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Homophobie décoloniale : Être l’homo du PIR, ou ne pas l’être
posté le 28/06/17 par Les amis de Juliette et du printemps Mots-clés  genre / sexualité  féminisme 

Être l’homo du PIR, ou ne pas l’être

    • Un ultimatum

Sur le plateau de l’émission Ce soir ou jamais, diffusée sur France 2 le 18 mars dernier, B**teldja avait été prise à partie par un quelconque contradicteur, qui l’a accusée, textes et citations à l’appui, d’être « raciste, misogyne et homophobe ». Des propos qui ont pour seul mérite d’être clairs et de faire tomber les masques (blancs ?). Quelques jours plus tard, c’est Thierry Schaffauser qui prend la plume dans une tribune sur le site LGBT controversé Yagg, intitulée « Les Indigènes de la république sont nos amiEs », dont le titre dit déjà tout, pour réconcilier l’irréconciliable : l’homosexualité et l’homophobie.

Une tribune qui fera couler beaucoup d’encre dans les milieux LGBT, globalement choqués par les propos de Schaffauser et B**teldja.

En effet, la fondatrice et porte-parole du PIR a déjà affirmé que « le mode de vie homosexuel n’existe pas dans les quartiers populaires. Ce qui n’est pas une tare » ou encore que « le mariage pour tous ne concerne que les homos blancs.
Quand on est pauvre, précaire et victime de discrimination, c’est la solidarité communautaire qui compte. L’individu compose parce qu’il y a d’autres priorités ».

Car c’est bien connu : les pauvres, précaires et victimes de discrimination ne se marient pas, aussi vrai que mariage et « solidarité communautaire » s’opposent (sic). Elle ajoutait que « le choix [sic] de l’homosexualité est un luxe [...] c’est comme si on demandait à un pauvre de manger du caviar ».

Pour couronner le tout, on pense à sa tirade d’une homophobie toute décoloniale dans laquelle, à la page 81 de son livre, elle dénigre le « coming out » de « l’improbable » « indigène homosexuel », forcément issu d’« une sexualité fabriquée par le regard colonial. » [1] Le moins que l’on puisse dire est que B**teldja et ses amis, pour qui l’homosexualité est un « impérialisme blanc », ne sont pas vraiment gay friendly... Même si Schaffauser prétend le contraire avec beaucoup d’aplomb.

Et leurs petits copains d’Urgence notre police assassine, en la figure d’Amal Bentounsi, d’affirmer que « nous refusons de nous positionner sur la question de l’homosexualité » car, « on ne peut pas en vouloir à un croyant d’être homophobe si sa religion l’est » [2].

Peut-être aussi qu’on n’en voudra pas à un homophobe d’être croyant, ou à un assassin d’être policier ?

Aussi, peut-on en vouloir à un daechien d’être terroriste si sa croyance l’est ?

À un policier d’être raciste si son Etat l’est ?

Peut-être donc que l’interdiction absolue de critiquer la religion, puisque « nous » se définit comme « croyant », définit plutôt, à vrai dire, la véritable identité politique de nos amis, qui ne serait autre qu’une identité confessionnelle, qui plus est, qui ne peut pas ne pas être homophobe, nécessité faisant loi.

Les racistes d’extrême droite ont toujours eu leur noir, juif, arabe ou immigré de service, voilà que le PIR, parti qui, donc, revendique son homophobie (comme son sexisme et son antisémitisme), a trouvé en Thierry Schaffauser le parfait « homo de service », comme un miroir non déformant de « l’amie d’enfance noire » de Nadine Morano.

Schaffauser s’est-il déjà tellement déconstruit qu’il ne lui reste plus aucune partie du cerveau chargée de se préoccuper du discernement ? Un petit tour sur YouTube, dans des scènes de vie privée de Schaffauser sous forme de téléréalité, et on se rendra compte en effet de l’état de délabrement intellectuel et de confusion de cet ancien militant de la cause communautaire gay qui sait presque se rendre attachant dans le pathétique.

Il sera toujours étonnant de voir à quel point, dans certaines mouvances dans lesquelles on fonde la politique sur l’hypersensibilité identitaire à la discrimination, quitte à transformer tout espace de lutte en temple de moralité, ladite sensibilité se révèle souvent à géométrie variable.

Schaffauser, probablement adepte du boudoir de maîtresse H*uria, qui s’époumone à longueur de temps à moraliser la lutte contre l’homophobie, nous explique désormais que l’homophobie, lorsqu’elle vient des « Indigènes de la République », n’est pas de l’homophobie. Pourquoi donc ?

Eh bien parce que les Indigènes de la République sont nos amiEs ! On aura pas plus d’arguments, bien que l’absence d’argument soit précisément l’argument... La moralité de Thierry laisse finalement autant à désirer que celle de tout autre moralisateur, le patron du STRASS ne doit pas coûter plus cher qu’un plat de lentilles.

    • Mais qui donc est Thierry Schaffauser ?

Cet « hétérophobe » autoproclamé est édité à La Fabrique, il se présente dans une interview avec Le Parisien : « Moi je me définis comme pute, pédé et usager de drogues, je défends les minorités. »

En 2015, il figure sur la liste d’Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV (europe écologie les verts) pour l’élection régionale de 2015 en Ile-de-France puis sur celle de Claude Bartolone (PS parti social-traitre et allié-e-s) après le premier tour et l’accord PS-EELV.

En mars 2008, il était déjà candidat aux élections municipales dans le XVIe arrondissement de Paris sur la liste des Verts.

Ancien d’Act-Up, il est élu en 2009 responsable des relations internationales du STRASS, syndicat du travail sexuel, dont il est l’un des deux porte-parole avec Morgane Merteuil, elle aussi very racialist-friendly.

Il ne sort pas de nulle part donc, déjà une longue carrière de petit bureaucrate en poche avant d’épouser à corps perdu la cause identitaire.

Schaffauser est aussi connu sous son nom d’acteur porno « Zezetta star », mais aussi comme relais des mouvances racialistes et « antisionistes » borderline dont il diffuse régulièrement la propagande sur les réseaux sociaux (PIR, LMSI, BDS, CRAN, etc.), entrecoupées de pensées sur son pénis et de photographies de ses pectoraux. Le XXIe siècle est spirituel.

Sa présence au Lieu Dit ce soir de printemps a bien témoigné de toute son utilité dans l’idiotie. Le compagnonnage politique a définitivement ses raisons que la raison ignore...

- Les amis de Juliette et du printemps La race comme si vous y étiez. Une Soirée de printemps chez les racialistes Automne 2016

Notes

1 - Cf. « Parcours de lecture » p. 194.

2 - 18 décembre 2015 dans un post sur le Facebook du « Collectif urgence notre police assassine ».


posté le 28 juin 2017  par Les amis de Juliette et du printemps  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • Les amis de Juliette et du printemps

  • 29 juin 00:12

    Dont’ feed the troll

    not sure if trolling or just stupid

    https://img15.hostingpics.net/pics/181058Unknown4.jpg

    trolling AND stupid

  • Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées.

    Rappel : Selon wikipedia, en argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble, ou de la personne qui en est à l’origine. Ainsi, « troller », c’est créer artificiellement une controverse qui focalise l’attention aux dépens des échanges et de l’équilibre habituel de la communauté”.

    Le NéoTroll : un parasite néo-con qui tente de brouiller toute remise en question de la doctrine ultra-libérale et coloniale.

    Cependant, un nombre de critères supplémentaires tels que ses sources, son réseau, sa narration bien distinctive et surtout ses thèmes de prédilection et sa vision géopolitique, permettent de distinguer une variante particulière de troll sur les réseaux sociaux, forums et fils de commentaires d’articles d’actualité.

    Quand la zizanie s’empare d’un forum…

    Si vous êtes féru de débats contradictoires en lien direct avec l’actualité politique, il vous est probablement arrivé de participer à quelques discussions sur les réseaux sociaux et les forums. Alors vous avez pu mesurer à quel point il était devenu difficile de pouvoir dialoguer cordialement. Vous vous êtes peut-être rappelé qu’initialement, dans les années 2000, les forums avaient été conçus pour échanger des idées sur des thèmes déterminés au préalable sous la forme de listes de “topics” administrés par des “modérateurs”… mais qu’aujourd’hui ces mêmes forums étaient devenus le plus souvent des zones de railleries où se diffusent de manière péremptoire des accusations infondées contre une personne ou un groupe de personnes. Et une fois injuriés, les individus ciblés n’ont que très peu de pouvoir de rétorsion à opposer à leurs détracteurs car il se trouve qu’ils sont déjà fustigés dans de nombreux médias, toujours lorsque leurs idées sont plus ou moins éloignées des préjugés officiels.

    Puis cet état de fait vous a le cas échéant amené à vous poser les questions suivantes : “Qui sont ces militants qui s’expriment avec autant de véhémence sans jamais daigner répondre à une question précise ?” “Sont-ils vraiment de bonne foi ?” “Pourquoi usent-ils de sophismes qui peuvent se résumer à ces quelques mots : “le bien c’est nous, le mal c’est vous » ? Et si vous observez les sujets abordés, ”Quel intérêt ont-ils à relayer sur internet les campagnes de diabolisation instrumentalisées de toutes pièces par les gardiens du néo-libéralisme ?” ou encore “Comment se fait-il qu’ils développent autant d’arguments en adoptant des comportements qui manquent totalement de logique ?”

    Pour essayer d’apporter quelques réponses à ces questions, nous avons tenté de décrypter et lister les différentes attitudes qui indiquent dans un fil de discussion la présence d’un ou plusieurs trolls de cette espèce particulière, dont nous allons montrer qu’en fait, elle appartient à la nébuleuse néo-cons. Pour la commodité de la démonstration, nous les appellerons tout simplement les “néotrolls”.

    Les caractéristiques du “néotroll”

    Manipulateur sans vergogne  : Dans son système, la mauvaise foi est une prérogative, aussi pour parvenir à ses fins le néotroll a recours à de multiples stratégies. Par exemple, il fixe l’attention sur un mot dérisoire afin d’éviter de répondre à une question embarrassante. Ou encore, quand ils lui sont défavorables, il n’hésite pas à banaliser les sujets sensibles. Ayant pour objectif de pervertir le débat, chacun de ses commentaires est une nouvelle occasion de vociférer.

    Harceleur impénitent : Sa technique bien choisie de type trolling est délibérément narquoise. Son but ? Provoquer chez l’interlocuteur une réaction émotionnelle et ainsi le disqualifier en isolant un mot ou une petite phrase que ce truqueur arrive toujours à caricaturer.

    Adversaire déloyal : En géopolitique, bien qu’il s’en défende, le néotroll est constamment aligné sur le positionnement “atlantiste”. Il approuve la totalité des guerres impérialistes dont l’agenda récent fut défini par les faucons de l’administration de George Bush, cette stratégie belliqueuse qui sera par la suite totalement entérinée par la grande majorité des libéraux occidentaux.

    Ainsi, même à l’issue d’une opération militaire israélienne de grande envergure telle que l’Opération Plomb Durci (“Cast Lead”) entre Noël 2008 et l’investiture d’Obama le 20 janvier 2009, le néotroll fini toujours par vous dire que les torts sont partagés dans le conflit israélo-palestinien. Le HAMAS est alors le grand méchant loup de service que le néotroll utilise pour appuyer son raisonnement biaisé. Nous retrouvons cette méthode ( “on ne négocie pas avec …” ) qui bien sûr a pour but de maintenir le statu quo, dans les discours de George Bush et de Benjamin Netanyahu. Du reste, cette rhétorique est utilisée par la totalité des théoriciens néoconservateurs :

    “Pourquoi Israël ne doit jamais négocier avec le Hamas” (Mohamed Sifaoui).

    « On ne peut pas reconnaître un Etat palestinien avec le Hamas aux commandes« (BHL).

    “Propalestinisme, endoctrinement islamiste et judéophobie en France” (Pierre-André Taguieff).

    Bluffeur invétéré : A l’instar de ses illustres modèles que sont BHL, Fourest, Taguieff, Sifaoui, Finkielkraut, Kouchner etc., et même quand il n’a pas une seule carte majeure dans les mains, le néotroll ne se démonte pas. Pour l’essentiel, son bluff s’appuie sur l’utilisation d’arguments – épouvantails. Par exemple “confusionnistes”, “rouges bruns”, “conspirationnistes”. Ces petits mots bien connotés lui permettent de jeter l’anathème sans jamais avoir à s’expliquer, provoquant ainsi la clôture définitive des échanges.

    Néocon/néocorbeau : Il recherche constamment le contrôle du débat par la culpabilité.

    Aussi, afin de multiplier les coups bas, le néotroll a souvent recours à des documents anonymes et non sourcés. Polémique, médisance, pures rumeurs et accusations violentes sont les ingrédients redondants de sa propagande. Sa rhétorique bien rodée finit toujours par atteindre le point Godwin. [Le point Godwin est le principe tiré de la règle qui porte le même nom dite “loi de Godwin ». Cette idée fut conceptualisée en 1990 par l’avocat Mike Godwin. Selon lui « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler est probable ». Godwin pense que l’omniprésence de ces comparaisons a pour conséquence de banaliser l’Holocauste]. Dès lors la diabolisation atteint son point culminant et l’offensé se voit reprocher par une méthode d’extrapolation généralisée des sympathies pour le fascisme. Un martelage en boucle qui se traduit par des affirmations du style : » Il emploie les mêmes mots que l’extrême droite”. Ou encore : “Savez vous qu’il était présent à une manifestation où nous avons pu également dénombrer quelques membre du FN ? C’est bien la preuve qu’il en fait partie !” Cette emphase usée et abusée ne varie jamais d’un iota.

    Indigné sélectif : Le néotroll comme nous venons de le voir s’est donc spécialisé dans le commérage, les amalgames et les procès d’intention. Ceci étant, il est moins loquace voir même carrément muet quand il s’agit d’aborder certains sujets sensibles qui pourtant si l’on en croit ses prétentions devraient concentrer toute son énergie. Par exemple, il ne dit jamais un mot sur les liens entre les gouvernements occidentaux et le nouveau pouvoir d’Ukraine qui utilise des groupe para-militaires ouvertement néonazis. De plus si notre néotroll se montre toujours très généreux en affirmations quand il s’agit d’associer la lutte contre l’impérialisme à un acte d’allégeance à Milosevic, Kadhafi ou à présent Assad, il reste très avare en informations sur les partenariats économiques et militaires qui unissent les différents pays membres de l’OTAN aux pétromonarchies héréditaires du Golfe qui comme nous le savons sont des « modèles démocratiques ». Arabie saoudite : un jeune de 21 ans risque la décapitation

    Tolérant seulement pour lui même : Le néotroll a la fâcheuse habitude d’amalgamer ses contradicteurs avec des personnalités stigmatisées au préalable par les grands médias. Entre autres nous retrouvons Poutine, Arafat, Chavez, Ahmadinejad que le néotroll fusionne, point Godwin oblige, à Hitler, puis suivent dans ses déclinaisons, dans cet ordre ou un autre, Le Pen, Staline, Hamas, Hezbollah, PCF, Bricmont, CGT, Chouard, Mélenchon, Lordon, Dieudonné, Meyssan, Todd, Sapir et Onfray depuis quelques temps, etc.

    Voici par exemple un “message de néotroll type” posté sur le forum d’un site ordurier « Les morbacks véners » , prétendument à gauche mais formellement spécialisé dans l’insulte, la menace et les amalgames. Un militant néocon se fait appeler « nomore ». Le 27 mars 2014 à 10:52, en réponse au message d’un autre participant à ce forum, « nomore » écrit :

    “Vu la réaction de « Red Star » nous avons probablement affaire là, à un de ces débris stalinoïdes genre PRCF-Mpep-Cgt bas du front du nord-CNR 2.0-Comite Valmy qui sont aussi de grands admirateurs de démagogue-Natio-productiviste Mélenchon et de son « Front de Gauche » et de temps à autres des grands amis des « constituants » regroupés autour du duo de « Gauche Alter » des Chouard-Lordon . Un « Front de gauche » un PCF et un « Mouvement pour la paix » que ça n’a pas gêné le 29 août 2014 dernier de « Manifester contre l’intervention militaire en Syrie » place des innocents à paris aux coté des pires chabihas Bacharistes de l’ambassade de Syrie en France, des fachos de la « dissidence », de la négationniste Ginette Skandrani , du « Cercle des Volontaires » et de divers autres soraliens et fracassés du bulbe conspirationnistes. (…)”

    Nous vous épargnons le reste du message, qui n’apporte vraiment rien de plus.

    Bref, « nomore » nous propose une “ratatouille façon Maître Taguieff” qui consiste à salir un maximum de gens qui n’ont rien à voir les uns avec les autres en les réunissant dans un minimum d’espace. Dès lors, « exigeant pour les autres, indulgent pour moi-même » pourrait être la devise du néotroll, qui lui n’est jamais très regardant sur la qualité de ses propres sources. Rappelons que Conspiracywatch et Confusionnisme.info sont les deux sites principaux auxquels s’abreuve l’ensemble de la nébuleuse néocon/néotroll. La source principale Conspiracywatch, est animée par Rudy Reichstadt, ce dernier fait la jonction entre la droite néocon islamophobe et la pensée ultra-libérale. En bref, Monsieur Reichstadt est toujours “du côté du fric et des bombes”. La source secondaire Confusionnisme.info est animée par Ornella Guyet qui en complément de ses annonces putrides, distille jusqu’à plus soif les rapports douteux de Monsieur Reichstadt. Au final, les deux sites, sous couvert de lutte contre le « conspirationnisme », relaient de façon permanente la propagande guerrière occidentale sur internet et dans les médias. A cela se rajoute une multitude de sites aussi primaires qu’anecdotiques qui pour obtenir un semblant de véracité rééditent les pseudo-analyses des deux sites pilotes.

    Néocon /néomanichéen : En 2001 George Bush dans un discours post 11-Septembre empreint de religiosité promettait une vengeance « du bien contre le mal ». De la doctrine Bush, le néotroll a surtout conservé la violence et le manichéisme. Dans la narration néotroll le diable qui était constamment sous-entendu dans les sermons de Bush, est remplacé par les termes « fachos” , “conspi”, ou encore “rouge brun « . Et nous avons vu plus haut dans le billet comment ces labels étaient attribués. Cependant la toxicité de ces expressions vient du fait que répétées en boucle elles ont fini par déboucher sur des formules toutes faites qui se suffisent à elles-mêmes. Pour exemple : « Pas de quartiers pour les fachos« – “Conspis hors de nos villes » s’écriait l’égérie de la nébuleuse néotroll Ornella Guyet. Ces deux exemples d’affirmations péremptoires, qui de surcroît encouragent le lynchage, illustrent parfaitement le manichéisme néotroll.

    Résumons ! Semblable à une toxine hautement pathogène, le neotroll diffuse sa malveillance principalement sur les forums consacrés aux questions de macroéconomie et de politique internationale. Le néotroll est dépourvu de sens moral. La calomnie est son principal attribut. Il est au service d’une stratégie perverse qui justifie la guerre au nom des droits de l’homme. Il martèle sans cesse les mêmes inepties tirées de sources plus que douteuses. Son indignation est paradoxale. Convaincu de son bon droit, il peut aller jusqu’à préconiser la violence.

    Se défendre en connaissance de cause

    A présent que nous avons repéré le “militant néocon catégorie troll”, la question est de savoir comment lutter efficacement contre lui ?

    1. Pour éviter qu’il ne dévore toute votre énergie, ne prenez pas plus de cinq minutes à lui répondre.

    2. Pour aller plus vite utilisez la presse de masse qui bien que l’information y soit diluée, représente quand on prend le temps de varier les sources une très bonne base de données. Exemple : Un jour dans Haaretz un autre dans le Telegraph le surlendemain avec le New York Times, et ainsi de suite… vous pouvez même de cette façon descendre jusqu’àL’Express c’est vous dire !

    3. Très succinctement vous pouvez aussi rappeler à notre néotroll qu’inconsciemment ou pas il est constamment dans la roue des “chiens de garde” du néocolonialisme qui, sous couvert de bons sentiments, nous ont vendu les campagnes militaires (entreprises de spoliation )d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie et toutes celles d’Afrique, dont aujourd’hui nous mesurons pleinement les conséquences sur les peuples .

    4. Quand il s’agit de faire la promotion d’une guerre, les néocons français n’hésitent pas pour les culpabiliser, à amalgamer les militants pacifistes à l’épouvantail FN. En 2002, Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient : « Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce « nationalisme des imbéciles » qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. » Bien entendu, le néotroll n’a rien oublié de cette méthode. Pour lui comme pour Bruckner et ses camarades, le FN est un monstre utile qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Dès lors, pour éviter les discutions sans fin, vous pouvez simplement signifier au néotroll que Marine Le Pen est contre le cannibalisme, et que ce n’est pas pour autant que vous n’allez pas devenir anthropophage…

    5. Inutile de spéculer sur les raisons de ses agissements. Peu importe de savoir si le néotroll défend des intérêts camouflés, ou si son implication est seulement intéressée, ou bien encore si il s’agit d’un psychorigide verrouillé ad vitam æternam sur des idées reçues … si vous abordez ce type de questions avec lui vous le conforterez dans son rôle de merle moqueur. Retenons simplement que le néotroll n’a pas son pareil pour semer la discorde dans les milieux du cybermilitantisme.

    Conclusion

    Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées. Ne perdez jamais de vue que le néotroll est un destructeur qui se moque éperdument du sens et du non-sens. Avec lui le vivre ensemble est tout simplement impossible à envisager. Son “jusqu’au-boutisme” ne tolère rien d’autre qu’une lutte sans règle de conduite dont il doit sortir gagnant coûte que coûte et cela par n’importe quel moyen. En somme, nous pouvons résumer la situation en quelques mots : le néotroll se situe toujours au niveau le plus archaïque des échanges, l’avant dernier palier, celui qui précède de très peu les crachats, les jets de pierre et le lynchage.

    https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/190116/comment-dejouer-les-manipulations-d-un-cyberactiviste-neo-con

  • Dans une tribune au « Monde », vingt intellectuels réagissent à l’article « La gauche déchirée par le racisme antiraciste », publié dans le supplément « Idées » daté samedi 10 juin.

    TRIBUNE. Dans le supplément « Idées » daté samedi 10 juin, Jean Birnbaum consacre un article au « malaise croissant dans le mouvement social » face à « l’usage militant des notions comme la “race” ou l’“islamophobie” ». Il y rapporte des propos tenus ici ou là sur les Indigènes de la République et, au-delà, sur l’antiracisme décolonial et politique. Dans ces allusions, une nouvelle fois, H*uria Boutelja est la cible privilégiée des accusations les plus insensées, qui sont autant de calomnies : racisme, antisémitisme, homophobie… Il semble décidément que ses contempteurs n’aient pas lu son livre Les Blancs, les Juifs et nous [La Fabrique, 2016], se soient arrêtés à son titre sans le comprendre ou à quelques extraits cités à contre-emploi.

    LA QUANTITE DE MELANINE PRESENTE DANS NOS PEAUX, TOUTE DERISOIRE ET ARBITRAIRE QU’ELLE SOIT, NOS ORIGINES, CULTURES, RELIGIONS OU NON, LA LONGUE HISTOIRE DE LA COLONISATION, CREENT DES PRIVILEGES ET DES DOMINATIONS, CONSCIENTES OU NON.

    L’ouvrage de Pap Ndiaye, La Condition noire [Calmann-Lévy], paru en 2008, n’avait pas fait couler tant d’encre amère. Tout au contraire, il avait été érigé en force intellectuelle du moment. Il montrait que la couleur de peau constitue dans nos sociétés un facteur de différenciation, de disqualification sociale et de discrimination. Il contribuait par là à articuler classe et race, après des décennies marquées par l’illégitimité du sujet.

    L’accueil chaleureux réservé dans les médias à Pap Ndiaye pourrait-il s’expliquer parce qu’il parlait de Noirs ? Pourtant, s’il y a des Noirs, c’est nécessairement qu’il y a des Blancs. Les Blancs veulent rarement être nommés tels, n’entendent pas voir ce que renvoie ce miroir. Ce ne sont là que des constructions historiques et sociales, mais elles pèsent. Les ignorer empêche de les combattre. La quantité de mélanine présente dans nos peaux, toute dérisoire et arbitraire qu’elle soit, nos origines, cultures, religions ou non, la longue histoire de la colonisation, créent des privilèges et des dominations, conscientes ou non. H*uria Boutelja le décrit avec évidence : « A niveau social équivalent, il vaut toujours mieux être blanc ».

    Dans son livre important, complexe et tiraillé, H*uria Boutelja évoque ses propres déchirements comme indigène et Blanche ou, plus précisément, « blanchie » : des poètes et écrivains l’avaient dit aussi, Damas, Césaire, Fanon, tant d’autres. Elle évoque avec pudeur son sentiment d’humiliation devant ses parents qui « faisaient trop pauvres, trop immigrés » ; notre honte est que cette honte soit possible. Son attachement au Maghreb est relié aux juifs qui y vivaient, dont l’absence désormais crée un vide impossible à combler ; il laisse l’auteure « inconsolable ». Et cependant, ses détracteurs enchaînent les contresens comme des perles empoisonnées. Si nous ne nous retrouvons pas dans tous ses arguments ni dans toutes ses positions, ce déchaînement nous est insupportable.

    L’antiracisme politique ne se résume nullement à H*uria Boutelja ; ses représentant.e.s peuvent parfois être en désaccord avec tel ou tel de ses choix. Mais ce qui est visé à travers la violence des attaques qui la ciblent, c’est l’antiracisme politique dans son ensemble, c’est-à-dire toute tentative de s’organiser et de lutter pour en finir avec l’oppression. La haine qu’H*uria Boutelja suscite est à la mesure de son courage. Courage de secouer nos bonnes consciences quand nous préférons oublier ce qu’accorde le fait d’être Blancs, ici, en Occident. Courage d’évoquer le combat quotidien des femmes racisées et la lutte des féministes décoloniales. Refus résolu et pour jamais de verser dans l’essentialisme de « l’homme indigène », qui masque si opportunément les violences faites aux femmes partout dans nos sociétés.
    Dans le livre d’H*uria Boutelja, « Vers une politique de l’amour révolutionnaire » n’est pas un sous-titre de coquetterie ni une lubie d’éditeur : c’est un appel criant à quitter nos entre-soi, à déserter nos cloisonnements et nos endiguements
    Ce n’est certainement pas là une substitution de la question raciale à la question sociale : c’est un croisement, une intersection comme le disent les sciences sociales. Aucune lutte n’est secondaire : le front uni est nécessaire. Il passe par la reconnaissance de toutes les oppressions. Dans le livre d’H*uria Boutelja, « Vers une politique de l’amour révolutionnaire » n’est pas un sous-titre de coquetterie ni une lubie d’éditeur : c’est un appel criant à quitter nos entre-soi, à déserter nos cloisonnements et nos endiguements. Comment peut-on ne pas voir que c’est tout l’opposé d’une guerre ? L’auteure s’adresse aux prolétaires, aux paysans, aux chômeurs, aux laissés-pour-compte, aux « sacrifiés de l’Europe des marchés et de l’Etat ». Elle se tourne vers la gauche, en particulier cette gauche radicale qui aspire à un tout autre monde. Elle veut faire front commun. Elle en appelle enfin à une histoire dénationalisée et déracialisée ; comme l’écrivait C. L. R. James à propos de ses aïeux, lorsque lui aussi s’adressait aux Blancs : « Ils sont mes ancêtres, ils sont mon peuple. Ils peuvent être les vôtres si vous voulez bien d’eux. »

    Une telle pensée, qui travaille les catégories existantes pour mieux s’en échapper, est en avance sur son temps, décalée dans son époque. Elle dérange, choque, indigne qui veut lire trop vite et condamner sans procès. Ce ne sera pas la première fois qu’une telle discordance des temps est à l’œuvre : les révolutionnaires, les marxistes, les libertaires, les féministes l’ont toutes et tous éprouvée. Ce combat revient à se délester de nos catégories ; il commence par une prise de conscience. Notre émancipation est à ce prix.

    Par Ludivine Bantigny (historienne), Maxime Benatouil (co-président de l’Union juive française pour la paix), Judith Bernard (metteure en scène et journaliste), Déborah Cohen (historienne), Christine Delphy (sociologue et militante féministe), Annie Ernaux (écrivaine), Fabrice Flipo (philosophe), Isabelle Garo (philosophe), Eric Hazan (éditeur et écrivain), Stathis Kouvelakis (philosophe), Philippe Marlière (politiste), Dominique Natanson (co-président de l’Union juive française pour la paix), Olivier Neveux (universitaire), Ugo Palheta (sociologue), Geneviève Rail (universitaire, Simone de Beauvoir Institute and Womens Studies, Canada), Catherine Samary (économiste), Michèle Sibony (Union juive française pour la paix), Isabelle Stengers (philosophe), Julien Théry (historien), Rémy Toulouse (éditeur).

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5710

  • Connaissez vous les positions bourgeoises de L’UJFP ?

  • l’UJFP, c’est :

    • • l’égalité économique, mais sans toucher aux fondements du capitalisme, par nature même inégalitaires - il y a les possesseurs du capital, des machines, et ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre -,
    • • des « projets démocratiques », comme si il pouvait y avoir une quelconque « démocratie » véritable lorsqu’il existe partout dans le monde une classe dominante qui possède les moyens de production, l’appareil répressif, les moyens de contrôle de l’information et de la propagande, et des classes dominées et/ou exploitées,
    • • la paix, dans un monde où tous les États sont impérialistes, tous aussi belliqueux les uns que les autres pour défendre leurs intérêts bien compris,
    • • des « Etats de droit », comme si l’Etat n’était pas autre chose qu’un appareil de répression des exploités, dont la fonction est d’empêcher la société d’exploser sous les contradictions fondamentales dont elle est porteuse, comme si le droit dans le monde capitaliste pouvait être autre chose que la défense de l’ordre existant et de l’expropriation du plus grand nombre au profit de quelques-uns,
    • • et pour finir, faire la guerre, oui, mais dans le respect du droit international - qui a toujours été celui du plus fort !

    Ajoutons que les « peuples », ça n’existe que chez ceux qui n’ont toujours pas compris que la société est divisée en classes, et que le peuple, ça rassemble l’incompatible, à savoir les bourgeois et les prolétaires, sous la même bannière bourgeoise de la nation !

    Donc, voilà les perspectives de l’UJFP, toutes plus mensongères, bellicistes et démocratiques bourgeoises les unes que les autres ; il faut vraiment être des bourgeois finis pour nous promettre une société égalitaire, pacifiée, où on tient compte de l’avis de chacun, où l’Etat n’est pas une machine de guerre et de répression, le tout sans toucher bien entendu à l’exploitation, à la propriété privée et aux rapports sociaux capitalistes, loi de la valeur et salariat en tête !

    On est ici au même niveau que n’importe quelle campagne électorale de la bourgeoisie : des mensonges et les illusions à tout vent, et tout le temps après pour justifier qu’on a menti !

    Que l’UJFP s’applique ses propres conseils et commence elle-même par rompre « avec les régimes corrompus et tyranniques » comme l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ! Et si elle veut réellement la paix comme le dit son nom, qu’elle commence par rompre elle-même avec le nationalisme sous toutes ses formes : c’est la justification de toutes les guerres !

      • pizzicalaluna qui est 1 blog de médiapart / sert à "cacher" l’origine du texte repris chez le rouge-brun M Collon et issu de Anticons (blog chez wordpress) qui regroupe des fachos et des conspi’ dont Sylvain Baron)...
  • On croirait un tract sorti de la propagande du CCI !

    « l’égalité économique, mais sans toucher aux fondements du capitalisme » !

    Ainsi, il ne faudrait pas dénoncer l’apartheid, le racisme, les discriminations de toutes sortes AVANT d’avoir abattu le capitalisme ? C’est reconnaître de fait la loi du plus fort et l’ordre existant.

    « des « projets démocratiques », comme si il pouvait y avoir une quelconque « démocratie » véritable » ! ! !

    Eh oui, on vit dans une société qui n’est pas communiste. Merci, mais on le savait déjà. C’est pas pour ça qu’il faut laisser se développer les « projets fascistes » ou les « projets racistes » en attendant.

    « la paix, dans un monde où tous les États sont impérialistes »

    C’est ça, vive la guerre, vous êtes tout à fait dans la logique de la pensée impérialiste !

    « des « Etats de droit », comme si l’Etat n’était pas autre chose qu’un appareil de répression »

    Comme tous les Etats sont répressifs, ne rentrons surtout pas dans le détail des crimes contre l’humanité, des nettoyages ethniques et autres points de détail de l’Histoire. Ça s’appelle du négationnisme, et pas autre chose.

    « et pour finir, faire la guerre, oui, mais dans le respect du droit international »

    Ça, c’est une pure saloperie digne des trolls qui ont pondu ce réquisitoire d’Inquisition. Quand l’UJFP a-t-elle soutenu la guerre ? On peut vraiment dire n’importe quoi, ici ?

    « le tout SANS TOUCHER bien entendu à l’exploitation, à la propriété privée et aux rapports sociaux capitalistes »

    Encore une saloperie bien calculée des inquisiteurs. Quand l’UJFP a-t-elle dit qu’il ne FALLAIT PAS y toucher ? Une chose est la dénonciation des injustices de notre société (celle où nous vivons, pigé ?) et une autre des slogans hyper-radicaux par des gens qui ne font RIEN sous prétexte que la Révolution n’est pas arrivée.

    « voilà les perspectives de l’UJFP, toutes plus mensongères, bellicistes et démocratiques bourgeoises les unes que les autres »

    C’est ça, continuons les insultes gratuites, en espérant qu’il en restera quelque chose…

    « commence elle-même par ROMPRE « avec les régimes corrompus et tyranniques » comme l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ! »

    C’est pire que n’importe quoi, il suffit de lire les articles en provenance de l’UJFP, dont plusieurs sur Indy Nantes (et c’est bien ça qui dérange), pour voir que c’est juste le contraire. L’UJFP n’a à ROMPRE avec personne puisqu’elle ne soutient personne. Mais ça fait toujours bien de poser des « ultimatums », c’est viril et révolutionnaire, ça fait oublier qu’en dehors de jugements péremptoires contre les autres c’est des gens qui ne participent à aucune lutte qui nous expliquent comment il faudrait faire.

    Je ne parle même pas des « peuples » qui n’existent pas ou du « nationalisme » pour caractériser la résistance palestinienne, ça c’est la marque de fabrique du CCI et de quelques révolutionnaires de salon.

    Faut-il rappeler que l’UJFP ne se réclame d’aucune IDÉOLOGIE mais qu’elle lutte AVEC D’AUTRES sur des problèmes concrets qui intéressent non seulement les révolutionnaires, mais aussi celles et ceux qui ne supportent pas le racisme, le fascisme, le colonialisme, l’apartheid, toutes choses niées par nos « révolutionnaires » autoritaires qui veulent nous imposer l’idéologie de leur groupuscule politique. Alors arrêtez de demander à l’UJFP de se positionner comme vous en tant que groupe idéologique.

    Si on appliquait les consignes de ce torchon, il est évident qu’il faudrait virer la totalité des articles d’Indy Nantes, puisque aucun n’est sur la ligne politique d’un groupuscule, mais au contraire traitent de luttes CONCRÈTES sans attendre la révolution et le Grand Soir pour le faire. C’est le principe même d’Indymedia que veulent remettre en cause ces « professionnels ».

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

  • 29 juin 10:49

    En finir avec une imposture intellectuelle.

    « En dehors du fait que l’émergence d’un antiracisme politique constitue une menace pour la stabilité des rapports raciaux au sein du gauchisme , cette émergence a aussi fait de ce sujet une thématique politique incontournable. Il faut donc s’y positionner le plus rapidement possible, quitte à donner la parole à n’importe qui, quitte à ce qu’il dise n’importe quoi, et d’ailleurs tant mieux : plus c’est polémique et plus ça buzze.

    On a donc pu voir une partie des milieux libertaires se mettre à discuter le plus sérieusement du monde des racialisateurs, sur la base de textes écrits par des personnes parfaitement ignorantes du sujet, au mépris de tout le travail déjà réalisé par des personnes concernées et des antiracistes sérieux.

    On surfe ainsi sur l’effet de mode pour produire du bavardage dans lequel on ne dit rien parce que le but n’est pas d’élaborer une méthode, ni même de produire un contenu, mais d’occuper une place. »

    Blog Mignon chaton, article « Pour en finir avec le terme « racialisateur » ».

    Introduction :

    Si pendant près de dix ans, l’extrême-gauche, les anarchistes et les autonomes ont évolué en parallèle du développement de l’antiracisme politique, nous observons que des cultures politiques différentes se sont rencontrées récemment dans le cadre de la dénonciation de l’état d’urgence et de l’islamophobie, et que les convergences sont maintenant fréquentes dans la lutte contre les crimes policiers.

    Le succès de la marche du 19 mars - qui, selon les organisateurs, a rassemblé plus de 20 000 manifestants contre le racisme et les violences policières malgré le silence des médias dominants - est l’un des signes du rapprochement entre différentes réalités militantes, et de la prise en compte croissante du racisme d’État par ceux qui ne le subissent pas directement. Le contenu de l’appel a participé à cette convergence. En effet, celui-ci mentionnait les crimes policiers, les rafles de migrants, la prise pour cible des musulmans dans le cadre de l’état d’urgence, la persécution par la police des noirs, des arabes et des rroms, mais aussi la répression du mouvement contre la loi travail et les attaques contre ceux qui soutiennent la ZAD, ce qui fut interprété par beaucoup d’entre nous comme une main tendue.

    C’est en parallèle de ces rapprochements, et probablement en réaction, qu’une poignée de militants a mis en place une campagne de dénigrement de l’antiracisme politique, sur fond de négation du racisme structurel. Ainsi, nous avons pu, ces derniers mois, voir circuler à Rennes un pamphlet intitulé La race comme si vous y étiez !signé des « amis de Juliette et du Printemps ». La cible de cet ouvrage n’est autre que l’antiracisme politique, ici renommé « racialisme ». Aussi surprenant que cela puisse paraître, la thèse centrale de l’ouvrage consiste à affirmer que l’antiracisme serait « racialiste » quand il ne se limite pas à l’affirmation que « les races n’existent pas » mais qu’il prend en compte les effets du racisme, la racialisation des rapports sociaux et les différentes assignations qui en découlent.

    Si le Parti des Indigènes de la République (PIR) et sa porte-parole, sont les principales cibles du livre, ses rédacteurs ne cachent pas leur opposition à tous ceux qui « considèrent qu’ils n’ont rien à voir avec le PIR mais s’appliquent à en utiliser les catégories et la novlangue » (page 216). Comme le disent eux-mêmes les rédacteurs de La race comme si vous y étiez, « au delà des outrances de l’égérie du PIR, c’est bien aussi à l’ensemble de ces milieux qui lui servent de près ou de loin de caisse de résonance que ce livre entend s’opposer » (pages 218-219), le principal reproche fait à « ces milieux » étant la reprise du concept de « race » pour penser les rapports sociaux liés au racisme structurel et au continuum colonial en France.

    Dans la même dynamique, dans le contexte de l’appel à la marche du 19 mars pour la justice et la dignité, une publication de 4 pages intitulée « Contre le racisme, contre l’État, sa police et sa justice » fut diffusée à Rennes dans un rassemblement de soutien à cette manifestation, et utilisée à l’université Rennes 2 pour recouvrir les affiches de la marche pour la justice et la dignité. Si le titre de ce texte proclame la nécessité de lutter « contre le racisme », nous observons que le seul propos de ses auteurs, qui signent « Communistes tant qu’il le faudra, pour la fédération des comités « la vérité  ?! : la justice nique sa mère » » consiste en un dénigrement des collectifs « Vérité et Justice », et de l’antiracisme politique. Selon ces quelques militants, que l’on a connus mieux inspirés à une époque pas si lointaine, l’antiracisme politique serait à combattre, puisqu’il serait « racialiste » d’analyser les rapports sociaux liés au racisme. Par ailleurs, pour ces personnes que nous avions considérées comme des camarades de lutte, toute prise en compte de l’expérience du racisme dans la constitution des subjectivités devrait être dénoncée comme « ethno-différentialiste ».

    Si beaucoup de personnes investies dans les luttes à Rennes, dont nous, ont jusqu’alors opté pour un silence méprisant à propos de ces campagnes de dénigrement qui masquent mal une ignorance réelle de ce que sont les rapports sociaux liés au racisme, le caractère de plus en plus public de ces discours nous pousse à exposer le plus précisément possible les ressorts argumentatifs utilisés par ceux se définissant comme « antiracialistes » ou « antiracialisateurs », en espérant mettre un point final à leurs élucubrations.

    Si les discussions stratégiques ou les débats relatifs à telle ou telle position d’un collectif antiraciste sont légitimes, nous verrons, en relisant les écrits et en analysant les arguments développés par les pourfendeurs de l’antiracisme, que la lutte contre un soi-disant « racialisme » découle d’une sous-estimation des effets du racisme et du colonialisme. Aussi, nous verrons en quoi la diabolisation de l’antiracisme politique et la référence à une vision fantasmée du marxisme (réduit à la seule lutte de classe, laquelle serait menée par une classe ouvrière qui risquerait d’être « divisée » pour peu qu’on en souligne l’hétérogénéité) masque mal une absence d’analyse de stratégie.

    https://expansive.info/Non-l-antiracisme-politique-n-est-pas-racialiste-395

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5577

  • de long copié/collé sans rapport

  • l’UJFP, c’est :

    • l’égalité économique, mais sans toucher aux fondements du capitalisme, par nature même inégalitaires - il y a les possesseurs du capital, des machines, et ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre -,

    • des « projets démocratiques », comme si il pouvait y avoir une quelconque « démocratie » véritable lorsqu’il existe partout dans le monde une classe dominante qui possède les moyens de production, l’appareil répressif, les moyens de contrôle de l’information et de la propagande, et des classes dominées et/ou exploitées,

    • la paix, dans un monde où tous les États sont impérialistes, tous aussi belliqueux les uns que les autres pour défendre leurs intérêts bien compris,

    • des « Etats de droit », comme si l’Etat n’était pas autre chose qu’un appareil de répression des exploités, dont la fonction est d’empêcher la société d’exploser sous les contradictions fondamentales dont elle est porteuse, comme si le droit dans le monde capitaliste pouvait être autre chose que la défense de l’ordre existant et de l’expropriation du plus grand nombre au profit de quelques-uns,

    • et pour finir, faire la guerre, oui, mais dans le respect du droit international - qui a toujours été celui du plus fort !

      • Ajoutons que les « peuples », ça n’existe que chez ceux qui n’ont toujours pas compris que la société est divisée en classes, et que le peuple, ça rassemble l’incompatible, à savoir les bourgeois et les prolétaires, sous la même bannière bourgeoise de la nation !

    Donc, voilà les perspectives de l’UJFP, toutes plus mensongères, bellicistes et démocratiques bourgeoises les unes que les autres ; il faut vraiment être des bourgeois finis pour nous promettre une société égalitaire, pacifiée, où on tient compte de l’avis de chacun, où l’Etat n’est pas une machine de guerre et de répression, le tout sans toucher bien entendu à l’exploitation, à la propriété privée et aux rapports sociaux capitalistes, loi de la valeur et salariat en tête !

      • On est ici au même niveau que n’importe quelle campagne électorale de la bourgeoisie : des mensonges et les illusions à tout vent, et tout le temps après pour justifier qu’on a menti !

    Que l’UJFP s’applique ses propres conseils et commence elle-même par rompre « avec les régimes corrompus et tyranniques » comme l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ! Et si elle veut réellement la paix comme le dit son nom, qu’elle commence par rompre elle-même avec le nationalisme sous toutes ses formes : c’est la justification de toutes les guerres !

  • Cet « hétérophobe » autoproclamé est édité à La Fabrique, il se présente dans une interview avec Le Parisien : « Moi je me définis comme pute, pédé et usager de drogues, je défends les minorités. »

    En 2015, il figure sur la liste d’Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV (europe écologie les verts) pour l’élection régionale de 2015 en Ile-de-France puis sur celle de Claude Bartolone (PS parti social-traitre et allié-e-s) après le premier tour et l’accord PS-EELV.

    En mars 2008, il était déjà candidat aux élections municipales dans le XVIe arrondissement de Paris sur la liste des Verts.

  • On croirait un tract sorti de la propagande du CCI !

    « l’égalité économique, mais sans toucher aux fondements du capitalisme » !

    Ainsi, il ne faudrait pas dénoncer l’apartheid, le racisme, les discriminations de toutes sortes AVANT d’avoir abattu le capitalisme ? C’est reconnaître de fait la loi du plus fort et l’ordre existant.

    « des « projets démocratiques », comme si il pouvait y avoir une quelconque « démocratie » véritable » ! ! !

    Eh oui, on vit dans une société qui n’est pas communiste. Merci, mais on le savait déjà. C’est pas pour ça qu’il faut laisser se développer les « projets fascistes » ou les « projets racistes » en attendant.

    « la paix, dans un monde où tous les États sont impérialistes »

    C’est ça, vive la guerre, vous êtes tout à fait dans la logique de la pensée impérialiste !

    « des « Etats de droit », comme si l’Etat n’était pas autre chose qu’un appareil de répression »

    Comme tous les Etats sont répressifs, ne rentrons surtout pas dans le détail des crimes contre l’humanité, des nettoyages ethniques et autres points de détail de l’Histoire. Ça s’appelle du négationnisme, et pas autre chose.

    « et pour finir, faire la guerre, oui, mais dans le respect du droit international »

    Ça, c’est une pure saloperie digne des trolls qui ont pondu ce réquisitoire d’Inquisition. Quand l’UJFP a-t-elle soutenu la guerre ? On peut vraiment dire n’importe quoi, ici ?

    « le tout SANS TOUCHER bien entendu à l’exploitation, à la propriété privée et aux rapports sociaux capitalistes »

    Encore une saloperie bien calculée des inquisiteurs. Quand l’UJFP a-t-elle dit qu’il ne FALLAIT PAS y toucher ? Une chose est la dénonciation des injustices de notre société (celle où nous vivons, pigé ?) et une autre des slogans hyper-radicaux par des gens qui ne font RIEN sous prétexte que la Révolution n’est pas arrivée.

    « voilà les perspectives de l’UJFP, toutes plus mensongères, bellicistes et démocratiques bourgeoises les unes que les autres »

    C’est ça, continuons les insultes gratuites, en espérant qu’il en restera quelque chose…

    « commence elle-même par ROMPRE « avec les régimes corrompus et tyranniques » comme l’Etat français, l’Autorité palestinienne et le Hamas ! »

    C’est pire que n’importe quoi, il suffit de lire les articles en provenance de l’UJFP, dont plusieurs sur Indy Nantes (et c’est bien ça qui dérange), pour voir que c’est juste le contraire. L’UJFP n’a à ROMPRE avec personne puisqu’elle ne soutient personne. Mais ça fait toujours bien de poser des « ultimatums », c’est viril et révolutionnaire, ça fait oublier qu’en dehors de jugements péremptoires contre les autres c’est des gens qui ne participent à aucune lutte qui nous expliquent comment il faudrait faire.

    Je ne parle même pas des « peuples » qui n’existent pas ou du « nationalisme » pour caractériser la résistance palestinienne, ça c’est la marque de fabrique du CCI et de quelques révolutionnaires de salon.

    Faut-il rappeler que l’UJFP ne se réclame d’aucune IDÉOLOGIE mais qu’elle lutte AVEC D’AUTRES sur des problèmes concrets qui intéressent non seulement les révolutionnaires, mais aussi celles et ceux qui ne supportent pas le racisme, le fascisme, le colonialisme, l’apartheid, toutes choses niées par nos « révolutionnaires » autoritaires qui veulent nous imposer l’idéologie de leur groupuscule politique. Alors arrêtez de demander à l’UJFP de se positionner comme vous en tant que groupe idéologique.

    Si on appliquait les consignes de ce torchon, il est évident qu’il faudrait virer la totalité des articles d’Indy Nantes, puisque aucun n’est sur la ligne politique d’un groupuscule, mais au contraire traitent de luttes CONCRÈTES sans attendre la révolution et le Grand Soir pour le faire. C’est le principe même d’Indymedia que veulent remettre en cause ces « professionnels ».

    La malhonnêteté intellectuelle consiste à asséner des contre-vérités en espérant qu’elles passeront inaperçues.

    Sur le « soutien » supposé de l’UJFP à l’Autorité palestinienne, il aurait suffi aux trolls de lire les articles de l’UJFP au lieu de les dénoncer sans les avoir lus :

    « À Gaza, une population civile assiégée depuis dix ans, et à bout de souffle, tente de survivre et résiste. Le gouvernement israélien a choisi le 11 juin dernier d’arrêter la fourniture d’électricité qu’il accorde à ce territoire À LA DEMANDE DE MAHMOUD ABBAS, LE PRÉSIDENT DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE. »

    […]

    « Israël puissance occupante, qui contrôle l’ensemble des espaces terrestres maritimes et aériens, entre et sort de ce territoire à sa guise, en accédant à la DEMANDE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE de baisser de 40 % l’alimentation en carburant de Gaza porte l’écrasante responsabilité de la crise humanitaire qui n’en finit pas de sévir. La pathétique stratégie anti-Hamas, au mépris du sort de la population civile ACHÈVE DE DÉCRÉDIBILISER, VOIRE DE DÉLÉGITIMER AU REGARD MÊME DES PALESTINIENS, UNE AUTORITÉ PALESTINIENNE ENFERMÉE DANS LA COORDINATION SÉCURITAIRE AVEC ISRAËL. SON ABSENCE TOTALE D’« AUTORITÉ » PRÉCISÉMENT N’EN FAIT QU’UN FAIBLE COLLABORATEUR DU MAÎTRE DE TOUTES LES DÉCISIONS ENTRE LA MER ET LE JOURDAIN : ISRAËL. »

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5717

    On remarquera entre autres malhonnêtetés que la dénonciation par l’UJFP de la « stratégie anti-Hamas de l’AP » se transforme chez les trolls en « soutien » du Hamas ! Vieille stratégie de la langue de bois.

    Quant à demander à l’UJFP de « rompre avec l’Etat français » pour prouver qu’elle n’a pas une « position bourgeoise », le pathétique le dispute à la connerie. L’UJFP a toujours dénoncé la politique de l’Etat français, sous la gauche comme sous la droite, et on aurait aimé que les trolls y passent plus de temps au lieu de faire le tri entre les « bourgeois » et les « révolutionnaires », mais il est vrai que l’UJFP n’a jamais demandé la suppression de l’Etat français comme préalable à toute lutte, ce qui la classe automatiquement dans le camp de la bourgeoisie.

    Un article entier consacré à l’excommunication de l’UJFP alors qu’on vit une période sans précédent de régression et d’offensive de l’Etat ? Il faut vraiment que cette organisation dérange beaucoup de monde pour des raisons pas forcément avouables.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

  • Cet « hétérophobe » autoproclamé est édité à La Fabrique, il se présente dans une interview avec Le Parisien : « Moi je me définis comme pute, pédé et usager de drogues, je défends les minorités. »

    En 2015, il figure sur la liste d’Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV (europe écologie les verts) pour l’élection régionale de 2015 en Ile-de-France puis sur celle de Claude Bartolone (PS parti social-traitre et allié-e-s) après le premier tour et l’accord PS-EELV.

    En mars 2008, il était déjà candidat aux élections municipales dans le XVIe arrondissement de Paris sur la liste des Verts.

    Qui défend cet allié du P.S ?

    Pourquoi le troll défend cet allié du P.S ?

  • Dans La race comme si vous y étiez !, le principal argument contre l’antiracisme politique, présent en de multiples endroits de l’ouvrage, est qu’une majorité des militants qui s’en réclament utilisent le mot « race », ce qui reviendrait à valider le racisme. L’usage du mot « race » en sciences sociales ou dans un contexte militant est notamment disqualifié, selon les « amis de Juliette et du Printemps » qui ont commis cet ouvrage, par le fait que les races n’existent pas en biologie (pages 8-9), avant que l’on nous explique que la seule « racialisation concrète » est l’existence des races animales (page 9).

    Ainsi, les « racialistes » seraient « ceux qui reconnaissent l’existence des races ou qui font la promotion de leur usage conceptuel », cette définition permettant d’affirmer que les antiracistes utilisant le mot « race » pour dénoncer des discriminations sont en réalité « précisément les agents du racisme » (page 11). Ainsi, les « amis de Juliette et du Printemps » affirment sans rire que « les racialistes d’extrême-gauche (…) sont plus bien plus proches des idéologies racistes stricto sensu, de Gobineau à Hitler, que le raciste du coin qui « n’aime pas les bougnoules qui profitent des allocations familiales et les youpins qui gouvernent la finance mondiale » mais qui ne fait pas pour autant de la théorie des races un axe conceptuel, une grille de lecture ou un « prisme » ».

    Ce développement mérite qu’on s’y attarde, car ce que ne semblent pas comprendre ici les « amis de Juliette et du printemps », en amalgamant racistes et antiracistes, voire en considérant que les personnes utilisant les mots « bougnoules » et « youpins » seraient moins racistes que celles qui utilisent le mot « race » dans leur dénonciation des inégalités, est que le racisme est un ensemble de rapports sociaux, et n’est pas réductible à l’usage d’un mot ni même à un ensemble de préjugés. Par exemple, nous pouvons remarquer que le discours associant les juifs à « la finance mondiale » a connu son essor lors des pogroms européens du début du XXème siècle, puis au cours du génocide nazi, quand ceux associant les noirs et les arabes à la paresse et à la fraude aux allocations se sont développés dans un contexte de chômage de masse, de contrôle social et de discriminations dans l’accès au travail salarié. Une personne mentionnant des rapports sociaux de race pour penser la lutte contre les inégalités peut donc être antiraciste, alors que ceux qui propageaient le mythe des juifs banquiers et manipulateurs étaient coresponsables de la persécution qui a mené à leur extermination.

    Les « amis de Juliette et du printemps » réduisent, selon les endroits du livre, le racisme aux discours, aux préjugés, voire à l’usage du mot « race », avant d’affirmer que « quand le racisme devient autre chose que des propos de comptoir » il ne serait qu’« une idéologie » (page 10), et non un ensemble d’assignations et de rapports de pouvoir. Pourtant, il ne suffit pas de déclarer « la race n’existe pas » pour faire disparaître les hiérarchies sociales liées au rapports sociaux de race. C’est pourquoi, en sciences sociales comme dans l’antiracisme politique, le terme « race » est utilisé pour désigner les rapports sociaux liés au racisme et à la manière dont le pouvoir répartit des positions en discriminant, que ce soit dans les lycées lors des choix d’orientations, lors des entretiens d’embauche, dans l’accès au logement, ou dans le rapport à la ville avec notamment les contrôles au faciès.

    L’analyse de ces processus est ignorée dans La race comme si vous y étiez !, et le discours portant sur les rapports sociaux de race est considéré comme « importé de la plus mauvaise sociologie américaine » dans la publication de 4 pages distribuée récemment. Ainsi, si les diatribes contre l’antiracisme sont le plus souvent couplées à une dénonciation du mot « race », les discriminations et le racisme d’État ne sont jamais analysés. Pourtant, nous devons rappeler que si le mot « race » a été supprimé de la constitution, le fait que François Hollande affirme que « dans la République, il n’y a pas de place pour la race » n’a pas fait disparaître le racisme d’État.

    En réalité, le seul effet du procès d’intention lié à l’usage du mot « race » est de diaboliser ceux qui nomment des catégories sociales et des rapports de pouvoir pour penser les luttes en vue d’une émancipation. Comme l’expliquait récemment Norman Ajari, philosophe spécialiste de Frantz Fanon et membre du Parti des Indigènes de la République, dans l’émission Paroles d’honneur : « Une erreur dans laquelle tombent très souvent bon nombre de militants qui peuvent se prétendre antiracistes, c’est qu’ils pensent que la priorité ce n’est pas de combattre le racisme, mais de combattre la race. Or, combattre la race dans les circonstances de politique décoloniale dont nous parlons, c’est avant tout combattre les racisés. L’important n’est pas de lutter contre des catégories, mais de lutter contre des systèmes de pouvoir, des systèmes d’oppression, et le nom de ces systèmes de pouvoir et d’oppression ce n’est pas la race. C’est le racisme. »

    En outre, amalgamer au racialisme - théorie développée au 19ème siècle pour légitimer la domination coloniale, affirmant que l’humanité était divisée en races biologiques inégales, - l’usage contemporain et politique du mot « race » dans l’antiracisme relève de l’escroquerie intellectuelle. Comme l’écrivait le rédacteur du blog Mignon chaton dans l’article intitulé « Utiliser le mot race ? », considérer que l’usage de termes comme « race », « racialisation » ou « personnes racisées » valide le racisme « est donc à peu près aussi absurde que si on affirmait que parler de prolétariat pour critiquer l’exploitation reviendrait en fait à contribuer idéologiquement au capitalisme en acceptant de nous reconnaître comme des prolétaires. Ou encore qu’il ne faudrait pas utiliser le mot racisme parce que ce terme contient le mot race, donc valide le racisme. Il ne s’agit pas d’une question de mot mais d’analyse à laquelle ce mot renvoie et dans le contexte de laquelle il est employé. Pour lutter contre notre situation nous avons besoin de la nommer et de l’analyser parce que les catégories qui nous assignent sont déjà existantes. Nous ne choisissons pas de nous identifier à notre catégorie sociale, celle-ci s’impose à nous, de façon d’ailleurs assez violente, se reconnaître comme racisé ce n’est pas proclamer fièrement une identité, c’est simplement reconnaître que nous sommes la cible d’un dispositif d’assignation sociale spécifique, dispositif socialement construit que nous cherchons à analyser et contre lequel nous voulons lutter. »

    Enfin, si nous n’avons rien contre le fait que des militants choisissent un autre mot que « race » pour désigner les catégories créées par le racisme, nous considérons qu’avoir pour seul argument contre le racisme la non-validité scientifique de la division de l’espèce humaine en races biologiques relève de l’aveuglement éthique, et du peu de cas fait à la lutte pour la construction de l’égalité sociale. Dans l’émission Paroles d’honneur précédemment mentionnée, Tristan Garcia, philosophe et écrivain, expliquait que sa conscience de l’existence des rapports sociaux liés au racisme le poussait à accepter un usage stratégique de la catégorie « race », tout en considérant comme important de rappeler que la « race » est en soi une « catégorie fausse ». Norman Ajari lui répondait que l’antiracisme ne doit être ni scientifique ni moral, mais lié à l’éthique et à la construction de l’égalité : « Certes, la race est une catégorie infondée par nature mais prendre ça pour point de départ me pose toujours problème. Non pas parce que je penserais qu’elle est au contraire fondée, mais parce que je pense que c’est un mauvais préalable à la lutte. Quelqu’un comme Shlomo Sand nous a beaucoup parlé de la manière dont, en Israël, certains chercheurs essaient de refonder cette catégorie, essaient de recréer un racisme biologique pour des raisons que, j’imagine, on n’a pas besoin d’aller chercher loin pour comprendre. .. Le risque existe qu’un jour, ces catégories de races soient refondées. (…) Je pense que nous avons besoin d’un antiracisme qui tiendra le coup le jour où, peut-être, tel chercheur, raciste évidemment, mais peut-être de bonne foi, reconstruira des catégories de races qui pourront être admises par la communauté scientifique. Quand bien même ces catégories seraient, au bout du compte, vraies, est-ce que, éthiquement, notre antiracisme pourra tenir ou bien est-ce que, d’un seul coup, le racisme sera légitimé parce que la science a prouvé que les catégories étaient vraies ? Je pense que nous avons besoin d’un antiracisme qui peut tenir ce choc-là. ».

    https://expansive.info/Non-l-antiracisme-politique-n-est-pas-racialiste-395

  • Si le racisme est "structurel" tout le monde l’est, patate !

    Cet « hétérophobe » autoproclamé est édité à La Fabrique, il se présente dans une interview avec Le Parisien : « Moi je me définis comme pute, pédé et usager de drogues, je défends les minorités. »

    En 2015, il figure sur la liste d’Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV (europe écologie les verts) pour l’élection régionale de 2015 en Ile-de-France puis sur celle de Claude Bartolone (PS parti social-traitre et allié-e-s) après le premier tour et l’accord PS-EELV.

    En mars 2008, il était déjà candidat aux élections municipales dans le XVIe arrondissement de Paris sur la liste des Verts.

      • Qui défend cet allié du P.S ?
    • Pourquoi le troll défend cet allié du P.S ?
  • 1er juillet 18:29, par Anti Trolls

    On reconnait bien la les spams du copié collé humain 2.0 le troll antisémite toulousain en voie de décomposition Soralienne avancée, l’ex anar Elisée Georgev qui adore aller puiser ses sources sur des sites staliniens et complotiste tels que le grand soir ou encore investig’action de Michel Collon.

    Elysée Georgev alias Hyma Gribouilledingue qui de par sa politique de campagne d’insultes et de spams à largement contribué à la fermeture d’Indymedia Toulouse. Dont il a littéralement épuisé l’équipe de modération, dommage d’ailleurs que les listes indymedia n’existent plus il y avait des interventions de ce taré pas piquée des hannetons.

    Grosse risée du monde militant Toulousain depuis des années, ce gros bolosse correcteur de presse de son état. (Pour la presse bien bourgoise il va sans dire) sévit aussi dans un groupuscule de cinq clampins nommé Collectif Palestine Volvreste basé dans le village de Montbrun Bocage un patelin bien gentrifié de la Haute-Garonne 31.
    On peut le voir a l’œuvre ici dans cette vidéo a partir de la minute 5,40 c’est le gros bollose binoclard avec le bonnet noir surnommé le Cra Cra de Montbrun Bocage, patelin de bolloses plus communément appelle ironiquement aussi Montrouge Brun bocage.

    https://lejournaldemontbrun.wordpress.com/2011/02/18/soiree-de-solidarite-palestine-volvestre/

    https://www.youtube.com/watch?v=lhQgYa8aGXE

    Pas étonnant donc que ce bollosse vienne spammer des articles pro et anti racialistes ici, puisqu’il faisait déjà ça à l’époque de feu indymedia Toulouse ou il s’envoyait ses propres commentaires sionistes pour se faire passer pour une victime de sa propre connerie

  • Comme ça doit être triste de n’être aimé par personne et être réduit à traîner sa vie dans les sites qu’on déteste !

    https://img4.hostingpics.net/pics/673108trollatcomputer136392703710003901140815161528.jpg

    Comment déjouer les manipulations d’un cyberactiviste néo-con ?

    Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées.

    Rappel : Selon wikipedia, en argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble, ou de la personne qui en est à l’origine. Ainsi, « troller », c’est créer artificiellement une controverse qui focalise l’attention aux dépens des échanges et de l’équilibre habituel de la communauté”.

    Le NéoTroll : un parasite néo-con qui tente de brouiller toute remise en question de la doctrine ultra-libérale et coloniale.

    Cependant, un nombre de critères supplémentaires tels que ses sources, son réseau, sa narration bien distinctive et surtout ses thèmes de prédilection et sa vision géopolitique, permettent de distinguer une variante particulière de troll sur les réseaux sociaux, forums et fils de commentaires d’articles d’actualité.

    Quand la zizanie s’empare d’un forum…

    Si vous êtes féru de débats contradictoires en lien direct avec l’actualité politique, il vous est probablement arrivé de participer à quelques discussions sur les réseaux sociaux et les forums. Alors vous avez pu mesurer à quel point il était devenu difficile de pouvoir dialoguer cordialement. Vous vous êtes peut-être rappelé qu’initialement, dans les années 2000, les forums avaient été conçus pour échanger des idées sur des thèmes déterminés au préalable sous la forme de listes de “topics” administrés par des “modérateurs”… mais qu’aujourd’hui ces mêmes forums étaient devenus le plus souvent des zones de railleries où se diffusent de manière péremptoire des accusations infondées contre une personne ou un groupe de personnes. Et une fois injuriés, les individus ciblés n’ont que très peu de pouvoir de rétorsion à opposer à leurs détracteurs car il se trouve qu’ils sont déjà fustigés dans de nombreux médias, toujours lorsque leurs idées sont plus ou moins éloignées des préjugés officiels.

    Puis cet état de fait vous a le cas échéant amené à vous poser les questions suivantes : “Qui sont ces militants qui s’expriment avec autant de véhémence sans jamais daigner répondre à une question précise ?” “Sont-ils vraiment de bonne foi ?” “Pourquoi usent-ils de sophismes qui peuvent se résumer à ces quelques mots : “le bien c’est nous, le mal c’est vous » ? Et si vous observez les sujets abordés, ”Quel intérêt ont-ils à relayer sur internet les campagnes de diabolisation instrumentalisées de toutes pièces par les gardiens du néo-libéralisme ?” ou encore “Comment se fait-il qu’ils développent autant d’arguments en adoptant des comportements qui manquent totalement de logique ?”

    Pour essayer d’apporter quelques réponses à ces questions, nous avons tenté de décrypter et lister les différentes attitudes qui indiquent dans un fil de discussion la présence d’un ou plusieurs trolls de cette espèce particulière, dont nous allons montrer qu’en fait, elle appartient à la nébuleuse néo-cons. Pour la commodité de la démonstration, nous les appellerons tout simplement les “néotrolls”.

    Les caractéristiques du “néotroll”

    Manipulateur sans vergogne : Dans son système, la mauvaise foi est une prérogative, aussi pour parvenir à ses fins le néotroll a recours à de multiples stratégies. Par exemple, il fixe l’attention sur un mot dérisoire afin d’éviter de répondre à une question embarrassante. Ou encore, quand ils lui sont défavorables, il n’hésite pas à banaliser les sujets sensibles. Ayant pour objectif de pervertir le débat, chacun de ses commentaires est une nouvelle occasion de vociférer.

    Harceleur impénitent : Sa technique bien choisie de type trolling est délibérément narquoise. Son but ? Provoquer chez l’interlocuteur une réaction émotionnelle et ainsi le disqualifier en isolant un mot ou une petite phrase que ce truqueur arrive toujours à caricaturer.

    Adversaire déloyal : En géopolitique, bien qu’il s’en défende, le néotroll est constamment aligné sur le positionnement “atlantiste”. Il approuve la totalité des guerres impérialistes dont l’agenda récent fut défini par les faucons de l’administration de George Bush, cette stratégie belliqueuse qui sera par la suite totalement entérinée par la grande majorité des libéraux occidentaux.

    Ainsi, même à l’issue d’une opération militaire israélienne de grande envergure telle que l’Opération Plomb Durci (“Cast Lead”) entre Noël 2008 et l’investiture d’Obama le 20 janvier 2009, le néotroll fini toujours par vous dire que les torts sont partagés dans le conflit israélo-palestinien. Le HAMAS est alors le grand méchant loup de service que le néotroll utilise pour appuyer son raisonnement biaisé. Nous retrouvons cette méthode ( “on ne négocie pas avec …” ) qui bien sûr a pour but de maintenir le statu quo, dans les discours de George Bush et de Benjamin Netanyahu. Du reste, cette rhétorique est utilisée par la totalité des théoriciens néoconservateurs :

    “Pourquoi Israël ne doit jamais négocier avec le Hamas” (Mohamed Sifaoui).

    « On ne peut pas reconnaître un Etat palestinien avec le Hamas aux commandes« (BHL).

    “Propalestinisme, endoctrinement islamiste et judéophobie en France” (Pierre-André Taguieff).

    Bluffeur invétéré : A l’instar de ses illustres modèles que sont BHL, Fourest, Taguieff, Sifaoui, Finkielkraut, Kouchner etc., et même quand il n’a pas une seule carte majeure dans les mains, le néotroll ne se démonte pas. Pour l’essentiel, son bluff s’appuie sur l’utilisation d’arguments – épouvantails. Par exemple “confusionnistes”, “rouges bruns”, “conspirationnistes”. Ces petits mots bien connotés lui permettent de jeter l’anathème sans jamais avoir à s’expliquer, provoquant ainsi la clôture définitive des échanges.

    Néocon/néocorbeau : Il recherche constamment le contrôle du débat par la culpabilité.

    Aussi, afin de multiplier les coups bas, le néotroll a souvent recours à des documents anonymes et non sourcés. Polémique, médisance, pures rumeurs et accusations violentes sont les ingrédients redondants de sa propagande. Sa rhétorique bien rodée finit toujours par atteindre le point Godwin. [Le point Godwin est le principe tiré de la règle qui porte le même nom dite “loi de Godwin ». Cette idée fut conceptualisée en 1990 par l’avocat Mike Godwin. Selon lui « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler est probable ». Godwin pense que l’omniprésence de ces comparaisons a pour conséquence de banaliser l’Holocauste]. Dès lors la diabolisation atteint son point culminant et l’offensé se voit reprocher par une méthode d’extrapolation généralisée des sympathies pour le fascisme. Un martelage en boucle qui se traduit par des affirmations du style : » Il emploie les mêmes mots que l’extrême droite”. Ou encore : “Savez vous qu’il était présent à une manifestation où nous avons pu également dénombrer quelques membre du FN ? C’est bien la preuve qu’il en fait partie !” Cette emphase usée et abusée ne varie jamais d’un iota.

    Indigné sélectif : Le néotroll comme nous venons de le voir s’est donc spécialisé dans le commérage, les amalgames et les procès d’intention. Ceci étant, il est moins loquace voir même carrément muet quand il s’agit d’aborder certains sujets sensibles qui pourtant si l’on en croit ses prétentions devraient concentrer toute son énergie. Par exemple, il ne dit jamais un mot sur les liens entre les gouvernements occidentaux et le nouveau pouvoir d’Ukraine qui utilise des groupe para-militaires ouvertement néonazis. De plus si notre néotroll se montre toujours très généreux en affirmations quand il s’agit d’associer la lutte contre l’impérialisme à un acte d’allégeance à Milosevic, Kadhafi ou à présent Assad, il reste très avare en informations sur les partenariats économiques et militaires qui unissent les différents pays membres de l’OTAN aux pétromonarchies héréditaires du Golfe qui comme nous le savons sont des « modèles démocratiques ». Arabie saoudite : un jeune de 21 ans risque la décapitation

    Tolérant seulement pour lui même : Le néotroll a la fâcheuse habitude d’amalgamer ses contradicteurs avec des personnalités stigmatisées au préalable par les grands médias. Entre autres nous retrouvons Poutine, Arafat, Chavez, Ahmadinejad que le néotroll fusionne, point Godwin oblige, à Hitler, puis suivent dans ses déclinaisons, dans cet ordre ou un autre, Le Pen, Staline, Hamas, Hezbollah, PCF, Bricmont, CGT, Chouard, Mélenchon, Lordon, Dieudonné, Meyssan, Todd, Sapir et Onfray depuis quelques temps, etc.

    Voici par exemple un “message de néotroll type” posté sur le forum d’un site ordurier « Les morbacks véners » , prétendument à gauche mais formellement spécialisé dans l’insulte, la menace et les amalgames. Un militant néocon se fait appeler « nomore ». Le 27 mars 2014 à 10:52, en réponse au message d’un autre participant à ce forum, « nomore » écrit :

    “Vu la réaction de « Red Star » nous avons probablement affaire là, à un de ces débris stalinoïdes genre PRCF-Mpep-Cgt bas du front du nord-CNR 2.0-Comite Valmy qui sont aussi de grands admirateurs de démagogue-Natio-productiviste Mélenchon et de son « Front de Gauche » et de temps à autres des grands amis des « constituants » regroupés autour du duo de « Gauche Alter » des Chouard-Lordon . Un « Front de gauche » un PCF et un « Mouvement pour la paix » que ça n’a pas gêné le 29 août 2014 dernier de « Manifester contre l’intervention militaire en Syrie » place des innocents à paris aux coté des pires chabihas Bacharistes de l’ambassade de Syrie en France, des fachos de la « dissidence », de la négationniste Ginette Skandrani , du « Cercle des Volontaires » et de divers autres soraliens et fracassés du bulbe conspirationnistes. (…)”

    Nous vous épargnons le reste du message, qui n’apporte vraiment rien de plus.

    Bref, « nomore » nous propose une “ratatouille façon Maître Taguieff” qui consiste à salir un maximum de gens qui n’ont rien à voir les uns avec les autres en les réunissant dans un minimum d’espace. Dès lors, « exigeant pour les autres, indulgent pour moi-même » pourrait être la devise du néotroll, qui lui n’est jamais très regardant sur la qualité de ses propres sources. Rappelons que Conspiracywatch et Confusionnisme.info sont les deux sites principaux auxquels s’abreuve l’ensemble de la nébuleuse néocon/néotroll. La source principale Conspiracywatch, est animée par Rudy Reichstadt, ce dernier fait la jonction entre la droite néocon islamophobe et la pensée ultra-libérale. En bref, Monsieur Reichstadt est toujours “du côté du fric et des bombes”. La source secondaire Confusionnisme.info est animée par Ornella Guyet qui en complément de ses annonces putrides, distille jusqu’à plus soif les rapports douteux de Monsieur Reichstadt. Au final, les deux sites, sous couvert de lutte contre le « conspirationnisme », relaient de façon permanente la propagande guerrière occidentale sur internet et dans les médias. A cela se rajoute une multitude de sites aussi primaires qu’anecdotiques qui pour obtenir un semblant de véracité rééditent les pseudo-analyses des deux sites pilotes.

    Néocon /néomanichéen : En 2001 George Bush dans un discours post 11-Septembre empreint de religiosité promettait une vengeance « du bien contre le mal ». De la doctrine Bush, le néotroll a surtout conservé la violence et le manichéisme. Dans la narration néotroll le diable qui était constamment sous-entendu dans les sermons de Bush, est remplacé par les termes « fachos” , “conspi”, ou encore “rouge brun « . Et nous avons vu plus haut dans le billet comment ces labels étaient attribués. Cependant la toxicité de ces expressions vient du fait que répétées en boucle elles ont fini par déboucher sur des formules toutes faites qui se suffisent à elles-mêmes. Pour exemple : « Pas de quartiers pour les fachos« – “Conspis hors de nos villes » s’écriait l’égérie de la nébuleuse néotroll Ornella Guyet. Ces deux exemples d’affirmations péremptoires, qui de surcroît encouragent le lynchage, illustrent parfaitement le manichéisme néotroll.

    Résumons ! Semblable à une toxine hautement pathogène, le neotroll diffuse sa malveillance principalement sur les forums consacrés aux questions de macroéconomie et de politique internationale. Le néotroll est dépourvu de sens moral. La calomnie est son principal attribut. Il est au service d’une stratégie perverse qui justifie la guerre au nom des droits de l’homme. Il martèle sans cesse les mêmes inepties tirées de sources plus que douteuses. Son indignation est paradoxale. Convaincu de son bon droit, il peut aller jusqu’à préconiser la violence.

    Se défendre en connaissance de cause

    A présent que nous avons repéré le “militant néocon catégorie troll”, la question est de savoir comment lutter efficacement contre lui ?

    1. Pour éviter qu’il ne dévore toute votre énergie, ne prenez pas plus de cinq minutes à lui répondre.

    2. Pour aller plus vite utilisez la presse de masse qui bien que l’information y soit diluée, représente quand on prend le temps de varier les sources une très bonne base de données. Exemple : Un jour dans Haaretz un autre dans le Telegraph le surlendemain avec le New York Times, et ainsi de suite… vous pouvez même de cette façon descendre jusqu’àL’Express c’est vous dire !

    3. Très succinctement vous pouvez aussi rappeler à notre néotroll qu’inconsciemment ou pas il est constamment dans la roue des “chiens de garde” du néocolonialisme qui, sous couvert de bons sentiments, nous ont vendu les campagnes militaires (entreprises de spoliation )d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie et toutes celles d’Afrique, dont aujourd’hui nous mesurons pleinement les conséquences sur les peuples .

    4. Quand il s’agit de faire la promotion d’une guerre, les néocons français n’hésitent pas pour les culpabiliser, à amalgamer les militants pacifistes à l’épouvantail FN. En 2002, Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient : « Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce « nationalisme des imbéciles » qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. » Bien entendu, le néotroll n’a rien oublié de cette méthode. Pour lui comme pour Bruckner et ses camarades, le FN est un monstre utile qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Dès lors, pour éviter les discutions sans fin, vous pouvez simplement signifier au néotroll que Marine Le Pen est contre le cannibalisme, et que ce n’est pas pour autant que vous n’allez pas devenir anthropophage…

    5. Inutile de spéculer sur les raisons de ses agissements. Peu importe de savoir si le néotroll défend des intérêts camouflés, ou si son implication est seulement intéressée, ou bien encore si il s’agit d’un psychorigide verrouillé ad vitam æternam sur des idées reçues … si vous abordez ce type de questions avec lui vous le conforterez dans son rôle de merle moqueur. Retenons simplement que le néotroll n’a pas son pareil pour semer la discorde dans les milieux du cybermilitantisme.

    Conclusion

    Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées. Ne perdez jamais de vue que le néotroll est un destructeur qui se moque éperdument du sens et du non-sens. Avec lui le vivre ensemble est tout simplement impossible à envisager. Son “jusqu’au-boutisme” ne tolère rien d’autre qu’une lutte sans règle de conduite dont il doit sortir gagnant coûte que coûte et cela par n’importe quel moyen. En somme, nous pouvons résumer la situation en quelques mots : le néotroll se situe toujours au niveau le plus archaïque des échanges, l’avant dernier palier, celui qui précède de très peu les crachats, les jets de pierre et le lynchage.

    https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/190116/comment-dejouer-les-manipulations-d-un-cyberactiviste-neo-con

  • À Paris, Toulouse, Marseille, ou ailleurs, les autoritaires on n’en veut pas !

    Suite à un énième écho ( qui fait suite à celui-ci, et la liste est probablement longue) d’attitudes autoritaires et violentes envers des camarades de la part d’individus qui essaient de naviguer en milieu anti-autoritaire, utilisant menaces et cassages de gueules dès qu’ils sont à court d’arguments politiques et n’obtiennent pas le consensus de leurs interlocuteurs, nous sommes plusieurs à avoir eu envie d’exprimer notre raz-le-bol face à des personnes dont le seul but et la seule raison d’exister dans le milieu c’est de s’imposer à coup d’attitudes virilistes, d’exister en pourrissant le milieu, en empêchant des débats nécessaires, en sermonant leurs camarades, lançant des injonctions à choisir un camps dans leur guerre virtuelle contre des chimères, quitte à s’associer à des gens qui portent des idées qu’ils n’ont jamais tolérées.

    On s’étonne de voir ces nervis ne diriger leur violence que sur des camarades, alors que la liste de ceux qui auraient une bonne raison de se prendre un coup de tête dans ce monde de merde est longue ... à commencer par des juges, des procureurs, puisque nos gros bras sont candidats au prix du Plus-radical-que-moi-face-à-la-justice-tu-meurs ...

    Des personnes dans le milieu qui ont eu à faire à la justice ça ne manque pas ... pourtant on n’a jamais vu personne venir imposer à coup de boule des stratégies face à la répression.

    Ces gens là l’ont fait ! Tu n’es pas d’accord avec ces professionnels de la défense, tu te prends un coup de boule. Tu ne trouves pas que des tags soient particulièrement négationnistes, tu te fais tabasser devant les locaux d’Actup. Tu oses émettre un avis différent lors d’une assemblée, tu te fais insulter en public ... le mieux étant que ces choses se déroulent en public, et que ces nervis continuent de pouvoir naviguer tranquillement dans le milieu, menaçant et tabassant ceux qui se trouvent sur leur chemin, se faisant publier sur les divers mutus, qui envoient ainsi des camarades igorants de la situation se faire taper dessus s’ils ont l’aplomb de dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ces "docteurs en radicalité".

    Est-ce qu’on va les laisser intimider, menacer et taper d’autres camarades dans chaque endroit où ils viennent faire leur propagande ? Qu’est-ce qui attend les camarades marseillais qui ont la malchance d’accueilllir ces autoritaires dans quelques jours ?

    Et surtout, comment des personnes avec de telles attitudes autoritaires peuvent encore être reçues dans des lieux militants, dans des endroits où l’on débat pour faire avancer les idées, et où le concept de la violence utilisée contre des camarades pour imposer ses idées (en somme la loi du plus fort) n’est pas le bienvenue ?

    Il y a suffisament de violence et de répression de la part de l’état et ses sbires, on n’a pas besoin de ce genre de comportements dignes de mafiosos qui pensent pouvoir terroriser le milieu en s’imposant par une force viriliste qu’on voudrait bien voir loin, très loin, de nous, de nos luttes et de nos lieux militants.

    You won’t get away with this !

    Vous ne vous en tirerez pas comme ça !

    https://www.infolibertaire.net/you-wont-gettaway-with-this/

  • 5 juillet 09:23, par Brigade Anti Georgev

    Alors tu la ramenè encore le salopard d’antisémite Toulousain.

    t’affole pas Elysée Georgev le temps de tes insultes et de tes campagnes de calomnies ordurières contre des camarades antifascistes et bientôt fini, tu ne te planquera pas longtemps dans ton petit quartier de bourges de la Fourget et a Mont rouge brun Bocage.

  • 6 juillet 23:39

    not sure if trolling or just stupid

    https://img15.hostingpics.net/pics/181058Unknown4.jpg

    Dur, dur, pour les trolls frustrés et compulsifs de n’avoir pas d’autre endroit où traîner leur non-vie que sur les sites qu’ils détestent :-)))))))

    Troubles obsessionnels compulsifs

    « Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des comportements répétitifs et irraisonnés mais irrépressibles qui touchent le plus souvent des sujets jeunes, voire des enfants. […] Les progrès en imagerie médicale et le développement de modèles animaux ont permis de mieux comprendre les mécanismes des TOC au cours des dernières années.

    Les TOC touchent environ 2 % de la population. Il s’agit ainsi de la 4e pathologie psychiatrique la plus fréquente après les troubles phobiques, les addictions et les troubles dépressifs. Le début du trouble est le plus souvent précoce et son évolution est chronique : environ 65 % des cas débutent avant l’âge de 25 ans et 15 % après 35 ans. Il peut survenir dès la petite enfance avec une prévalence allant jusqu’à 3,6 % avant 18 ans. »

    https://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/troubles-obsessionnels-compulsifs

    Comment déjouer les manipulations d’un cyberactiviste néo-con ?

    Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées.

    Rappel : Selon wikipedia, en argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s’agir d’un message (par exemple sur un forum), d’un débat conflictuel dans son ensemble, ou de la personne qui en est à l’origine. Ainsi, « troller », c’est créer artificiellement une controverse qui focalise l’attention aux dépens des échanges et de l’équilibre habituel de la communauté”.

    Le NéoTroll : un parasite néo-con qui tente de brouiller toute remise en question de la doctrine ultra-libérale et coloniale.

    https://img4.hostingpics.net/pics/673108trollatcomputer136392703710003901140815161528.jpg

    Cependant, un nombre de critères supplémentaires tels que ses sources, son réseau, sa narration bien distinctive et surtout ses thèmes de prédilection et sa vision géopolitique, permettent de distinguer une variante particulière de troll sur les réseaux sociaux, forums et fils de commentaires d’articles d’actualité.

    Quand la zizanie s’empare d’un forum…

    Si vous êtes féru de débats contradictoires en lien direct avec l’actualité politique, il vous est probablement arrivé de participer à quelques discussions sur les réseaux sociaux et les forums. Alors vous avez pu mesurer à quel point il était devenu difficile de pouvoir dialoguer cordialement. Vous vous êtes peut-être rappelé qu’initialement, dans les années 2000, les forums avaient été conçus pour échanger des idées sur des thèmes déterminés au préalable sous la forme de listes de “topics” administrés par des “modérateurs”… mais qu’aujourd’hui ces mêmes forums étaient devenus le plus souvent des zones de railleries où se diffusent de manière péremptoire des accusations infondées contre une personne ou un groupe de personnes. Et une fois injuriés, les individus ciblés n’ont que très peu de pouvoir de rétorsion à opposer à leurs détracteurs car il se trouve qu’ils sont déjà fustigés dans de nombreux médias, toujours lorsque leurs idées sont plus ou moins éloignées des préjugés officiels.

    Puis cet état de fait vous a le cas échéant amené à vous poser les questions suivantes : “Qui sont ces militants qui s’expriment avec autant de véhémence sans jamais daigner répondre à une question précise ?” “Sont-ils vraiment de bonne foi ?” “Pourquoi usent-ils de sophismes qui peuvent se résumer à ces quelques mots : “le bien c’est nous, le mal c’est vous » ? Et si vous observez les sujets abordés, ”Quel intérêt ont-ils à relayer sur internet les campagnes de diabolisation instrumentalisées de toutes pièces par les gardiens du néo-libéralisme ?” ou encore “Comment se fait-il qu’ils développent autant d’arguments en adoptant des comportements qui manquent totalement de logique ?”

    Pour essayer d’apporter quelques réponses à ces questions, nous avons tenté de décrypter et lister les différentes attitudes qui indiquent dans un fil de discussion la présence d’un ou plusieurs trolls de cette espèce particulière, dont nous allons montrer qu’en fait, elle appartient à la nébuleuse néo-cons. Pour la commodité de la démonstration, nous les appellerons tout simplement les “néotrolls”.

    Les caractéristiques du “néotroll”

    Manipulateur sans vergogne : Dans son système, la mauvaise foi est une prérogative, aussi pour parvenir à ses fins le néotroll a recours à de multiples stratégies. Par exemple, il fixe l’attention sur un mot dérisoire afin d’éviter de répondre à une question embarrassante. Ou encore, quand ils lui sont défavorables, il n’hésite pas à banaliser les sujets sensibles. Ayant pour objectif de pervertir le débat, chacun de ses commentaires est une nouvelle occasion de vociférer.

    Harceleur impénitent : Sa technique bien choisie de type trolling est délibérément narquoise. Son but ? Provoquer chez l’interlocuteur une réaction émotionnelle et ainsi le disqualifier en isolant un mot ou une petite phrase que ce truqueur arrive toujours à caricaturer.

    Adversaire déloyal : En géopolitique, bien qu’il s’en défende, le néotroll est constamment aligné sur le positionnement “atlantiste”. Il approuve la totalité des guerres impérialistes dont l’agenda récent fut défini par les faucons de l’administration de George Bush, cette stratégie belliqueuse qui sera par la suite totalement entérinée par la grande majorité des libéraux occidentaux.

    Ainsi, même à l’issue d’une opération militaire israélienne de grande envergure telle que l’Opération Plomb Durci (“Cast Lead”) entre Noël 2008 et l’investiture d’Obama le 20 janvier 2009, le néotroll fini toujours par vous dire que les torts sont partagés dans le conflit israélo-palestinien. Le HAMAS est alors le grand méchant loup de service que le néotroll utilise pour appuyer son raisonnement biaisé. Nous retrouvons cette méthode ( “on ne négocie pas avec …” ) qui bien sûr a pour but de maintenir le statu quo, dans les discours de George Bush et de Benjamin Netanyahu. Du reste, cette rhétorique est utilisée par la totalité des théoriciens néoconservateurs :

    “Pourquoi Israël ne doit jamais négocier avec le Hamas” (Mohamed Sifaoui).

    « On ne peut pas reconnaître un Etat palestinien avec le Hamas aux commandes« (BHL).

    “Propalestinisme, endoctrinement islamiste et judéophobie en France” (Pierre-André Taguieff).

    Bluffeur invétéré : A l’instar de ses illustres modèles que sont BHL, Fourest, Taguieff, Sifaoui, Finkielkraut, Kouchner etc., et même quand il n’a pas une seule carte majeure dans les mains, le néotroll ne se démonte pas. Pour l’essentiel, son bluff s’appuie sur l’utilisation d’arguments – épouvantails. Par exemple “confusionnistes”, “rouges bruns”, “conspirationnistes”. Ces petits mots bien connotés lui permettent de jeter l’anathème sans jamais avoir à s’expliquer, provoquant ainsi la clôture définitive des échanges.

    Néocon/néocorbeau : Il recherche constamment le contrôle du débat par la culpabilité.

    Aussi, afin de multiplier les coups bas, le néotroll a souvent recours à des documents anonymes et non sourcés. Polémique, médisance, pures rumeurs et accusations violentes sont les ingrédients redondants de sa propagande. Sa rhétorique bien rodée finit toujours par atteindre le point Godwin. [Le point Godwin est le principe tiré de la règle qui porte le même nom dite “loi de Godwin ». Cette idée fut conceptualisée en 1990 par l’avocat Mike Godwin. Selon lui « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler est probable ». Godwin pense que l’omniprésence de ces comparaisons a pour conséquence de banaliser l’Holocauste]. Dès lors la diabolisation atteint son point culminant et l’offensé se voit reprocher par une méthode d’extrapolation généralisée des sympathies pour le fascisme. Un martelage en boucle qui se traduit par des affirmations du style : » Il emploie les mêmes mots que l’extrême droite”. Ou encore : “Savez vous qu’il était présent à une manifestation où nous avons pu également dénombrer quelques membre du FN ? C’est bien la preuve qu’il en fait partie !” Cette emphase usée et abusée ne varie jamais d’un iota.

    Indigné sélectif : Le néotroll comme nous venons de le voir s’est donc spécialisé dans le commérage, les amalgames et les procès d’intention. Ceci étant, il est moins loquace voir même carrément muet quand il s’agit d’aborder certains sujets sensibles qui pourtant si l’on en croit ses prétentions devraient concentrer toute son énergie. Par exemple, il ne dit jamais un mot sur les liens entre les gouvernements occidentaux et le nouveau pouvoir d’Ukraine qui utilise des groupe para-militaires ouvertement néonazis. De plus si notre néotroll se montre toujours très généreux en affirmations quand il s’agit d’associer la lutte contre l’impérialisme à un acte d’allégeance à Milosevic, Kadhafi ou à présent Assad, il reste très avare en informations sur les partenariats économiques et militaires qui unissent les différents pays membres de l’OTAN aux pétromonarchies héréditaires du Golfe qui comme nous le savons sont des « modèles démocratiques ». Arabie saoudite : un jeune de 21 ans risque la décapitation 


    Tolérant seulement pour lui même : Le néotroll a la fâcheuse habitude d’amalgamer ses contradicteurs avec des personnalités stigmatisées au préalable par les grands médias. Entre autres nous retrouvons Poutine, Arafat, Chavez, Ahmadinejad que le néotroll fusionne, point Godwin oblige, à Hitler, puis suivent dans ses déclinaisons, dans cet ordre ou un autre, Le Pen, Staline, Hamas, Hezbollah, PCF, Bricmont, CGT, Chouard, Mélenchon, Lordon, Dieudonné, Meyssan, Todd, Sapir et Onfray depuis quelques temps, etc.

    Voici par exemple un “message de néotroll type” posté sur le forum d’un site ordurier « Les morbacks véners » , prétendument à gauche mais formellement spécialisé dans l’insulte, la menace et les amalgames. Un militant néocon se fait appeler « nomore ». Le 27 mars 2014 à 10:52, en réponse au message d’un autre participant à ce forum, « nomore » écrit :

    “Vu la réaction de « Red Star » nous avons probablement affaire là, à un de ces débris stalinoïdes genre PRCF-Mpep-Cgt bas du front du nord-CNR 2.0-Comite Valmy qui sont aussi de grands admirateurs de démagogue-Natio-productiviste Mélenchon et de son « Front de Gauche » et de temps à autres des grands amis des « constituants » regroupés autour du duo de « Gauche Alter » des Chouard-Lordon . Un « Front de gauche » un PCF et un « Mouvement pour la paix » que ça n’a pas gêné le 29 août 2014 dernier de « Manifester contre l’intervention militaire en Syrie » place des innocents à paris aux coté des pires chabihas Bacharistes de l’ambassade de Syrie en France, des fachos de la « dissidence », de la négationniste Ginette Skandrani , du « Cercle des Volontaires » et de divers autres soraliens et fracassés du bulbe conspirationnistes. (…)”

    Nous vous épargnons le reste du message, qui n’apporte vraiment rien de plus.

    Bref, « nomore » nous propose une “ratatouille façon Maître Taguieff” qui consiste à salir un maximum de gens qui n’ont rien à voir les uns avec les autres en les réunissant dans un minimum d’espace. Dès lors, « exigeant pour les autres, indulgent pour moi-même » pourrait être la devise du néotroll, qui lui n’est jamais très regardant sur la qualité de ses propres sources. Rappelons que Conspiracywatch et Confusionnisme.info sont les deux sites principaux auxquels s’abreuve l’ensemble de la nébuleuse néocon/néotroll. La source principale Conspiracywatch, est animée par Rudy Reichstadt, ce dernier fait la jonction entre la droite néocon islamophobe et la pensée ultra-libérale. En bref, Monsieur Reichstadt est toujours “du côté du fric et des bombes”. La source secondaire Confusionnisme.info est animée par Ornella Guyet qui en complément de ses annonces putrides, distille jusqu’à plus soif les rapports douteux de Monsieur Reichstadt. Au final, les deux sites, sous couvert de lutte contre le « conspirationnisme », relaient de façon permanente la propagande guerrière occidentale sur internet et dans les médias. A cela se rajoute une multitude de sites aussi primaires qu’anecdotiques qui pour obtenir un semblant de véracité rééditent les pseudo-analyses des deux sites pilotes.

    Néocon /néomanichéen : En 2001 George Bush dans un discours post 11-Septembre empreint de religiosité promettait une vengeance « du bien contre le mal ». De la doctrine Bush, le néotroll a surtout conservé la violence et le manichéisme. Dans la narration néotroll le diable qui était constamment sous-entendu dans les sermons de Bush, est remplacé par les termes « fachos” , “conspi”, ou encore “rouge brun « . Et nous avons vu plus haut dans le billet comment ces labels étaient attribués. Cependant la toxicité de ces expressions vient du fait que répétées en boucle elles ont fini par déboucher sur des formules toutes faites qui se suffisent à elles-mêmes. Pour exemple : « Pas de quartiers pour les fachos« – “Conspis hors de nos villes » s’écriait l’égérie de la nébuleuse néotroll Ornella Guyet. Ces deux exemples d’affirmations péremptoires, qui de surcroît encouragent le lynchage, illustrent parfaitement le manichéisme néotroll.

    Résumons ! Semblable à une toxine hautement pathogène, le neotroll diffuse sa malveillance principalement sur les forums consacrés aux questions de macroéconomie et de politique internationale. Le néotroll est dépourvu de sens moral. La calomnie est son principal attribut. Il est au service d’une stratégie perverse qui justifie la guerre au nom des droits de l’homme. Il martèle sans cesse les mêmes inepties tirées de sources plus que douteuses. Son indignation est paradoxale. Convaincu de son bon droit, il peut aller jusqu’à préconiser la violence.

    Se défendre en connaissance de cause

    A présent que nous avons repéré le “militant néocon catégorie troll”, la question est de savoir comment lutter efficacement contre lui ?

    1. Pour éviter qu’il ne dévore toute votre énergie, ne prenez pas plus de cinq minutes à lui répondre.

    2. Pour aller plus vite utilisez la presse de masse qui bien que l’information y soit diluée, représente quand on prend le temps de varier les sources une très bonne base de données. Exemple : Un jour dans Haaretz un autre dans le Telegraph le surlendemain avec le New York Times, et ainsi de suite… vous pouvez même de cette façon descendre jusqu’àL’Express c’est vous dire !

    3. Très succinctement vous pouvez aussi rappeler à notre néotroll qu’inconsciemment ou pas il est constamment dans la roue des “chiens de garde” du néocolonialisme qui, sous couvert de bons sentiments, nous ont vendu les campagnes militaires (entreprises de spoliation )d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie et toutes celles d’Afrique, dont aujourd’hui nous mesurons pleinement les conséquences sur les peuples .

    4. Quand il s’agit de faire la promotion d’une guerre, les néocons français n’hésitent pas pour les culpabiliser, à amalgamer les militants pacifistes à l’épouvantail FN. En 2002, Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient : « Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce « nationalisme des imbéciles » qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. » Bien entendu, le néotroll n’a rien oublié de cette méthode. Pour lui comme pour Bruckner et ses camarades, le FN est un monstre utile qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Dès lors, pour éviter les discutions sans fin, vous pouvez simplement signifier au néotroll que Marine Le Pen est contre le cannibalisme, et que ce n’est pas pour autant que vous n’allez pas devenir anthropophage…

    5. Inutile de spéculer sur les raisons de ses agissements. Peu importe de savoir si le néotroll défend des intérêts camouflés, ou si son implication est seulement intéressée, ou bien encore si il s’agit d’un psychorigide verrouillé ad vitam æternam sur des idées reçues … si vous abordez ce type de questions avec lui vous le conforterez dans son rôle de merle moqueur. Retenons simplement que le néotroll n’a pas son pareil pour semer la discorde dans les milieux du cybermilitantisme.
    Conclusion

    Au vu de l’ensemble de ces données, il apparaît indubitable que vous pouvez faire votre deuil de toute tentative de communication idéale avec un néotroll. Par conséquent évitez de perdre trop de temps dans vos explications. Cet adepte de la pensée unique n’a pas l’intention d’écouter autre chose que les idées conformément admises même si vos réponses sont parfaitement argumentées. Ne perdez jamais de vue que le néotroll est un destructeur qui se moque éperdument du sens et du non-sens. Avec lui le vivre ensemble est tout simplement impossible à envisager. Son “jusqu’au-boutisme” ne tolère rien d’autre qu’une lutte sans règle de conduite dont il doit sortir gagnant coûte que coûte et cela par n’importe quel moyen. En somme, nous pouvons résumer la situation en quelques mots : le néotroll se situe toujours au niveau le plus archaïque des échanges, l’avant dernier palier, celui qui précède de très peu les crachats, les jets de pierre et le lynchage.

    https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/190116/comment-dejouer-les-manipulations-d-un-cyberactiviste-neo-con

  • néo-con = notion flou

    pizzicalaluna/ sert ici à masquer que cette merde fut reprise par Michel Collon sur un blog de fachos conspi’ (anticons chez wordpress )

  • Depuis plus d’un an une campagne politique acharnée et réactionnaire est menée par les « anti-racialisateurs ». Diffusion de textes, brochures, émission de radio, collage, perturbations.

    Ielles ont la prétention (et le culot) de se présenter en fins connaisseurs des mouvements politiques qui luttent contre le racisme et comme si ces questions politiques leurs tenaient vraiment à cœur.

    S’autoproclamant comme les vrais révolutionnaires et les vrais anti-racistes, ielles sont parties en croisade pour défendre la pureté de l’idée révolutionnaire contre l’ « idéologie racialiste » (qu’ielles ont inventé de toute pièce), qui serait en train de s’infiltrer dans « les organisations et milieux politiques qui vont de l’extrême gauche jusqu’aux libertaires ».
    Cette prétendue « idéologie » n’apporterait que du confusionnisme et serait le symptôme de la perte de perspectives révolutionnaires. Elle ferait infiltrer dans ces milieux des idées racistes (camouflées en progressistes), à travers l’utilisation de mots et catégories qui viennent du pouvoir (« race ») ou de leurs dérivés (comme « racisé-e », etc), et qu’on devrait donc rejeter en bloc si on est des vrais.

    Ielles essaient de nous faire croire que toutes les personnes qui utilisent ces mots sont pareilles et défendent le même discours. Elles sont toutes racistes. Des ennemies à combattre et à éliminer des milieux qui se veulent révolutionnaires.
    Mais tout n’est pas perdu, vu qu’ielles sont arrivées pour sauver et pour défendre ces milieux !
    Alors vite, il faut faire comprendre à tout le monde qu’à cet endroit-là se situerait le point de rupture, autour duquel il y a urgence à se positionner, pour se donner la possibilité de rouvrir des vraies perspectives révolutionnaires.

    Sans blague ?! Merci de nous protéger de ce grand danger, tout en essayant de nous apprendre la vie et la révolution. Bien essayé, mais raté.

    S’ielles connaissaient vraiment les mouvements anti-racistes et décoloniaux et s’ielles s’intéressaient vraiment aux différents systèmes d’oppression, ielles sauraient sans doute que des débats et des questionnements existent déjà autour de l’utilisation de mots créés par le pouvoir pour parler du racisme structurel et pour analyser l’oppression qui va avec. Ielles sauraient aussi que des débats existent depuis des années dans certains milieux féministes sur l’équilibre à trouver entre la volonté de mettre fin aux oppressions et la volonté de nommer et d’analyser ces mêmes oppressions ; sur comment dépasser les catégories créés par le pouvoir (qui participent à entretenir les oppressions), tout en prenant en compte le fait que ces mêmes catégories permettent aussi de nommer et d’analyser ces oppressions. Parce que ça ne suffit pas de ne plus en vouloir et de ne plus les utiliser pour que ça fasse disparaître les effets et les conséquences concrètes qu’elles produisent dans la réalité.
    Alors pas la peine de faire les messies qui apporteraient la bonne parole pour éclairer les pensées.

    Personne vous a attendu-es pour réfléchir à ces questions. Et surtout, personne n’a besoin de votre avis ni de votre validation.
    Ceci dit, je crois qu’il y a une différence fondamentale entre complexifier ou critiquer certaines applications des grilles d’analyse des oppressions et dominations, tout en voyant et en comprenant l’importance et la valeur de leurs apports, et le faire, à l’inverse, avec l’objectif de s’attaquer à ces grilles d’analyse dans leur totalité, pour les rejeter en bloc. Et c’est justement là qui se trouve le cœur du problème.

    En effet, le problème politique le plus important par rapport aux « anti-racialisateurs » n’est pas leur ignorance autour de toutes ces questions, mais leurs intentions politiques.

    C’est certes très désagréable et malvenu quand, en connaissant très mal ce dont elles parlent, ces personnes se sentent légitime non seulement de pondre des pages et de pages, faire des émissions de radio, des affiches, ect. Et, en plus, de le faire d’une manière super arrogante et méprisante.

    Mais, qui plus est, ielles vont jusqu’à traiter de « racistes » toutes les personnes qui, pour lutter contre le racisme structurel, essaient d’analyser et de critiquer la « race » comme une construction sociale utilisée pour hiérarchiser les individues sur la base de marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno-culturels.

    À grands coups d’amalgames absurdes, de déformations des discours des autres, de raccourcis réducteurs, les « anti-racialisateurs » mettent dans le même sac toutes les personnes qui utilisent le mot « race ». De l’extrême droite au PIR, de la gauche anti-raciste aux mouvements dé-coloniaux, c’est toutes les mêmes. Aucune différence dans les idées, les analyses, les discours portés, les perspectives. Face à autant de confusionnisme, de manipulations et de mauvaise foi, on ne peut pas ne pas comprendre que leurs intérêts et intentions politiques sont toutes autres que celles qu’ielles affichent.

    Il ne faut pas être dupes. Leurs crachats confusionnistes ne visent pas à s’attaquer au racisme, qu’ielles n’utilisent, en bon politicien, que pour redorer leur pilule. Ielles sont, en réalité, en train de s’attaquer à certaines visions politiques auxquelles ielles font parfois allusion mais qu’ielles ne nomment jamais explicitement.

    Ce que les « anti-racialisateurs » sont en train de faire, c’est s’attaquer aux visions et analyses politiques qui, depuis des décennies, essaient de politiser toutes les sphères de la vie et du quotidien pour montrer que les rapports d’oppression et de domination ne se réduisent pas au seul champ économique, ni sont seulement véhiculés par l’État. Ielles sont en train de s’attaquer aux analyses qui considèrent ces rapports d’oppression et de domination comme quelque chose qui traverse tout le monde, que certaines personnes subissent en même temps que d’autre en bénéficient.

    Par la même occasion, ils s’attaquent donc aussi aux implications politiques de ces analyses : comme le fait que les « ennemis » ne sont pas seulement les bourgeois, ni seulement « les autres », les caricatures du raciste ou du macho ; comme le fait que les milieux soi-disant révolutionnaires ne sont pas en dehors de la société mais qu’ils sont aussi traversés par tout ça ; comme l’idée que c’est aux opprimé-es, en tant que groupe social, de définir l’oppression qu’ielles subissent (et donc aussi décider de comment en parler) ; comme le fait que la non-mixité soit pensée comme un outil politique d’émancipation (sans oublier que ça relève tout simplement d’une logique autoritaire de se permettre de dire à d’autres comment ielles devraient s’organiser pour lutter).

    Ces analyses sont des apports des luttes de libération et d’émancipation menées par des opprimé-es, qui ont dû se battre depuis des décennies (et ça continue encore) au sein des milieux révolutionnaires pour que leurs réalités et leurs vécus d’oppressions soient pris en compte comme quelque chose qui existe, qui est politique et qui a autant d’importance que les effets du capitalisme et de l’État. Comme une condition pour pouvoir exister entièrement dans ces mouvements révolutionnaires.

    Ces luttes ont permis de prendre conscience et de mettre en lumière l’existence de ces oppressions, c’est à dire de voir l’oppression là où on ne la voyait pas avant, parce qu’on considérait l’état des choses comme normale, comme relevant de l’ordre naturel.

    L’offensive des « anti-racialisateurs » n’est dans le fond rien de nouveau ni de très original, vu qu’elle n’est rien d’autre qu’un mouvement de « réaction », dans le sens de conservateur et réactionnaire, à l’émergence, à l’existence et au renforcement de ces visions politiques et de leurs implications. Pour ne pas devoir voir ni prendre ses responsabilités dans ces autres systèmes de dominations. Ou, pour certain-es, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses privilèges sans avoir à se remettre en question et sans qu’on les fasse chier.
    Alors non, ce qui est en train de se jouer n’est pas un débat, tout comme ce n’est pas une guerre de chapelle ou une bataille pour l’hégémonie. C’est insultant de voir les choses de cette manière.
    Parce que vouloir nier ces oppressions, leurs effets et leurs implications, ou remettre à nouveau en question leur portée politique, n’est pas juste une opinion, mais participe pleinement de l’oppression elle-même.

    C’est pour tout cela que je considère qu’il faut réagir à leur offensive et ne pas laisser de place aux idées réactionnaires qu’ielles essaient de diffuser.
    Depuis quand, pour les révolutionnaires, tout serait discutable et entendable ?
    Non, la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords n’était pas un débat, mais la dernière étape de leur campagne politique nauséabonde.

    Face à ces crachats insultants et méprisants qui véhiculent des idées à vomir et qui puent le moisi, ça me paraît donc tout à fait compréhensible et souhaitable que des gentes décident de ne pas laisser passer cet énième affront.

    C’est pour tout cela que je comprends très bien la colère des personnes racisé-es qui sont venues à Mille Bâbords pour empêcher que la soirée ait lieu. Comme celle des autres personnes (dont je fais partie) venues pour s’opposer à ce pseudo-débat ou qui essaient de différentes manières de leur barrer le chemin.

    C’est pour tout cela que je ne soutiendrai jamais les lieux et les espaces, physiques ou virtuels, qui permettent une existence et une visibilité à ces discours gerbants.
    Parce qu’en faisant cela, ielles cautionnent ces discours. Parce qu’en faisant cela, ielles deviennent une partie du problème et non de la solution.

    Plutôt que de jouer les victimes de violences incompréhensibles et de vous étonner naïvement que des conséquences vous tombent dessus, plutôt que jouer les défenseurs de la liberté d’expression et du débat démocratique et vous poser au dessus de tout le monde, plutôt que de vous cacher derrière vos chartes remplies de mots que vous videz de leur sens et de leur profondeur politique, prenez vos responsabilités et assumez les conséquences de vos choix.

    Plutôt que de pointer la violence visible des personnes qui ripostent à une oppression, regardez déjà la violence « invisible » que vous véhiculez et dont vous ne vous rendez même pas compte tellement elle fait partie de la normalité.
    Ce n’est pas possible de limiter les analyses de la conflictualité politique et de la violence au seul champ économique. Ni de les arrêter devant votre porte.

    une personne blanche – novembre 2016

    ps : Je ne me suis pas attardé dans ce texte sur les faits qui se sont déroulés dans la soirée du 28 octobre à Mille Bâbords. Le communiqué concernant l’action menée contre la discussion prévue ce soir-là décrit déjà assez bien ce qu’il s’y est passé, contrairement aux autres textes remplis de victimisme, de mensonges et de mauvaise fois.

    https://iaata.info/Pourquoi-les-anti-racialisateurs-et-aussi-celleux-qui-les-soutiennent-font-1688.html

  • Cet « hétérophobe » autoproclamé est édité à La Fabrique, il se présente dans une interview avec Le Parisien : « Moi je me définis comme pute, pédé et usager de drogues, je défends les minorités. »

    En 2015, il figure sur la liste d’Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV (europe écologie les verts) pour l’élection régionale de 2015 en Ile-de-France puis sur celle de Claude Bartolone (PS parti social-traitre et allié-e-s) après le premier tour et l’accord PS-EELV.

    En mars 2008, il était déjà candidat aux élections municipales dans le XVIe arrondissement de Paris sur la liste des Verts.

    Qui défend cet allié du P.S ?

    Pourquoi le troll défend cet allié du P.S ?

  • Dans une tribune au « Monde », vingt intellectuels réagissent à l’article « La gauche déchirée par le racisme antiraciste », publié dans le supplément « Idées » daté samedi 10 juin.

    TRIBUNE. Dans le supplément « Idées » daté samedi 10 juin, Jean Birnbaum consacre un article au « malaise croissant dans le mouvement social » face à « l’usage militant des notions comme la “race” ou l’“islamophobie” ». Il y rapporte des propos tenus ici ou là sur les Indigènes de la République et, au-delà, sur l’antiracisme décolonial et politique. Dans ces allusions, une nouvelle fois, H*uria Boutelja est la cible privilégiée des accusations les plus insensées, qui sont autant de calomnies : racisme, antisémitisme, homophobie… Il semble décidément que ses contempteurs n’aient pas lu son livre Les Blancs, les Juifs et nous [La Fabrique, 2016], se soient arrêtés à son titre sans le comprendre ou à quelques extraits cités à contre-emploi.

    LA QUANTITE DE MELANINE PRESENTE DANS NOS PEAUX, TOUTE DERISOIRE ET ARBITRAIRE QU’ELLE SOIT, NOS ORIGINES, CULTURES, RELIGIONS OU NON, LA LONGUE HISTOIRE DE LA COLONISATION, CREENT DES PRIVILEGES ET DES DOMINATIONS, CONSCIENTES OU NON.

    L’ouvrage de Pap Ndiaye, La Condition noire [Calmann-Lévy], paru en 2008, n’avait pas fait couler tant d’encre amère. Tout au contraire, il avait été érigé en force intellectuelle du moment. Il montrait que la couleur de peau constitue dans nos sociétés un facteur de différenciation, de disqualification sociale et de discrimination. Il contribuait par là à articuler classe et race, après des décennies marquées par l’illégitimité du sujet.

    L’accueil chaleureux réservé dans les médias à Pap Ndiaye pourrait-il s’expliquer parce qu’il parlait de Noirs ? Pourtant, s’il y a des Noirs, c’est nécessairement qu’il y a des Blancs. Les Blancs veulent rarement être nommés tels, n’entendent pas voir ce que renvoie ce miroir. Ce ne sont là que des constructions historiques et sociales, mais elles pèsent. Les ignorer empêche de les combattre. La quantité de mélanine présente dans nos peaux, toute dérisoire et arbitraire qu’elle soit, nos origines, cultures, religions ou non, la longue histoire de la colonisation, créent des privilèges et des dominations, conscientes ou non. H*uria Boutelja le décrit avec évidence : « A niveau social équivalent, il vaut toujours mieux être blanc ».

    Dans son livre important, complexe et tiraillé, H*uria Boutelja évoque ses propres déchirements comme indigène et Blanche ou, plus précisément, « blanchie » : des poètes et écrivains l’avaient dit aussi, Damas, Césaire, Fanon, tant d’autres. Elle évoque avec pudeur son sentiment d’humiliation devant ses parents qui « faisaient trop pauvres, trop immigrés » ; notre honte est que cette honte soit possible. Son attachement au Maghreb est relié aux juifs qui y vivaient, dont l’absence désormais crée un vide impossible à combler ; il laisse l’auteure « inconsolable ». Et cependant, ses détracteurs enchaînent les contresens comme des perles empoisonnées. Si nous ne nous retrouvons pas dans tous ses arguments ni dans toutes ses positions, ce déchaînement nous est insupportable.

    L’antiracisme politique ne se résume nullement à H*uria Boutelja ; ses représentant.e.s peuvent parfois être en désaccord avec tel ou tel de ses choix. Mais ce qui est visé à travers la violence des attaques qui la ciblent, c’est l’antiracisme politique dans son ensemble, c’est-à-dire toute tentative de s’organiser et de lutter pour en finir avec l’oppression. La haine qu’H*uria Boutelja suscite est à la mesure de son courage. Courage de secouer nos bonnes consciences quand nous préférons oublier ce qu’accorde le fait d’être Blancs, ici, en Occident. Courage d’évoquer le combat quotidien des femmes racisées et la lutte des féministes décoloniales. Refus résolu et pour jamais de verser dans l’essentialisme de « l’homme indigène », qui masque si opportunément les violences faites aux femmes partout dans nos sociétés.
    Dans le livre d’H*uria Boutelja, « Vers une politique de l’amour révolutionnaire » n’est pas un sous-titre de coquetterie ni une lubie d’éditeur : c’est un appel criant à quitter nos entre-soi, à déserter nos cloisonnements et nos endiguements.

    Ce n’est certainement pas là une substitution de la question raciale à la question sociale : c’est un croisement, une intersection comme le disent les sciences sociales. Aucune lutte n’est secondaire : le front uni est nécessaire. Il passe par la reconnaissance de toutes les oppressions. Dans le livre d’H*uria Boutelja, « Vers une politique de l’amour révolutionnaire » n’est pas un sous-titre de coquetterie ni une lubie d’éditeur : c’est un appel criant à quitter nos entre-soi, à déserter nos cloisonnements et nos endiguements. Comment peut-on ne pas voir que c’est tout l’opposé d’une guerre ? L’auteure s’adresse aux prolétaires, aux paysans, aux chômeurs, aux laissés-pour-compte, aux « sacrifiés de l’Europe des marchés et de l’Etat ». Elle se tourne vers la gauche, en particulier cette gauche radicale qui aspire à un tout autre monde. Elle veut faire front commun. Elle en appelle enfin à une histoire dénationalisée et déracialisée ; comme l’écrivait C. L. R. James à propos de ses aïeux, lorsque lui aussi s’adressait aux Blancs : « Ils sont mes ancêtres, ils sont mon peuple. Ils peuvent être les vôtres si vous voulez bien d’eux. »

    Une telle pensée, qui travaille les catégories existantes pour mieux s’en échapper, est en avance sur son temps, décalée dans son époque. Elle dérange, choque, indigne qui veut lire trop vite et condamner sans procès. Ce ne sera pas la première fois qu’une telle discordance des temps est à l’œuvre : les révolutionnaires, les marxistes, les libertaires, les féministes l’ont toutes et tous éprouvée. Ce combat revient à se délester de nos catégories ; il commence par une prise de conscience. Notre émancipation est à ce prix.

    Par Ludivine Bantigny (historienne), Maxime Benatouil (co-président de l’Union juive française pour la paix), Judith Bernard (metteure en scène et journaliste), Déborah Cohen (historienne), Christine Delphy (sociologue et militante féministe), Annie Ernaux (écrivaine), Fabrice Flipo (philosophe), Isabelle Garo (philosophe), Eric Hazan (éditeur et écrivain), Stathis Kouvelakis (philosophe), Philippe Marlière (politiste), Dominique Natanson (co-président de l’Union juive française pour la paix), Olivier Neveux (universitaire), Ugo Palheta (sociologue), Geneviève Rail (universitaire, Simone de Beauvoir Institute and Womens Studies, Canada), Catherine Samary (économiste), Michèle Sibony (Union juive française pour la paix), Isabelle Stengers (philosophe), Julien Théry (historien), Rémy Toulouse (éditeur).

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5710

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/19/vers-l-emancipation-contre-la-calomnie-en-soutien-a-houria-bouteldja-et-a-l-antiracisme-politique_5147623_3232.html

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