RSS articles
Français  | 
Solidarity with Egypt’s LGBTQ posté le 18/10/17 - Local - 1 commentaire
Liberté pour Georges Abdallah posté le 17/10/17 - Local - 1 commentaire
Des affiches pour le 1er novembre ! posté le 17/10/17 - Local
Comment empêcher une expulsion ? posté le 17/10/17 - Local

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

Le métissage : tissé de racisme ? posté le 23/10/17 - On the web
Les dégâts collatéraux de la politique du PIR posté le 22/10/17 - On the web - 12 commentaires
“Exotisme” et “Racisme”, même combat ? posté le 22/10/17 - On the web - 3 commentaires
La chute du "Sphinx" ? ( Tariq Ramadan ) posté le 22/10/17 - On the web - 8 commentaires

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 198

Anarchisme et nationalisme, ou le triangle des Bermudes
posté le 04/10/17 par Tomas Ibanez Mots-clés  antimilitarisme  luttes sociales  répression / contrôle social  sans-papiers  réflexion / analyse 

quoiqu’imparfait à certains égards, voici un article qui remet les points sur les "i"
en Catalogne, ou ailleurs, tout nationalisme est réactionnaire !


posté le 4 octobre 2017  par Tomas Ibanez  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
ibanez.pdf

Commentaires
  • tout nationalisme est réactionnaire

    bim dans la bouche du troll pro-palestinien ( ou des trolls Patlotch et son jeune disciple, La hyène toulousaine et l’ex-la sulfateuse aka mignon chaton)

  • Tomas Ibanez qui a inventé le A cerclé - Ⓐ

  • personne n’a "inventé" le A cerclé, c’est une démarche collective

    et on pourrait demander à Tomas Ibanez sa position MAINTENANT, et non en 2014, étant donné la division des anars sur le problème catalan, notamment la CGT espagnole

  • 6 octobre 00:10

    Manquait plus que le troll pour s’incruster et parasiter le débat avec sa phobie antipalestinienne, le seul sujet qui l’intéresse.

    Comme s’il y avait un nettoyage ethnique en Catalogne et qu’on puisse comparer une occupation militaire basée sur l’apartheid en Palestine avec le nationalisme de la région la plus riche d’Espagne !

    Le troll ferait mieux d’apprendre à lire :

    CATALOGNE : MANOEUVRES NATIONALISTES

    Pour nous il est clair que nous ne participerons pas à de telles manifestations. Nous espérons que la contribution au débat que nous faisons d’un point de vue anarchiste pourra contribuer à développer une force sociale qui, par la pensée et l’action et s’opposera au courant nationaliste dominant. Les partis politiques de toutes couleurs, bourgeois comme pseudo-ouvriers, de droite comme de gauche, alimentent un courant d’opinion dominant au caractère patriotique et nationaliste dans lequel la société catalane est en train de se noyer et auquel nous sommes peu nombreux à être capables d’échapper.

    Les mouvements nationalistes tendent à appliquer un critère manichéen : « Si tu n’es pas avec moi, alors tu es contre moi », si tu n’es pas des miens, tu es du peuple$ ennemi (Catalan ou Espagnol, Serbe ou Croate, Ukrainien ou Russe). Quiconque décide de se démarquer des plans et du programme d’un mouvement nationaliste est accusé de soutenir le peuple haï, d’appartenir à l’ennemi. Cela quel que soit le motif car il n’y a pas de raisons (rationnelles) qui puissent s’opposer au sentiment (irrationnel) d’appartenir à un peuple décidé à réaliser sa glorieuse saga.

    Nous, anarchistes, nous ne suivons pas le courant dominant catalaniste pas plus que nous ne ramons avec toutes les forces politiques en faveur de l’indépendance de la Catalogne ou que nous nous identifions avec la patrie catalane. C’est pour cela qu’on nous taxe d’espagnolisme.

    Par ce texte, nous voulons casser la dualité catalan-espagnol, indépendantiste- espagnoliste. Nous voulons en toute simplicité apporter un troisième éclairage, une nouvelle voie pour dépasse le conflit national. Nous voulons dépasser ce conflit en mettant l’accent sur l’individu dans la perspective de construire une société juste et sans oppression.

    Aujourd’hui, l’autoritarisme sous ses diverses formes (capitalisme, patriarcat, religion, État...) s’étend sur tout le globe et maintien dans la soumission, d’une façon ou d’une autre, la totalité de la population. A cette force aliénante et abrutissante qui repose sur l’autorité s’opposent l’action et les idées de celles et ceux qui veulent créer un monde basé sur le lien fraternel, libre et solidaire entre individus et communautés ; nous voulons parler des anarchistes.

    En Catalogne une grande partie de la population s’identifie à une série de traits linguistiques et culturels qui ne correspondent pas dans leur totalité aux valeurs linguistiques, morales et éthiques que le royaume d’Espagne promeut et impose uniformément à tous ses sujets. Nous pourrions dire qu’une grande partie de la population catalane a le sentiment de faire partie d’un collectif d’individus avec lequel elle partage des manières relativement semblables de parler, de participer aux festivités, de manger, de regarder le foot, de marier les filles...

    Il est probable que ceux qui s’identifient à ce collectif ne sachent pas très clairement quelles sont les caractéristiques qu’il faut posséder pour appartenir à ce club si hétérogène, si vaste, si abstrait. Les membres de ce club disent « Moi, je suis Catalan ! », mais à peine peuvent-ils dire ce que signifie être Catalan ou définir avec clarté ce qu’est le « peuple catalan ». Ceci posé, ce que les membres du club, et surtout son président, savent très clairement c’est comment tu ne peux pas parler si tu veux être membre du club, comment tu ne peux pas fêter noël ou quelle équipe de foot tu ne peux pas soutenir. Pour être Catalan, tu as le droit de parler comme les « pijos » (jeunesse dorée) de Barcelone ou comme les gitans de Lleida, mais tu ne peux pas parler comme Don Quichotte, tu ne peux pas manger une zarzuela pour le réveillon, tu ne peux pas soutenir l’équipe de foot de Madrid, tu ne peux pas, tu ne peux pas, tu ne peux pas...
    Depuis l’apparition de l’Etat espagnol (1714), ses élites dominantes ont appliqué un plan d’homogénéisation de la population au niveau culturel et linguistique consistant à imposer des traits culturels et linguistiques qui appartenaient seulement à une partie de ses sujets, les Castillans. L’objectif était de créer une communauté homogène de sujets qui s’identifient avec une langue unique, un roi unique, un État unique, un drapeau unique.

    Ce processus d’uniformisation culturelle a pour victimes la diversité et l’hétérogénéité. Ce rapport de domination a provoqué, dans l’histoire, la répression et la persécution des traits culturels et linguistiques vernaculaires.

    En réponse à cette répression culturelle, tout au long de l’histoire, ont surgi des initiatives sociétales et politiques revendiquant l’autodétermination du « peuple catalan ». Aujourd’hui cette tension persiste, bien que moins brutalement, et les forces indépendantistes et nationalistes catalanes continuent de revendiquer l’autodétermination, toujours sur un même principe : la création d’un état catalan. Mais, sous quelle forme le « peuple catalan » peut-il réellement être libre ?
    Les anarchistes conçoivent la liberté comme le plein développement des individus sous toutes ses facettes (intellectuelle, émotionnelle, culturelle, physique...) au sein d’une société libre et solidaire expurgée de toute forme d’autorité. C’est pourquoi nous rejetons l’idée selon laquelle un État-nation quel qu’il soit – et même s’il s’autodénomme catalan – serait la solution à notre esclavage. Nous sommes pour la destruction de tous les Etats, pas pour la création de nouveaux.

    L’anarchisme propose de construire la société en centrant l’attention sur l’intérêt de chacun des individus qui la composent puisqu’il postule que ces derniers ne sont pas nés pour satisfaire des aspirations de tiers mais pour s’autoréaliser. De son côté, le nationalisme prétend construire la société et la justice en mettant l’accent sur les intérêts des nations. Il s’agit là d’entités abstraites, construites, au-dessus des individus. Dans les nations, les individus sont des moyens pour satisfaire l’intérêt national, c’est pourquoi dès que l’intérêt de l’individu s’oppose à l’intérêt national, la société basée sur la nation oblige l’individu à agir contre son intérêt et contre sa volonté pour satisfaire ce qui est le plus sacré : la volonté nationale. C’est ainsi que les soldats vont faire la guerre à la nation ennemie en étant disposés à donner leur vie pour sauver la patrie.

    Le nationalisme catalan, comme tous les autres, tend à créer une perception homogénéisatrice et simpliste de ce qu’implique être né dans un lieu déterminé. Le nationalisme, le patriotisme culpabilise, exclut et punit la diversité culturelle (par exemple, la coexistence de différentes langues ou de différentes identités dans un territoire donné) qu’il considère comme un danger pour sa propre identité. L’exaltation patriotique de ce qui est propre à un peuple nous amène en plus, très souvent, à vouloir maintenir des traditions et coutumes qui, par leur anachronisme et leur caractère injuste, devraient être dépassées. Notre conclusion la plus claire est que tous les types de nationalisme (y compris les indépendantismes, par exemple basque ou catalan) sont à leur tour centralistes et répriment les différences qui existent en leur sein, puisqu’ils se basent sur la « nation », en oubliant que chaque personne est une entité autonome, avec un certain nombre de caractéristiques propres qui la rendent différente de quelque autre personne que ce soit.

    Bien souvent deux « peuples », deux « nations » peuvent être différenciés sur la base de leur religion (Serbes orthodoxes, Bosniaques musulmans, Croates catholiques) alors qu’ils partagent la même langue (Serbes, Bosniaques et Croates dans leur majorité parlent une langue slave, dite štokavica, štokavština ou štokavsko narječe).
    Dans le cas qui nous occupe ici, la langue est la caractéristique déterminante, ou, pour être plus précis, elle le devient au moment de créer une différence puisque tant les Catalans que les Espagnols, traditionnellement, se soumettent au pape.

    L’histoire ne manque pas d’exemples de nations ou de peuples qui se sont créés et dissous en fonction des intérêts politiques des élites dominantes du moment. Pour créer une nouvelle identité nationale qui corresponde à un nouvel État, il suffit de fixer l’attention sur un trait différentiel répandu sur l’ensemble du territoire du futur État en l’élevant au rang de valeur nationale. Par exemple, dans le cas de la Yougoslavie de Tito, les différences de religion entre Serbes, Bosniaques et Croates furent oubliées et l’identité fut construite sur la base de la lutte contre le fascisme et d’une langue commune, le serbo-croate.

    Pour diviser une nation en deux ou plus, il suffit de nier ce qui est commun et de souligner au maximum ce qui fait différence. Pour séparer les Catalans des Valenciens, on fait l’impasse sur les similitudes du parler valencien avec le parler occidental catalan et on met le focus sur les particularités de la langue de la capitale valencienne ; une ligne de partage est ainsi tracée. Pour diviser la nation yougoslave en nation serbe, nation croate et nation bosniaque, il a suffi de rappeler à la population que la génération précédente – celle d’avant l’époque de Tito – allait à la mosquée ou à telle ou telle église.
    La création des nations et son évolution est clairement déterminée par les intérêts politiques des élites dominantes qui appliquent des plans d’homogénéisation ou de division de la population en mettant en avant ou en masquant des différences et des traits culturels. Les nations telles que nous les connaissons et telles que nous en connaissons les frontières ont surgi des guerres et du choc des intérêts des élites au pouvoir dans différents lieux du territoire.
    Les « Pays catalans », du sud des Pyrénées Orientales aux Baléares, sont le résultat des conquêtes de Jacques Ier d’Aragon dit le Conquérant (encatalan, Jaume I), du nettoyage ethnique qu’il pratiqua dans les territoires conquis sur les Maures et de l’établissement de populations « catalanes » dans les domaines annexés à sa couronne. Les nationalistes catalans pré-tendent conserver pour les siècles des siècles cette situation héritée de Jacques Ier d’Aragon, tandis que les nationalistes espagnols prétendent conserver la situation héritée de Philippe V.

    Les uns comme les autres entendent appliquer leur plan sur une population déterminée. De manière tout à fait consciente, ils prétendent modeler la culture du pays et la faire évoluer suivant leurs intérêts en s’opposant et en tentant d’éviter le développement naturel des traits culturels et linguistiques des différentes communautés.

    Pour assurer le succès de cette planification culturelle, ils utilisent les moyens de communication nationaux, ils créent des standards linguistiques, ils enseignent les traits culturels souhaitables dans les écoles de tout leur territoire, et, s’il le faut, ils procèdent au nettoyage ethnique en potentialisant le racisme.

    En tant qu’anarchistes, nous nous opposons à toute tentative de manipulation planifiée de la population en vue de la réalisation d’intérêts politiques. Nous défendons la diversité culturelle et linguistique, le métissage, les échanges, le dépassement des traditions injustes. Nous défendons le développement libre et naturel des cultures en pratiquant le respect des particularités de chacun et de chaque collectivité.
    C’est pour cela que nous nous opposons à l’État espagnol et à ses plans d’homogénéisation artificielle et préméditée de la même façon que nous nous opposons au nationalisme catalan qui vise à créer des frontières, à catalaniser et à construire la « justice sociale » sur la base des intérêts nationaux.

    C’est seulement en combattant de la même manière le nationalisme, qu’il soit basque, espagnol, gallicien, catalan ou andalou que l’on peut être un minimum cohérent car ils sont tous aussi pernicieux les uns que les autres.
    C’est seulement en s’appuyant sur le fédéralisme et l’internationalisme libertaire qu’on peut respecter l’autonomie individuelle, les différentes cultures autochtones, les particularités de chaque zone sans les sacrifier à des intérêts politiques. (...)

    Groupe anarchiste

    EL L’Albada social, FIJL

    (Fédération ibérique des

    jeunesses libertaires)

    https://blogs.mediapart.fr/richardthevenon/blog/300917/catalogne-manoeuvres-nationalistes-texte-des-fijl-de-catalogne

  • manquait plus que le troll islamo-gauchiste, nationaliste et antisémite

  • 6 octobre 05:54, par Vieux Sympathisant de la Gauche communiste internationaliste

    « Comme s’il y avait un nettoyage ethnique en Catalogne et qu’on puisse comparer une occupation militaire basée sur l’apartheid en Palestine avec le nationalisme de la région la plus riche d’Espagne ! »

    L’adorateur du nationalisme palestinien nous refait le coup de la (sa !) culpabilité ! Donc, à l’écouter, si l’Etat espagnol cogne vraiment fort sur la Catalogne, le nationalisme catalan deviendra respectable. On sent toute la puissance de réflexion de cet individu et de sa clique, et surtout sa totale absence de principes politiques. Qu’est-ce que les exploités auraient bien à gagner à soutenir LEURS BOURGEOIS NATIONALISTES, on ne le sait pas, pas plus en Catalogne qu’ailleurs ! Quant à construire un nouvel Etat capitaliste où que ce soit, en quoi cela améliorera-t-il le sort des exploités et opprimés ? On ne le sait pas plus ! Le texte a parfaitement raison : soutenir le nationalisme, c’est soutenir la division, et c’est un principe valable partout !

    Etant communiste, je vais commencer par rappeler les principes : les prolétaires n’ont pas de patrie, l’ennemi est dans notre propre pays, transformation de la guerre impérialiste en guerre civile !

    L’indépendantisme catalan comme le centralisme espagnol, c’est toujours l’Etat capitaliste ! Le nationalisme, c’est la défense des intérêts du Capital national, la défense de l’Etat capitaliste, la défense des intérêts de la bourgeoisie CONTRE ceux des exploités et opprimés.

    Alors hésiter à savoir ce qu’il faut faire relève de l’aveuglement ou d’une absence de principes politiques : aucun soutien à quelque fraction bourgeoise que ce soit ! Dénonciation du nationalisme catalan comme espagnol, qui sont des machines de guerre idéologiques contre les exploités. Les exploités et opprimés n’ont que des coups à prendre dans l’affaire, ils ne défendent RIEN de leurs intérêts à soutenir l’une des cliques nationalistes en question.

    Quant à utiliser cette histoire pour en faire quelque chose, c’est non seulement illusoire, mais on en revient à ce que dénonçait Rosa Luxemburg il y a déjà un siècle quand elle combattait l’idée que c’est le mouvement qui compte et que le but est secondaire. Désolé, mais c’est le contraire qui est vrai : si le but est pourri, le mouvement l’est aussi, et la « grève générale » en préparation est une saloperie pour attirer les exploités sur le terrain du nationalisme. Y participer, pour quelque raison que ce soit, c’est mettre le doigt dans l’engrenage du soutien à une fraction bourgeoise contre une autre.

    Du reste, les exploités n’ont absolument rien à gagner dans l’histoire, et il est totalement faux de dire que la sécession de la Catalogne la rendra plus riche : cet Etat-nain n’aura de toute façon aucun poids sur la scène internationale, et je ne vois aucunement pourquoi les bourgeois y investiraient vu le caractère ridicule de son marché, ni pourquoi les jeunes continueraient à y affluer si on y parle une langue que personne ne comprend ! Nous n’assistons pas ici à quelque chose de rationnel, mais juste à une petite clique bourgeoise catalane qui entend mener ses affaires sans avoir à rendre de comptes à la capitale et qui, pour se maintenir indéfiniment au pouvoir, tente un coup de poker séparatiste. Ces gens-là sont des aventuriers politiques pur sucre, et nous assistons là à une énième manifestation de la désintégration de la société capitaliste. Rien d’autre.

  • 6 octobre 11:14

    Comme d’habitude, les idéologues de la symétrie bourreaux-victimes ont encore frappé. Comme d’habitude, le "vieux sympathisant" profite des événements de Catalogne pour assouvir sa haine de la résistance palestinienne contre un nettoyage ethnique. Et comme d’habitude, il ne lit RIEN en dehors de son catéchisme, se contentant de réagir à quelques mots clés qui lui servent d’intelligence.

    S’il savait lire, il aurait compris que le texte de la FIJL était justement anti-nationaliste, mais il ne faut pas trop lui demander, il est trop occupé à sa ritournelle classique : Gaza ou Auschwitz, c’est pas des crimes contre l’humanité, c’est deux nationalismes qui s’affrontent. Lamentable !

  • l’exemple de l’afrique du sud pour le troll ?

  • quand même merci les trolls

    arriver à nous fourguer un laïus sur le nationalisme palestinien dans un article sur la catalogne y’a que le cci pour oser ça !

  • quand même merci les trolls

    arriver à nous fourguer un laïus sur le nationalisme palestinien dans un article sur la catalogne y’a que les islamo gaucho pour oser ça !

  • 7 octobre 06:25, par VSGCI

    Ce n’est pas une question de « troll », c’est une question de fond. Bien sûr que j’ai lu que le texte de la FIJL est contre le nationalisme catalan ! Le problème, c’est qu’il est publié par un personnage qui SOUTIENT d’autres nationalismes, notamment le palestinien - mais pas seulement -, et que la question posée, c’est : quelle attitude face au nationalisme EN GÉNÉRAL ? Une question de principes, donc.

    Donc, nationalisme catalan ou palestinien, c’est kif-kif : une idéologie de la bourgeoisie dont les exploités feront les frais s’ils la soutiennent, et dont ils n’ont RIEN À ATTENDRE. Et comme d’habitude, l’adorateur du Hamas qui a posté le texte de la FIJL s’attaque à celui qui parle, pas à ce qu’il écrit : non seulement je ne suis pas le CCI - qui n’a rien à voir avec le négationnisme non plus, mais l’individu en question n’en est plus à une insulte gratuite ni à un acte d’agent provocateur près - mais il ne répond aucunement à la question posée : en quoi la barbarie justifie-t-elle le soutien au nationalisme ? Et donc, l’individu en question, dont l’inconsistance politique n’est plus à démontrer, acclamerait-il le nationalisme catalan en cas « d’occupation » et « d’apartheid » madrilène à Barcelone ?

    En ce qui me concerne, c’est niet : le soutien à une fraction bourgeoise, quelle qu’elle soit et quelles qu’en soit les raisons, est une trahison des intérêts des exploités, point-barre. C’est d’autant plus une question d’actualité que les nationalistes catalans justifient de plus en plus leur nationalisme par la répression dont ils sont victimes de la part du gouvernement espagnol…

  • une belle démonstration des méthodes du cci avouées par son porte-parole sur indymedia : quel que soit le contenu d’un article, la seule chose qui importe au cci, c’est QUI a bien pu l’envoyer, avec les éternels fantasmes sur les "adorateurs du hamas" alors qu’il n’y a jamais eu de défense du hamas sur indymedia, mais le cci voit tout, sait tout sur tout le monde, en digne héritier du stalinisme et de ses méthodes policières.

    il s’agit bien d’un trollage puisque l’article en question ne parle jamais de la palestine, mais le cci a toujours besoin de se singulariser quand il n’a rien d’intéressant à dire.

  • 7 octobre 13:09

    Comme le CCI déteste encore plus les anarchistes que les nationalistes, on ne s’étonne pas de ses interventions pour troller un article qui concerne ses ennemis héréditaires. On lui laisse le soin de faire une enquête sur l’auteur de ce texte :

    Perplexité intempestive

    Alors que la Catalogne est en proie à des changements aussi impressionnants que ceux qui sont survenus depuis les manifestations multitudinaire du 15 mai 2001, il est difficile de ne pas éprouver une certaine perplexité.

    Qu’est-il arrivé pour que des secteurs parmi les plus combattifs de la société catalane soient passés du “rodear el Parlament” (“encercler le Parlement catalan”) durant l’été 2011 à la défense des institutions de la Catalogne en septembre 2017 ?
    Qu’est-il arrivé pour que ces secteurs soient passés de faire face devant les mossos d’escuadra [policiers catalans] sur la place de Catalunya, en leur reprochant leurs sauvageries, comme celles qu’ils ont infligées à Esther Quintana ou à Andrés Benítez, à applaudir maintenant la présence de ces policiers dans les rues en craignant qu’ils ne soient dessaisis d’une pleine autonomie policière ?

    Qu’est-il arrivé pour qu’une partie de ces secteurs soient passés de la dénonciation du Govern [gouvernement catalan] à cause de ses mesures politiques anti sociales au vote récent de son budget ? Et également, qu’est-il arrivé pour que certains secteurs de l’anarchosyndicalisme soient passés de l’affirmation qu’on n’obtiendra jamais de libertés en votant à la défense actuelle de cette possibilité pour les citoyens ?

    On pourrait rallonger énormément la liste des questions et on pourrait présenter de multiples réponses à celles qui ont été formulées ici. En effet, on peut évoquer des facteurs comme l’épuisement du cycle de 1978 (vote de la constitution espagnole), la crise économique et ses coupes sombres et la précarisation, l’installation de la droite dans le gouvernement espagnol et ses politiques autoritaires, la corruption scandaleuse du parti majoritaire, etc.

    Cependant, il me semble qu’il serait naïf d’exclure de ces réponses celle qui tient compte, également, de la poussée extraordinaire du sentiment nationaliste. Une poussée que les facteurs auxquels je viens de faire allusion ont contribué à renforcer, mais qui a reçu également des doses très importantes de combustible de la part des structures mêmes du gouvernement catalan et de son contrôle des télévisions publique catalanes. Ces années de persistante excitation de la fibre nationaliste ne pouvaient ne pas avoir d’effets importants sur les subjectivités, d’autant plus que les stratégies afin d’élargir la base de l’indépendantisme nationaliste catalan ont été, et continuent de l’être, d’une extraordinaire intelligence. La puissance d’un récit construit à partir du droit à décider, avec l’image des urnes, et à exiger la liberté de voter, était extraordinaire et réussissait à dissimuler parfaitement le fait que c’était tout l’appareil d’un gouvernement qui se mettait en branle pour promouvoir ce récit.

    L’estelada (rouge ou bleue) est aujourd’hui sans le moindre doute le symbole chargé d’émotivité sous lequel les masses se mobilisent. Et c’est précisément cet aspect que ne devraient pas sous- estimer ceux qui, sans être nationalistes, voient dans les mobilisations pour le référendum une occasion que les libertaires ne devraient pas laisser passer afin de tenter d’ouvrir des espaces chargés de potentialités, sinon révolutionnaires, du moins porteuses d’une forte agitation sociale. Et ils se lancent donc dans la bataille qui oppose les gouvernements de l’Espagne et de la Catalogne.

    Ces libertaires ne devraient pas sous-estimer cet aspect car lorsqu’un mouvement de lutte inclut une importante composante nationaliste, et c’est, indubitablement, le cas dans le conflit actuel, les possibilités d’un changement de caractère émancipateur sont strictement nulles.

    J’aimerais partager l’optimisme des camarades qui veulent essayer d’ouvrier des brèches dans la situation actuelle pour permettre des issues émancipatrices, cependant je ne peux fermer les yeux devant l’évidence que les insurrections populaires, et les mouvements pour les droits sociaux ne sont jamais transversaux, ils se heurtent toujours aux classes dominantes qui se regroupent d’un côté des barricades. Alors que dans les processus d’autodétermination, et le mouvement actuel est clairement de cette sorte, une forte composante interclassiste intervient toujours.

    Ces processus entraînent une fraternisation entre exploités et exploiteurs en quête d’un objectif qui n’est jamais celui de dépasser les inégalités sociales. Le résultat, corroboré par l’histoire, est que les processus d’autodétermination des nations finissent toujours par reproduire la société de classes, en soumettant à nouveau les classes populaires après qu’elles aient été la principale chair à canon dans ces combats.

    Cela ne signifie pas qu’on ne doit pas lutter contre les nationalismes dominants et tenter de les détruire, mais il faut le faire en dénonçant constamment les nationalismes ascendants, au lieu de confluer avec eux sous le prétexte que cette lutte commune peut offrir des possibilités de débordements de leurs positions et d’écarter ceux qui ne recherchent que la création d’un nouvel État national soumis à leur contrôle. Personne ne peut avoir de doutes sur le fait que ces compagnons de voyage seront les premiers à nous réprimer dès qu’ils n’auront plus besoin de nous, et nous devrions avoir tiré des leçons des cas où nous leurs avons tiré les marrons du feu.

  • UN BON NATIONALISTE OPPRIME EST UN NATIONALISTE OPPRIME MORT

  • Boycott de tous les nationalismes

  • Les mouvements nationalistes tendent à appliquer un critère manichéen : « Si tu n’es pas avec moi, alors tu es contre moi »

  • […]

    Si c’était à refaire

    Ce serait cependant une grave erreur d’aborder la question en termes de "trahison" de la direction de la CNT par rapport à ses objectifs. Le bilan serein et non dogmatique de l’action de la confédération et des positions de ses dirigeants pendant la guerre civile reste encore à faire chez les libertaires. Il faut garder à l’esprit que la révolution espagnole n’était pas la révolution russe.

    On peut considérer cette dernière comme l’ultime révolution du XIXè siècle en termes de moyens techniques mis en œuvre. La révolution espagnole a été la première du XXè siècle, avec l’utilisation des blindés, de l’aviation, de la radio, etc.

    Elle a été le terrain d’entraînement de l’Allemagne hitlérienne pour la Seconde Guerre mondiale. En Russie, l’État était en déliquescence, toutes les forces sociales opposées à la révolution étaient en état de dissolution. La société russe tout entière était en état de dissolution, après plusieurs années d’une guerre terrible. C’est cette situation qui a permis à un petit groupe d’hommes -quelques milliers en 1917- de prendre le pouvoir. L’extrême degré d’organisation et de discipline de ce petit groupe d’hommes ne peut à lui seul expliquer l’efficacité de son action, ce qui ne retire rien au génie stratégique de Lénine, en tout cas au début.

    La société espagnole ne présentait pas ce caractère de déliquescence. Les forces sociales en présence étaient précisément caractérisées et ancrées dans leur mode de vie. La bourgeoisie espagnole, et en particulier la bourgeoisie catalane, était puissante, influente. Des classes intermédiaires nombreuses faisaient tampon et épousaient d’autant plus les idées de la classe dominante qu’elles craignaient la prolétarisation. Une telle situation n’existait pas en Russie.

    La révolution prolétarienne en Espagne a dû faire face à des adversaires autrement plus redoutables que ceux auxquels les révolutionnaires russes se sont affrontés, car les puissances capitalistes occidentales, après la Première Guerre mondiale, étaient elles aussi épuisées par la guerre, et les corps expéditionnaires qu’elle envoyait, étaient minés par les désertions.

    Les libertaires espagnols ont dû affronter à la fois les fascistes, les staliniens et les républicains. Ça fait beaucoup. La révolution russe a eu lieu à une période d’effondrement général, où les puissances, au plan international, susceptibles de la combattre étaient elles-mêmes épuisées par quatre années d’une guerre terrible.

    La révolution espagnole au contraire a eu lieu à une période de montée en puissance de forces réactionnaires d’une puissance jamais vue -le nazisme en Allemagne, le fascisme mussolinien- qui ont soutenu sans réserve de ses armes le fascisme espagnol.

    Parmi ces forces réactionnaires figurait le stalinisme, dont les marxistes révolutionnaires qui accusaient la CNT de tous les maux sont sinon directement, du moins intellectuellement responsables. Si les libertaires l’avaient décidé, ils auraient pu aisément liquider les communistes en mai 37, et le comité régional, dans une certaine mesure, avait raison de dire qu’il n’avait pas besoin de dégarnir les divisions anarchistes du front (5).

    Les miliciens de Barcelone et de la région, les ouvriers insurgés, les comités de défense des faubourgs auraient largement suffi à la tâche. Mais la situation se serait limitée à la Catalogne, car à Madrid la CNT ne dominait pas. La direction de la CNT ne voulait pas risquer de se retrouver seule face à une coalition fascisto-stalino-républicaine. Par ailleurs, spéculer sur un phénomène d’entraînement dans la classe ouvrière espagnole, qui dans un grand élan d’enthousiasme, aurait soutenu les libertaires catalans, était un risque que la Confédération n’a pas voulu prendre.

    L’Espagne aurait éclaté en plusieurs blocs antagonistes, devenant une proie facile pour les franquistes. C. M. Lorenzo a sans doute raison de dire qu’un " triomphe de l’anarchisme espagnol entraînant l’effondrement de la légalité républicaine aurait provoqué à coup sûr contre lui la formation d’une coalition internationale allant de l’Union soviétique (suppression de toute aide en armes et en munitions) aux États occidentaux démocratiques (reconnaissance immédiate du gouvernement fasciste, blocus économique (6)." Le mouvement ouvrier international, et en particulier le mouvement ouvrier français largement influencé par les staliniens, auraient-ils soutenu une révolution anarchiste en Espagne qui se serait opposée par les armes aux communistes espagnols ? Certes, les libertaires se sont de toute façon trouvés face à une coalition fascisto-stalino-républicaine…

    La question, dans ces conditions -qu’il est facile de poser soixante ans après-, est : est-ce qu’il ne valait pas mieux tenter le coup ?

    Il est facile, lorsqu’on vit constamment "en plein délire d’identification avec la révolution russe", comme dit Carlos Semprun-Maura, lorsqu’on traîne un schéma de révolution qui se limite à la prise du Palais d’Hiver, de reprocher aux libertaires espagnols de ne pas l’avoir fait. On peut, aujourd’hui, reprocher aux libertaires d’avoir fait une mauvaise analyse à la fois de la nature du stalinisme et de celle du républicanisme bourgeois.

    On est, aujourd’hui, confondu par leur naïveté (7) : ils sont les seuls à avoir joué honnêtement le jeu de l’antifascisme. Ils étaient les seuls authentiques antifascistes. Ils étaient les seuls dont l’objectif prioritaire réel était la liquidation du fascisme en Espagne sans préconditionner cet objectif à leur monopole du pouvoir.

    Au nom de l’unité antifasciste, la CNT, majoritaire en Catalogne, a accepté dans tous les organes de décision une représentation infiniment moindre que celle correspondant à ses effectifs réels, en gage de sa bonne foi… Les libertaires ont fait, tragiquement et à leurs dépens, la preuve que l’antifascisme sans la révolution sociale n’a aucun sens. Ils ont démontré que la liquidation du fascisme ne peut pas se faire avec l’alliance avec un autre fascisme -le stalinisme-, ni avec la bourgeoisie républicaine.

    C’est une leçon qui vaut encore aujourd’hui.

    http://1libertaire.free.fr/RBerthier12.html

  • 14 octobre 06:57, par VSGCI

    « Il faut garder à l’esprit que la révolution espagnole n’était pas la révolution russe »

    Ça c’est clair : en Russie les Bolcheviks ont renversé l’Etat ; en Espagne, les Anarchistes - contre leurs principes par ailleurs - l’ont renforcé ! C’est bien d’ailleurs pour cela que la remarque du sieur Berthier sur les blindés, l’aviation, etc… est totalement déplacée : ça, c’est la guerre civile qui se passe sur un plan MILITAIRE, pas la révolution qui se fait sur un terrain POLITIQUE !

    Autre contre-vérité de ce texte : « La révolution prolétarienne en Espagne a dû faire face à des adversaires autrement plus redoutables que ceux auxquels les révolutionnaires russes se sont affrontés, car les puissances capitalistes occidentales, après la Première Guerre mondiale, étaient elles aussi épuisées par la guerre, et les corps expéditionnaires qu’elle envoyait, étaient minés par les désertions  » ; minée par les désertions, l’armée des déserteurs tchécoslovaques ? Les francs-tireurs allemands dans la Baltique ? S’il y a bien eu des désertions et des mutineries dans ces corps expéditionnaires, ce n’est pas parce que les « puissances occidentales » étaient épuisées, mais parce que la Révolution russe était bien plus forte POLITIQUEMENT que ne l’a jamais été l’insurrection en Espagne ! Monsieur Berthier ne comprend que la logique militaire basse-du-front, visiblement, il ne comprend aucunement que la Révolution russe est la conséquence de la Première Guerre mondiale, alors que l’insurrection espagnole a lieu en pleine contre-révolution.

    On va ajouter deux chose : la Révolution russe n’a pas été QUE la Révolution en Russie : elle a eu lieu en Finlande, en Hongrie, en Allemagne, en Italie, jusqu’en Chine quelques années plus tard ; la Révolution russe a été l’avant-garde d’une révolution mondiale, qui a échoué certes, mais qui n’a aucun élément commun avec l’insurrection prolétarienne de juillet 1936, totalement isolée dans le monde. M. Berthier nous ressort la vision nationale de la bourgeoisie, sans évidemment nous dire que les Bolcheviks n’avaient PAS DU TOUT cette vision, pas plus que les Spartakistes pour ne prendre qu’eux. Quand on accuse les révolutionnaires de quelque chose, mieux vaut savoir de quoi on parle.

    Quant à venir nous sortir que « les marxistes révolutionnaires qui accusaient la CNT de tous les maux sont sinon directement, du moins intellectuellement responsables » du Stalinisme, c’est une calomnie indémontrable : il n’y a RIEN À VOIR entre le Stalinisme - la contre-révolution - et la Révolution russe et les Bolcheviks, la preuve en est le monceau de cadavres de révolutionnaires sur lequel le Stalinisme a pris pied ! Le Stalinisme n’est aucunement une conséquence de la Révolution russe, mais il est celle de son échec ! Qui accuserait les Communards d’être « intellectuellement responsables » de Gallifet et Thiers et de la IIIe République ? C’est une pure escroquerie, et l’assassinat de Trotsky à lui seul dément cette assertion. Que les Staliniens se réclament du marxisme ne signifient pas qu’ils en soient les héritiers, d’autant que toute la logique stalinienne est À L’OPPOSÉ du marxisme.

    Je vais juste finir par une question : Durruti, qui était un authentique révolutionnaire, s’est posé juste avant d’être tué LA bonne question : « et si on gagne ? »
    .
    Oui, si la République l’avait emporté face aux Franquistes ? Eh bien il se serait passé LA MÊME CHOSE qu’en Russie, mais à un rythme nettement plus accéléré : on aurait vu naître une idéologie de « l’anarchie dans un seul pays », tous les révolutionnaires auraient été exécutés dès qu’ils auraient mis sur la table que c’est une absurdité, et on aurait eu un « État anarchiste » qui nous aurait pollué les luttes ouvrières et la pensée révolutionnaire pendant des décennies ! Monsieur Berthier se croit donc si fort par rapport aux Staliniens ?…

  • Le CCI, absent de toutes les luttes, essaie de refourguer APRÈS COUP son jugement péremptoire sur les luttes DES AUTRES. Mais on se passera de ses « analyses » aussi bien de la révolution russe que de la révolution espagnole.

    "Victor Serge, dont les contradictions ne sont plus à relever, voyait en Makhno le seul qui, à son avis, avait tenté l’expérience " féconde " d’une synthèse du marxisme et du socialisme libertaire. Reprenant aujourd’hui cette appréciation, bon nombre d’intellectuels, pour qui l’anarchie est un excellent gagne-pain, nous mijotent une impossible mixture marxiste assaisonnée de quelques éléments libertaires.

    Le but de cet article est simplement de rappeler l’historique du mouvement makhnoviste, malheureusement trop peu connu des jeunes militants, et de démontrer que la "makhnovstchina" fut exclusivement un mouvement révolutionnaire autonome qui concrétisa le rêve des anarchistes de créer une société dégagée de toute exploitation et de toute autorité politique.

    Il est bon aussi de rappeler à certains libertaires, désireux actuellement de former " l’union sacrée " avec les organisations gauchistes, comment ce mouvement fut écrasé par ceux-là mêmes à qui il apportait une aide pour combattre la contre-révolution. Les anarchistes ukrainiens eurent l’imprudence de faire confiance à l’Armée rouge ; nous ne désirons pas commettre la même erreur, car nous n’accordons pas plus de confiance aux héritiers de Trotsky que Makhno eut dû le faire."

    http://www.nestormakhno.info/french/ukr_1917.htm

    "Naturellement, la troisième et dernière guerre des bolcheviks contre les makhnovistes fut, en même temps, une guerre contre toute la paysannerie de l’Ukraine .

    Il s’agissait, non seulement de détruire l’Armée insurrectionnelle, mais de maîtriser définitivement toute cette masse à esprit rebelle, lui enlevant la moindre possibilité de reprendre les armes et de faire renaître le mouvement. Il s’agissait d’extirper les germes mêmes de tout esprit de révolte.

    Méthodiquement, les divisions rouges traversaient tous les villages de la région insurgée, exterminant les paysans en masse, souvent - détail savoureux - d’après les indications des fermiers riches (les " koulaks ") de l’endroit.

    Plusieurs centaines de paysans furent fusillés à Goulaï Polé, à Novospassovka, à Ouspénovka, Malaïa-Tokmatchka, à Pologui et dans d’autres grands villages de la région.

    En plusieurs endroits, les tchékistes, assoiffés de meurtre, fusillaient les femmes et les enfants des insurgés.

    Ce fut Frounzé, le commandant en chef du front Sud, qui dirigea cette campagne " répressive ". " Il faut en finir avec la Makhnovtchina, en deux temps et trois mouvements ", écrivait-il dans son ordre aux armées du Sud, à la veille de déclencher l’action. Et il se comporta comme un soudard, serviteur fidèle de ses maîtres, traitant " cette canaille de moujiks " en véritable conquérant, en " nouveau noble ", semant la mort et la désolation devant lui."

    http://www.nestormakhno.info/french/revinc/epilogue.htm

    Les staliniens espagnols n’ont fait que transposer en Espagne ce qui avait été fait par les bolcheviks en Russie contre les anarchistes.

Avertissement commentaires

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif


Saisissez votre commentaire

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.3 [23214]
Top