RSS articles
Français  | 
24/07 : Empêchons une expulsion !, Een uitzetting beletten ! posté le 22/07/17 - Local - 1 commentaire
Construction de trois nouveaux centres fermés en Belgique posté le 19/07/17 - Local - 2 commentaires
Autour de la pensée de Vanzetti posté le 17/07/17 - Local
Notes sur Sacco et Vanzetti posté le 17/07/17 - Local - 1 commentaire
Alerte Calais posté le 16/07/17 - Local
Solidarité avec Nalan Oral ! posté le 16/07/17 - Local

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

Paraphysique de la haine posté le 25/07/17 - Global
Jérusalem : Israël responsable de l’embrasement posté le 24/07/17 - Global - 2 commentaires
« Cher Bibi » posté le 23/07/17 - Global - 2 commentaires
Paraphysique de pathognomonie posté le 23/07/17 - Global

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 15

Le travail et la prison posté le 25/07/17 - On the web
Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme posté le 24/07/17 - On the web
Attentat à Manchester : le terrorisme montre la putréfaction du capitalisme posté le 24/07/17 - On the web - 2 commentaires
Non, l’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé posté le 23/07/17 - On the web - 10 commentaires

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 184

Comprendre (enfin) la dialectique marxiste
posté le 16/05/17 par Floréal Mots-clés  réflexion / analyse 

Comprendre (enfin) la dialectique marxiste

22 février 2017 par Floréal

C’est l’histoire d’un jeune gars, un ouvrier, qui adhère au Parti communiste. Dans la cellule où il milite, des camarades aguerris, voyant qu’il n’est pas très au fait de la théorie, lui indiquent qu’au sein du Parti il y a une école de formation. Le gars est un peu réticent, c’est un manuel, il n’a pas fait beaucoup d’études, il a peur de ne pas être à la hauteur. Ses camarades insistent, lui disent qu’il n’a rien à craindre, qu’ils vont l’adresser à un vieux communiste pas du tout hermétique, que ça ne sera pas un cours magistral, que tout se passera bien.
Le gars finit par accepter et on lui présente son « professeur ». Malgré tout il tient à répéter qu’il n’a pas beaucoup de bagage, qu’il n’est pas un intellectuel. Le militant formateur le rassure : « Ne t’inquiète pas, ici tu n’es pas à l’Université, je ne suis pas le professeur à la science infuse, tu vas voir, ça va bien se passer. Aujourd’hui, pour ton premier cours, je vais t’enseigner ce qu’est la dialectique, qui est une notion très importante dans la théorie marxiste. »
« Dialectique ». Rien que le mot, ça effraie déjà le jeune gars. Le formateur s’en aperçoit et le rassure à nouveau : « T’inquiète pas, je te dis ! Je ne vais pas te prendre la tête avec des mots savants. Je vais te faire comprendre ce qu’est la dialectique à l’aide d’une devinette. C’est tout simple. Alors voilà : deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? Réfléchis, prends ton temps avant de me répondre. » Le jeune gars est surpris, il sourit, et répond illico : « Celui qui est sale ! »
– Je t’ai dit de prendre ton temps avant de me répondre, rétorque le vieux militant. Réfléchis ! Celui qui est propre, s’il est propre c’est parce qu’il a pris l’habitude de se laver. Celui qui est sale, s’il est sale c’est parce qu’il ne se lave pas. C’est donc celui qui est propre qui va se laver ! »
Le jeune gars est un peu surpris. « Ah bon ! » fait-il. Le militant formateur lui dit alors qu’il ne doit pas s’inquiéter, que ça n’est pas grave. « On va recommencer, tu vas voir, tu vas comprendre. Alors voilà, deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? » Le jeune gars hésite trois secondes et répond : « Ben, celui qui est propre. »
– Bon sang, mais prends ton temps avant de répondre, combien de fois je dois te le dire ?! Réfléchis ! Celui qui est propre, s’il est propre il n’a aucun besoin de se laver, tandis que celui qui est sale, s’il est sale il a de bonnes raisons de se laver. C’est donc celui qui est sale qui va se laver ! »
– Mais, tu disais…
– Tss tss tss ! T’occupe pas ! C’est pas dramatique. Tu vas finir par comprendre. On recommence, mais surtout, je le répète, réfléchis bien avant de répondre. Deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? »
Là, le jeune gars hésite un bon moment et finit par lâcher : « Celui qui est… sale… »
– Ah ! c’est pas possible, mais tu le fais exprès ! Je t’ai dit de réfléchir, bon sang ! Celui qui est propre s’il est propre c’est qu’il est l’habitude de se laver, qu’il en ressent la nécessité ; celui qui est sale s’il est sale il a forcément besoin de se laver. Ils vont donc se laver tous les deux ! »
– Ah ! là là ! je comprends rien ! J’en ai marre, dit le jeune gars.
– Calme-toi ! C’est pas grave. Je suis certain que tu vas comprendre. Allez, une dernière fois : deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? »
Le jeune gars pousse un grand soupir et, un peu las, décide de répondre : « Ben, les deux. »
– Mais non, voyons ! Celui qui est propre, s’il est propre il n’a pas besoin de se laver ; celui qui est sale s’il est sale c’est qu’il n’a pas l’habitude de se laver. Aucun des deux ne va donc se laver !
– Ah ! merde ! j’en ai ras-le-bol, dit le jeune gars. C’est toujours le même problème, la même question qui est posée, et tu ne réponds jamais deux fois la même chose !
– Ah ! enfin ! Ça y est, t’as compris ce que c’est que la dialectique ! »

https://florealanar.wordpress.com/2017/02/22/comprendre-enfin-la-dialectique-marxiste/


posté le 16 mai 2017  par Floréal  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • Je préférais la blague de la dialectique du gruyère : plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, mais plus il y a de trous, moins il y a de gruyère…

    Sinon, si vous voulez comprendre la dialectique, adressez-vous directement à Hegel et Marx ; au Parti Communiste - un mensonge par mot ! - il n’y ont jamais rien compris…

  • Dans tous les pays, et particulièrement dans les états qui forment l’Union des républiques soviétistes, s’élève une clameur farouche, insensée : « Lénine est le guide des travailleurs de tous les pays, il a édifié une théorie à leur usage, il leur a montré la véritable chemin de la libération vengeresse, etc. »

    Or, dans le pays même où les bourreaux blancs et rouges, dans l’intérêt de leurs partis, ont décapité l’incomparablement grande révolution russe - la libératrice des travailleurs - et détournent actuellement les masses laborieuses de leur véritable but ; là même, on a perdu la foi en soi-même, en la force créatrice de l’action spontanée pour l’organisation de la société nouvelle. Et cet événement s’est produit dans un pays où a éclaté cette grande révolution et où elle a fini si prématurément (bien avant d’avoir atteint son complet développement) en dépit de l’enthousiasme dont, Lénine et consorts exclus, les masses travailleuses étaient animées !

    A ces plaisanteries (pour les partis bolchevistes des autres pays elles se révèlent comme des affirmations de grande importance) qui ne sont pas des plaisanteries, hélas ! mais plutôt la marque d’une criminelle irresponsabilité, font écho les hurlements des partisans de Lénine dans les pays extérieurs. Comme conséquence, ces allégations sont acceptées pour vraies même par les non partisans de Lénine, les hommes-esclaves dont l’intelligence, la force, la volonté sont dans les fers du capital abject et maniaque. Beaucoup donc, se dupant et dupant les autres, s’égosillent à crier : « Lénine est le guide du Prolétariat de tous les pays, il nous a donné la théorie de la libération, il nous a montré la voie de la véritable délivrance ».

    Il est inconcevable que le bourgeois Lénine soit le guide du prolétariat mondial. Cette prétention nous paraît injustifiable, sans fondement, à nous, paysans révolutionnaires, qui avons franchi toutes les étapes de la révolution russe et avons fait l’expérience du « léninisme ». Placer Lénine sur un piédestal en cette qualité est une dérision qui prouve uniquement, la faiblesse d’esprit de ceux qui s’efforcent d’attribuer à cet homme la direction du prolétariat, alors qu’en réalité, il ne se trouvait même pas dans le pays durant la grande révolution russe. L’assassinat de celle-ci n’eut lieu que grâce à l’enfantine naïveté du peuple, et plus encore à cause des baïonnettes des mercenaires qui, dans leur aveuglement, se vendaient au parti léniniste.

    A notre avis, la mise sur un piédestal de Lénine en qualité de « guide de tous les laborieux du monde » n’est rien de plus et rien de moins qu’une méchante et criminelle farce commise à l’égard de l’humanité trompée et opprimée, assez aveuglée encore pour attacher à cette plaisanterie une valeur définie et spécifique.

    Le parti social-démocrate bolcheviste, qui se nomme encore erronément communiste, et dont le soutien spirituel fut le bourgeois Lénine (Oulianof Lénine) lequel jusqu’à sa mort satura toute la grande révolution russe de son ignorance scientifique et du vide marxo-léniniste ; ce parti agit de la même façon que la Bourgeoisie à l’égard des travailleurs, c’est-à-dire qu’il voit en eux tout uniment et simplement de fidèles esclaves.

    De Marx à Lénine, et après leur disparition, ce parti a toujours voulu être l’éducateur de toute l’humanité laborieuse, aux dépens de ceux qui travaillent. Il ne se rend même pas compte qu’il est un éducateur intrus, jésuitique, qui s’efforce de conduire la masse opprimée sous le prétendu drapeau de la délivrance, alors, qu’irresponsablement il l’égare par une victoire apparente sur l’esclavage économique, politique, psychique. En réalité, il ne poursuit qu’une réforme de l’esclavage de l’humanité. Il a assez clairement démontré par ses actes, durant la grande révolution russe, qu’il savait être un excellent bourreau ; un bourreau non seulement de ceux qui, en période de lutte et parmi les hommes, représentent un élément malsain et corrompu, mais aussi de ceux dont l’impulsion est saine, pure, belle, qui se frayent noblement un libre sentier, qui travaillent au développement de toutes les forces créatrices pour le bien de l’ensemble social.....

    http://www.nestormakhno.info/french/lenin.htm

  • En Ukraine le conflit entre anarchistes et bolcheviks a revêtu un caractère souvent tragique et s’est terminé par une lutte armée. Le camarade Voline (Eichenbaum), qui résida longtemps à Paris, et qui est en ce moment emprisonné à Moscou, a été l’initiateur d’un mouvement communiste libertaire puissant et vivace, mais qui, dans le chaos de la guerre civile en Ukraine, s’est heurté à la vaste organisation communiste-autoritaire et a été brisé. Je connais peu et mal ces faits. Je sais pourtant qu’il y a eu de part et d’autre des excès quelquefois sanglants, et que, de part et d’autre, on a également fait preuve d’intolérance et d’acharnement. Les paysans insurgés, conduits par un anarchiste (Makhno), ont occupé en Ukraine des provinces entières. Malheureusement, les anarchistes n’ont pas su, dans ces régions, éviter le recours a l’autorité, à la violence, à la terreur, et les abus qui en découlent nécessairement. Dans la bataille qui s’est engagée entre ces groupes et le Parti Commiuniste, on s’est fusillé des deux côtés. Cette lutte navrante a eu des contre-coups à Moscou même.

    Je pense qu’elle ne doit en aucun cas nous faire perdre de vue l’intérêt supérieur de la révolution. Pour autant que j’en suis informé, les anarchistes ukrainiens n’ont évité eux-mêmes aucune des erreurs qu’ils reprochaient aux bolcheviks. Je ne doute pas que si leur mouvement avait pu se développer sans entrave, il eût produit de beaux fruits et que c’eût été infiniment heureux et utile. Mais lorsqu’il s’agit de faire la guerre, je ne puis m’empêcher de considérer Trotsky comme un organisateur très supérieur à Makhno, et l’armée rouge comme une arme à laquelle les bandes de partisans ukrainiens — souvent héroïques — ne peuvent être comparées sous aucun rapport... Les « partisans ukrainiens » spéculaient quelque peu sur l’esprit de petite propriété des paysans, sur leur nationalisme, sur l’antisémitisme même, toutes choses dont les conséquences ont été bien affligeantes.

    Victor Serge, Les anarchistes en Russie, https://www.marxists.org/francais/serge/works/1920/08/anarchistes.htm

  • après avoir utilisé Makhno pour contenir les "blancs tsaristes" en ukraine, Lénine les trahit et vient les fusiller ...

  • Victor Serge, comme beaucoup d’opportunistes, s’est rangé du côté du plus fort à l’époque. Mais c’est assez cocasse de voir le CCI essayer de le récupérer. Les accusations d’antisémitisme contre Makhno sont particulièrement répugnantes.

    "En guise d’épilogue, quelques détails sur la répression finale et aussi sur le sort personnel de certains militants makhnovistes seront ici à leur place.

    Naturellement, la troisième et dernière guerre des bolcheviks contre les makhnovistes fut, en même temps, une guerre contre toute la paysannerie de l’Ukraine .

    Il s’agissait, non seulement de détruire l’Armée insurrectionnelle, mais de maîtriser définitivement toute cette masse à esprit rebelle, lui enlevant la moindre possibilité de reprendre les armes et de faire renaître le mouvement. Il s’agissait d’extirper les germes mêmes de tout esprit de révolte.

    Méthodiquement, les divisions rouges traversaient tous les villages de la région insurgée, exterminant les paysans en masse, souvent - détail savoureux - d’après les indications des fermiers riches (les " koulaks ") de l’endroit.

    Plusieurs centaines de paysans furent fusillés à Goulaï Polé, à Novospassovka, à Ouspénovka, Malaïa-Tokmatchka, à Pologui et dans d’autres grands villages de la région.

    En plusieurs endroits, les tchékistes, assoiffés de meurtre, fusillaient les femmes et les enfants des insurgés.

    Ce fut Frounzé, le commandant en chef du front Sud, qui dirigea cette campagne " répressive ". " Il faut en finir avec la Makhnovtchina, en deux temps et trois mouvements ", écrivait-il dans son ordre aux armées du Sud, à la veille de déclencher l’action. Et il se comporta comme un soudard, serviteur fidèle de ses maîtres, traitant " cette canaille de moujiks " en véritable conquérant, en " nouveau noble ", semant la mort et la désolation devant lui.

    http://www.nestormakhno.info/french/revinc/epilogue.htm

  • Je ne suis pas le CCI et je n’essaie pas de « récupérer » V. Serge, puisqu’il suffit de le lire et de connaître son histoire pour savoir dans quel camp le placer.

    « Victor Serge, comme beaucoup d’opportunistes, s’est rangé du côté du plus fort à l’époque. »

    Bon sang, mais c’est très clair : tous les Bolcheviks étaient des criminels, des opportunistes ou des imbéciles !

    Et donc il faut faire rentrer tous ceux qui ont rallié la Révolution russe dans une des trois catégories ci-dessus ! C’est d’ailleurs l’avis de tous les bourgeois de l’époque, et même d’une très grande majorité de ceux d’aujourd’hui…

    Vous en avez d’autres, des arguments pareils ?… De la part de tous les contre-révolutionnaires de la planète, merci, messieurs !

    Et si vous pouvez, essayez donc d’expliquer en quoi Makhno et ses paysans étaient révolutionnaires, c’est ça, la bonne question à poser !

  • en terme de trahison, vos préférences vont vers lénine ou victor serge ?

  • "en quoi Makhno et ses PAYSANS étaient révolutionnaires" ! ! ! ! ! Bonjour la suffisance des pseudo-révolutionnaires. A part les insinuations et les calomnies, ils ne connaissent pas grand chose !

    Makhno et l’antisémitisme

    Une diffamation particulièrement ignoble fut lancée, entre autres, contre le mouvement makhnoviste en général et contre Makhno personnellement. Elle est répétée par de nombreux auteurs de tous camps et par des bavards de tout acabit. Les uns la répandent intentionnellement. D’autres - la plupart - la répètent, sans avoir le scrupule de contrôler les " on-dit " et d’examiner les faits de plus près.

    On prétend que les makhnovistes, et Makhno lui-même, étaient imprégnés d’esprit antisémite , qu’ils poursuivaient et massacraient les Juifs, qu’ils favorisaient et même organisaient des pogromes. Les plus prudents reprochent à Makhno d’avoir été un antisémite " caché ", d’avoir toléré, " fermé les yeux " sinon sympathisé avec les actes d’antisémitisme commis par " ses bandes ".

    Nous pourrions couvrir des dizaines de pages en apportant des preuves massives, irréfutables, de la fausseté de ces assertions. Nous pourrions citer des articles et des proclamations de Makhno et du Conseil des insurgés révolutionnaires contre cette honte de l’humanité qu’est l’antisémitisme. Nous pourrions raconter quelques actes de répression spontanée exercée par Makhno lui-même ou par d’autres makhnovistes, contre la moindre manifestation d’un esprit antisémite (de la part de quelques malheureux isolés, égarés) dans l’armée et parmi la population. (Dans ces cas, Makhno n’hésitait pas à réagir sur-le-champ personnellement et violemment, comme le ferait n’importe quel citoyen devant une injustice, un crime ou une violence flagrante.)

    L’une des raisons de l’exécution de Grigorieff par les makhnovistes fut son antisémitisme et l’immense pogrome antijuif qu’il avait organisé à Elisabethgrad et qui coûta la vie à près de 3.000 personnes.

    L’une des raisons du renvoi des anciens partisans de Grigorieff, incorporés tout d’abord dans l’armée insurrectionnelle, fut l’esprit antisémite que leur ancien chef avait réussi à leur inculquer.

    Nous pourrions citer tonte une série de faits analogues et donner des documents authentiques prouvant abondamment le contraire de ce qui est insinué par les calomniateurs et soutenu par des gens sans scrupule. Pierre Archinoff en cite un certain nombre. Nous ne croyons pas utile de les répéter ici ni de nous étendre trop sur ce sujet, ce qui nous demanderait beaucoup de place. Et, d’ailleurs tout ce que nous avons dit du mouvement insurrectionnel démontre assez l’absurdité de l’accusation.

    Notons sommairement quelques vérités essentielles :

    1° Un rôle assez important fut tenu dans l’armée makhnoviste par des révolutionnaires d’origine juive.

    2° Quelques membres de la Commission d’éducation et de propagande furent des Juifs.

    3° A part les nombreux combattants juifs dans les diverses unités de l’armée, il y avait une batterie servie uniquement par des artilleurs juifs et un détachement d’infanterie juif.

    4° Les colonies juives d’Ukraine fournirent à l’armée makhnoviste de nombreux volontaires.

    5° D’une façon générale, la population juive, très nombreuse en Ukraine, prenait une part active et fraternelle à toute l’activité du mouvement. Les colonies agricoles juives, disséminées dans les districts de Marioupol, de Berdiansk, d’Alexandrovsk, etc., participaient aux assemblées régionales des paysans, des ouvriers et des partisans ; ils envoyaient leurs délégués au Conseil Révolutionnaire Militaire régional.

    6° Les Juifs riches et réactionnaires eurent certainement à souffrir de l’armée makhnoviste, non pas en tant que Juifs, mais uniquement en tant que contre-révolutionnaires, de même que les réactionnaires non Juifs.

    Ce que je tiens à reproduire ici, c’est le témoignage autorisé de l’éminent écrivain et historien juif, M. Tchérikover, avec qui j’eus l’occasion de m’entretenir de toutes ces questions, il y a quelques années, à Paris.

    M. Tchérikover n’est ni révolutionnaire ni anarchiste. Il est simplement un historien scrupuleux, méticuleux, objectif. Depuis des années, il s’était spécialisé dans les recherches sur les persécutions des Juifs, sur les pogromes en Russie. Il a publié sur ce sujet des oeuvres fondamentales extraordinairement documentées et précises. Il recevait des témoignages, des documents, des récits, des précisions, des photographies, etc., de tous les coins du monde. Il a entendu des centaines de dépositions, officielles et privées. Et il contrôlait rigoureusement tous les faits signalés, avant d’en faire usage.

    Voilà ce qu’il répondit, textuellement, à ma question s’il savait quelque chose de précis sur l’attitude de l’armée makhnoviste et de Makhno lui-même, particulièrement à l’égard de la population juive :

    - J’ai eu, en effet, me dit-il, à m’occuper de cette question à plusieurs reprises. Voilà ma conclusion, sous réserve des témoignages exacts qui pourront m’arriver dans l’avenir : une armée est toujours une armée, quelle qu’elle soit. Toute armée commet, fatalement, des actes blâmables et répréhensibles, car il est matériellement impossible de contrôler et de surveiller chaque individu composant ces masses d’hommes arrachés à la vie saine et normale, lancés dans une existence et placés dans une ambiance qui déchaîne les mauvais instincts, autorise l’emploi de la violence et, très souvent, permet l’impunité. Vous le savez certainement aussi bien que moi. L’armée makhnoviste ne fait pas exception à cette règle. Elle a commis, elle aussi, des actes répréhensibles par-ci par-là. Mais - c’est important pour vous, et j’ai le plaisir de pouvoir vous le dire en toute certitude - dans l’ensemble, l’attitude de l’armée de Makhno n’est pas à comparer avec celle des autres armées qui ont opéré en Russie pendant les événements de 1917-1921. Je puis vous certifier deux faits, d’une façon absolument formelle :

    1° Il est incontestable quel parmi toutes ces armées, y compris l’Armée Rouge, c’est l’armée de Makhno qui s’est comportée le mieux à l’égard de la population civile en général et de la population juive en particulier. J’ai là-dessus de nombreux témoignages irréfutables. La proportion des plaintes justifiées contre l’armée makhnoviste, en comparaison avec d’autres, est de peu d’importance.

    2° Ne parlons pas des pogromes soi-disant organisés ou favorisés par Makhno lui-même. C’est une calomnie ou une erreur. Rien de cela n’existe.

    Quant à l’armée makhnoviste comme telle, j’ai eu des indications et des dénonciations précises à ce sujet. Mais, jusqu’à ce jour au moins, chaque fois que j’ai voulu contrôler les faits, j’ai été obligé de constater qu’à la date indiquée aucun détachement makhnoviste ne pouvait se trouver au lieu indiqué , toute l’armée se trouvant loin de là. Cherchant des précisions, j’établissais ce fait, chaque fois, avec une certitude absolue : au lieu et à la date du pogrome, aucun détachement makhnoviste n’opérait ni ne se trouvait dans les parages. Pas une fois je ne pus constater la présence d’une unité makhnoviste à l’endroit eu un pogrome juif eut lieu. Par conséquent le pogrome ne fut pas l’oeuvre des makhnovistes.

    Ce témoignage, absolument impartial et précis, est d’une importance capitale.

    Il confirme, entre autres, un fait que nous avons déjà signalé : la présence des bandes qui, commettant toutes sortes de méfaits et ne dédaignant pas les " profits " d’un pogrome juif, se couvraient du nom des " makhnovistes ". Seul un examen scrupuleux pouvait établir la confusion. Et il est hors de doute que, dans certains cas, la population elle-même était induite en erreur…

    http://www.nestormakhno.info/french/revinc/epilogue.htm

  • comme si lénine n’avait pas fait exproprier, expulser et fusiller des juifs parce que juifs...

  • 22 mai 09:30, par trou dans gruyère ?

    C’est dans l’Emmental qu’ils y a des trous pas dans le Gruyère !!!!!Pour le 1° commentaire, bonne jouréne...

  • 22 mai 15:06, par Prolo

    Le Mouvement des communes ukrainiennes est peu connu. Certaines communes, malgré les attaques des blancs de Denikine, ont pu néanmoins se maintenir jusqu’en 1935 et le stalinisme (fascisme rouge). Constituées par des paysans parmi les plus pauvres et soutenus par le pouvoir bolchévique, elles constituent la tentative la plus aboutie de réaliser l’idéal communiste, et aussi libertaire : démocratie directe, égalité radicale et communion humaine. Les communards vont toutefois se retrouver en butte à l’hostilité du reste de la paysannerie, à l’indifférence des makhnovistes qui ne prônaient que le simple partage des terres. Ces communes furent l’union des marxistes et de certains libertaires... Lire à ce sujet d’Eric AUNOBLE, "Le communisme, tout de suite".

  • le fascisme rouge c’est le bolchevisme
    la communion humaine c’est religieux

    Prolo = révisocryptobigot

  • 22 mai 15:34, par Prolo

    La bêtise c’est 15H11 ! Cet ignare ne connaît rien à la révolution bolchévique et aux enjeux de la dite révolution dans un contexte d’isolement géographique, politique et économique. Le fascisme rouge c’est le stalinisme et non la révolution bolchévique. Le bolchévisme (1917/1924) a commis des erreurs, pour autant il ne peut être comparé au fascisme. Les anars en Russie et en Ukraine ne furent pas à la hauteur de la révolution et restèrent enfermés dans leur logique partitiste !!!

  • l’urss avant staline était autoritaire, dogmatique, capitalistique d’état, homophobe, sectaire, sexiste ...

  • Je ne suis pas le CCI, mais ça n’empêche que j’ai quelques notions de ce qui est révolutionnaire et de ce qui ne l’est pas.

    Effectivement, Makhno n’était pas antisémite et a lutté contre l’antisémitisme de certaines de ses troupes, très minoritaires. Ceci dit, le texte de 23h47 n’apporte pas l’ombre d’une démonstration à l’idée que Makhno et son mouvement auraient été révolutionnaires. Ce qui est hautement significatif de l’incapacité de son auteur à comprendre ce qu’est une révolution, et à comprendre que les révolutionnaires en Russie en 1917/21, malgré leurs erreurs et même leurs crimes, ce sont bien les Bolcheviks !

    Cela n’excuse aucunement la brutalité et la répression sauvage des Bolcheviks à l’égard du mouvement makhnoviste, dont la destruction a été un crime contre la révolution russe et rien d’autre. Mais cela ne change rien au caractère profondément RÉACTIONNAIRE du mouvement paysan dans son ensemble.

    On va juste laisser Rosa Luxemburg répondre sur le caractère politique du mouvement paysan, dont celui de Makhno fait partie ; inutile de dire que je souscris pleinement à ce qu’elle a écrit :

    « Or le mot d’ordre lancé par les bolcheviks : prise immédiate et partage des terres par les paysans, devait agir précisément dans le sens inverse. Car non seulement ce n’est pas une mesure socialiste, mais elle barre la route qui y mène, elle accumule devant la transformation socialiste de l’agriculture des difficultés insurmontables.

    La prise de possession des terres par les paysans, conformément au mot d’ordre bref et lapidaire de Lénine et de ses amis : "Allez et prenez la terre ! " conduisait au passage subit et chaotique de la grande propriété foncière non à la propriété sociale, mais une nouvelle propriété privée, et cela par l’émiettement de la grande propriété en une foule de petites et moyennes propriétés, de la grande exploitation relativement avancée en une quantité de petites exploitations primitives, travaillant, du point de vue technique, avec les méthodes de l’époque des pharaons. Mais ce n’est pas tout : par cette mesure et la façon chaotique, purement arbitraire, dont elle fut appliquée, les différences sociales dans les campagnes n’ont pas été supprimées, mais aggravées au contraire. Quoique les bolcheviks aient recommandé aux paysans de former des comités pour faire de la prise de possession des terres de la noblesse en quelque sorte une action collective, il est clair que ce conseil d’un caractère tout à fait général ne pouvait rien changer à la pratique véritable et aux rapports de classes à la campagne. Avec ou sans comités, ce sont les paysans riches et les usuriers, lesquels représentent la bourgeoisie rurale et détiennent, dans tous les villages russes, le pouvoir effectif, qui ont été, en réalité, les principaux profiteurs de la révolution agraire. Sans qu’il soit nécessaire de l’avoir vu de ses propres yeux, chacun peut se rendre compte que le résultat du partage des terres n’a pas été de supprimer, mais d’accroître au contraire l’inégalité sociale et économique au sein de la paysannerie et d’y aggraver les antagonismes de classes. Mais ce déplacement de forces s’est fait au détriment des intérêts prolétariens et socialistes. »

    Rosa Luxemburg, La Révolution russe, https://www.marxists.org/francais/luxembur/revo-rus/rrus3.htm

    Or donc, Makhno, dont le principal mot d’ordre était de donner la terre aux petits paysans, peut bien nous enrober cela dans la création « d’assemblées libres », il ne va aucunement dans le sens de la transformation des rapports de production ! On retrouve chez lui ce qui fera la force du stalinisme : faire passer les rapports de propriété pour des rapports de production, et le changement de statut du paysan, de quasi-serf à petit propriétaire foncier, pour une mesure révolutionnaire !

    Ce que cela n’est pas, aucunement. Du reste, on va poser la question : est-ce qu’aujourd’hui, où que ce soit, le mot d’ordre de Makhno de « la terre aux paysans qui la cultivent » a une quelconque valeur pour la transformation sociale ? Non, aucunement, ce qui démontre bien que ça n’a jamais été une mesure révolutionnaire…

  • Répondre comme on le fait parfois que Makhno était un anarchiste conséquent et donc garant de la bonne marche du mouvement, ou que Chliapnikov, ancien ouvrier métallurgiste, aurait maintenu le caractère prolétarien est de nouveau un type d’argument relevant plus de la foi religieuse que de l’analyse des faits.

    La Révolution russe n’a pas dégénéré ; simplement le mouvement révolutionnaire prolétarien qui s’est manifesté à cette occasion, a rapidement été vaincu, n’a connu qu’une existence éphémère et restreinte, n’en est resté qu’à des balbutiements.

  • « La Révolution russe n’a pas dégénéré ; simplement le mouvement révolutionnaire prolétarien qui s’est manifesté à cette occasion, a rapidement été vaincu, n’a connu qu’une existence éphémère et restreinte, n’en est resté qu’à des balbutiements. »

    La démonstration de cette affirmation ? Parce que sous-entendre que ce sont les Bolcheviks qui auraient « vaincu » la révolution est politiquement plutôt compliqué à démontrer, vu que le seul programme révolutionnaire qu’il y ait eu en Russie en 1917 est précisément celui des Bolcheviks : destruction de l’Etat capitaliste, arrêt de la guerre impérialiste, expropriation de la bourgeoisie et des grands propriétaires terriens, socialisation de la production, extension internationale de la révolution, pouvoir exclusif à la classe ouvrière… Ce programme n’a rien à voir avec celui d’un parti bourgeois, quel qu’il soit… et il n’a même rien à voir avec celui de Makhno !

    Que le programme de départ n’ait pas été respecté est-il dû au fait que les Bolcheviks ne voulaient pas le mettre en œuvre - mais alors il va falloir le démontrer - ou au fait que la classe dominante s’est mobilisée contre la Révolution russe, comme en Hongrie, en Finlande, en Allemagne, en Italie, en Ukraine, en France, partout dans le monde en fait ?

    Ou bien face au retard pris par l’extension absolument vitale de la révolution dans le monde, les Bolcheviks ont-ils peu à peu transformé le pouvoir de la classe ouvrière en pouvoir de l’Etat, ce qui serait bien la « dégénérescence » de la révolution, avec un certain nombre de militants qui s’y sont opposé politiquement - comme Chliapnikov par exemple ?…

  • Victor Serge, dont les contradictions ne sont plus à relever, voyait en Makhno le seul qui, à son avis, avait tenté l’expérience féconde d’une synthèse du marxisme et du socialisme libertaire. Reprenant aujourd’hui cette appréciation, bon nombre d’intellectuels, pour qui l’anarchie est un excellent gagne-pain, nous mijotent une impossible mixture marxiste assaisonnée de quelques éléments libertaires.

    Le but de cet article est simplement de rappeler l’historique du mouvement makhnoviste, malheureusement trop peu connu des jeunes militants, et de démontrer que la makhnovchtchina (1) fut exclusivement un mouvement révolutionnaire autonome qui concrétisa le rêve des anarchistes de créer une société dégagée de toute exploitation et de toute autorité politique.

    Il est bon aussi de rappeler à certains libertaires, désireux actuellement de former l’union sacrée avec les organisations gauchistes, comment ce mouvement fut écrasé par ceux-là mêmes à qui il apportait une aide pour combattre la contre-révolution. Les anarchistes ukrainiens eurent l’imprudence de faire confiance à l’Armée rouge ; nous ne désirons pas commettre la même erreur, car nous n’accordons pas plus de confiance aux héritiers de Trotsky que Makhno eût dû le faire.

    Le cadre

    Il est nécessaire, tout d’abord, de replacer l’expérience anarchiste d’Ukraine dans le contexte à la fois historique et géographique qui lui sert de cadre. C’est dans le grand bouleversement de la révolution russe qu’elle va se situer, comme un îlot au milieu de l’expérience marxiste qui s’étend dans le reste de l’ancien empire tsariste.
    L’Ukraine est alors un pays totalement différent des autres provinces russes. Pays agricole riche, qui a toujours suscité le désir de ses voisins, elle est marquée par un fort esprit d’indépendance de ses habitants, esprit d’indépendance allant parfois malheureusement jusqu’à un nationalisme exacerbé, mais ayant surtout donné au pays une tradition de « Volnitza » (vie libre) qui empêcha les différents partis politiques de s’y implanter fermement.
    Cette absence politique explique pourquoi la révolution d’Octobre se déroula, en fait, un peu plus tard dans cette province. De l’abdication du tsar en mars 1917, et alors que Kérensky prenait la tête du gouvernement provisoire en Grande-Russie, on avait vu s’établir en Ukraine un pouvoir parallèle dirigé par la petite bourgeoisie nationaliste, désireuse de recréer un État indépendant.

    Ce mouvement, animé principalement par Vinitcheuko et Petlioura, s’établit surtout dans le nord du pays, alors que dans le sud les masses paysannes, sous l’influence des groupes anarchistes, s’en détachaient pour former un courant révolutionnaire qui, en décembre 1917 et janvier 1918, expulsa les gros propriétaires et commença à organiser lui-même le partage et la mise en valeur des terres et des usines.
    Mais tout fut remis en question lorsque, le 3 mars 1918, Lénine signa le traité de Brest-Litovsk qui permettait aux armées austro-allemandes d’entrer en Ukraine.
    Celles-ci rétablirent aussitôt les nobles et les propriétaires fonciers dans leurs privilèges afin de s’assurer la neutralité de la région. La nomination de l’hetman [Ndlr. Commandant en chef des armées] Skoropadsky à la tête de la Rada centrale [Ndlr. Corps politique représentatif, sorte de Parlement] marqua véritablement le retour au tsarisme. En effet, les propriétaires chassés peu de temps auparavant se hâtèrent, par esprit de vengeance, de resserrer leur étreinte sur le peuple, qui subissait par ailleurs le brigandage des troupes d’occupation.

    Devant cette répression impitoyable, le pays tout entier va se dresser et ce mouvement insurrectionnel des paysans et des ouvriers va se déclarer pour la révolution intégrale, c’est-à-dire ayant comme but la complète émancipation du travail. On assiste alors à une organisation simultanée de corps de francs-tireurs, cela sans aucun mot d’ordre venu d’un quelconque parti politique mais par les paysans eux-mêmes.

    Mais les représailles de la Rada ukrainienne, appuyée par les troupes austro-allemandes, vont être sanglantes (juin-juillet-août 1918). La nécessité d’une certaine unification face à la répression se faisant sentir, ce sera le groupe anarchiste de Goulaï-Polé qui en prendra l’initiative.

    Le mouvement prend alors un caractère totalement différent : il se débarrasse aussitôt de tous les éléments non travailleurs et des préjugés nationaux, religieux ou politiques. Son but n’est pas de lutter seulement contre la réaction, mais de s’engager également dans la voie antiautoritaire de l’organisation libre des travailleurs. Tout cela, nous l’avons dit, à l’initiative du groupe anarchiste de Goulaï-Polé, duquel va se détacher un animateur de premier ordre. […]

    http://www.socialisme-libertaire.fr/2015/08/nestor-makhno-et-l-armee-insurrectionelle-d-ukraine.html

Avertissement commentaires

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif


Saisissez votre commentaire

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.3 [23214]
Top