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Comment l’occupation a fini d’imposer la mentalité coloniale à la société israélienne

En 1967, le rêve sioniste d’une « société juive » régnant exclusivement sur une terre qui n’appartient qu’à elle s’est évanoui, avec la conquête de nouveaux territoires qui bouleversent le rapport démographique entre juifs et Palestiniens. En cinquante ans d’occupation, la culpabilité qui fondait autrefois le déni israélien de la Nakba a peu à peu cédé la place à une mentalité coloniale et à une indifférence quasi générale aux souffrances infligées aux Palestiniens, au plus grand bénéfice des partis d’extrême droite.

La réalisatrice israélienne Anat Even vient de terminer un documentaire sur un quartier de la ville de Jaffa nommé Manshiyah. Une scène montre un urbaniste expliquant à un groupe d’étudiants l’histoire du lieu, dont les résidents, pour beaucoup des juifs orientaux, ont été expulsés à la charnière des années 1960-1970 pour faire place à un complexe commercial. Le professeur qui accompagne les étudiants lui demande alors pourquoi il ne rappelle pas qu’auparavant, ce quartier avait été habité par des Palestiniens expulsés de force en 1948. « Ce sont des faits historiques », dit-il. Réponse de l’urbaniste, rigolard : « Fuck history » — j’emmerde l’histoire... Et d’ajouter que, de tout temps, ce sont les vainqueurs qui font l’histoire. L’anecdote peut servir de métaphore à une évolution essentielle qu’a connue la société juive israélienne en cinquante ans. Car l’urbaniste ne cherche pas à nier la réalité de ce qui est advenu en 1948 à Jaffa, dont 90 % des habitants furent expulsés ou s’enfuirent durant l’offensive des forces juives dans les semaines précédant la création d’Israël. Au contraire, il assume. Au diable l’histoire.

Son attitude est emblématique parce qu’elle est contemporaine et s’oppose à celle longtemps entretenue dans le discours public. Après l’établissement d’Israël, en effet, le déni de l’expulsion des Palestiniens était constitutif de l’argumentaire sioniste. Comme l’a martelé David Ben Gourion, le fondateur de l’État : « nous n’avons pas expulsé un seul Arabe ». Le récit national israélien voulait que les Palestiniens soient tous partis volontairement. Mais aujourd’hui, même si le déni reste très vivace, reconnaître leur expulsion est communément beaucoup plus accepté. Pour une raison simple : expulser à nouveau les Palestiniens vivant sous autorité israélienne est une idée devenue plus légitime. Pour une grande part de l’opinion publique, c’est « la solution ». On sait la chose irréaliste actuellement, pourtant le souhait reste ardent. Et depuis maintenant deux décennies, l’opinion est régulièrement interrogée par les sondeurs pour connaître son rapport au « transfert », version politiquement correcte du mot « expulsion ». Être pour le transfert signifie vouloir se débarrasser de la population arabe. Que dirait-on, en France, si un institut décidait de sonder l’opinion quant à son désir de voir expulser les Arabes, les musulmans, les noirs, les juifs ou les bossus du territoire national ? En Israël, très peu jugent illégitime le principe même de poser la question.

Ce qui fondait le déni de l’expulsion des Arabes de Palestine, c’était la conscience que cet acte n’était pas conforme à l’éthique dont le sionisme entendait se parer. Le sujet du « transfert » de la population palestinienne hors du futur État juif avait été longuement débattu au Congrès sioniste de Zurich en 19371, or ces débats furent maintenus secrets (ils le sont restés jusqu’aux années 1990). Et lorsque l’épuration ethnique fut mise en œuvre en 1948-1950, elle apparut suffisamment déshonorante aux yeux des dirigeants sionistes pour qu’ils la nient (en accusant les victimes d’être la cause de leur propre malheur). C’est une culpabilité inavouable qui fondait ce déni ; c’est elle qui a progressivement disparu en Israël avec la légitimation croissante de l’idée du « transfert ». Expulser les Arabes pour s’approprier exclusivement la terre d’Israël parce qu’on ne veut vivre qu’entre soi, on savait depuis toujours que c’était ardemment souhaitable. On avait toutefois aussi conscience que l’acte était moralement indéfendable. D’où son déni. C’est cette barrière-là qui s’est effondrée en cinquante ans d’occupation : ce sens de commettre à l’égard de l’autre un crime impardonnable.

Cela a été rendu possible dès lors que les mentalités moyennes des juifs israéliens, en cinquante ans, ont progressivement dérivé dans un sens où l’esprit colonial et la déshumanisation de l’adversaire sont devenus ultra-dominants. L’évolution du parti sioniste-religieux (appelé Mizrahi puis Mafdal) symbolise ce bouleversement. Historiquement, ses élus faisaient figure de « colombes ». Ce fut encore vrai en juin 1967 et jusqu’en juin 1982, où ses ministres furent les plus réticents à l’invasion du Liban. Aujourd’hui, leurs héritiers regroupés dans le parti Le Foyer juif réunissent la frange la plus mystico-nationaliste du pays, la plus colonialiste aussi.

Ce basculement, avec le discours et la modification des repères qui l’accompagnent, s’est diffusé très au-delà du Foyer juif. S’il ne s’est pas réalisé d’un coup, le processus a été relativement rapide.

LE RETOUR DE LA « QUESTION PALESTINIENNE »

Cinq jours avant le déclenchement de la guerre de juin 1967, le chef du Herout (la fraction ultranationaliste du sionisme), Menahem Begin, jusque là paria absolu de la politique israélienne, entre dans un gouvernement travailliste d’union nationale. Après la victoire, il participera amplement à l’atmosphère de poussée mystique due à la réémergence de l’idée du « Grand Israël ». La décision de préserver les territoires conquis, même si peu d’Israéliens en ont alors conscience, modifie radicalement le rapport entre eux et le peuple qu’ils soumettent désormais. Avant 1967, les Israéliens pouvaient se leurrer et croire que la « question palestinienne » n’existait plus. Le rêve sioniste d’une « société juive » intrinsèque régnant exclusivement sur une terre qui n’appartient qu’à elle avait presque été accompli en totalité en 1948. Les Arabes restés en Israël ne constituaient pas plus de 10 % de la population. Mais en 1967, le rapport démographique sur la nouvelle « terre commune » est bouleversé. Pris tous ensemble, les Palestiniens, occupés ou citoyens israéliens, y sont presque aussi nombreux que les juifs, et la démographie est tellement en leur faveur que l’immigration juive ne suffit pas à la compenser (aujourd’hui, leur nombre dépasse celui des juifs sur le territoire dominé par Israël).

Dès la fin de la guerre de juin 1967, un débat sur le possible « transfert » de ces populations s’engage. Lors de la première réunion du gouvernement, le premier ministre (travailliste) Levi Eshkol déclare : « Si ça ne tenait qu’à nous, on enverrait tous ces Arabes au Brésil »2… Immédiatement est formé un comité de coordination des ministères avec l’armée pour la gestion de l’occupation. Premier souci : comment faire partir le maximum possible d’autochtones des territoires conquis ?3 Eshkol veut envoyer tous les réfugiés de Gaza en Irak, ou à défaut en Cisjordanie ; Begin, lui, veut les déplacer à Al-Arish, dans le Sinaï4 ; d’autres options sont émises. Les Arabes, ça se déplace à volonté…

Las ! Malgré 300 000 à 400 000 personnes évacuées de force en juin 1967 durant et dans l’immédiat après-guerre et les multiples débats secrets sur un possible « déplacement des Arabes », les Israéliens comprennent rapidement qu’une nouvelle épuration ethnique de très grande envergure n’est pas réaliste. Comme il n’est pas question de restituer les territoires, il reste à faire comme s’ils étaient vides d’habitants.

CRISPATION NATIONALISTE ET COLONISATION

Begin, lui, retourne dans l’opposition, où il se fait le chantre de la colonisation. Il est le meilleur ami d’un nouveau groupement politique d’un dynamisme fou, le Gouch Emounim (Bloc de la foi), qui réunit la fine fleur des jeunes du parti sioniste-religieux, emportés par la mystique raciste de leur idole, le rabbin Zvi Yehouda Kook. Ce mouvement se présente comme celui des nouveaux « pionniers », vrais héritiers du sionisme. En dix ans, la carte politique bascule. Begin l’ex-paria emporte les élections en 1977 et devient premier ministre. La colonisation, d’objectif amplement masqué, est désormais ouvertement revendiquée. Quand, lors d’un bref intermède travailliste, est annoncé en 1993 l’accord d’Oslo de reconnaissance mutuelle entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le successeur de Begin à la tête du grand parti nationaliste (devenu le Likoud), Benyamin Nétanyahou, proclame que le premier ministre israélien Yitzhak Rabin n’a « pas de majorité chez les juifs ». Car il n’est majoritaire à la Knesset que grâce aux voix des partis arabes. Thèse scandaleuse par la propension ouvertement raciste qu’elle exprime (imaginons Marine le Pen dénonçant une loi passée au Parlement grâce aux voix d’élus non « Français de souche »…). Thèse raciste, mais cependant exacte. La suite allait le montrer.

Dix ans après la victoire de Begin, un pas supplémentaire est franchi. En 1986 un nouveau parti est créé. Son nom : Moledet (Patrie). Ses dirigeants sont le général Rehavam Zeevi, un laïque ultranationaliste, et Benny Elon, un fidèle du rabbin Kook. Pour la première fois, une formation se fait connaître comme le « parti du transfert ». En 1988, un autre parti, le Kach, prônait déjà l’expulsion des Palestiniens. Il avait été interdit de participation aux élections pour racisme. Cette fois, plus aucun problème, Moledet remporte deux sièges (sept en 2003). L’essentiel n’est pas dans les chiffres, mais dans le fait que l’expulsion des Palestiniens est devenue une « opinion » légitime. La population bascule progressivement, d’une élection à l’autre, dans la crispation nationaliste et un racisme assumé.

La seconde Intifada, en 2001, marquera une nouvelle étape forte. La répression des populations civiles palestiniennes atteint des degrés jamais connus auparavant : aucun char israélien n’avait jamais frappé une ville palestinienne lors de la première Intifada (1987-1993) ; là, au cinquième jour, l’armée tire un missile sur un centre de jeunes du Fatah à Ramallah. La population israélienne s’habitue à valider une répression de plus en plus féroce, et avec la construction du mur en Cisjordanie elle s’habitue à la ségrégation manifeste qui l’accompagne.

LA « VILLA DANS LA JUNGLE »

Depuis 1977, la droite nationaliste, emmenée par le Likoud, a détenu le pouvoir en Israël durant plus de 33 ans sur 40. Héritiers des signataires des accords d’Oslo, les travaillistes n’ont plus dirigé le pays depuis l’automne 2001, soit près de seize ans – et ils sont désormais déliquescents. L’extrême droite, en revanche, fleurit au point que Nétanyahou se présente comme un politicien « au centre de l’échiquier ». Son principal concurrent politique se nomme Naftali Bennett, chef du premier parti d’extrême droite, Le Foyer juif, dont les membres affichent un racisme à frémir. Son député Bezalel Smotrich a récemment exposé en public le sort qu’il réserve aux Palestiniens vivant sous contrôle israélien. Il leur offre trois options. La première consiste à partir, la seconde à rester sans droits politiques, la troisième à continuer de résister, auquel cas « les Forces de défense d’Israël sauront quoi faire ». À la question : entend-il les expulser ?, il répond : « À la guerre comme à la guerre »5. Il est vice-président du Parlement.

Smotrich incarne le nouvel Israël. Car sur les 69 années d’existence de l’« État juif », cinquante ont vu l’occupation d’un autre territoire et d’un autre peuple. Si l’on compte ceux qui n’étaient qu’enfants ou pas nés en 1967, environ 90 % de la population israélienne actuelle a vécu dans un État où l’occupation fait partie de la « normalité » quotidienne, où la « ligne verte » (les frontières de 1967) n’apparait plus sur aucune carte, ni scolaire ni routière. De leur côté, reclus derrière un mur ou des barbelés à Gaza comme en Cisjordanie, les Palestiniens sous occupation ne connaissent plus d’autre Israélien que le soldat ou le colon – leurs maîtres, également armés. Le nombre de colons installés à Jérusalem-Est et en Cisjordanie atteint 650 000, soit 10 % de la population juive du pays. En d’autres termes, statistiquement, il n’existe quasiment pas de famille israélienne où on ne connaisse un frère, une belle-sœur ou un cousin installé en territoire occupé — quand ils ont conscience qu’il s’agit de territoires occupés ! Le principal résultat de ces cinquante années est qu’un état d’esprit colonial s’est enraciné en profondeur dans la société. Cette mentalité existait auparavant. Un premier ministre, Ehoud Barak, l’avait résumée par une métaphore célèbre, présentant Israël comme « une villa dans la jungle », autrement dit la civilisation au cœur de la barbarie. Désormais, son ampleur et ses conséquences sont si atterrantes que beaucoup préfèrent détourner pudiquement les yeux des réalités quotidiennes.

La répression israélienne des Palestiniens n’est pas l’horreur syrienne. Mais, dans une indifférence quasi générale, se poursuit depuis cinquante ans une oppression multiforme, pensée avec méthode, appliquée avec détermination par des administrations « coordonnées » entre elles et qui a pour objectif principal ce que David Shulman, le correspondant israélien de la New York Review of Books nomme « le vol ininterrompu, littéralement heure après heure, de la terre palestinienne », un vol accompagné d’« une cruauté systémique infligée depuis des générations à une population innocente »6. Cette évolution terrifiante d’une société basculant dans la haine de la victime rappelle des sociétés comme l’apartheid sud-africain, la colonie européenne dans la phase ultime de la guerre d’Algérie ou les images de foules blanches assistant au spectacle de pendaisons de Noirs dans le sud des États-Unis (un film, War Matador, des cinéastes Avner Faingulernt et Macabit Abramson, montre des Israéliens installés en janvier 2009 sur des collines près de Gaza applaudissant en s’esclaffant de joie à chaque bombardement de la population palestinienne durant l’attaque israélienne).

INSUPPORTABLE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS

Des organisations comme B’Tselem, Breaking the Silence, le comité israélien contre les démolitions de maisons palestiniennes, Machsom Watch et de nombreuses autres s’emploient à en rendre publics les détails. Des journalistes comme Amira Hass ou Gideon Levy, et d’autres encore, recensent quotidiennement depuis des décennies les crimes des soldats et les brutalités des colons contre les civils palestiniens commis en toute impunité, et plus encore les mille et un petits méfaits constants mis en œuvre pour rendre la vie des Palestiniens occupés insupportable. Le dernier article en date de Hass porte sur la confiscation par l’armée d’unités de production d’énergie solaire à domicile offerte par le gouvernement néerlandais à des bergers palestiniens. Un autre, de Levy, évoquait une vidéo montrant l’assassinat d’une Palestinienne de seize ans par des soldats israéliens, ceux-ci s’approchant du corps inanimé en hurlant « crève, fille de pute », ou « meurs, souffre, espèce de pute ».

Des associations ou de rares journalistes mènent ce travail harassant dans un environnement de plus en plus hostile. Leur activité, utilisée hier par les autorités israéliennes pour montrer combien leur pays était « démocratique », est désormais perçue comme insupportable par ses dirigeants et une partie croissante de la société juive. Le 5 juin 1969, la première manifestation sous la bannière « À bas l’occupation » avait réuni 70 à 80 personnes seulement devant le Parlement israélien. Aujourd’hui, les activistes israéliens mobilisés contre l’occupation se comptent par milliers. Pourtant, ils apparaissent peut-être plus isolés que ne le furent leurs prédécesseurs. Car les menaces contre les ONG de défense des droits humains se multiplient. Des lois ont été votées pour brider leur activité et les assimiler à des « agents de l’étranger ».

Pour avoir témoigné à l’ONU, des députés ont demandé que le directeur actuel de B’Tselem soit déchu de la nationalité israélienne. Cette ONG a d’ailleurs pris en 2016 une décision d’une gravité exceptionnelle. Elle a annoncé qu’après trois décennies d’activité elle cessait de fournir ses informations au département juridique de l’armée israélienne à fins de vérification concernant des civils palestiniens « tués, blessés, battus ou utilisés comme boucliers humains, et contre les destructions illégales de propriétés ». Selon ses estimations, seuls 3 % des cas sont suivis d’enquête aboutissant à une mise en examen. L’ONG concluait qu’il était « devenu dénué de sens de défendre les droits de l’homme en travaillant avec un système dont le fonctionnement réel est mesuré par sa capacité à continuer de couvrir les faits avec succès »7.

UN ÉCHEC MORAL

En 1967, au lendemain de la conquête de Jérusalem, le grand rabbin de l’armée Shlomo Goren avait appelé à faire sauter le Dôme du Rocher, sur l’Esplanade des Mosquées, pour y reconstruire à sa place le troisième temple. La classe politique israélienne l’avait pris pour ce qu’il était : un fou dangereux. Moshe Dayan, le vainqueur de la guerre, avait répliqué : « Mais qu’avons-nous besoin d’un Vatican juif ? » En 2017, les partisans de la « reconstruction du Temple » comptent des députés, des associations grassement financées, des propagandistes écoutés. Une organisation appartenant à cette mouvance, El-Ad, a été officiellement chargée par le gouvernement israélien de fouilles archéologiques près de l’Esplanade des Mosquées. Ces faits, entre mille autres, incarnent la dérive d’une société qui, au fil de la domination militaire sur une autre population, s’est enfoncée profondément dans une mentalité coloniale et dans le déni de l’humanité de l’adversaire.

Lorsqu’éclata la seconde Intifada, en septembre 2001, Ami Ayalon, un ancien chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, me déclara dans une conversation privée : « Je préfèrerais cent fois un retrait des territoires palestiniens dans le cadre d’un accord de paix. Mais si c’est impossible, alors nous devons nous retirer unilatéralement. Le motif est simple : chaque jour qui passe sans que nous nous retirions rend plus difficile la perspective d’un retrait. Or sans fin de l’occupation, il n’y aura jamais de paix ». Je ne l’ai pas revu depuis et je ne sais pas s’il tiendrait toujours ces propos. Mais je sais qu’au-delà des ONG militantes, une minorité d’Israéliens, effarés, abattus et silencieux estiment, comme David Shulman, vivre dans un pays caractérisé par son « échec moral continu »8. Ceux-là savent que toutes les initiatives pour avancer vers « la paix » ne sont désormais qu’un leurre. Cinquante ans après la guerre de juin 1967, avec ou sans paix, le seul enjeu réel est la fin de l’occupation. Pour les Palestiniens évidemment, mais aussi pour les Israéliens.

SYLVAIN CYPEL

1Cf. Benny Morris, Tikkoun Taout - Yehoudim VeAravim BeEretz Israel 1936-1956, Am Oved, 2000.

2Ofer Aderet, « Israeli cabinet minutes from Six-Day War : from fear to euphoria to arrogance », Haaretz, 18 mai 2017.

3Yotam Berger, « Bribing Palestinians and Censoring Textbooks : An Inside Look at the Israeli occupation’s Early Years », Haaretz, 29 mai 2017.

4Tom Segev, 1967, Denoël, 2007.

5Cité par Richard Silverstein, « Israel’s Final Solution to the Palestine problem », Tikkun Olam, 10 mai 2017.

6David Shulman, « Israel’s irrational rationality », New York Review of Books, 22 juin 2017.

7« B’Tselem to Stop Referring Complaints to the Military Law Enforcement System », communiqué, 26 mai 2016
8Shulman, op. cit.


posté le 15 juillet 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • partis d’extrême droite israéliens ou palestiniens = qu’ils s’entretuent !

  • 16 juillet 17:56

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/70206

  • Tiens, ça glisse…
    ou comment, à trop s’approcher de la race, on finit par tomber dedans (et son matérialisme avec)
    https://racialisateursgohome.noblogs.org/post/2015/09/26/comment-a-trop-sapprocher-de-la-race-on-finit-par-tomber-dedans-et-son-materialisme-avec/

    Être l’homo du PIR, ou ne pas l’être - Un ultimatum
    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article14702

    Appellistes et racialistes : mariage blanc, mariage de raison ou mariage d’amour ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/37976

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    https://nantes.indymedia.org/articles/38114

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    https://nantes.indymedia.org/articles/38123

    Se frayer un chemin dans l’ignominie. « Les Blancs, les Juifs et nous », un parcours de lecture.
    https://nantes.indymedia.org/articles/38158

    Les amis de Juliette et du printemps
    La race comme si vous y étiez !
    Une Soirée de printemps chez les racialistes
    https://www.fichier-pdf.fr/2017/07/01/juliette-race/

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    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:37 par modo

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    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:39 par modo

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    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:41 par modo

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    https://nantes.indymedia.org/articles/38188

    Article refusé.

    Publié : le samedi 15 juillet 2017 à 15:56 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38186

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:38 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38185

    Article refusé.

    Publié : le dimanche 16 juillet 2017 à 15:39 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38182

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 13 juillet 2017 à 23:01 par modo

    SPAMMAGE / TROLLAGE

    https://nantes.indymedia.org/articles/38172

    Article refusé.

    Publié : le mardi 11 juillet 2017 à 21:01 par modo

    TROLLAGE RELOU.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38158

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 7 juillet 2017 à 15:21 par modo

    spam de trollage....

    https://nantes.indymedia.org/articles/38140

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:13 par modo

    trollage..................

    https://nantes.indymedia.org/articles/38135

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:06 par modo

    trollage. les explications ont été données à chaque fois. Les "anti-racialistes" et les trolls n’ont pas leur place sur indymedia.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38133

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 6 juillet 2017 à 23:05 par modo

    trollage. les commentaires qui nourrissent le(s) troll(s) ont été viré aussi.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38132

    Article refusé.

    Publié : le mardi 4 juillet 2017 à 15:37 par modo

    spam trollesque....

    https://nantes.indymedia.org/articles/38123

    Article refusé.

    Publié : le mardi 4 juillet 2017 à 16:53 par modo

    trollage

    https://nantes.indymedia.org/articles/38117

    Article refusé.

    Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 21:51 par modo

    spam.

    pour rappel : " sauf à dénoncer PLUSIEURS types de courants politiques et/ou types de courants religieux oposés à l’émancipation, en l’état un tel article n’est qu’un trollage islamophobe de plus.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38115

    Article refusé.

    Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 21:53 par modo

    Enième trollage.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38114

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 30 juin 2017 à 19:27 par modo

    ce compte-rendu technique de quelques partis trop bien choisis n’a pas de rapport avec indymedia nantes. sauf à dénoncer plusieurs types de courants politiques et types de courants religieux oposés à l’émancipation, en l’état un tel article n’est qu’un trollage islamophobe de plus.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38109

    Article refusé.

    Publié : le mercredi 28 juin 2017 à 22:33 par modo

    Trollage confusioniste.

    Les amis de Juliette et du printemps semblent avoir du temps à perdre à faire passer pour "identitaires" "racistes" toute personne personne qui diffuse des textes qui ne lui reviennent pas
    nous on a autre chose à faire que faire des enquêtes de purisme des auteurs de la Fabrique qui publie bien ce qu’elle veut. et faire un raccourci "PIR, LMSI, BDS, CRAN" est assez puant.
    Pour faire court, les "anti-racialistes" ne sont pas les bienvenus sur indymedia nantes.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38096

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 22 juin 2017 à 20:12 par modo

    HAAAAAAAAA les joies du trollage... mais allez jouer ailleurs au lieu de semez vos gerbes anti palestinien-ne-s ici.... On vire un commentaire du même troll pour le coup encore plus gerbant.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38053

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 16 juin 2017 à 07:08 par modo

    Trollage. Z’avez vraiment que ça à faire ?

    https://nantes.indymedia.org/articles/38009

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 15 juin 2017 à 12:32 par modo

    Vieux texte de Novembre 2016 posté ici manifestement dans le but de troller.
    Un commentaire pas tellement plus fin a également été caché.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38002

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 16 juin 2017 à 17:51 par modo

    Les articles sur l’antiracisme sont les bienvenus sur Indymedia Nantes.
    Cela dit, étant donné que les "débats" sur cette question sont rendus impossibles ces derniers temps, le collectif a décidé de refuser tout article qui se baserait sur les mots "racialisme" ou "anti-racialisme". Comme nous l’avons déjà exprimé lors d’un autre commentaire collectif, nous ne pouvons cautionner l’usage de ces mots, d’origine raciste et utilisés actuellement à contre-sens.

    De même, les articles à propos de ou par Houria Boutelja ou le PIR sont refusés. Le collectif souhaite que cette question importante du racisme et du vécu des personnes racisées puisse être visibilisée sans polariser autour de deux positions dans lesquelles il ne se reconnait pas, cette polarisation ne permettant pas un débat sur le fond.
    Il y a bien d’autres positions que celles-ci, et le collectif souhaiterait qu’elles puissent s’exprimer.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37999

    Article refusé

    Publié : le dimanche 11 juin 2017 à 17:09 par modo

    Nouvel extrait du brulot "la race comme si vous y étiez", dont plusieurs extraits confusionistes sur la racisme ont déjà été refusés. De plus ces publications servent visiblement de défouloir en comentaires à une / des personnes de Paris qui se comportent en trolls et feraient mieux de régler une fois pour toutes leurs problème sirectement plutôt que troller partout...
    Un autre commentaire sur notre position comme collectiif quand à la lutte des personnes racisées sera ajouté bientôt.

    https://nantes.indymedia.org/articles/37976

    Article refusé.

    Publié : le jeudi 8 juin 2017 à 21:27 par modo

    en fait c’est un copié-collé d’un vieil article uniquement là pour troller et nous faire astturer sur le sujet, donc hop, refusé !

    https://nantes.indymedia.org/articles/37951

    Cet article est refusé :

    Rappel des [principes de publication sur Indymedia Grenoble->

    Sont refusées, mais restent consultables sur le site, les contributions :
    défendant des thèses conspirationnistes/complotistes/confusionnistes.

    « Cette idéologie séparatiste insufflée par le NPA et le Qatar »

    C’est moi, ou ça pue le confusionnisme ? ou, à tout le moins, un certain manque de contextualisation et d’argumentation qui peut faire passer l’article comme tel ?

    Par ailleurs, Indymedia en général et Indymedia Grenoble en particulier ne me semblent en général pas particulièrement être un endroit où se défendent les « principes républicains ».

    En plus la page Facebook donne plus l’impression d’être une vaste blague qui cherche à se moquer des anti-racialisateur sur le mode du Gorafi, mais… en fait il semble qu’il s’agisse vraiment de gens sérieux (et si c’est en effet le cas, ils sont vraiment cons). Ça fait un peu peur.

    https://grenoble.indymedia.org/2017-07-06-Defendre-la-liberte-d-expression

    Cet article est refusé :

    Article copié/collé depuis Indymedia Bruxelles et Indymedia Nantes, par ailleurs classé dans aucune catégorie.

    Indymedia Grenoble n’est pas un réceptacle à articles copiés-collés, ni mediaslibre.org, ni rezo.net. Merci d’avance de prendre ceci en compte !

    Nous voulons vraiment re-privilégier fortement la production d’une information locale et d’articles originaux.

    Nous tenons à rappeler que la masse de contenus non-appropriés à modérer est l’une des raisons pour laquelle l’équipe précédente a fini par abandonner le site l’année dernière, avant de passer la main.

    Il serait courtois de la part des « contributeurs » d’en prendre compte.

    Merci d’avance.

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

  • + 7 derniers liens "on the web" concernent israel

  • Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

    Depuis dimanche dernier, au prétexte d’affrontements qui ont causé la mort de deux policiers israéliens qui patrouillaient près des lieux saints musulmans et de deux Palestiniens, les autorités israéliennes ont imposé un contrôle par détecteurs de métaux à l’entrée de l’Esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem située en Territoire palestinien occupé. En protestation contre cette nouvelle restriction de la liberté de culte et de circulation, les fidèles musulmans palestiniens refusent d’y pénétrer, priant à l’extérieur de l’Esplanade.

    « Ces détecteurs constituent un nouvel affront dans la ville de Jérusalem-Est, occupée et colonisée depuis 50 ans. Ils représentent surtout une atteinte au statu quo du troisième lieu saint de l’Islam, établi en 1967, qui octroie la gestion de l’esplanade au Waqf jordanien », commente Claude Léostic, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine.

    De nombreuses voix se sont soulevées cette semaine pour que le gouvernement israélien retire ces détecteurs avant le vendredi, jour de la grande prière, alors que les manifestations journalières avaient déjà occasionné des dizaines de blessés palestiniens.

    En vain. Ce vendredi 21 juillet, 6 000 policiers israéliens se sont postés aux abords de la Vieille Ville, ne laissant entrer que les hommes de plus de 50 ans et les femmes. Après la prière, des affrontements ont éclaté, l’armée a tiré à balles réelles et fait usage de gaz lacrymogène. Deux jeunes Palestiniens ont été tués, dont un par un colon israélien. A 16h, le Croissant Rouge recensait au moins 200 Palestiniens blessés par l’armée israélienne en Cisjordanie dont Jérusalem-Est depuis le début de la journée, décrétée « jour de colère » par les Palestiniens. La police israélienne a annoncé que les détecteurs resteraient en place jusqu’à nouvel ordre.

    Cette provocation s’inscrit dans la politique globale des autorités israéliennes au pouvoir à Tel-Aviv, qui ne cachent pas leur volonté de mettre fin à la présence ancestrale des Palestiniens à Jérusalem, et qui tentent de donner une dimension religieuse à ce qui est une occupation coloniale.

    La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine dénonce les restrictions imposées à la population du territoire palestinien occupé de Jérusalem-Est, en violation du droit international, et demande au gouvernement français d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour qu’elles ôtent immédiatement les détecteurs.

    Jérusalem a une valeur symbolique très forte et toute provocation y est potentiellement explosive. On se souvient que c’est ainsi que se déclencha la deuxième Intifada en 2000.

    La Plateforme dénonce également l’impunité des responsables politiques israéliens, des soldats et colons qui s’en prennent à la population civile palestinienne. Toute complaisance à l’égard des autorités israéliennes - comme nous l’avons vue ostensiblement affichée à Paris les 16 et 17 mai - ne peut que renforcer ce sentiment d’impunité et contribuer à intensifier la violence de l’occupation avec tous les risques que cela comporte.

    La France se pose en garante des droits de l’Homme et a des responsabilités historiques à Jérusalem. Elle doit assumer pleinement ses engagements et non pousser au feu un gouvernement israélien pyromane.

    https://plateforme-palestine.org/Jerusalem-Israel-responsable-de-l-embrasement

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