa haine et sa violence sur d’autres opposant-es à la soirée jusqu’à menacer en brandissant une matraque télescopique. Puis dans la foulée, ils ont tabassé une personne au sol, à plusieurs.
    La casse d’une vitre est une conséquence des événements, et n’a été à aucun moment l’intention de notre action. Nous n’en portons pas plus la responsabilité que les personnes à l’initiative de la soirée et l’équipe de Mille Babords.

    Le lendemain, les personnes à l’initiative de cette discussion se sont permises de diffuser des sms et des tracts [4] de diffamations, de délations (appartenance à des groupes politiques), d’insultes et de menaces largement relayées par le milieu militant soi-disant libertaire et anti-raciste marseillais. Dans la nuit de dimanche 30 à lundi 31 octobre, Mille Babords publiait à son tour un communiqué [5], proche de la version des textes et sms diffusés.

    Et c’est sans surprise que nous avons constaté le consensus et l’acquiescement silencieux de nombreuses personnes du paysage « politico-révolutionnaire ».

    Des témoignages et des textes de réflexion sont à venir.

    https://iaata.info/Chronique-d-une-action-d-autodefense-a-Marseille-1657.html

  • allez encore quelques LMSI, du Patlotch (copié ailleurs sans le mentionner), des sources d’obscurs blog antinéoconservateurs ou conspis et complotistes, du inrock-mediapart-acrimerde, du ccif, du contre-attaque et autre islamiste ...

      • faites nous rire !
  • Ornella Guyet contre le confusionnisme et le complotisme... tout contre !

    Ornella Guyet est la créatrice et l’animatrice d’un site nommé confusionnisme.info. Elle y attaque de nombreuses personnes, majoritairement de gauche, qu’elle accuse de "confusionnisme", c’est-à-dire pour être bref de connexions "rouges-bruns". Par exemple, Ornella Guyet accuse Michel Collon de liens douteux et de complaisance avec l’extrême-droite. Collon répond par des accusations identiques à l’encontre de Guyet, et lui a récemment proposé un débat, ce qu’elle a étrangement refusé. Voici le pseudo-argument de Guyet pour échapper à ce débat :

    "je ne débats pas avec Michel Collon, je le combats." [1]

    Cette formule un peu facile laisse à penser qu’elle aurait beaucoup plus à perdre qu’à gagner d’un débat en face à face et enregistré, car Ornella Guyet traîne de nombreuses casseroles. Ornella Guyet a donc préféré le "Courage, fuyons"...

    Un temps membre de l’association Acrimed, et assistant assidûment à ses CA, Ornella Guyet a soudainement déserté après avoir été prise en flagrant délit de désinformation à l’encontre du site Le Grand Soir. Le site Acrimed a été contraint de se dissocier d’un article d’Ornella Guyet (qu’elle avait écrit sur un autre site sous le pseudo Marie-Anne Boutoleau). Acrimed a ainsi écrit au Grand Soir :

    « nous récusons les accusations de complaisances négationnistes ou antisémites portées contre Le Grand Soir dans l’article signé Marie-Anne Boutoleau (ainsi que dans ses réponses sur le forum d’Article 11), notamment et précisément parce qu’elles sont fondées sur des pratiques journalistiques que nous critiquons régulièrement (et que vous avez relevées à votre façon) : erreurs factuelles et amalgames confusionnistes, extrapolations et généralisations abusives, etc. (...)

    Faute d’avoir obtenu d’Ornella Guyet, malgré notre insistance et plusieurs relances, qu’elle participe à une discussion, nous nous considérons comme déliés de notre réserve » [2]

    Là encore, Ornella Guyet a préféré fuir plutôt que de rendre compte de ses mensonges.

    Sur son site, Guyet dénonce régulièrement le complotisme, notamment de l’association Reopen911. Le seul problème, c’est que lorsque Guyet écrit des commentaires sous son pseudo Marie-Anne Boutoleau, elle révèle des opinions également très complotistes. Elle affirme par exemple dans les commentaires d’un article de CQFD :

    "les théories remettant en cause la version officielle des attentats du 11 septembre sont au moins aussi critiquables et peu sérieuses que cette version officielle elle-même, voir plus." (Commentaire du 31 janvier 2011 à 12h56, par Marie-Anne Boutoleau alias Ornella Guyet) [3]

    Donc Ornella Guyet considére la version officielle des attentats du 11 septembre "critiquable et peu sérieuse", "non avérée historiquement"... et elle dit lutter contre le complotisme !

    Enfin, l’un des sites les plus souvent cités comme référence par Ornella Guyet est Conspiracy Watch (il est même promu en première page de Confusionnisme.info, et Guyet le cite constamment). Animé par Rudy Reichstadt, le site Conspiracy Watch a pour référence la plus récurrente Pierre-André Taguieff, islamophobe paranoïaque (selon lui « deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels »), et contributeur au site d’extrême-droite Dreuz Info, site considéré comme conspirationniste par L’Express. Parmi les autres auteurs publiés sur Conspiracy Watch, on trouve Mohamed Sifaoui (dont les propos racistes répétés ont fait l’objet d’une mise en garde du CSA), Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour, polémiste condamné par la justice pour des propos d’incitation à la haine...

    Bref, d’un côté Ornella Guyet dénonce le confusionnisme, et de l’autre elle fait la promotion d’un site qui publie des auteurs racistes...

    http://cinquiemecolonne.canalblog.com/archives/2015/10/15/32777859.html

  • Encore !

    Encore !

    des sources conspirationnistes et complotistes ....

  • En voir partout ou en voir nulle part, tels sont les deux écueils symétriques. Il est vrai qu’entre la vision du monde des dominants qui nie le rapport de domination de classes, et celle de ceux qui sacralisent les médias, le complotisme trouve sa place aisément. Il prend un essor d’autant plus important que les classes dirigées manifestent un scepticisme de plus en plus prononcé par rapport aux événements antérieurs : « le charnier » de Timisoara, les couveuses koweïtiennes, les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, la « mission accomplie » de Bush en Irak.

    Du conspirationnisme on trouve beaucoup de descriptions ironiques (notamment avec ses plus notoires délires), mais pas d’analyse politique ! Dans le diplo, Frédéric Lordon en propose une intéressante qui ne cherche pas à discréditer les auteurs mais plutôt à comprendre le phénomène. Car au lieu de voir en lui un délire de la plèbe arriérée, on pourrait y voir l’effet, assez prévisible, d’une population qui ne désarme pas de comprendre ce qu’il lui arrive, mais s’en voit systématiquement refuser les moyens. Le conspirationnisme n’est donc pas la psychopathologie de quelques égarés, il est le symptôme nécessaire de la dépossession politique constatée et de la confiscation du débat public. Aussi, poursuit Lordon, est-il de la dernière ineptie de reprocher au peuple ses errements de pensée, quand on a si méthodiquement organisé la privation de toute toute représentation médiatique et démocratique.

    Pour développer une pensée non complotiste des complots, il est indispensable de reconnaître qu’il y a parfois des menées concertées et dissimulées (appelé complots), et de refuser de faire du complot le schéma explicatif unique de tous les faits sociaux.

    Pour pallier à cette tendance du complot, l’analyse marxiste est un bon remède. En effet le déterminisme qui poussent à maximiser les taux de profits, à étouffer la concurrence, ou à travailler l’opinion publique est une tendance lourde qui trouve sa place dans la grand histoire du capitalisme. Ces analyses permettent ne plus voir dans chacune des informations, une superposition d’événements ayant peu de lien les uns avec les autres, mais au contraire la volonté d’une classe sociale qui ne cherche qu’à conserver son pouvoir exorbitant. Le discernement n’est cependant pas rendu facile car au sein de cette classe dirigeante, il existe des forces antagonistes qui se tiraillent entre elles et qui masquent la seule lutte qui compte : la lutte des classes. Avec les analyses marxistes, on se retrouve donc loin des complotistes qui voient dans tous les événements contemporains la main de mini groupe clandestin comme étant l’unique chef d’orchestre souterrain qui tire toutes les ficelles.

    A ceux qui affectent tout azimut l’étiquette infamante de « conspirationnistes », on peut leur rétorquer que le complotisme a son symétrique : L’anti complotisme. Et ceci n’est pas innocent, il a pour fonction de diaboliser du champ médiatique tous ceux qui émettent des doutes sur la version officielle Cette mise à l’index ne fait que conforter la dépossession et donc alimenter le complotisme. La puissance de l’anti-complotisme est plus néfaste qu’on pourrait le croire. Il a pour but de créer le consensus toutes classes confondues qui mène à l’apathie populaire ou à l’acceptation du fatalisme. Le meilleur exemple a été bien évidement les attentats de Charlie hebdo, où l’on a mis sous le boisseau des problèmes importants inhérents à ce drame.

    https://www.legrandsoir.info/complotisme-et-anti-complotisme.html

  • cci = rouge rouge = 100% autoritaire = alternative libertaire

  • Manuel Valls : « Clémentine Autain passe des accords avec Tariq Ramadan et les Frères musulmans »

    Manuel Valls en plein délire conspirationniste ce matin sur France Inter :

    « Parfois il y a des gauches irréconciliables quand notamment (...) Clémentine Autain s’affiche et passe des accords avec Tariq Ramadan et les Frères musulmans. »

    Valls semble être atteint par la maladie de son amie Caroline Fourest : voir partout des complots de Tariq Ramadan et de "Frères Musulmans".

    On attend avec impatience que Manuel Valls apporte des preuves de ce prétendu "accord"... on attend aussi la réaction des militants "anti-conspirationnisme", dont certains sont proches de Manuel Valls ou du PS (Thomas Huchon, Tristan Mendès-France, Rudy Reichstadt...).

    Caroline Fourest, qui soutient activement Manuel Valls tout en prétendant ne soutenir aucun candidat (ah le fameux "double discours"), a relayé sur twitter un texte du site Ikhwan Infos (de son amie Fiammetta Venner), texte qui défend la théorie du complot avancée par Valls.

    Mohammed Sifaoui, également un soutien de Manuel Valls (mais qui, lui, le revendique ouvertement), a approuvé également ses propos, mais sans apporter non plus de preuve de l’existence de ce prétendu "accord" :

      • une seconde mi-temps moyenne avec un blocage défensif des racialisateurs vers des sources moisies et une mauvaise foi rhétorique ...
  • Le business de "l’anti-complotisme" se porte à merveille. De plus en plus d’individus ont compris le filon et se convertissent en "experts du conspirationnisme", un bon moyen de se faire connaître voire d’être rémunéré par le gouvernement, même sans avoir fait d’études poussées dans le domaine (il semble que le gouvernement ne soit pas très regardant sur le background et les antécédents, comme le montre l’affaire Kevin Razy, recruté par le gouvernement pour une campagne anti-conspi alors qu’il tenait des propos complotistes quelques semaines plus tôt).

    Pierre-André Taguieff

    Première grande figure à s’être portée sur le créneau de "l’anti-conspirationnisme", Taguieff possède (contrairement à la plupart des autres) un solide bagage universitaire, et il a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet. En revanche, il est très lié à la mouvance pro-israélienne et islamophobe la plus dure. Il est contributeur au site d’extrême-droite Dreuz Info, et il a tenu des propos anti-musulmans à plusieurs reprises par le passé.

    Rudy Reichstadt

    Créateur du site "Conspiracy Watch", et chapeauté par Caroline Fourest, Rudy Reichstadt est de plus en plus souvent invité sur les plateaux télé comme "spécialiste" du sujet. Comme Taguieff qu’il revendique comme son auteur de référence, Reichstadt est proche de la mouvance islamophobe et pro-israélienne : il est invité par La Règle du Jeu (la revue de BHL), fait partie de l’association "11 Janvier" dirigée par Mohamed Sifaoui... Il publie sur son site des auteurs très douteux comme Eric Zemmour ou le MEMRI, un organe de propagande pro-israélien très,très à droite.

    Le DILCRA Gilles Clavreul, sous l’autorité de Manuel Valls, vient de l’emmener avec lui pour plusieurs jours en Israël.

    Gérald Bronner

    Arrivé il y a quelques années sur la scène médiatique, Gérald Bronner (contrairement à Taguieff et Reichstadt) n’est pas directement lié à la mouvance islamophobe et pro-israélienne. Il s’intéresse aux théories du complot sur le 11 septembre, mais aussi aux OGM et au principe de précaution qu’il tente d’assimiler à du complotisme. Dans ses interventions médiatiques, il ne mentionne jamais qu’il travaille notamment pour Areva, l’un des leaders mondiaux du nucléaire.

    Tristan Mendès-France

    Petit-fils de Pierre Mendès-France, il est également très proche de Caroline Fourest et de Rudy Reichstadt. Il est tout comme eux contributeur à Prochoix, revue qui a servi de tremplin à plusieurs piliers du site d’extrême-droite Riposte Laïque (Jeanne Bourdillon, Anne Zelensky, Pascal Hilout...). Tristan Mendès-France semble toutefois moins obsédé par l’islam et les "islamistes" que ses amies Fiammetta Venner et Caroline Fourest.

    Il travaille pour le gouvernement, qui l’a embauché pour former les enseignants à la lutte contre le complotisme.

    Thomas Huchon

    Egalement "fils de" (Jean-Paul Huchon, figure du Parti Socialiste), Thomas Huchon est l’un des animateurs du site Spicee. Encore inconnu dans le secteur de "l’anti-complotisme" il y a deux ans (il s’intéressait à des sujets sans grand rapport avec le sujet, comme le Chili), il a soudainement été invité un peu partout dans les médias. Proche lui aussi de Caroline Fourest et Rudy Reichstadt, il a également été embauché par le gouvernement pour parler de complotisme aux élèves dans les collèges et lycées.

    Guillaume Brossard

    Fondé par Guillaume Brossard, le site Hoaxbuster, spécialisé comme son nom l’indique dans la dénonciation des mensonges ou "hoaxes", dénonce lui aussi les théories du complot mensongères. Beaucoup plus indépendant que les précédents, Guillaume Brossard n’est pas du tout lié à la mouvance islamophobe et pro-israélienne (Fourest, Reichstadt, BHL...etc), c’est peut-être aussi pourquoi il est beaucoup moins invité dans les médias.

    Donc en conclusion, si tous les anti-conspis ne sont pas des islamophobes pro-israéliens, ceux qui sont le plus médiatisés (Taguieff et Reichstadt surtout) le sont très clairement. Il est temps que les médias effectuent un travail de recherche sur leurs "spécialistes", et se mettent à inviter des gens un peu plus indépendants et moins marqués idéologiquement. Et surtout qu’ils sortent un peu du cercle Fourest-BHL-Reichstadt pour traiter de ce sujet important, qui mérite des points de vue un peu plus diversifiés.

    http://cinquiemecolonne.canalblog.com/archives/2016/06/28/34021936.html

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