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Philippe Val pourfend la haine et vole au secours de Bernard-Henri Lévy
posté le 19/08/17 Mots-clés  antifa  médias 

Le dossier mis en ligne par Le Monde diplomatique – « L’imposture Bernard-Henri Lévy » continue à faire des vaguelettes. Après BHL-Moi-Je soi-même dans Le Point, Benoît Rayski sur le site d’Atantico, Philippe Val est descendu de son Olympe pour fustiger le fascisme rouge, avéré ou en devenir (on ne sait…), du Monde diplomatique. Bernard-Henri Lévy lui-même l’avait proclamé dans son plaidoyer pro-domo publié dans Le Point, reproduit sur son site hagiographique « La Règle du jeu » sous le titre « Misère et déshonneur du Monde diplomatique » : « BHL dévoile la grande dérive rouge-brune de ce qui fut l’organe de la gauche radicale française ». Philippe Val n’est pas en reste et surenchérit [1].

Au commencement était la haine

Philippe Val, ce grand démocrate qui ne laisse à personne d’autre qu’à Philippe Val le soin de s’attribuer ce titre, concède que la critique et la polémique peuvent être légitimes, même quand il s’agit de Bernard-Henri Lévy. C’est pourquoi il dresse une liste des contestations autorisées : c’est-à-dire des contestations que lui seul autorise. On apprend ainsi que « personne n’est obligé de partager les opinions, les goûts et le style de Bernard-Henri Lévy ». Ouf.

Quant aux critiques qui n’ont pas été homologuées, un mot suffit à résumer ce qui les motiverait : la haine. Le mot est employé à pas moins de 10 reprises dans le billet de Philippe Val, qui explique notamment que « la haine n’a rien à faire dans la vie intellectuelle d’un pays libre ». Mais comment distinguer la critique haineuse de la critique amoureuse ? À en croire l’ancien directeur de Charlie Hebdo, la critique haineuse se reconnaîtrait à ceci : ses détestations ne se fondent sur aucun argument précis. C’est ainsi qu’il explique, avec un style emphatique qui fait irrésistiblement penser à celui de BHL soi-même : « Il ne s’agit pas de critiquer Bernard-Henri Lévy, il faut le détruire. Il ne s’agit pas d’un débat démocratique, mais d’une opération de nettoyage. Il ne faut pas discuter ses idées, il faut le salir. »

Comme Philippe Val n’est pas à une contradiction près, il n’a nul besoin de citer la moindre des critiques, solidement étayées, distillées au fil des articles réunis dans le dossier du Monde diplomatique. Une méthode dont Philippe Val est un adepte, lui qui a réussi l’exploit de rédiger en 2015 un brûlot contre les sociologues et le « sociologisme » sans citer les travaux d’un seul sociologue et sans se référer à un seul ouvrage de sociologie… On devait se contenter des fulgurances de Philippe Val, qui nous révélait par exemple que les Pinçon-Charlot « consacrent leur vie à convaincre leur public que l’habitant des beaux quartiers aurait davantage sa place dans un camp de travail ». Voilà qui illustre pleinement, chacun l’avouera, la préoccupation de « discuter les idées » et non de « salir »…

La haine du juif et du bourgeois

Mais revenons à BHL, qui serait donc ciblé par la haine. Mais la haine de qui ou de quoi ? : « De quoi la haine de Bernard-Henri Lévy est-elle le nom ? », s’interroge en effet Philippe Val. La réponse qu’il se fait à lui-même est simple : la haine du juif et la haine du bourgeois.

- La haine du juif ? Bernard-Henry Lévy se présente comme juif. Toute critique de Bernard-Henri Lévy est donc, selon le logicien Philippe Val, antisémite ou soupçonnable d’antisémitisme. Il faut dire qu’en la matière Philippe Val est un expert… condamné pour avoir licencié Siné pour cause d’antisémitisme imaginaire [2]. Mais il est, de nouveau, formel : Le Monde diplomatique représente « une gauche radicale et morale qui défend la veuve, l’orphelin et l’antisémite » [3].

Nul ne contestera qu’il a existé et qu’il existe un antisémitisme d’extrême-droite, ainsi qu’un antisémitisme de « gauche » que le social-démocrate autrichien August Bebel qualifiait, au début du XXe siècle, de « socialisme des imbéciles ». Mais pour laisser entendre que Le Monde diplomatique est un héritier de Je suis partout et/ou de Jacques Doriot [4] il faut beaucoup de finesse. On comprend mieux pourquoi Philippe Val ne se réfère à aucun des articles du Monde diplomatique : difficile en effet de trouver le moindre commencement de début de preuve pour appuyer de telles accusations qui, rappelons-le, n’ont rien à voir, elles, avec la haine. Mais depuis qu’Emmanuel Macron l’a proclamé, plus aucune retenue n’est nécessaire : tout antisionisme est un antisémitisme. CQFD.

- La haine du bourgeois ? Là encore, aucun argument n’est avancé. Mais Philippe Val s’improvise historien, et cela vaut le détour.

Avant le commencement, il y eut le pacte germano-soviétique

L’Express nous l’apprend : « Philippe Val est journaliste, chroniqueur et écrivain ». Mais il lui arrive aussi d’être philosophe et parfois même, donc, historien.

Au commencement était la haine, disions-nous. Mais avant le commencement ? Avant que Philippe Val ne crée l’univers ? Pour le savoir, laissons l’historien parler :

Il y a juste un siècle, Lénine prend le pouvoir à Moscou. En 1922, Mussolini prend le pouvoir en Italie et, onze ans plus tard, c’est au tour de Hitler de faire main basse sur l’Allemagne. Les communistes et les fascistes ont un point commun, autour duquel ils se déchireront et s’allieront tour à tour : la haine du bourgeois.
Philippe Val a identifié la source de la haine contre Bernard-Henri Lévy : les proximités idéologiques entre fascisme et communisme, illustrées selon le grande historien par l’événement fondateur que fut le pacte germano-soviétique de 1938. Le Monde diplomatique serait ainsi l’héritier d’une « hybridation historique du pire du fascisme avec le pire du communisme », ce qui autorise Philippe Val à autoriser Philippe Val à qualifier le mensuel de « justicier rouge brun ». Là encore, bien évidemment, sans aucune haine.

Dans une seule et même chronique, Philippe Val réussit donc l’exploit de dresser une continuité entre Lénine, Staline, le pacte germano-soviétique, la gauche antisioniste, la droite antisémite, et Le Monde diplomatique. Un continuité ramassée en quelques lignes : « BHL incarne parfaitement ce qu’ont haï les deux grandes idéologies du XXe siècle. Et sans cesse, le pacte monstrueux des deux assassins fondateurs se renouvelle en mutant, et sans cesse, il est reparaphé par cette double signature. » CQFD (bis). Que BHL est grand, capable à lui seul de concentrer la haine de l’ensemble des ennemis de la liberté !

Un tel « raisonnement », dans lequel l’emphase le dispute à la grandiloquence et à la prétention, prêterait à sourire si les accusations portées n’étaient pas aussi graves. Incapable de proposer le moindre argument à l’appui de son opération de sauvetage de BHL, Philippe Val se contente de coller des étiquettes infâmantes tout en dénonçant, probablement sans s’en rendre compte, sa propre méthode. Là encore, on ne peut s’empêcher de penser à un certain Val Philippe, qui affirmait dans son ouvrage déjà cité, Malaise dans l’inculture : « Le sociologisme entretient une haine sociale qui transforme le débat démocratique en joute binaire et stérile. L’insulte claquemure chacun dans un camp et plus personne ne cherche à comprendre ce qui peut être honorable dans le camp adverse ».

***

L’Express nous précise, à propos de ce billet de Philippe Val, qu’il s’agit d’un « article validé par la rédaction ». Avec toutefois cette réserve : « Les avis qui y sont formulés n’engagent en aucun cas L’Express. » Dont acte. Ce qui engage L’Express, cependant, est la justification de cette imprudente validation : « La rédaction a mis en Une cet article et ses infos sont vérifiées ». On se frotte les yeux et on se demande bien quelles « vérifications » ont pu être opérées dans la mesure où il n’y a aucune « information » dans la chronique de l’ancien directeur de Charlie Hebdo, faite d’amalgames, de raccourcis historiques et motivée par une haine que l’on prétend dénoncer.

Finalement, la seule « information » que nous apporte ce billet est la suivante : Philippe Val raconte n’importe quoi. Mais nous n’avions pas besoin d’une « validation » de L’Express pour le savoir [5].


posté le 19 août 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • déjà publié

    et

    OSEF

  • Il y a mis le temps, mais il a fini par y arriver. Avec deux ou trois semaines de retard, Philippe Val a accroché son wagonnet au train des BHL, Finkielkraut, Askolovitch, Adler, Macé-Scaron, Glucksmann, Imbert et autres qui foncent comme des ânes amphétaminés sur les rails (par eux-mêmes posés) de la dite « affaire Tariq Ramadan ». Pour se faire pardonner un peu son arrimage tardif, le patron de Charlie Hebdo tente de se faire plus gros que la locomotive : puisque les vigies de tête accusent d’antisémitisme les organisateurs du Forum social européen, Val pousse la manette encore plus à fond en fustigeant une « rhétorique immuablement semblable à celle qui innerva l’Europe d’avant-guerre » et qui, bien sûr, « a de quoi alarmer tous ceux qui savent comment meurent la paix et la démocratie » (Charlie Hebdo, 05/11). Il va sans dire que Val se range parmi les hommes « qui savent », fût-ce en bout de queue. Ce qu’il sait à coup sûr, par exemple, c’est que Tariq Ramadan « est un propagandiste antisémite ». La preuve ? Tout le monde la cherche, Val l’a trouvée. Et elle vaut son pesant de béchamelle.

    Rappel : dans un e-mail désormais fameux publié sur le site du FSE, le théologien coranique Tariq Ramadan cite des noms d’« intellectuels juifs » dont il dénonce, non sans raison (il est mal placé pour, mais c’est un autre problème), une dérive vers le « communautarisme ». Or, dans les noms qu’il donne, le barbu fait l’erreur d’inclure Pierre-André Taguieff, qui n’est pas juif. Voilà la preuve ! exulte Val : « comme [Taguieff] combat l’antisémitisme, Tariq Ramadan le classe comme juif. Et ça, c’est antisémite. » Et toc. Même rodé aux sottises les plus enflées, on en a les bras qui tombent. Taguieff ne combat pas l’antisémitisme, il combat ceux qui s’opposent à la politique coloniale d’Israël, ce qui n’est pas la même chose. En interprétant l’erreur de Ramadan comme une preuve irréfutable de sa haine des juifs, que nul indice ne corrobore par ailleurs, Val ne démontre que son propre présupposé, qui l’autorise à délirer sur « les nouveaux amis altermondialistes » de Ramadan, engagés selon lui dans « une guerre victorieuse contre les juifs en général ». Des nazis, tous autant qu’ils sont…

    On peut reprocher beaucoup de choses aux organisateurs du FSE. Entre autres, l’illusion un peu désespérée que la présence de Ramadan les connectera aux « couches populaires », alors que le gourou musulman de Genève est à peu près aussi légitime pour représenter les banlieues françaises que le Pape l’est pour parler au nom des quartiers pauvres de Belfast. Mais traiter les altermondialistes de suppôts de la Shoah est une crétinerie qui râcle le fond. Peut-être que Ramadan est antisémite : rien n’interdit de le penser. Comme rien n’interdit non plus de penser que Val est raciste. A ce niveau de vasouillage, où la moindre spéculation s’érige en réquisitoire, où le porte-nawak se tartine à grandes pages indignées, il n’y a plus aucune raison de se gêner. Dans ses éditos, le rédacteur-en-chef de Charlie est intarissable sur les « gauchistes » toujours plus ou moins « rouge-bruns » et « antisémites ». Il n’a, en revanche, jamais écrit un mot contre ces intellectuels haineux qui, comme Taguieff ou Finkielkraut, applaudissent l’ouvrage abject d’Oriana Fallaci assimilant les Arabes à des « rats ». Et non seulement il n’en a pas pipé mot, mais il a, entre deux proclamations de son attachement à « la paix et la démocratie », ouvert son journal à une chronique du « philosophe » Robert Misrahi saluant le « courage intellectuel » de l’ultra-raciste Fallaci… Preuve que cet homme de gauche pratique avec zèle la religion la plus dominante qui soit : celle du deux-poids, deux-mesures.

    http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article60

  • acrimed = aile gauche de la gauche = OSEF

  • L’obscurantisme beauf

    Le tête-à-queue idéologique de Charlie Hebdo

    Mercredi 19 novembre 1997, sous le titre « Les perroquets du pouvoir », Philippe Val consacrait la quasi-intégralité de son éditorial de Charlie Hebdo à l’enthousiasme délirant que lui inspirait la parution des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi. Il y évoquait les « BHL, Giesbert, Ockrent, Sinclair », etc., tous « voguant dans la même croisière de milliardaires qui s’amusent », et qui « n’ont aucune envie de voir tarir le fleuve de privilèges qui prend sa source dans leurs connivences ou leurs compromissions ». Il jugeait certains passages « à hurler de rire », en particulier le chapitre « Les amis de Bernard-Henri », qu’il conseillait de « lire à haute voix entre copains ».

    Six mois plus tard, mercredi 27 mai 1998, sous le titre « BHL, l’Aimé Jacquet de la pensée » (c’était juste avant la Coupe du monde de football), il volait encore au secours du livre de Halimi, contre lequel toute la presse n’en finissait plus de se déchaîner. Il épinglait le chroniqueur du Point pour avoir, dans son « Bloc-notes », assimilé Bourdieu à Le Pen. Et le futur défenseur du « oui » à la Constitution européenne se désolait : « Penser que le désir d’Europe sociale des uns est de même nature que le refus nationaliste de l’Europe des lepénistes ne grandit pas le penseur... » (En 2005, Philippe Val comparerait l’attitude des partisans du « non » à celle de Fabien Barthez crachant sur l’arbitre.)

    Mercredi 1er mars 2006. Continuant d’exploiter le filon providentiel des caricatures danoises, Charlie Hebdo publie à grand fracas un « Manifeste des Douze » (hou, hou ! morte de rire !) intitulé « Ensemble contre le totalitarisme islamique » (1), signé notamment par Philippe Val, Caroline Fourest (auteure de best-sellers sur la menace islamique et membre de la rédaction de Charlie Hebdo), Salman Rushdie, Taslima Nasreen, et... Bernard-Henri Lévy. « L’Aimé Jacquet de la pensée » a droit, comme les autres signataires, à sa notice biographique (moins longue que celle de Caroline Fourest, quand même ! Faut pas déconner !), qui commence ainsi : « Philosophe français, né en Algérie, engagé contre tous les “ismes” du XXe siècle (fascisme, antisémitisme, totalitarisme et terrorisme). » Ce coup des « ismes », le journal nous le refait dans son « manifeste » foireux, qui semble avoir été torché en cinq minutes sur un coin de table en mettant bout à bout tous les mots creux et pompeux dont se gargarisent en boucle, sur les ondes et dans la presse, les « perroquets du pouvoir » : « Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme. »

    Il faut le savoir : contredire Philippe Val est aussi grave qu’envoyer un résistant en camp de concentration

    Il en manque pas mal, des « ismes », dans cette liste : colonialisme, impérialisme, racisme, libéralisme... Autant de notions qui, à une époque, avaient pourtant droit de cité dans les colonnes de Charlie. Balayer d’un revers de main, ou ne même pas voir, depuis son pavillon cossu de la banlieue parisienne, les conditions de vie et les spoliations subies par les perdants du nouvel ordre mondial ; s’incommoder de ce que les opprimés, décidément, aient une manière tout à fait malséante d’exprimer leur désespoir, et ne plus s’incommoder QUE de cela ; inverser les causes et les conséquences de leur radicalisation (il n’y a pas d’attentats en Israël parce qu’il y a une occupation, mais il y a une occupation parce qu’il y a des attentats), et, au passage, accorder sa bénédiction à la persistance de toutes les injustices qui empoisonnent le monde ; parer l’Occident de toutes les vertus et l’absoudre de tous ses torts ou ses crimes : non, il fut un temps où on n’aurait jamais trouvé dans ce journal une pensée aussi odieuse.

    Mais c’était à une époque où Charlie vivait et prospérait en marge du microcosme médiatique, qu’il ne fréquentait pas, et qu’il narguait de sa liberté de ton et de ses finances florissantes - quand il ne lui adressait pas de splendides bras d’honneur. L’équipe, dans sa grande majorité, se satisfaisait parfaitement de cette situation.... Mais pas Philippe Val, à qui la reconnaissance du méprisable ramassis de gauchistes que constituait à ses yeux le lectorat du journal suffisait de moins en moins - avant de finir par carrément l’insupporter. Son besoin de voir sa notoriété se traduire en surface médiatique devait le pousser d’abord à nouer un partenariat avec Libération, en convenant d’un échange d’encarts publicitaires entre les deux journaux. Pour justifier la chose aux yeux d’un lectorat très hostile à la publicité, il se livra à des contorsions rhétoriques dont la mauvaise foi fut impitoyablement disséquée par Arno sur Uzine (« Charlie se fait cobrander », 10 janvier 2001).

    Philippe Val, qui, par un hasard facétieux, venait justement d’être connecté à Internet, tomba sur l’article, et piqua une crise de rage dont ses collaborateurs se souviennent encore. Le mercredi suivant (17 janvier 2001), les lecteurs de Charlie purent découvrir un édito incendiaire intitulé : « Internet, la Kommandantur libérale », qui fut suivi d’un autre, tout aussi virulent, quinze jours plus tard. On y lisait notamment que, si Internet avait existé en 1942, « les résistants auraient tous été exterminés en six mois, et on pourrait multiplier par trois les victimes des camps de concentration et d’extermination ». Il faut le savoir : contredire Philippe Val est aussi grave qu’envoyer un résistant en camp de concentration. Bien sûr, le « Kim Il-Sung de la rue de Turbigo », comme le surnomme aimablement PLPL, ne faisait nulle part mention de l’article d’Arno (il expliquait avoir choisi de traiter ce sujet cette semaine-là parce qu’on lui demandait souvent pourquoi Charlie n’avait pas de site !), et ne précisait pas que la seule forme de négationnisme à laquelle il avait été personnellement confronté dans ce repaire de nazis virtuel ne remettait en cause que son propre génie.

    http://www.peripheries.net/article187.html

  • acrimed = aile gauche de la gauche = OSEF !

    BHL = aile réac de la social-démocratie = OSEF !

    - laissons les petits jeux médiatiques aux médiocres !

  • 29 août 23:23

    le troll s’en fout si peu qu’il passe sa vie à guetter la moindre publication allant contre sa pensée unique

    c’est normal qu’Acrimed ou CQFD lui donnent des boutons.

    Face à Philippe Val, Charlie Hebdo et BHL, Acrimed soutient Siné

    Acrimed est solidaire du dessinateur Siné dont le congédiement de Charlie Hebdo constitue une atteinte évidente à la liberté d’expression [1] Nous reviendrons plus longuement sur cette « affaire » dans de prochaines publications. En attendant, quelques remarques incidentes [2]...
    De Philippe Val, il n’y a rien à dire. Rien à dire de ses pratiques de journalistes ou de patron de presse, de ses passions éradicatrices, de sa fausse impertinence, de son goût pour le débat contradictoire ; rien à dire du moins qui n’ait déjà été écrit depuis de nombreuses années par Acrimed, PLPL, Le Plan B, CQFD ou, plus récemment, par Bakchich, Télérama ou même le site Nouvelobs.com.

    Sur Bernard-Henri Lévy, il n’y a rien à ajouter. Rien à ajouter depuis trente ans que dure et perdure l’imposture. Constant dans la calomnie et l’exhibitionnisme, BHL a apporté son soutien à Philippe Val dans une tribune publiée par Le Monde daté du 22 juillet 2008. Ce n’est guère surprenant, tant leur connivence le dispute à une mutuelle aversion pour la gauche de gauche et une commune affection pour l’humanitarisme de guerre.

    Il y a dire, en revanche, du Monde et de Charlie Hebdo.

    Relever notamment que l’un des principaux quotidien français (après Le Parisien-Aujourd’hui et Le Figaro), sinon le plus « prestigieux », ne publie rien sur l’« affaire » pendant plusieurs jours puis accorde à BHL une tribune avec un appel de « une » évoquant sans précaution ni distance « le texte antisémite de Siné ». Une tribune truffée de procès d’intention. Un seul exemple : l’ex-nouveau philosophe écrit que Siné aurait donné « à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale » quand Siné moquait l’arrivisme d’un jeune homme envisageant une conversion religieuse pour épouser une héritière.

    Le « quotidien de référence » ne s’embarrasse pas non plus d’un texte aux raccourcis historiques cousus de fil blanc. Ainsi, quand l’emphase « béachélienne » s’emporte contre les « ambiguïtés d’une tradition [celle dont se revendiquerait Siné] dont une des spécialités a toujours été, justement, de passer de la rage tous azimuts à sa concentration antisémite : les anarcho-syndicalistes du début du XXe siècle ; les partisans de l’action directe proposant, soixante-dix ans plus tard, de "jeter" les Juifs sur "le fumier de l’Europe" (Ulrike Meinhoff, dirigeante de la Bande à Baader)... » Il y a vingt-sept ans, un homme de droite (Raymond Aron) diagnostiquait avec justesse le problème « BHL » : « la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et des démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement [3]. »

    La direction du Monde, pour sa part, s’accomode de la boursouflure. Tout comme celle de Charlie Hebdo. Mais son patron ne peut être tenu pour seul responsable de la capilotade dans laquelle s’est mis l’hebdomadaire. Depuis des années, le silence que se sont imposés les dessinateurs autorise Val à capter l’héritage du journal satirique pour le normaliser. Aujourd’hui, un pas est franchi. Le directeur a obtenu des principaux dignitaires du titre (Bernard Maris, directeur adjoint de la rédaction ; Gérard Biard, rédacteur en chef ; et Charb, rédacteur en chef adjoint [4]) qu’ils co-signent une « note aux lecteurs » déplorant que Siné ait porté « atteinte » aux « valeurs essentielles » de Charlie Hebdo. La même note ajoute : « Il était prévu que la rédaction [le] réprouve sobrement et qu’[il] s’en explique et s’en excuse » mais « finalement il a refusé ». Et les trois commissaires politiques de conclure : « Nous regrettons la décision de Siné. Nous regretterons aussi Siné ».

    Regretterons nous Charlie Hebdo ?

    Grégory Rzepski.

    http://www.acrimed.org/Face-a-Philippe-Val-Charlie-Hebdo-et-BHL-Acrimed-soutient-Sine

    C’est toujours d’actualité, il suffit de changer les noms de 2008 et on retrouve les mêmes pratiques…

  • Un pas de coté : laissons les médias (et les élections et les religions) à ceux zé celles qui y "croivent" encore

  • 1er septembre 18:57

    les trolls devraient faire un pas de côté et ne pas perdre leur temps à guetter toute critique de Philippe Val et BHL comme s’ils n’avaient rien d’autre à foutre !

    Philippe Val a déjoué un complot : Acrimed gangrène la formation des journalistes !

    Ayatollah en charge de l’épuration du journalisme, des médias et de la critique des médias, Philippe Val, patron licencieur (de Siné, Porte et Guillon) et chasseur de têtes, n’est jamais en panne d’inspiration : la liste est longue de ses mensonges et calomnies d’une insondable bêtise. Et elle vient de s’allonger…
    Il y a peu, parmi les facteurs qui expliqueraient selon lui « la crise que traverse le journalisme », Philippe Val avait découvert celui-ci, sans doute le principal : « On peut relever l’intérêt des jeunes journalistes pour l’idéologie de Bourdieu selon laquelle les dominants ont toujours tort et les dominés toujours raison » [1]. Pierre Bourdieu, c’est connu, a soutenu une pareille imbécilité ! Mais c’est dans le Causeur du mois de février que nous découvrons une nouvelle façon originale de présenter, toujours en le dénigrant, le rôle qu’a pu jouer la critique radicale des médias, et en particulier Acrimed. Élisabeth Lévy déclare (p. 93), non sans déploration sous-entendue, « [que] la dénonciation de "l’islamophobie" bat son plein » : une occasion pour Philippe Val d’affirmer avec un sens subtil de l’à-propos :

    Si elle n’était produite par un psychiatre [2], cette prose inquiéterait véritablement pour les capacités intellectuelles de son auteur. Mais, en grand penseur qu’il est [3], peut-être Philippe Val a-t-il été trop vite pour nous.

    Reprenons le déroulement de la pensée Valienne. « L’information est de plus en plus idéologique en France ». Admettons que Philippe Val ait des éléments permettant de le soutenir, et qu’il préfère les garder pour lui. « Vers 1995, on a vu arriver des petites boutiques comme Acrimed, assez marginales mais virulentes, qui se sont lancées dans la critique des "médias dominants". Après tout, pourquoi pas, c’était marrant de dénoncer les collusions ». Que Philippe Val réduise la critique des médias dominants à la dénonciation de collusions révèle peut-être une vision complotiste de la situation des médias, mais nous n’osons le penser. Quoiqu’il en soit, pour Philippe Val : Acrimed, au début, c’était marrant. « L’ennui, c’est que c’est très vite devenu une fabrique de complotisme ». Acrimed, une « fabrique de complotisme » ? Sur quelle intervention publique d’Acrimed, écrite ou orale, peut reposer une telle déclaration ? Nous ne le saurons pas. Et quand on n’a aucun argument pour le démontrer, « complotisme » n’est rien d’autre qu’une insulte.

    La suite du propos de Philippe Val peut nécessiter la prise de paracétamol à doses croissantes : « les gens qui sont sortis de là sont devenus profs et formateurs de journalistes ». Est-ce grâce à sa virulence, et malgré sa marginalité, qu’Acrimed a produit tant de profs et formateurs de journalistes, sans même le savoir ? L’association est-elle devenue, sans qu’aucun de ses membres ne le réalise, un genre d’officine de formation, d’où l’on « sort » avant de se précipiter en hordes conspirationnistes, dans les écoles et les facs pour former les journalistes de demain ? Une enquête de terrain menée de toute urgence semble montrer que non : pas un seul des « gens qui sont sortis » d’Acrimed n’enseigne dans les écoles de journalistes. À court d’hypothèses, nous prendrons la seule restante : Philippe Val raconte n’importe quoi.

    Mais comme souvent, le meilleur est pour la fin : « on se retrouve avec une génération de journalistes massivement convaincue qu’il faut dire certaines choses et pas d’autres, qu’il y a une vision du "Bien" par rapport à laquelle on doit se situer ». Tentons de résumer : il existe une génération de journalistes à l’esprit déformé par la formation inculquée par Acrimed [4] ; or cette déformation a des conséquences que Philippe Val veut critiquer ; mais cette critique ressemble à une mauvaise caricature de celle développée par Acrimed. Il ne manquerait plus que Philippe Val forme des journalistes…

    Martin Coutellier (grâce à un signalement et une image diffusés sur Twitter par Sébastien Fontenelle)

    http://www.acrimed.org/Philippe-Val-a-dejoue-un-complot-Acrimed-gangrene-la-formation-des-journalistes

  • au secours de la gauche type acrimed ? sans nous
    30 août 02:42

    Un pas de coté : laissons les médias (et les élections et les religions) à ceux zé celles qui y "croivent" encore

  • L’obscurantisme beauf

    Mercredi 19 novembre 1997, sous le titre « Les perroquets du pouvoir », Philippe Val consacrait la quasi-intégralité de son éditorial de Charlie Hebdo à l’enthousiasme délirant que lui inspirait la parution des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi. Il y évoquait les « BHL, Giesbert, Ockrent, Sinclair », etc., tous « voguant dans la même croisière de milliardaires qui s’amusent », et qui « n’ont aucune envie de voir tarir le fleuve de privilèges qui prend sa source dans leurs connivences ou leurs compromissions ». Il jugeait certains passages « à hurler de rire », en particulier le chapitre « Les amis de Bernard-Henri », qu’il conseillait de « lire à haute voix entre copains ».

    Six mois plus tard, mercredi 27 mai 1998, sous le titre « BHL, l’Aimé Jacquet de la pensée » (c’était juste avant la Coupe du monde de football), il volait encore au secours du livre de Halimi, contre lequel toute la presse n’en finissait plus de se déchaîner. Il épinglait le chroniqueur du Point pour avoir, dans son « Bloc-notes », assimilé Bourdieu à Le Pen. Et le futur défenseur du « oui » à la Constitution européenne se désolait : « Penser que le désir d’Europe sociale des uns est de même nature que le refus nationaliste de l’Europe des lepénistes ne grandit pas le penseur... » (En 2005, Philippe Val comparerait l’attitude des partisans du « non » à celle de Fabien Barthez crachant sur l’arbitre.)

    Mercredi 1er mars 2006. Continuant d’exploiter le filon providentiel des caricatures danoises, Charlie Hebdo publie à grand fracas un « Manifeste des Douze » (hou, hou ! morte de rire !) intitulé « Ensemble contre le totalitarisme islamique » (1), signé notamment par Philippe Val, Caroline Fourest (auteure de best-sellers sur la menace islamique et membre de la rédaction de Charlie Hebdo), Salman Rushdie, Taslima Nasreen, et... Bernard-Henri Lévy. « L’Aimé Jacquet de la pensée » a droit, comme les autres signataires, à sa notice biographique (moins longue que celle de Caroline Fourest, quand même ! Faut pas déconner !), qui commence ainsi : « Philosophe français, né en Algérie, engagé contre tous les “ismes” du XXe siècle (fascisme, antisémitisme, totalitarisme et terrorisme). » Ce coup des « ismes », le journal nous le refait dans son « manifeste » foireux, qui semble avoir été torché en cinq minutes sur un coin de table en mettant bout à bout tous les mots creux et pompeux dont se gargarisent en boucle, sur les ondes et dans la presse, les « perroquets du pouvoir » : « Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme. »

    Il faut le savoir :
    contredire Philippe Val
    est aussi grave qu’envoyer un résistant
    en camp de concentration

    Il en manque pas mal, des « ismes », dans cette liste : colonialisme, impérialisme, racisme, libéralisme... Autant de notions qui, à une époque, avaient pourtant droit de cité dans les colonnes de Charlie. Balayer d’un revers de main, ou ne même pas voir, depuis son pavillon cossu de la banlieue parisienne, les conditions de vie et les spoliations subies par les perdants du nouvel ordre mondial ; s’incommoder de ce que les opprimés, décidément, aient une manière tout à fait malséante d’exprimer leur désespoir, et ne plus s’incommoder QUE de cela ; inverser les causes et les conséquences de leur radicalisation (il n’y a pas d’attentats en Israël parce qu’il y a une occupation, mais il y a une occupation parce qu’il y a des attentats), et, au passage, accorder sa bénédiction à la persistance de toutes les injustices qui empoisonnent le monde ; parer l’Occident de toutes les vertus et l’absoudre de tous ses torts ou ses crimes : non, il fut un temps où on n’aurait jamais trouvé dans ce journal une pensée aussi odieuse. […]

    http://www.peripheries.net/article187.html

  • Encore la parano et les problèmes de logique du Troll

    - bhl et val pires qu’acrimed

    Mais qu’est ce qui est "mieux" qu’acrimed, cher mozerfuker troll ?

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