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La France veut développer son business avec Israël
posté le 08/09/17 Mots-clés  antifa 

C’est sous un soleil de plomb, à quelques centaines de mètres du bord de mer, que s’est ouvert mercredi 6 septembre le Festival DLD de Tel Aviv. Cette grand-messe israélienne de l’innovation numérique, qui rassemble près de dix mille participants sur deux jours, est devenue un passage obligé pour les startups, les géants du Net, les grands groupes et les investisseurs, mais aussi pour les politiques français. Emmanuel Macron y avait fait une visite remarquée en 2015. Celui qui était alors ministre de l’économie avait insisté sur la nécessité de renforcer les échanges économiques entre la France et Israël. « Nous avons quinze ans de retard et nous devons rattraper la situation au plus vite », avait-il plaidé.

Cette fois, Bruno Le Maire a fait le déplacement et le message est inchangé. « Les investissements israéliens en France représentent 160 millions d’euros par an. C’est peanuts ! », estime le ministre de l’économie en anglais devant un parterre de la délégation Orange, qui dispose d’un large stand au cœur de l’événement. « Le premier ministre Netanyahou veut doubler les investissements israéliens en France d’ici à l’année prochaine et évidemment j’invite toutes les compagnies françaises dans tous les secteurs à faire de même et à investir davantage en Israël », encourage-t-il. La France est seulement le cinquième partenaire économique d’Israël en Europe, loin derrière l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni.

Quand on l’interroge sur les raisons de ce retard, Bruno Le Maire invoque un « cadre fiscal qui n’était pas le bon pour les investissements étrangers en France, pas suffisamment attractif ». En bon VRP du gouvernement Macron, le ministre vante les réformes. « Sous la direction d’Emmanuel Macron, la France change. Ce n’est pas pour demain, c’est maintenant », poursuit-il face aux représentants d’Orange. « Nous avons amorcé une refonte totale de notre modèle social avec la modification du marché du travail, explique-t-il. Nous avons résolu le problème. » « Le but d’Emmanuel Macron est de baisser le niveau des taxes », ajoute-t-il, pour avoir « plus de compagnies compétitives, être capable de développer des innovations et créer des emplois ».

Cela n’explique pas pourquoi la France a si peu investi en Israël. Selon Dan Catarivas, directeur général des relations internationales du patronat israélien, ce retard résulte d’une « méconnaissance du marché israélien ». « En regardant la superficie du pays, sa population de 8 millions d’habitants, moins que le Portugal, certaines entreprises françaises se sont dit que cela ne valait pas le coup d’investir en Israël. » Même analyse pour Édouard Cukierman, PDG de Catalyst Funds, qui invoque une « différence de culture ». « Contrairement à d’autres pays européens, comme l’Allemagne, qui ont compris le potentiel du marché israélien et l’ont envisagé comme une plateforme technologique forte en innovations, la France a longtemps privilégié une approche capitalistique, avec l’implantation d’un certain nombre d’entreprises comme Air France, le Club Med ou des marques de luxe. »

À cela s’ajoute enfin un facteur politique : la France a sans doute longtemps été frileuse dans ses échanges économiques avec Israël pour ne pas se mettre à dos ses amis palestiniens et arabes. Mais aujourd’hui, la donne a changé. La division du monde arabe et le rapprochement d’Israël avec les pays du Golfe et l’Arabie saoudite (une entreprise israélienne assure par exemple la sécurité de Dubaï) ont décomplexé les investisseurs français.

Dans les allées du DLD, on croise de grandes entreprises françaises comme Renault. Le géant de l’automobile entend surfer sur les performances des Israéliens dans le domaine de la voiture autonome. Depuis 2008, l’entreprise française a multiplié les partenariats économiques avec l’État hébreu. Elle a même investi cette année dans un nouvel incubateur de startups. Le géant de la grande distribution, Carrefour, a également sa délégation. « On vient pour regarder ce qui se fait dans les big data et dans la cybersécurité surtout, on est très impressionné par tout ce qu’il y a », confie un représentant du département innovation du groupe. Les innovations concernant les big data et la cybersécurité sont aussi prisées par des groupes comme la BNP ou Orange.

Le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi, a également fait le déplacement. « On a déjà des fonds d’investissement communs entre la France et Israël, la question aujourd’hui est de savoir comment on accélère ces dispositifs », explique-t-il. Comme Bruno Le Maire, le secrétaire d’État est aussi là pour vendre les réformes du gouvernement français, notamment sur le plan de la fiscalité. « Cela va être plus facile pour une startup israélienne de s’installer en France », promet-il.

Deux grandes villes françaises, Marseille et Toulouse, ont également envoyé des délégations. C’est la première fois que la cité phocéenne dispose d’un stand dans ce festival israélien. « L’idée, c’est de promouvoir nos startups, les aider à développer des affaires avec Israël, et nos filières d’excellence, la santé, le tourisme, l’art de vivre. Israël, la startup nation, c’est un peu notre modèle », souligne une représentante de la délégation marseillaise.

Le pouvoir d’attraction du DLD offre une démonstration criante de la faiblesse de l’impact de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions sur l’économie israélienne. « Le BDS n’a presque aucune influence sur le terrain. Les pressions ne fonctionnent pas », estime Dan Catarivas. « Sur ce festival, on n’a pas du tout hésité. Nos politiques sont là, les adjoints au maire à l’économie et au numérique nous accompagnent », confirme-t-on au stand de la ville de Marseille.

La position de la France « est très claire », rappelle Bruno Le Maire. « Le boycott ne fait pas partie de notre politique, je condamne donc toute forme de boycott contre quelque État que ce soit et je m’y opposerai comme ministre de l’économie car je pense que ce n’est pas une bonne façon de régler les différends commerciaux qui peuvent exister entre deux nations », estime-t-il. Interrogé sur l’étiquetage des produits des colonies israéliennes par l’Union européenne, le ministre affirme avoir eu « des échanges approfondis » avec Benjamin Netanyahou et son homologue israélien. « Étiqueter les produits, ça laisse toute liberté aux consommateurs de les acheter ou de ne pas les acheter. Ce n’est pas un boycott » , assure-t-il.

Cette nouvelle politique économique de la France vis-à-vis d’Israël va-t-elle amoindrir sa capacité à critiquer le gouvernement Netanyahou sur le plan politique ? Comment faire pression sur un allié économique si choyé pour qu’il retourne à la table des négociations avec les Palestiniens ? « Je ne pense pas que cela soit contradictoire. On le voit aujourd’hui avec la Turquie par exemple, les pays de l’Union européenne peuvent émettre des critiques sur le plan politique, et parfaitement continuer à entretenir des relations économiques avec le pays », objecte Dan Catarivas.

Bruno Le Maire se défend en citant les investissements de la France dans les Territoires palestiniens. « Nous avons vocation à renforcer les liens économiques entre la France et Israël (...). Cela ne nous interdit pas, au contraire, de poursuivre la même politique vis-à-vis des Territoires palestiniens », dit le ministre, qui a profité de son voyage dans la région pour se rendre à Ramallah, où il a pu rencontrer le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et son homologue palestinien. La France a promis de maintenir l’année prochaine l’aide bilatérale aux Palestiniens (le montant de cette aide s’élevait en 2015 à près de 40 millions d’euros, dont 16 millions d’euros en aides directes).

La veille de l’ouverture du DLD, Mounir Mahjoubi s’était également rendu dans les Territoires palestiniens, notamment pour visiter l’incubateur palestinien Leaders, situé à Ramallah. Pour lui, le tissage de liens entre les startups israéliennes et palestiniennes pourrait avoir une influence positive sur le plan politique. À Tel Aviv, à Ramallah, à Jérusalem, « on ne parle que d’alliance numérique », raconte le secrétaire d’État. « Cela crée des liens très forts, des liens humains qui participeront ensuite à un processus plus global et plus complexe (...), ça ne peut qu’être bénéfique pour tout le reste de l’agenda », veut-il croire.

Sur le conflit israélo-palestinien, Bruno Le Maire a refusé tout commentaire : c’est à Emmanuel Macron, et « à lui seul que revient le droit de s’exprimer sur le processus de paix ». Le président français, qui a appelé cet été à la « reprise des négociations » et confirmé son attachement à « une solution à deux États », est attendu dans la région au printemps 2018. Hasard du calendrier, le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian recevait mardi soir à Paris son homologue palestinien, Riyad al-Malki. Il a réitéré l’opposition de la France à la colonisation israélienne et condamné l’expulsion le jour même d’une famille palestinienne résidant dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est.


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Commentaires
  • business avec Israël = mal

    business avec le Hamas ou des islamistes = ?

      • il va falloir sortir du manichéisme -> pour sortir du capitalisme
  • Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.
    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".
    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.
    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe.
    La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien.
    La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.
    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs.
    Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs.
    Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire.
    Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contre-sens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen.
    Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’ils voulaient libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.
    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale, telle l’agression contre Gaza ou, il y a
    Copyright © UJFP Page 2/3
    A propos d’un article de Nord-Eclair
    quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.
    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammées dans des pagodes bouddhistes.
    La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien.
    On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.
    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    http://www.ujfp.org/IMG/article_PDF/article_a3371.pdf

  • critiquer les impasses du nationalisme ne fait pas de nous des sionisssss’

    que le troll policier se fasse soigner ... (une balle )

  • Cisjordanie : Israël détruit les écoles

    Le ministre palestinien de l’Education, en présence de représentants de l’Union européenne, a inauguré samedi l’école de Jubbet al-Dhib (région de Bethléem), un mois après que l’établissement scolaire de ce village avait été démoli une première fois par l’armée israélienne.

    A la veille de la rentrée scolaire, les forces d’occupation avaient alors saisi les cinq structures mobiles devant servir aux élèves.

    Mais des employés du ministère, aidés par une cohorte de bénévoles, on reconstruit une nouvelle école, baptisée « Ecole du Défi n° 5 ».

    La veille, l’armée d’occupation avait une nouvelle fois effectué un raid sur Jubbet al-Dhib, avec grenades assourdissantes, gaz lacrymogènes et tirs de balles recouvertes de caoutchouc, faisant craindre une nouvelle destruction, indique l’agence Ma’an.

    C’est sans doute la présence de représentants de l’Union européenne à la cérémonie qui a prévenu ce nouveau crime de guerre.

    Mais pour combien de temps ?

    Le ciblage de l’école de Jubbet al-Dhib intervient après le vol, par l’armée d’occupation, des panneaux solaires alimentant l’école du village d’Abou Nouwar, et le démolition de l’école maternelle de Jabal a Baba.

    Chacun de ces établissements est situé en zone dite « C » de la Cisjordanie occupée, c’est-à-dire une zone recouvrant 60% de ce territoire, où la fiction d’une quelconque autonomie palestinienne ne joue même pas : c’est Israël qui y a la haute main sur tous les aspects de la vie des Palestiniens.

    En juillet dernier, les Nations-Unies ont souligné, dans un rapport, la brutalité du comportement de l’occupation israélienne en zone « C », constatant qu’il est virtuellement impossible, pour les Palestiniens, d’y obtenir des permis de construire, lesquels sont réservés aux colons juifs.

    L’éducation des enfants palestiniens constitue de ce point de vue une cible de choix pour le gouvernement de Netanyahou (alias « cher Bibi » en langage Macron) : selon le Conseil Norvégien pour les Réfugiés, qui intervient en Palestine, pas moins de 55 écoles en Cisjordanie, dont une bonne partie ont été financées par des aides de l’Union européenne et autres donateurs étrangers, sont actuellement sous le coup d’ordres de démolition.

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13431

    LE SIONISME ET SES IDIOTS UTILES SONT LA HONTE DE L’HUMANITÉ !

  • business avec Israël = mal

    business avec le Hamas ou des islamistes = ?

    il va falloir sortir du manichéisme -> pour sortir du capitalisme

  • Gideon Lévy désigne la religion fondamentale, raciste d’Israël : le sionisme

    Gideon Lévy a publié hier un article dans Haaretz qui va plus loin que tout ce que j’ai vu dans les principaux media d’Israël comme critique du sionisme. Il le qualifie de mouvement « qui va contre les droits humains, et qui est donc un mouvement ultranationaliste, colonialiste et peut-être même raciste, ainsi que l’affirment les défenseurs de la justice dans le monde ».

    Son papier, intitulé « Ministère de la vérité » était parfaitement sarcastique, à replacer dans le contexte des mots prononcés plus tôt dans la semaine par la ministre de la justice, Ayelet Shaked qui a dit que « le sionisme ne devrait pas - et je dis qu’il ne le fera pas – continuer à courber la tête face à un système où les droits individuels sont interprétés dans un cadre universel ».

    Lévy cite Shaked et éclaire plus avant son message :

    « Donc Shaked croit, comme beaucoup dans le monde, qu’Israël est bâti sur un fond d’injustice et que donc il doit être défendu contre un discours hostile sur la justice. Comment sinon expliquer la répulsion à discuter sur les droits ? Les droits individuels sont importants, dit-elle, mais pas lorsqu’ils sont déconnectés des ‘enjeux sionistes’. Bien vu : les enjeux sionistes sont bien sûr en contradiction avec les droits humains »

    Et Lévy est très clair sur ce à quoi s’opposer dans ce cas :

    « Le sionisme est la religion fondamentale d’Israël, et, comme toute religion, il est interdit de le nier. En Israël, ‘non-sioniste’ ou ‘antisioniste’ ne sont pas des insultes, ce sont des arrêtés d’expulsion sociale. Mais maintenant que Shaked a exposé le sionisme, qu’elle a mis sa main au feu et admis la vérité, on peut avoir une pensée plus libre sur le sionisme, en fin de compte. On peut admettre que le droit des Juifs à un État était en contradiction avec le droit des Palestiniens sur leur terre, et que ce sionisme vertueux a donné naissance à une terrible injustice nationale à laquelle il n’a jamais pu être remédié ; qu’il y a des moyens d’apporter une solution et de surmonter cette contradiction mais que les Israéliens sionistes n’y consentiront pas ».

    Le contexte, c’était une réponse de Shaked à la décision de la Cour Suprême de lundi dernier, contre l’emprisonnement illimité de demandeurs d’asile africains qui refusaient d’être déportés dans un pays tiers (tels que l’Ouganda ou le Rwanda). Tout en permettant la déportation de ceux que la Cour nomme des « infiltrés », la Cour limitait leur emprisonnement à deux mois. Maintenant regardez ce qu’a écrit Myriam Naor, la présidente de la Cour Suprême :

    « Pendant cette période, il est possible d’essayer de le persuader par des moyens qui n’empiètent pas sur sa volonté propre, ou d’essayer de trouver d’autres moyens de le déporter contre son gré ».

    C’est typique de la ‘coercition légère’ de la ‘démocratie israélienne’, semblable à l’expression uniquement israélienne de ‘pression physique modérée’, euphémisme légal pour désigner la torture.

    La présidente de la Cour, Naor ajoute : « De même, l’État peut envisager des alternatives à la déportation, dont l’assignation à résidence en Israël ».

    Beaucoup de gens protesteraient naturellement devant autant de mépris pour les droits humains. Mais pour les dirigeants israéliens, c’était scandaleux pour une raison opposée : la Cour était trop laxiste.

    Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Déri, tout en accueillant avec bienveillance la décision selon laquelle des ’infiltrés’ pouvaient être envoyés dans des pays tiers, n’en décriait pas mois la Cour de le priver d’un « outil très important » et la critiquait pour le fait de n’autoriser que des déportations volontaires (dans certains cas).

    « La décision de ne pas autoriser l’État à déporter des infiltrés contre leur gré est très problématique » a dit Déri. « Nous devons nous soucier des citoyens d’Israël, les habitants de tel Aviv Sud et d’autres villes où la vie des habitants est invivable ».

    Et le premier ministre Netanyahou ? Voici ce qu’il a dit :

    « Il nous faudra promulguer de nouvelles lois nous permettant… d’envoyer les infiltrés hors de notre pays ».
    En disant que les droits humains doivent s’effacer devant les « enjeux sionistes », Shaked disait clairement, comme l’a montré Lévy, que le sionisme s’oppose aux droits humains universels, de manière intrinsèque. Lévy semble biaiser quand il écrit que le sionisme est ‘peut-être même un mouvement raciste ‘ (c’est moi qui souligne), mais le biais disparaît quand il décrit le sionisme comme un mouvement colonialiste et ultranationaliste. En d’autres termes, Lévy dit que le sionisme est un racisme.

    La notion historique de sionisme comme racisme est claire au yeux de Lévy, et il mentionne la résolution 3379 de l’ONU de 1975 qui faisait du sionisme un racisme, dans le second paragraphe. J’ai aussi mentionné cette résolution (que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Haïm Herzog, est célèbre pour l’avoir déchirée et qui fut ensuite annulée), en lien avec le récent rapport commandé par une agence de l’ONU sur l’apartheid israélien, qui a noté le « caractère essentiellement raciste de l’État ».

    Ce qu’il est important, aussi, de relever dans ce cas est le contexte – pas celui des Palestiniens, mais simplement celui des demandeurs d’asile non-juifs. C’est une notion importante parce qu’elle va à l’encontre de la politique israélienne qui se présente purement et simplement comme une réponse à l’agression palestinienne, pour ainsi dire. Il n’y a pas ici une telle agression, et il n’y a pas de Palestiniens dans cette histoire. C’est simplement de la présence de non-juifs qu’il s’agit.

    Quand Théodore Herzl, le fondateur du sionisme, écrivait dans son journal en 1895 que « nous aurons à donner de l’esprit à la population sans un sou qui est de l’autre côté de la frontière… tout en lui refusant tout emploi dans notre pays », il ne pensait probablement pas à des réfugiés africains. Mais la réalité a montré que le sionisme mettra en œuvre une telle politique contre quiconque met en danger ses desseins racistes, colonialistes et ultranationalistes.
    Et voilà où nous en sommes : les choses sont dites à voix haute. Plus d’excuse. C’est aussi évident dans ce qu’a dit Netanyahou récemment à un public de colons : « Nous sommes ici pour y rester à jamais » les a rassuré Netanyahou. « Nous ancrerons nos racines plus profondément, nous construirons, nous nous renforcerons et nous établirons » (noté par Jonathan Cook).

    Et Lévy pose les enjeux :

    « Maintenant, donc, est venu le temps d’une nouvelle division, plus courageuse et plus honnête entre les Israéliens qui approuvent la déclaration de Shaked et ceux (qui) la désapprouvent. Entre les partisans du sionisme et les partisans de la justice. Entre les sionistes et les justes ».

    Et ce n’est certes pas trop tôt.

    http://la-feuille-de-chou.fr/archives/96627

  • ni sionisssssm, ni nationalismmm

  • Les colons brûlent des dizaines d’oliviers palestiniens à Naplouse

    Des colons sont allés en bande brûler 43 oliviers dans le sud de Naplouse vendredi, tandis que d’autres envahissaient le village de Beit Ommar pour y procéder à des prières et priver de circulation les Palestiniens ! Mais surtout ne boycottez pas Israël !

    Les colons de la colonie illégale de Rechelim dans la région sud de Naplouse, à al-Sawiya ont brulé 43 oliviers sur les terres palestiniennes de Jumaa Fathallah.

    Une activité courante des colons pour pousser les Palestiniens à abandonner leurs terres, puisque 85 aggressions similaires ont été recensées par les Nations Unies depuis le début 2017.

    Mais qui va intervenir ?

    Pendant ce temps dans le village de Beit Ommar, dans le district d’Hébron, des dizaines de colons ont envahi le village sous la protection de l’armée d’occupation, pour procéder à des prières sur une soi-disant "tombe du prophète Mathieu", avant d’aller en groupe se répandre dans la région pour la "visiter".

    Et bien entendu, cela a donné une occasion de plus à l’armée israélienne pour dresser un checkpoint à l’entrée de Beit Ommar dès vendredi matin, et pour arrêter tous les Palestiniens qui passaient par là, afin de les fouiller et de contrôler leurs papiers.

    BOYCOTT ISRAEL !!

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13420

  • ni sionisssssm, ni islamisme, ni « nationalismmm »

  • 16 septembre 21:17

    Est ce encore un site opposé au capitalisme (et donc au business ) ?

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