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Condamner l’occupation israélienne ne suffit pas
posté le 10/09/17 par Amira Hass Mots-clés  antifa  Peuples indigènes  répression / contrôle social 

Européens, vos dénonciations sont perçues par Israël comme dénuées de caractère urgent. Ce que vous devez faire, c’est appliquer des sanctions douloureuses.

Aux Pays-Bas, à la Belgique et à la France : Il ne suffit pas de condamner uniquement par des mots la politique de destruction menée par Israël, qui détruit des infrastructures et des habitations financées avec l’argent de vos contribuables. C’est une bonne chose que vous soyez en colère, mais le tempo de l’accumulation de votre colère est de loin inférieur au rythme effréné et dangereux des bulldozers de l’Administration civile et des Forces de défense des colonies en Cisjordanie.

Vos condamnations sont perçues comme dénuées de caractère urgent. Vous devez entreprendre des actions réelles. Oui, des sanctions ouvertes et déclarées, qui emprunteront la voie d’une sévérité accrue. Des sanctions douloureuses. Ce peut être la dernière chance de faire bouger l’Israélien moyen, y compris les hommes d’affaires, les touristes, les juges, les universitaires, les fermiers et les consommateurs de football étranger de leur indifférence et de leur complaisance criminelle.

Cessez de vous effrayer du chantage affectif israélien. Israël met en jeu le souvenir de nos familles assassinées en Europe afin d’accélérer l’expulsion des Palestiniens de l’ensemble du territoire cisjordanien et de les déporter dans les enclaves de l’Autorité palestinienne. Telle est l’intention qui sous-tend toutes les démolitions et confiscations ainsi que les interdictions de bâtir, d’élever du bétail et d’irriguer les champs. Tous ceux qui planifient et appliquent cette lente politique d’expulsion pensent déjà à la grande expulsion, cette fois vers la Jordanie. Et que ferez-vous alors ? Vous publierez des condamnations tout en envoyant des réservoirs d’eau et des tentes aux personnes qui auront été expulsées ?

Le 24 août, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, et le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, publiaient une condamnation officielle de la confiscation des caravanes devant servir de classes pour les quatre premières années primaires dans le village palestinien de Jubbet Adh-Dhib, ainsi que la confiscation des panneaux solaires destinés à l’école du camp de Bédouins d’Abu Nuwwar.

Les Belges faisaient remarquer qu’ils étaient de ceux qui avaient financé ces équipements. « [La Belgique] continuera à travailler avec ses partenaires, comme par le passé, afin de demander aux autorités israéliennes de mettre un terme à ces démolitions », peut-on lire dans la déclaration du ministre des Affaires étrangères.

L’un de ces partenaires n’est autre que les Pays-Bas, dont le Parlement a consacré pas mal de temps à discuter des démolitions commises par les Israéliens, plus de temps, quoi qu’il en soit, que n’en a consacré la Knesset. Voici ce que les ministres du cabinet hollandais ont rapporté le mois dernier aux parlementaires hollandais à propos de la confiscation des panneaux solaires de Jubbet Adh-Dhib en juin : « Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis par courrier de restituer les panneaux solaires aux Pays-Bas. » Le cabinet du Premier ministre n’a ni confirmé ni dénié ce rapport.

Après la confiscation, le village a été condamné à ne recevoir que deux heures d’électricité par jour, produite par un générateur. Ces vingt dernières années, le village a soumis au moins quatre requêtes à l’Administration civile pour être raccordé au réseau d’électricité et toutes ces requêtes ont été rejetées. L’expérience enseigne qu’Israël ne donne pas de permis – ou si peu – de construction dans la Zone C (qui couvre environ 60 pour 100 de la Cisjordanie). La tentative des Hollandais pour recevoir un permis de l’Administration civile pour un seul projet – un cas test, donc – n’a pas abouti à des résultats positifs. En tant que force occupante, Israël n’a pas le droit de détruire ou de confisquer des propriétés, excepté par nécessité de temps de guerre.

La France elle aussi a annoncé fièrement qu’elle était une partenaire dans la construction humanitaire en Zone C et à Abu Nuwwar. La France a elle aussi condamné les récentes démolitions et a demandé qu’on lui renvoie les équipements confisqués. En six mois, Israël a détruit 259 structures palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, explique la condamnation émise par la France. Au cours de la même période, le gouvernement israélien a approuvé la construction de plus de 10 000 unités de logement dans les colonies – trois fois plus que pour toute l’année précédente.

Ainsi donc, la destruction des communautés palestiniennes, l’évacuation de la famille Shamasneh de sa maison à Jérusalem et les plans du ministre de la Défense Avigdor Lieberman visant à démolir Sussia et Khan al-Akhmar représentent l’autre face de la médaille de la construction de colonies.

Voilà comment Israël applique une expulsion graduelle. Sans sanctions, il peut prendre une profonde aspiration et sa foi dans sa capacité à appliquer le plan est solide. Qui donc sait mieux que vous, et que votre voisin allemand en particulier, à quoi mènent les plans d’expulsion limitée, et quelle disposition d’esprit criminelle ils mettent en place dans une société qui planifie ce genre de chose ?


posté le 10 septembre 2017  par Amira Hass  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • réformes légalistes et nationalistes + droit international = BEURK

  • Cisjordanie : Israël détruit les écoles

    Le ministre palestinien de l’Education, en présence de représentants de l’Union européenne, a inauguré samedi l’école de Jubbet al-Dhib (région de Bethléem), un mois après que l’établissement scolaire de ce village avait été démoli une première fois par l’armée israélienne.

    A la veille de la rentrée scolaire, les forces d’occupation avaient alors saisi les cinq structures mobiles devant servir aux élèves.

    Mais des employés du ministère, aidés par une cohorte de bénévoles, on reconstruit une nouvelle école, baptisée « Ecole du Défi n° 5 ».

    La veille, l’armée d’occupation avait une nouvelle fois effectué un raid sur Jubbet al-Dhib, avec grenades assourdissantes, gaz lacrymogènes et tirs de balles recouvertes de caoutchouc, faisant craindre une nouvelle destruction, indique l’agence Ma’an.

    C’est sans doute la présence de représentants de l’Union européenne à la cérémonie qui a prévenu ce nouveau crime de guerre.

    Mais pour combien de temps ?

    Le ciblage de l’école de Jubbet al-Dhib intervient après le vol, par l’armée d’occupation, des panneaux solaires alimentant l’école du village d’Abou Nouwar, et le démolition de l’école maternelle de Jabal a Baba.

    Chacun de ces établissements est situé en zone dite « C » de la Cisjordanie occupée, c’est-à-dire une zone recouvrant 60% de ce territoire, où la fiction d’une quelconque autonomie palestinienne ne joue même pas : c’est Israël qui y a la haute main sur tous les aspects de la vie des Palestiniens.

    En juillet dernier, les Nations-Unies ont souligné, dans un rapport, la brutalité du comportement de l’occupation israélienne en zone « C », constatant qu’il est virtuellement impossible, pour les Palestiniens, d’y obtenir des permis de construire, lesquels sont réservés aux colons juifs.

    L’éducation des enfants palestiniens constitue de ce point de vue une cible de choix pour le gouvernement de Netanyahou (alias « cher Bibi » en langage Macron) : selon le Conseil Norvégien pour les Réfugiés, qui intervient en Palestine, pas moins de 55 écoles en Cisjordanie, dont une bonne partie ont été financées par des aides de l’Union européenne et autres donateurs étrangers, sont actuellement sous le coup d’ordres de démolition.

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13431

    LE SIONISME EST LA HONTE DE L’HUMANITÉ !

  • - nique toutes les nations

  • 12 septembre 19:01

    Gideon Lévy désigne la religion fondamentale, raciste d’Israël : le sionisme

    Gideon Lévy a publié hier un article dans Haaretz qui va plus loin que tout ce que j’ai vu dans les principaux media d’Israël comme critique du sionisme. Il le qualifie de mouvement « qui va contre les droits humains, et qui est donc un mouvement ultranationaliste, colonialiste et peut-être même raciste, ainsi que l’affirment les défenseurs de la justice dans le monde ».

    Son papier, intitulé « Ministère de la vérité » était parfaitement sarcastique, à replacer dans le contexte des mots prononcés plus tôt dans la semaine par la ministre de la justice, Ayelet Shaked qui a dit que « le sionisme ne devrait pas - et je dis qu’il ne le fera pas – continuer à courber la tête face à un système où les droits individuels sont interprétés dans un cadre universel ».

    Lévy cite Shaked et éclaire plus avant son message :

    « Donc Shaked croit, comme beaucoup dans le monde, qu’Israël est bâti sur un fond d’injustice et que donc il doit être défendu contre un discours hostile sur la justice. Comment sinon expliquer la répulsion à discuter sur les droits ? Les droits individuels sont importants, dit-elle, mais pas lorsqu’ils sont déconnectés des ‘enjeux sionistes’. Bien vu : les enjeux sionistes sont bien sûr en contradiction avec les droits humains »

    Et Lévy est très clair sur ce à quoi s’opposer dans ce cas :

    « Le sionisme est la religion fondamentale d’Israël, et, comme toute religion, il est interdit de le nier. En Israël, ‘non-sioniste’ ou ‘antisioniste’ ne sont pas des insultes, ce sont des arrêtés d’expulsion sociale. Mais maintenant que Shaked a exposé le sionisme, qu’elle a mis sa main au feu et admis la vérité, on peut avoir une pensée plus libre sur le sionisme, en fin de compte. On peut admettre que le droit des Juifs à un État était en contradiction avec le droit des Palestiniens sur leur terre, et que ce sionisme vertueux a donné naissance à une terrible injustice nationale à laquelle il n’a jamais pu être remédié ; qu’il y a des moyens d’apporter une solution et de surmonter cette contradiction mais que les Israéliens sionistes n’y consentiront pas ».
    Le contexte, c’était une réponse de Shaked à la décision de la Cour Suprême de lundi dernier, contre l’emprisonnement illimité de demandeurs d’asile africains qui refusaient d’être déportés dans un pays tiers (tels que l’Ouganda ou le Rwanda). Tout en permettant la déportation de ceux que la Cour nomme des « infiltrés », la Cour limitait leur emprisonnement à deux mois. Maintenant regardez ce qu’a écrit Myriam Naor, la présidente de la Cour Suprême :

    « Pendant cette période, il est possible d’essayer de le persuader par des moyens qui n’empiètent pas sur sa volonté propre, ou d’essayer de trouver d’autres moyens de le déporter contre son gré ».

    C’est typique de la ‘coercition légère’ de la ‘démocratie israélienne’, semblable à l’expression uniquement israélienne de ‘pression physique modérée’, euphémisme légal pour désigner la torture.
    La présidente de la Cour, Naor ajoute : « De même, l’État peut envisager des alternatives à la déportation, dont l’assignation à résidence en Israël ».

    Beaucoup de gens protesteraient naturellement devant autant de mépris pour les droits humains. Mais pour les dirigeants israéliens, c’était scandaleux pour une raison opposée : la Cour était trop laxiste.
    Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Déri, tout en accueillant avec bienveillance la décision selon laquelle des ’infiltrés’ pouvaient être envoyés dans des pays tiers, n’en décriait pas mois la Cour de le priver d’un « outil très important » et la critiquait pour le fait de n’autoriser que des déportations volontaires (dans certains cas).

    « La décision de ne pas autoriser l’État à déporter des infiltrés contre leur gré est très problématique » a dit Déri. « Nous devons nous soucier des citoyens d’Israël, les habitants de tel Aviv Sud et d’autres villes où la vie des habitants est invivable ».

    Et le premier ministre Netanyahou ? Voici ce qu’il a dit :

    « Il nous faudra promulguer de nouvelles lois nous permettant… d’envoyer les infiltrés hors de notre pays ».
    En disant que les droits humains doivent s’effacer devant les « enjeux sionistes », Shaked disait clairement, comme l’a montré Lévy, que le sionisme s’oppose aux droits humains universels, de manière intrinsèque. Lévy semble biaiser quand il écrit que le sionisme est ‘peut-être même un mouvement raciste ‘ (c’est moi qui souligne), mais le biais disparaît quand il décrit le sionisme comme un mouvement colonialiste et ultranationaliste. En d’autres termes, Lévy dit que le sionisme est un racisme.

    La notion historique de sionisme comme racisme est claire au yeux de Lévy, et il mentionne la résolution 3379 de l’ONU de 1975 qui faisait du sionisme un racisme, dans le second paragraphe. J’ai aussi mentionné cette résolution (que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Haïm Herzog, est célèbre pour l’avoir déchirée et qui fut ensuite annulée), en lien avec le récent rapport commandé par une agence de l’ONU sur l’apartheid israélien, qui a noté le « caractère essentiellement raciste de l’État ».

    Ce qu’il est important, aussi, de relever dans ce cas est le contexte – pas celui des Palestiniens, mais simplement celui des demandeurs d’asile non-juifs. C’est une notion importante parce qu’elle va à l’encontre de la politique israélienne qui se présente purement et simplement comme une réponse à l’agression palestinienne, pour ainsi dire. Il n’y a pas ici une telle agression, et il n’y a pas de Palestiniens dans cette histoire. C’est simplement de la présence de non-juifs qu’il s’agit.

    Quand Théodore Herzl, le fondateur du sionisme, écrivait dans son journal en 1895 que « nous aurons à donner de l’esprit à la population sans un sou qui est de l’autre côté de la frontière… tout en lui refusant tout emploi dans notre pays », il ne pensait probablement pas à des réfugiés africains. Mais la réalité a montré que le sionisme mettra en œuvre une telle politique contre quiconque met en danger ses desseins racistes, colonialistes et ultranationalistes.
    Et voilà où nous en sommes : les choses sont dites à voix haute. Plus d’excuse. C’est aussi évident dans ce qu’a dit Netanyahou récemment à un public de colons : « Nous sommes ici pour y rester à jamais » les a rassuré Netanyahou. « Nous ancrerons nos racines plus profondément, nous construirons, nous nous renforcerons et nous établirons » (noté par Jonathan Cook).

    Et Lévy pose les enjeux :

    « Maintenant, donc, est venu le temps d’une nouvelle division, plus courageuse et plus honnête entre les Israéliens qui approuvent la déclaration de Shaked et ceux (qui) la désapprouvent. Entre les partisans du sionisme et les partisans de la justice. Entre les sionistes et les justes ».
    Et ce n’est certes pas trop tôt.

  • Comprend qui peut
     :

      • le capitalisme des minorités nationalistes opprimées reste du dégueulasse capitalisme
  • il faut aussi condamner le sionisme

    La France veut développer son business avec Israël

    C’est sous un soleil de plomb, à quelques centaines de mètres du bord de mer, que s’est ouvert mercredi 6 septembre le Festival DLD de Tel Aviv. Cette grand-messe israélienne de l’innovation numérique, qui rassemble près de dix mille participants sur deux jours, est devenue un passage obligé pour les startups, les géants du Net, les grands groupes et les investisseurs, mais aussi pour les politiques français. Emmanuel Macron y avait fait une visite remarquée en 2015. Celui qui était alors ministre de l’économie avait insisté sur la nécessité de renforcer les échanges économiques entre la France et Israël. « Nous avons quinze ans de retard et nous devons rattraper la situation au plus vite », avait-il plaidé.

    Cette fois, Bruno Le Maire a fait le déplacement et le message est inchangé. « Les investissements israéliens en France représentent 160 millions d’euros par an. C’est peanuts ! », estime le ministre de l’économie en anglais devant un parterre de la délégation Orange, qui dispose d’un large stand au cœur de l’événement. « Le premier ministre Netanyahou veut doubler les investissements israéliens en France d’ici à l’année prochaine et évidemment j’invite toutes les compagnies françaises dans tous les secteurs à faire de même et à investir davantage en Israël », encourage-t-il. La France est seulement le cinquième partenaire économique d’Israël en Europe, loin derrière l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni.

    Quand on l’interroge sur les raisons de ce retard, Bruno Le Maire invoque un « cadre fiscal qui n’était pas le bon pour les investissements étrangers en France, pas suffisamment attractif ». En bon VRP du gouvernement Macron, le ministre vante les réformes. « Sous la direction d’Emmanuel Macron, la France change. Ce n’est pas pour demain, c’est maintenant », poursuit-il face aux représentants d’Orange. « Nous avons amorcé une refonte totale de notre modèle social avec la modification du marché du travail, explique-t-il. Nous avons résolu le problème. » « Le but d’Emmanuel Macron est de baisser le niveau des taxes », ajoute-t-il, pour avoir « plus de compagnies compétitives, être capable de développer des innovations et créer des emplois ».

    Cela n’explique pas pourquoi la France a si peu investi en Israël. Selon Dan Catarivas, directeur général des relations internationales du patronat israélien, ce retard résulte d’une « méconnaissance du marché israélien ». « En regardant la superficie du pays, sa population de 8 millions d’habitants, moins que le Portugal, certaines entreprises françaises se sont dit que cela ne valait pas le coup d’investir en Israël. » Même analyse pour Édouard Cukierman, PDG de Catalyst Funds, qui invoque une « différence de culture ». « Contrairement à d’autres pays européens, comme l’Allemagne, qui ont compris le potentiel du marché israélien et l’ont envisagé comme une plateforme technologique forte en innovations, la France a longtemps privilégié une approche capitalistique, avec l’implantation d’un certain nombre d’entreprises comme Air France, le Club Med ou des marques de luxe. »

    À cela s’ajoute enfin un facteur politique : la France a sans doute longtemps été frileuse dans ses échanges économiques avec Israël pour ne pas se mettre à dos ses amis palestiniens et arabes. Mais aujourd’hui, la donne a changé. La division du monde arabe et le rapprochement d’Israël avec les pays du Golfe et l’Arabie saoudite (une entreprise israélienne assure par exemple la sécurité de Dubaï) ont décomplexé les investisseurs français.

    Dans les allées du DLD, on croise de grandes entreprises françaises comme Renault. Le géant de l’automobile entend surfer sur les performances des Israéliens dans le domaine de la voiture autonome. Depuis 2008, l’entreprise française a multiplié les partenariats économiques avec l’État hébreu. Elle a même investi cette année dans un nouvel incubateur de startups. Le géant de la grande distribution, Carrefour, a également sa délégation. « On vient pour regarder ce qui se fait dans les big data et dans la cybersécurité surtout, on est très impressionné par tout ce qu’il y a », confie un représentant du département innovation du groupe. Les innovations concernant les big data et la cybersécurité sont aussi prisées par des groupes comme la BNP ou Orange.

    Le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi, a également fait le déplacement. « On a déjà des fonds d’investissement communs entre la France et Israël, la question aujourd’hui est de savoir comment on accélère ces dispositifs », explique-t-il. Comme Bruno Le Maire, le secrétaire d’État est aussi là pour vendre les réformes du gouvernement français, notamment sur le plan de la fiscalité. « Cela va être plus facile pour une startup israélienne de s’installer en France », promet-il.

    Deux grandes villes françaises, Marseille et Toulouse, ont également envoyé des délégations. C’est la première fois que la cité phocéenne dispose d’un stand dans ce festival israélien. « L’idée, c’est de promouvoir nos startups, les aider à développer des affaires avec Israël, et nos filières d’excellence, la santé, le tourisme, l’art de vivre. Israël, la startup nation, c’est un peu notre modèle », souligne une représentante de la délégation marseillaise.

    Le pouvoir d’attraction du DLD offre une démonstration criante de la faiblesse de l’impact de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions sur l’économie israélienne. « Le BDS n’a presque aucune influence sur le terrain. Les pressions ne fonctionnent pas », estime Dan Catarivas. « Sur ce festival, on n’a pas du tout hésité. Nos politiques sont là, les adjoints au maire à l’économie et au numérique nous accompagnent », confirme-t-on au stand de la ville de Marseille.

    La position de la France « est très claire », rappelle Bruno Le Maire. « Le boycott ne fait pas partie de notre politique, je condamne donc toute forme de boycott contre quelque État que ce soit et je m’y opposerai comme ministre de l’économie car je pense que ce n’est pas une bonne façon de régler les différends commerciaux qui peuvent exister entre deux nations », estime-t-il. Interrogé sur l’étiquetage des produits des colonies israéliennes par l’Union européenne, le ministre affirme avoir eu « des échanges approfondis » avec Benjamin Netanyahou et son homologue israélien. « Étiqueter les produits, ça laisse toute liberté aux consommateurs de les acheter ou de ne pas les acheter. Ce n’est pas un boycott » , assure-t-il.

    Cette nouvelle politique économique de la France vis-à-vis d’Israël va-t-elle amoindrir sa capacité à critiquer le gouvernement Netanyahou sur le plan politique ? Comment faire pression sur un allié économique si choyé pour qu’il retourne à la table des négociations avec les Palestiniens ? « Je ne pense pas que cela soit contradictoire. On le voit aujourd’hui avec la Turquie par exemple, les pays de l’Union européenne peuvent émettre des critiques sur le plan politique, et parfaitement continuer à entretenir des relations économiques avec le pays », objecte Dan Catarivas.

    Bruno Le Maire se défend en citant les investissements de la France dans les Territoires palestiniens. « Nous avons vocation à renforcer les liens économiques entre la France et Israël (...). Cela ne nous interdit pas, au contraire, de poursuivre la même politique vis-à-vis des Territoires palestiniens », dit le ministre, qui a profité de son voyage dans la région pour se rendre à Ramallah, où il a pu rencontrer le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et son homologue palestinien. La France a promis de maintenir l’année prochaine l’aide bilatérale aux Palestiniens (le montant de cette aide s’élevait en 2015 à près de 40 millions d’euros, dont 16 millions d’euros en aides directes).

    La veille de l’ouverture du DLD, Mounir Mahjoubi s’était également rendu dans les Territoires palestiniens, notamment pour visiter l’incubateur palestinien Leaders, situé à Ramallah. Pour lui, le tissage de liens entre les startups israéliennes et palestiniennes pourrait avoir une influence positive sur le plan politique. À Tel Aviv, à Ramallah, à Jérusalem, « on ne parle que d’alliance numérique », raconte le secrétaire d’État. « Cela crée des liens très forts, des liens humains qui participeront ensuite à un processus plus global et plus complexe (...), ça ne peut qu’être bénéfique pour tout le reste de l’agenda », veut-il croire.

    Sur le conflit israélo-palestinien, Bruno Le Maire a refusé tout commentaire : c’est à Emmanuel Macron, et « à lui seul que revient le droit de s’exprimer sur le processus de paix ». Le président français, qui a appelé cet été à la « reprise des négociations » et confirmé son attachement à « une solution à deux États », est attendu dans la région au printemps 2018. Hasard du calendrier, le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian recevait mardi soir à Paris son homologue palestinien, Riyad al-Malki. Il a réitéré l’opposition de la France à la colonisation israélienne et condamné l’expulsion le jour même d’une famille palestinienne résidant dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est.

    https://plateforme-palestine.org/La-France-veut-developper-son-business-avec-Israel

  • 13 septembre 14:42

    nique le sionisme, l’islamisme et les nationalismes ...

    à bas les frontières, à mort les nations

  • il faut aussi condamner le sionisme

    Les colons brûlent des dizaines d’oliviers palestiniens à Naplouse

    Les colons de la colonie illégale de Rechelim dans la région sud de Naplouse, à al-Sawiya ont brulé 43 oliviers sur les terres palestiniennes de Jumaa Fathallah.

    Une activité courante des colons pour pousser les Palestiniens à abandonner leurs terres, puisque 85 aggressions similaires ont été recensées par les Nations Unies depuis le début 2017.

    Mais qui va intervenir ?

    Pendant ce temps dans le village de Beit Ommar, dans le district d’Hébron, des dizaines de colons ont envahi le village sous la protection de l’armée d’occupation, pour procéder à des prières sur une soi-disant "tombe du prophète Mathieu", avant d’aller en groupe se répandre dans la région pour la "visiter".

    Et bien entendu, cela a donné une occasion de plus à l’armée israélienne pour dresser un checkpoint à l’entrée de Beit Ommar dès vendredi matin, et pour arrêter tous les Palestiniens qui passaient par là, afin de les fouiller et de contrôler leurs papiers.

    BOYCOTT ISRAEL !!

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13420

  • nique le sionisme, l’islamisme et les nationalismes ...

    à bas les frontières, à mort les nations

  • 16 septembre 23:42

    Liste des produits israéliens à boycotter

    Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

    Parmi les produits israéliens :

    - Carmel (fruits et légumes) - Jaffa (fruits et légumes) - Kedem (avocats) - Coral (Cerises) - Top (fruits et légumes) - Beigel (biscuits apéritifs) - Hasat (agrumes) - Sabra (repas complets) - Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) - Dagir (conserves de poissons) - Holyland (miel, herbes) - Amba (conserves) - Green Valley (vin) - Tivall (produits végétariens) - Agrofresh (concombres) - Jordan Valley (dattes) - Dana (tomates cerises) - Epilady (appareils d’épilation) - Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

    Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

    Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

    COCA-COLA - Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

    DANONE - Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

    NESTLÉ - Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

    INTEL - Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

    L’ORÉAL - Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

    L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

    ESTÉE LAUDER - Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
    Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

    DELTA GALIL - Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

    LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
    Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

    TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) - Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

    DISNEYLAND - L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

    NOKIA - Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

    MC DONALD’S - Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

    CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) - Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

    La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) - Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

    Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

    Autres produits :

    Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly - Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

    https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/210714/liste-des-produits-disrael-boycotter

  • 17 septembre 23:10

    boycott total des nationalismes !

  • d’accord avec ça :

    boycott total des nationalismes !

  • Benjamin Netanyahu, maître à penser de Monsieur Yves Coleman : Mondialisme.org réussit son examen d’entrée dans l’extrême-droite sioniste

    On aurait pu croire, ingénument, que le philosémitisme, entendu comme "forme sournoise d’antisémitisme" [1], épargnerait la gauche radicale pour ne frapper que la droite prétendument "socialiste", de même que toutes les variétés de droite "forte" ou non, qui communient dans la même célébration inconditionnelle de l’Etat d’Israël.

    Las ! Dans son article "Antisémitisme DE gauche : définition et fonctions politiques" [2], daté du mercredi 3 juin 2015, Monsieur Coleman, qui exerce un magistère depuis son site Mondialisme.org, présente désormais tous les symptômes d’un philosémitisme galopant à tendance hallucinatoire. Avec un sens de l’à-propos qui n’appartient qu’à lui, il a concentré sa petite artillerie sur notre camarade Pierre Stambul, 6 jours avant que Pierre ne "bénéficie" des services d’une des unités dites d’élite de l’appareil d’Etat, en l’occurrence le RAID, après une opération d’intoxication menée semble-t-il par un pirate informatique franco-israélien. [3]

    Il serait quelque peu injuste de reprocher à Monsieur Coleman de ne pas disposer de talents divinatoires, qui lui auraient épargné ce timing "malencontreux". Il existe toutefois une règle d’Or entre révolutionnaires, ce qu’il prétend être : la solidarité inconditionnelle face à la répression. Les camarades "Juives et Juifs révolutionnaires", qui animent le site du même nom, ne s’y sont pas trompé-e-s. Le jour même de l’agression de Pierre Stambul, leur site proclamait : "Nous dénonçons l’interpellation de Pierre Stambul par le RAID durant la nuit. Quels que soient nos désaccords..." [4]. Qu’elles et ils en soient publiquement remercié-e-s.

    Nous sommes le vendredi 17 juillet 2015 : à moins de n’avoir fait que de la spéléologie depuis le 9 juin ou d’être coupé d’Internet, ce qui n’est pas le cas - son site étant régulièrement mis à jour, Monsieur Coleman a difficilement pu manquer l’attaque dont Pierre Stambul a été victime. Nous allons tenter de comprendre les raisons très politiques pour lesquelles il a "omis" d’assurer notre camarade de sa solidarité.

    "L’antisionisme est une absurdité politique et conceptuelle" (sic) [2]

    Je cite monsieur Coleman : "L’antisionisme est une absurdité politique et conceptuelle : autant la critique féroce du sionisme avait un sens AVANT la création de l’Etat d’Israël, autant aujourd’hui être « antisioniste » signifie soit que l’on veut retourner dans les années 30 à bord d’une machine à remonter le temps et faire comme si le judéocide n’allait pas avoir lieu (...) ; soit que l’on est pour l’expulsion des Israéliens de Palestine... et dans ce cas mieux vaudrait avoir un bon plan B à disposition. (...)" [2]

    Pour ce qui est de "l’expulsion des Israéliens de Palestine", la lecture de la Charte de l’UJFP aurait évité à Monsieur Coleman une telle ineptie : "Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu’en mettant un terme à la domination d’un peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l’autodétermination pour le peuple palestinien, (...). Le droit à l’autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien." [5]

    Quant à l’inanité de l’antisionisme de nos jours, il pourrait être instructif de savoir ce que pensent les dirigeants de l’Etat d’Israël de l’actualité ou du caractère obsolète de la référence au sionisme.

    Florilège :

    Benjamin Netanyahu : "C’est le véritable camp sioniste qui sera au pouvoir, et Jérusalem ne sera pas divisée" [6].

    Avigdor Liberman : "J’exhorte tous les citoyens d’Israël à aller voter pour un parti sioniste - peu importe si c’est Meretz, Yisrael Beiteinu, ou Bayit Yehudi - ce qui est plus important, c’est d’aller voter pour un parti sioniste parce qu’il est important de préserver le caractère juif et sioniste de l’État d’Israël" [7]. (Monsieur Liberman semble légèrement douter des capacités de compréhension de ses auditeurs...)

    Naftali Bennett : "Il fonce à toute allure en direction des [électeurs] sionistes religieux, ceux qui disent que pour des raisons idéologiques, ils renoncent à leur propre parti pour le Likoud, afin de ne perdre la chance d’avoir un gouvernement de droite" [8].

    Moshé Bougy Yaalon : "J’ai dirigé des opérations contre les forces paramilitaires de l’Autorité palestinienne, les milices du Fatah et les forces du Hamas à Gaza et en Cisjordanie. Depuis le début du conflit, avant la création de l’Etat, et durant les années qui ont suivi les Accords d’Oslo, la volonté des dirigeants sionistes était d’aboutir à un compromis historique en convainquant les Palestiniens de renoncer à “la lutte armée” et à toute forme d’opposition (...)" [9].

    Ayelet Shaked : "Il faut arrêter de s’excuser, il faut redevenir sioniste !" [10].

    De toute évidence, les dirigeants d’Israël n’ont pas lu les profondes considérations de monsieur Coleman et ne savent pas que l’antisionisme, et donc le sionisme, sont des notions totalement désuètes. Cette regrettable ignorance les conduit à des "écarts de langage", que nous allons maintenant examiner.

    De la comparaison des gouvernements israéliens au IIIe Reich

    Précisons d’emblée que cet intertitre ne saurait être compris comme une incitation à ce type de parallèle. De la même façon que le terme "fasciste" est trop souvent employé inconsidérément, lui faisant perdre la caractérisation précise d’un régime politique et de son idéologie, de la même façon, la qualification de "nazi" ne peut être banalisée. Hélas, les dirigeants sionistes (le paragraphe précédent nous autorise à les nommer ainsi) ne "facilitent" toutefois pas les choses, comme nous allons le voir.

    Commençons par les amalgames de Monsieur Coleman, qui le conduisent à qualifier Pierre Stambul d’irresponsable : "l’antisionisme (...) peut parfois conduire à des conclusions antisémites (...) lorsque la politique des gouvernements israéliens est systématiquement comparée à celle des nazis ou lorsque « certains dirigeants sionistes » sont accusés d’avoir été complices des nazis (...) Comme le fait, de manière totalement irresponsable, Pierre Stambul de l’UJFP car il sait que ce type d’arguments sont employés par les négationnistes : « Nous savons que l’instrumentalisation du génocide nazi par les sionistes est une escroquerie. Les sionistes n’ont joué qu’un très faible rôle dans la résistance juive au nazisme. Certains de leurs dirigeants se sont fortement compromis avec le nazisme. »" [2]

    Joli tour de passe-passe, qui fait dire à Pierre ce qu’il n’a pas dit, à savoir que les sionistes sont des nazis. Quant à savoir pourquoi certain-e-s ont fait cette comparaison, se reporter à leurs propos exacts pourrait nous éclairer.

    A propos de "l’armée la plus morale du monde", qui affirma, "pendant l’invasion du Liban en 1982 (que) les excès des soldats israéliens au Liban démontraient (...) « l’existence d’une mentalité judéo-nazie »" [11] ? Réponse : Yeshayahou Leibowitz, sioniste engagé, "rédacteur en chef de l’Encyclopédie hébraïque", attaché à la pratique des Mitsvots (commandements requis par la Torah) et grand admirateur de Maïmonide [12].

    Quel est le raisonnement de Yeshayahou Leibowitz ? "Voilà le problème clef : la désobéissance à un ordre légal. Mais cette conception selon laquelle il est interdit de désobéir à un ordre légal, c’est une conception fasciste, nazie. Maintenant, vous comprenez ce que je veux dire quand j’utilise le terme « judéo-nazi » ? Pourquoi Israël a-t-il condamné Adolf Eichmann à la potence et l’a-t-il pendu ? Eichmann n’a fait qu’accomplir les ordres légaux donnés par ses supérieurs. Voilà pourquoi, quand j’entends des gens affirmer que l’ordre légal donné constitue le critère suprême de la conduite d’un soldat, je leur lance : « Vous êtes des judéo-nazis ! »" [13].

    D’auteurs dont les noms seront précisés plus loin : "Parmi les phénomènes politiques les plus perturbateurs de notre époque, on peut compter l’émergence, à l’intérieur de l’Etat d’Israël (...) du "Parti de la Liberté" (...) apparenté, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et ses prétentions sociales, aux partis politiques nazis et fascistes. (...)" [14].

    Quel fait a bien pu inspirer un tel emportement chez ces auteurs ?

    Celui-ci : "C’est dans ses actions que (ce) parti terroriste trahit ses réelles aspirations (...) Un exemple choquant a été donné par leur comportement au sein du village arabe de Deir Yassin. (...) Le 9 avril, selon le New York Times, des groupes terroristes ont attaqué ce paisible village, qui n’était en rien un objectif militaire dans ce conflit, et ont tué la plupart de ses habitants (240 personnes : hommes, femmes, enfants )." [14].

    Qu’est-ce qui motive leur lettre d’alerte ? "La visite imminente, aux Etats Unis, de Menachem Begin, chef de ce parti (...) calculée afin de donner l’impression d’obtenir un soutien américain" [14].

    Qui sont donc les "irresponsables", probablement antisémites, qui ont commis cette lettre ? Entre autres : Hannah Arendt et Albert Einstein.

    Pour des raisons qui m’échappent, cet appel a échappé à l’immense érudition de Monsieur Coleman.

    Cette controverse est-elle dépassée ? Malheureusement, il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher aux Netanyahu, Liberman et consorts, c’est la cohérence entre leurs paroles et leurs actes.

    Second florilège :

    Naftali Bennett, actuel ministre israélien de l’Education : "J’ai tué beaucoup d’Arabes dans ma vie. Et il n’y a aucun problème avec ça". [15].

    Avigdor Liberman, ex-ministre israélien des Affaires étrangères : "Ceux qui sont de notre côté (NB : les Arabes israéliens) méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache" [16].

    Moshe Feiglin (candidat doté de 24% des suffrages, face à Netanyahou, lors des primaires du Likoud de 2007), au quotidien Haaretz, en 1995 : "Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire (...)" [17].

    Faisons un détour parmi les autorités religieuses de "l’État juif et sioniste d’Israël" [7]. Ovadia Yosef (élu grand-rabbin séfarade d’Israël en 1973) : "Les six millions de malheureux juifs qu’ont tués les nazis ne l’ont pas été gratuitement. Ils étaient la réincarnation des âmes qui ont péché" [18] ...

    Je laisse chaque Juive, chaque Juif ayant perdu des proches dans l’enfer nazi et/ou lors des pogroms en Europe méditer ces deux dernières citations et en prendre la pleine mesure : l’Etat d’Israël n’est pas notre refuge, mais un vecteur majeur de l’antisémitisme dans le monde. La compassion dont nous, Juives et Juifs, avons bénéficié après les révélations des crimes nazis est détruite et souillée jour après jour par les agissements et les propos criminels des dirigeants sionistes.

    Netanyahu, Monsieur Coleman et le droit au retour des Palestiniens

    Le titre de cet article, quelque peu provocateur, semblera sans doute excessif.

    Excessif, il ne l’est guère plus que : "Edouard Drumont, maître à penser de Mme Horia Boutelja : les Indigènes de la République réussissent leur examen d’entrée dans l’extrême droite gauloise" [19]. Monsieur Coleman aurait peut-être (?) pu s’épargner la rédaction d’un article aussi outrancier que malhonnête en lisant la "Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise d’antisémitisme »" [1] ou, de Yitzhak Laor, "Le nouveau philosémitisme européen et le « camp de la paix » en Israël" (La Fabrique, Paris, 2007).

    Mais "quid" du rapprochement entre Benjamin Netanyahu et Monsieur Coleman ? Ceci : "Benyamin Netanyahu campe sur les positions qu’il avait fixées lors de son discours prononcé à l’université Bar Ilan en 2009. Il refuse de négocier sur la base des frontières de 1967, il refuse le gel des colonies, le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et 1967" [20].

    Et voici le point de vue de Monsieur Coleman sur la résolution 194 de l’ONU "Autant le versement d’une indemnisation semble raisonnable, autant le « droit au retour » est une aberration pour les Palestiniens - mais aussi pour les Juifs du monde entier." [21].

    Notons, pour la forme, qu’une confusion est ici faite entre le "droit au retour" des réfugié-e-s palestinien-ne-s, visé par la résolution 194 du 11 décembre 1948 de l’ONU [22], et la "loi du retour", votée par la Knesset le 5 juillet 1950, qui "octroie automatiquement à tout individu juif la nationalité israélienne lors de sa demande d’immigration." [23]. Quant au fond, s’il y a bien ici une "aberration", c’est de ne pas proclamer avec force l’injustice qu’Eyal Sivan a si parfaitement résumée : "Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu’il n’a pas le droit d’y revenir, alors qu’un juif né à Paris peut, lui, s’y installer ?" [24].

    Il est vrai que le concept d’autodétermination semble un peu abscons pour notre docte pourfendeur des antisionistes : que les conditions d’établissement de deux Etats, d’un Etat binational (ou du refus d’un Etat-Nation) appartiennent aux peuples concernés ne semble pas l’effleurer. Il est désormais en bonne compagnie, entre Netanyahu et François Hollande, lequel abonde dans son sens : "Demander à Israël d’accepter le droit au retour des réfugiés palestiniens n’aurait pas de sens..." [25]. Le(s) sionisme(s), exégèse selon Coleman

    "N’en déplaise à Pierre Stambul, qui n’est pas un ignorant, LES « sionistes » cela n’existe pas, il y a plusieurs types de « sionistes », en clair de nationalistes israéliens ou de partisans de l’existence de l’Etat d’Israël. Et en général le terme « sionistes » est un mot codé pour dire « Juifs »." [26].

    Monsieur Coleman est intarissable sur la question de l’antisémistisme et de l’histoire du sionisme dans toute sa diversité. La documentation disponible sur son site serait un pur bonheur, pour son abondance et sa qualité, si elle n’était mitée, à intervalles réguliers, par les imprécations gorgées de mépris qui sont sa marque de fabrique. La quasi-totalité des marxistes et anarchistes de toutes obédiences ont eu droit, à un moment ou à un autre, à ses excommunications boursouflées.

    Toutefois, depuis les cimes de son savoir, ce "petit marquis" [27] (sic) de l’excellence radicale daigne révéler à des Juifs communistes libertaires (Pierre Stambul et Jean-Marc Izrine) qu’il existait et existe des versions différentes du sionisme.

    Mais, comme la science se mérite, nous ne saurons pas dans le même article que les conceptions d’un Vladimir Jabotinsky n’étaient pas exactement concordantes avec celles d’un Bernard Lazare ni que, de nos jours, le point de vue d’un Shlomo Sand n’est pas "tout à fait" celui d’un Yehuda Glick, partisan de la destruction de la mosquée Al Aqsa comme prélude à la reconstruction du Troisième temple de Jérusalem.

    A titre personnel, je ne verrais aucun inconvénient à deviser sur l’histoire de l’anarcho-sionisme, sauf peut-être la contrainte où je me trouverais d’emprunter la "machine à remonter le temps" [2] en compagnie de Monsieur Coleman.

  • Au niveau théorique, il est évidemment fondé de distinguer, autant sur le plan historique que dans l’analyse de la situation actuelle, la variété des conceptions sionistes ou post-sionistes. Mais, sauf à nous traiter de Juifs antisémites (les sionistes ne s’en privent pas), notre dénonciation du sionisme est constamment explicitée comme la condamnation des politiques criminelles des dirigeants d’Israël vis-à-vis des Palestinien-ne-s et suicidaires pour les Juives et Juifs d’Israël et de la diaspora et non (c’est effarant de devoir l’écrire) comme une volonté d’expulsion des Israéliens de Palestine, ce que suggère Coleman [2] !

    Shlomo Sand a dramatiquement résumé ce dilemme : "(...) même un enfant né d’un acte de viol a le droit de vivre. La création d’Israël par des juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d’extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit déjà depuis soixante-dix ans, et qui a développé sa culture. On ne règle pas une tragédie en en créant une autre." [28].

    "Obsédés par Israël et la Palestine du matin au soir" (sic) [29]

    L’article [29] de Monsieur Coleman qui comporte cette expression commence par la citation suivante : "Et puis, on peut être contre la politique internationale d’Israël sans être antisémite." (David Rachline, maire Front national de Fréjus)

    Ne pouvant soupçonner Monsieur Coleman de sympathie pour le Front national, cette citation ne peut être utilisée que comme un repoussoir. Dès lors qu’il n’en partage pas l’idée, il nous place donc devant une double négation : la citation, la réfutation implicite de celle-ci du fait de l’appartenance de son émetteur, ce qui, comme toute double négation, produit donc une affirmation. En clair, la conclusion suggérée par Coleman est donc celle-ci : "Toute critique de la politique internationale d’Israël est antisémite".

    C’est très intéressant. Autant sa critique radicale du terme antisioniste, signifiant nécessairement selon lui "qui souhaite l’anéantissement d’Israël et des Israélien-ne-s" aurait pu donner lieu à débat, autant là, c’est toute critique d’Israël qu’il réfute. C’est d’autant plus curieux qu’il parsème ses textes d’une telle critique : "La politique criminelle de l’Etat israélien et la haine qu’elle suscite chez les peuples des Etats limitrophes et chez les Palestiniens" [29] mais c’est pour la contrebalancer aussitôt d’une fureur croissante au fil des ans envers les antisionistes ou tous critiques d’Israël.

    S’il y a une chose certaine, c’est que monsieur Coleman n’est ni "obsédé par (...) la Palestine du matin au soir", ni par le sort des Palestinien-ne-s. Sur 2017 articles au 17 juillet 2015, 2 articles (oui, deux, pas trois) mentionnent le terme de "Nakba" sur le site "Mondialisme.org", soit 0,1 % des articles et 291 articles mentionnent le terme "antisémitisme", soit 14,43 %. Dit autrement, quand il évoque 1 fois la "Nakba", il parle 145 fois d’"antisémitisme". Pour prendre la mesure du sort du peuple palestinien chassé de ses terres, c’est une proportion qui lui semble sans doute équilibrée.

    Une fois n’est pas coutume, c’est auprès du "Shin Bet", ou "Shabak" (Service de sécurité intérieure israélien) que l’on peut trouver des informations qui nous démontrent de façon inquiétante pourquoi même une Juive ou un Juif vivant loin d’Israël, en France, aux USA, a des raisons très précises pour sa sécurité d’être "obsédé par Israël et la Palestine du matin au soir".

    Dans le documentaire "Gatekeepers", réalisé par Dror Moreh en 2012, six anciens responsables du "Shin Bet" témoignent de l’évolution de la situation en Israël et délivrent un avis accablant sur l’ensemble des premiers ministres israéliens, à l’exception de Yitzhak Rabin, assassiné en 1995 par Ygal Amir, admirateur de Baruch Goldstein, responsable du massacre d’Hébron.

    Impéritie, indifférence ou complicité avec les plus extrémistes des colons, voilà le fil conducteur de la politique israélienne. Avraham Shalom, chef du "Shin Bet" de 1981 à 1986 : "Aucun premier ministre ne s’est jamais intéressé aux Palestiniens", "Quelle différence entre Golda Meir et Begin ? Aucune".

    En 1980, Carmi Gillon et Yaakov Peri, qui deviendront plus tard chefs du "Shin Bet", enquêtent sur des colons qui préparent un attentat sur des bus palestiniens à Jérusalem avec un objectif de 250 morts. Ils parviennent à les arrêter, de nuit, au moment où les colons placent les explosifs dans les bus. Après enquête, il apparaît que ce groupe projetait depuis 1978 la destruction à l’explosif du Dôme du Rocher. Les condamnations tombent, dont 3 à perpétuité. Le "Shin Bet" est encensé par les autorités israéliennes. Yitzhak Shamir déclare le "Shin Bet" "joyau de la Couronne".

    Oui, mais... Cette "bande", comme l’appelle Yaakov Peri, avait ses entrées de longue date au Parlement et chez le Premier Ministre. En peu de temps, tout ce petit monde rejoint sa colonie, comme si de rien n’était. Que se serait-il passé si ces fanatiques avaient détruit le Dôme du Rocher ?

    Carmi Gillon : "Cela aurait déclenché la guerre totale du monde musulman contre Israël. Pas seulement les pays arabes, mais aussi l’Iran, l’Indonésie et la mise en danger de l’ensemble des communautés juives de par le monde." Le même raisonnement vaut, sans exception, pour tous les crimes impunis commis depuis des décennies par l’Etat d’Israël.

    Méditons sur le diagnostic de Zeev Sternhell, dans le reportage de Charles Enderlin de 2015, "Au nom du temple", à propos de Baruch Goldstein, auteur du massacre de la mosquée d’Ibraham, et de l’assassinat de Yitzhak Rabin par Ygal Amir : "La gauche (israélienne), par poltronnerie, parce que c’était commode de se voiler la face, a préféré croire que nous avions la fièvre à cause d’une grippe alors que nous avions un cancer."

    Monsieur Coleman prépare ses étoiles jaunes pour l’UJFP

    Citations de notre implacable censeur : "Rappelons que l’Union juive française pour la paix n’organise pas seulement des Juifs, comme le précisent d’ailleurs ses statuts. Il aurait été cependant plus honnête de choisir, par exemple, une appellation comme l’Union française pour la paix en Palestine. Cette ambiguïté délibérée permet aux militants non juifs de l’UJFP de se faire passer (ce qui est très rémunérateur symboliquement) pour des descendants des victimes du judéocide ou, encore mieux, des militants du Bund assassinés par les nazis." [2].

    "... l’UJFP (...) prétend regrouper des juifs partisans de la paix (d’après son sigle) alors qu’une partie de ses membres ne sont ni Juifs ni juifs !" [30].

    "... l’UJFP, cette curieuse organisation qui se dit « juive » tout en n’expliquant pas vraiment en quoi elle tient à cette étiquette si infamante dans le camp « antisioniste »...." [26].

    C’est sûrement une coïncidence, mais cette exigence de pureté ethnique nous a déjà été adressée régulièrement par des sionistes. Monsieur Coleman semble très préoccupé par ce sujet et sait sûrement que nous ne sommes pas précisément des "haredim" (juifs ultra-orthodoxes). En tant que tout nouvel expert ès-"Halakha" (la Loi juive), a-t-il prévu des tests de sélection en manifestation pour trier les Juives et Juifs certifié-e-s par ses soins des "goyim" (non-juifs) infiltré-e-s parmi nous ?

    Quant à la notion d’"étiquette si infamante" d’une "organisation qui se dit « juive »", elle a un fumet, comment dire ? Pas précisément "philosémite", même au sens de "forme sournoise d’antisémitisme" [1]. Ces trois phrases mises bout à bout donnent la nausée.

    Est-ce que Monsieur Coleman a la moindre idée de l’abjection de ses propos, lancés à la face de militant-e-s de l’UJFP dont l’histoire familiale regorge de l’attention toute particulière que l’Europe chrétienne a réservée à leurs parents et ancêtres ? L’autodérision, l’humour noir et féroce dont certain-e-s d’entre nous sont heureusement doté-e-s nous procurent une catharsis permanente d’un passé trop lourd qui en a fait sombrer plus d’un-e parmi nous.

    Nous accusons donc réception de l’assurance complète de son absence de solidarité.

    Jean-Marc Capellero-Rabinovitz Le vendredi 17 juillet 2015

    [1] "Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise d’antisémitisme »", Rudolf Bkouche, 21 septembre 2014, ainsi que "Du philosémitisme d’Etat", Rudolf Bkouche, 27 avril 2015

    [2] "Antisémitisme DE gauche : définition et fonctions politiques", Yves Coleman, mercredi 3 juin 2015

    [3] "Pierre Stambul notre co-président arrêté par le RAID cette nuit et gardé à vue pendant 7 heures", Bureau national de l’UJFP le 09-06-2015 à 18h40.

    [4] "Soutien à Pierre Stambul", Juives et Juifs révolutionnaires, le 9 juin 2015

    [5] "Charte de l’UJFP", adoptée à la fondation de l’UJFP à Paris, lors de la fête de Pessah en 5754 (avril 1994)

    [6] Europe Israël news, 15 mars 2015

    [7] Coolamnews 17 mars 2015

    [8] "Bennett reproche à Netanyahou de courtiser son électorat religieux", IsraPresse, 16 mars 2015

    [9] CAPE - Centre des Affaires publiques et de l’Etat, 22 janvier 2015

    [10] Koide9enisrael, dimanche 19 janvier 2014

    [11] "Yeshayahou Leibowitz, le prophète incompris", CCLJ - Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind, mardi 22 mars 2011, Ouri Wesoly

    [12] Yeshayahou Leibowitz, site du judaïsme Massorti Francophone, par Yeshaya Dalsace

    [13] "La mauvaise conscience d’Israël" (3), Defeatist Diary, 28/6/2010

    [14] "New Palestine Party. Visit of Menachen Begin and Aims of Political Movement Discussed", A letter to The New York Times. Saturday December 4, 1948 by Albert Einstein, Hannah Arendt, Sidney Hook, et.al. Traduction française : Archives LePost.fr – HuffingtonPost, mis à jour le 20/06/2010

    [15] L’Express, 30/07/2013

    [16] Libération, 10 mars 2015

    [17] Cité par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, lundi 30 janvier 2012

    [18] "Le rabbin Yossef dérape sur la Shoah", Libération, 7 août 2000

    [19] "Edouard Drumont, maître à penser (...)", mondialisme.org, samedi 14 mars 2015

    [20] "Israël-Palestine : Il n’y a pas de volonté politique d’aller vers la paix", L’Express, 02/04/2014

    [21] "Limites de l’ « antisionisme » (2)", mondialisme.org, vendredi 23 janvier 2004

    [22] "La question de Palestine - Réfugiés", site francophone des Nations Unies

    [23] "Loi du Retour", Akadem

    [24] "La dangereuse confusion des juifs de France", Eyal Sivan, 7 Décembre 2001

    [25] "Retour des Palestiniens : Hollande soutient Israël", Le Figaro, 19/11/2013

    [26] "Les « antisionistes » sont eux aussi sujets au « mal de mer »...", mondialisme.org, mardi 11 mars 2014 (Nota bene : l’article cité porte sur une préface de Pierre Stambul à un livre de Jean-Marc Izrine, « Les libertaires du Yiddishland », éditions Alternative Libertaire)

    [27] "Bref commentaire sur les procédés d’un plumitif « libertaire »", R.A. Forum. De la banalité du mépris chez Monsieur Coleman.

    [28] "Israël a-t-il perdu la guerre ? Entretien avec l’historien israélien Shlomo Sand", Télérama, 31/01/2009

    [29] "Sur les sources de l’antisémitisme de gauche, anticapitaliste et/ou anti-impérialiste", mondialisme.org, 25 avril 2014

    [30] "Ni Joffrin, ni Val, ni Siné, la clarté politique d’abord !", mondialisme.org, lundi 28 juillet 2008

    http://www.ujfp.org/spip.php?article4304

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