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[extraits] Maxime Rodinson : Marxisme et monde musulman
posté le 05/10/17 par Nedjib Sidi Moussa Mots-clés  alternatives 

Maxime Rodinson : Marxisme et monde musulman

Extraits de Maxime Rodinson, Marxisme et monde musulman, Paris, Le Seuil, 1972.

Sur les arabophiles sentimentaux, p. 19-20 :

L’expérience stalinienne m’avait fait comprendre que la légitimité de la protestation d’un ensemble d’hommes exploités ou opprimés ne suffisait pas à garantir leur impeccabilité, la justesse de leurs programmes, de leurs stratégies et de leurs tactiques.

Cela ne s’applique pas seulement aux prolétaires et aux couches sociales défavorisées de l’Europe. C’est tout aussi vrai des peuples du monde musulman et notamment des peuples arabes. Toute la sympathie que j’ai pour eux, tout le soutien que j’apporte à leurs revendications légitimes ne débouchent pas sur une approbation sans critique de toutes leurs démarches, sur un amour total et inconditionnel du genre de celui que je vois fleurir chez pas mal d’arabophiles sentimentaux qui ne savent s’orienter dans le monde complexe des luttes d’aujourd’hui que suivant les options simplistes, voire puériles, de l’amour et de la haine, également inconditionnels.

Aucun peuple n’est entièrement pur et innocent, aucun n’est coupable sans rémission. Encore moins leurs dirigeants, quand bien même ils se pareraient de l’étiquette de révolutionnaires, trop facile à s’attribuer. D’ailleurs, aucun peuple ne forme un bloc indifférencié et, même vis-à-vis des mêmes projets globaux, les attitudes des divers groupes qui le composent sont inégalement sympathiques ou critiquables. Et puis, l’amour de soi qui développe chez les intéressés eux-mêmes toute orientation nationaliste, fût-elle justifiée au départ, produit tous les effets néfastes que suscite toujours ce sentiment, aussi bien chez les individus que chez les groupes.

Sur le syndrome de Lawrence, p. 45-46 :

Les tâches essentielles qui sont assignées aux sociétés arabes consistent, dans des conditions bien déterminées, à assurer l’indépendance et l’élévation du niveau de vie. Sur ce plan, et dans ces limites, elles peuvent être soutenues par tout marxiste et d’ailleurs par tous ceux qui adhèrent à une orientation humaniste. Il est bien clair que cela ne découle pas d’un amour particulier pour les Arabes en tant qu’Arabes. Cet amour, en dehors de ceux qui y sont poussés par des considérations intéressées, vient parfois d’une constitution psychologique spéciale de type romantique qu’on pourrait peut-être appeler le syndrome de Lawrence.

C’est une disposition subjective qui ne peut être ni soutenue ni combattue par des arguments. Normalement, cette arabophilie peut entraîner évidemment à approuver tous les Arabes toujours et partout quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent.

Au contraire, un soutien de type humaniste ou plus spécialement marxiste aux tâches légitimes que s’assignent les sociétés arabes implique l’engagement virtuel de s’opposer à tout ce que des projets arabes peuvent avoir d’illégitime et à tous les projets arabes illégitimes. Ainsi en serait-il de tout projet de domination, d’oppression ou d’exploitation. Des arabophiles romantiques ou des Arabes égarés par le patriotisme peuvent répondre que les Arabes sont incapables, par nature, de tels projets. Ce serait là une vision raciste de l’histoire, inacceptable à ceux qui ont opté pour les orientations ci-dessus définies.

Sur le mythe de la Victime maximale, p. 527-528 :

Beaucoup des intellectuels de gauche notamment, que l’idéologie anticolonialiste poussait à prendre parti pour l’indépendance algérienne, étaient amenés par là à mépriser les thèmes habituels de l’arabophobie, même s’ils manquaient de compétence pour y répondre. Leur ardeur les entraînait souvent vers une arabophilie généralisée et absolue, aussi peu mesurée et raisonnable que la haine de leurs adversaires, je veux dire vers une idéalisation des Arabes en eux-mêmes dans tous les actes passés, présents et futurs.

C’était les intégrer dans ce que j’ai appelé depuis le mythe de la Victime maximale, idéalisée autant que peu connue réellement, intéressante essentiellement comme symbole du caractère nocif du « système » contre lequel on se dresse. Ainsi l’Arabe pour beaucoup vint prendre, au moins partiellement, la place qu’avaient occupée ou qu’occupaient encore le Prolétaire abstrait et le Juif abstrait. L’ « engagement » pas trop réfléchi dans le style affectionné par le militant ou le snob de gauche a besoin d’une victime de ce genre sur laquelle on puisse polariser les sentiments d’indignation, souvent légitimes d’ailleurs, qui le justifient. Il est amusant (si on veut) de relever l’ethnocentrisme implicite de cette démarche des milieux qui se déclament sans arrêt contre l’ethnocentrisme. Il est très clair que les victimes en question n’intéressent leurs défenseurs que dans la mesure stricte où elles leur permettent d’attaquer leur propre société. D’où l’ignorance effarante qui accompagne le plus souvent lesdits engagements.

Depuis la fin de la guerre d’Algérie, certains ont continué à voir dans l’Arabe la Victime maximale. Mais il a eu des concurrents sérieux, le Vietnamien, le Noir des États-Unis ou le Latino-Américain au premier chef.

D’autre part, il était possible (plus ou moins) en 1954-1962 de concilier l’idéalisation de l’Arabe abstrait avec celle du Juif abstrait, chère aux mêmes milieux. Les événements ultérieurs et surtout la guerre israélo-arabe de juin 1967, l’intervention des Palestiniens vite réduits eux aussi dans certains milieux au rôle de Victime maximale ont contrait à un choix. Pour de multiples raisons, beaucoup d’algérophiles absolus ont opté pour une israélophilie non moins abstraite et absolue qui, à son tour, les a entraînés à une arabophobie tout aussi peu nuancée. On a bien vu des gens qui avaient porté les valises du F.L.N. reprendre contre les Arabes les arguments, vomis autrefois, des Soustelle, des Guy Mollet, d’un Raymond Charles, d’un Charrasse et d’un Horon. Comment cela s’arrange dans leur conscience, je laisse à en juger à une science à peine naissante (je pense notamment à J. Gabel) dont j’appelle le développement de tous mes vœux – j’essaierai d’y contribuer – et qu’on pourrait appeler la psychopathologie idéologique. Le matériel ne manque pas.


posté le 5 octobre 2017  par Nedjib Sidi Moussa   Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • La Fabrique du musulman est un court essai qui tente de trouver des coupables au glissement de l’objet politique « ouvrier maghrébin » à celui de « jeune musulman de banlieue ». Il attaque violemment, parmi d’autres, Alternative libertaire. Tentative de mise au point.

    Le petit livre de Nedjib Sidi Moussa, La Fabrique du musulman [1], se veut un « essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale », mais il reflète une vision sombre et pessimiste de l’état de la lutte antiraciste. Si nombre de faits et de déclarations cités par Sidi Moussa sont justes et méritent d’être questionnés voire dénoncés, tout le livre est unilatéralement à charge. Il tombe dans les mêmes excès caricaturaux que celles et ceux qu’il dénonce. […]

    Amalgames contre réflexion

    Visant l’association Maman toutes égales, l’auteur tente l’exécution en indiquant que H. Boutleldja en serait la porte-parole. Mais cela peut-il suffire à répondre au fait stupide de l’exclusion des mamans qui portent un voile pour accompagner les sorties scolaires ? Il ne nous dit pas si ces exclusions étaient ou non racistes et/ou islamophobes, terme qu’il récuse évidemment comme étant le cheval de Troie des islamistes réactionnaires.

    Le livre abonde de citations du Parti des indigènes de la République (PIR), parfaitement criticables, voire insupportables. Mais pour faire bonne mesure, il aurait été utile de dire que des thèmes de réflexions indispensables ont été introduits dans le débat public en France grâce au PIR autour des discriminations spécifiques qui visent les jeunes gens musulmans ou supposés tels de nos banlieues. […]

    Enfin, il n’est guère sérieux de délégitimer le concept d’« antiracisme politique » par une pirouette en énonçant que tous les antiracismes sont politiques alors que l’antiracisme politique se construit justement contre l’antiracisme « moral » qui tente de dépolitiser ce combat.

    Pour faciliter la démonstration, l’auteur se livre en effet à toutes sortes d’amalgames, mais aussi à la très policière méthode consistant à te rendre complice du livre de X parce que tu as signé une pétition ou participé à un colloque où X était présent. Sidi Moussa utilise à l’envi ce concept très stalinien du « complice objectif ». Un grand complot relie donc les islamistes radicaux, les petits patrons du communautarisme halal, les racistes et les « islamo-gauchistes » qui sont sa cible principale, n’ayant pas peur de reprendre ce concept confus que le camp révolutionnaire devrait laisser à l’extrême droite.

    http://www.alternativelibertaire.org/?Critique-Contre-le-racisme-restons

  • le commentaire précédent (troll) est hors sujet d’environ 35 années

  • Contrairement à la légende colportée dans les grands médias, le terme « islamophobie » n’a pas été inventé par les mollahs iraniens : il est apparu en France au début du XXe siècle, en pleine période coloniale, à une époque où s’exprimaient déjà de violents discours antimusulmans… Alors que l’hostilité à l’encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques, Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed font ici oeuvre salutaire : ils expliquent comment l’islam a peu à peu été construit comme un « problème » et commentl’islamophobie est devenue l’arme favorite d’un racisme qui ne dit pas son nom.

    Ce livre présente ainsi au grand public, pour la première fois, un bilan critique des recherches menées, en France et à l’étranger, sur ce phénomène. Faisant le point sur les débats autour du concept d’islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l’histoire longue du racisme colonial et dans leur articulation avec l’antisémitisme. En insistant sur l’importance des stratégies des acteurs, les auteurs décortiquent le processus d’altérisation des « musulmans » qui, expliquant la réalité sociale par le facteur religieux, se diffuse dans les médias et ailleurs. Ils analysent enfin la réception du discours islamophobe par les musulmans et les formes de contestation de l’islamophobie par l’action collective et la mobilisation du droit antidiscrimination.

    Le site du séminaire Islamophobie :
    http://islamophobie.hypotheses.org/

    https://www.youtube.com/watch?v=u5NCHLITlPk

    https://quartierslibres.wordpress.com/2013/10/30/islamophobie-comment-les-elites-francaises-fabriquent-le-probleme-musulman/

  • L’AFA-PB et Quartiers Libres tentent d’agresser un militant.
    https://nantes.indymedia.org/articles/31869
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  • Le fantasme de la conspiration naît, non moins inévitablement, de la compétition et de la lutte. C’est une forme collective de la paranoïa. A défendre son existence et ses valeurs, à combattre des ennemis multiples, on aboutit aisément, lorsque surgissent d’autres contradicteurs et d’autres adversaires, à voir derrière eux un mécanisme maléfique acharné à vous nuire. Assurément, il se trouve des noyaux réels qui tentent d’organiser une lutte contre un individu, un groupement, un ensemble social. Mais ce n’est pas toujours le cas, dans tous les horizons, et surtout le thème du complot permet trop aisément d’oublier les raisons réelles et justifiées qu’on a pu donner à une critique ou à une opposition. On est ainsi entraîné sur une voie narcissique d’adoration de soi-même, de refus total des visions de l’autre sur soi particulièrement maléfique.

    L’idée de la conspiration universelle contre l’Islam a des antécédents dès le Moyen Age. Naturellement toute opposition réelle, toute attaque factuelle la renforcent. Encore plus lorsqu’il s’agit de deux ou plusieurs attaques venant d’horizons différents qui semblent converger.

    Mais les attaques réelles sont insérées dans un système interprétatif qui prend souvent des dimensions fantastiques. Tout système de ce genre a pour effet d’effacer toute trace de responsabilité, de provoquer l’oubli des initiatives de l’attaqué lui-même, qui ont été aussi des attaques ou en tout cas des mouvements (justifiés ou non) de nature à provoquer l’hostilité. La bonne conscience totale résulte de ce mécanisme et c’est une mauvaise conseillère.

    Le fantasme de la conspiration universelle et permanente, puisant ses racines uniquement dans la haine perverse conçue par l’autre contre les siens, a entraîné même des esprits intelligents et informés (et combien plus les autres !) à des conceptions excessives. Toute critique, même minime et partielle, toute relativisation de ce qui ressortit à l’univers islamique leur est devenue insupportable et surtout inspirée par la haine, le mépris, la volonté de nuire. C’est là un phénomène universel qu’on peut relever à propos des groupements et des idéologies les plus divers, en particulier de type ethnico-national. Ceux qu’on a constitués en ennemis des musulmans sont bien loin d’en être indemnes et, là aussi, des exemples impressionnants peuvent être allégués (je l’ai fait ailleurs). Mais ce n’est pas une excuse pour tomber dans le même travers.

    Ainsi toute étude sur l’intégrisme (ou islamisme, etc.) est devenue suspecte à certains. Pourtant tout phénomène doit pouvoir être l’objet d’un examen scientifique. Quand on le fait remarquer, on vous répond en alléguant les défauts (souvent très réels) des études en question (mais nulle étude n’est sans défaut) ou le parti qu’on peut en tirer dans de mauvaises intentions et contre lesquels l’auteur n’a pas suffisamment prévenu. Ce sont là des procédés universels pour décourager toute critique et constituer un tabou envers une collectivité ou une doctrine. Tous ceux qui ont considéré d’un peu près l’univers stalinien ont reconnu des configurations familières. Mais, en vérité, il s’agit de mécanismes dont on peut reconnaître des exemples depuis les plus anciennes attestations de l’existence historique de l’homme et dans les sociétés les plus diverses. Seul varie le degré de systématisation de ces phénomènes.

    Maintenons d’abord qu’aucun tabou n’est admissible, que toute conception et tout groupement doivent pouvoir être étudiés, et cela éventuellement de façon critique. La qualité de victime (réelle ou non) des individus qui incarnent ces idées ou qui adhèrent à ces groupements ne doit pas les mettre à l’abri de l’étude et de la critique. Tout tabou est nocif au plus haut point, à commencer pour ceux qu’il est censé protéger. Il les confirme dans une autosatisfaction qui débouche aisément sur l’arrogance et le mépris des droits des autres. Comment les autres ne s’indigneraient-ils pas aussi de voir les "taboués" protégés des critiques pour des actes strictement analogues à ceux qu’on condamne chez eux ? Et l’indignation a de redoutables conséquences.

    Il importe donc de ne pas céder au chantage permanent qui vise à décourager l’étude et éventuellement la critique de quelque catégorie, de quelque groupement humain que ce soit, quels que soient leurs mérites, leurs malheurs, ou les attaques injustifiées qu’ils subissent. C’est valable pour tout le monde de l’islam comme pour toute autre formation.

    Maxime Rodinson

    La fascination de l’islam
    p. 23-24

  • 8 octobre 18:22

    Pour rappel, le 28 octobre 2016 à Mille Bâbords, un groupe de personnes racisées s’est organisé pour empêcher une « discussion » animée par des auto-dénommés « anti-racialisateurs » (cf leurs textes1) autour de ce qu’ils appellent les dangers du « racialisme ». C’est le paroxysme d’un confit qui dure depuis deux ans et qui s’est traduit notamment par des départs des collectifs de Mille Bâbords et de Mars Info à Marseille, mais aussi du Rémouleur à Paris.

    Nous ne souhaitons pas nous adresser aux « anti-racialisateurs ». Nous nous adressons plutôt ici à toutes les personnes qui ont participé à la diffusion de leurs idées, et à celles qui n’ont pas été choquées par leurs publications sur des sites d’info et d’organisation politique. Nous ne pouvons que constater que ces personnes sont à notre connaissance toutes blanches et que cela n’est pas anodin, même si, bien sûr, loin de nous l’idée de déduire leur position de leur couleur de peau.

    L’arrogance avec laquelle la « polémique » a été écrite, dite, publiée est impressionnante : sans prendre le temps de se taire, d’essayer de comprendre, d’écouter ce que les personnes concernées ont à dire de l’oppression qu’elles vivent.

    Il nous semblait nécessaire, en tant que blanches, féministes et dans une perspective révolutionnaire, de nous désolidariser de ce milieu politique qui n’a pas su intégrer dans ses luttes les analyses post-coloniales (et parfois aussi féministes). D’expliquer, une fois de plus, que ces « anti-racialisateurs » et ceux qui diffusent leurs idées ne peuvent pas être nos camarades.

    Le contenu de ce texte est sans prétention, il redit de manière succincte des choses beaucoup mieux développées par des personnes directement concernées par le racisme et qui ont passé beaucoup plus de temps à analyser cette domination, à lutter contre.

    DE L’USAGE DU TERME « RACE » ET DE PRIVILÈGE

    Il semblerait que le refus systématique d’utiliser les termes de race/ racisé.es soit dû à un malentendu tenace, à un manque de curiosité intellectuelle, ou bien encore à une mauvaise foi impressionnante et exaspérante. On a lu quelque part que les personnes racisées se racisent ELLES-MÊMES. Ouaaaah !

    Alors récapitulons :

    La racisation est un processus que des personnes subissent. C’est le processus par lequel elles se voient attribuer une supposée race en fonction de certains critères physiques et/ou culturels. Dire que les personnes se racisent elles- même est le comble du contre-sens !

    Ce processus de racisation est un pivot important dans un système raciste, et nous vient de notre histoire esclavagiste et coloniale, de nos missions humanitaires etc... c’est le système de pensée « blanc » qui racise les gens, qui leur attribue des étiquettes, des particularités, et ce sont nous, les blanc.he.s, qui gardons le pouvoir de classiffier et de hiérarchiser2. On ne nous a jamais appris qu’on était blanc.he.s, on nous a dit qu’on était des Hommes, plus précisément l’Homme drapé.

    Des personnes se disant anti-racialisatrices et anti-racistes remettent en cause l’utilisation des termes de race et racisé.e. Le hic quand ces personnes parlent de race, c’est qu’elles font référence à la race qui essentialise3, la race que les scientifiques ont essayé d’inventer puis qui est tombée. De là viendrait le contre-sens...

    Sans déconner ! Nous avons trop d’estime pour les capacités intellectuelles des militant.es concerné.es pour le croire. Si ça bloque, c’est pas pour préserver LA révolution en évitant que la lutte ne soit morcelée. C’est que c’est trop difficile d’accepter de voir qu’on jouit du privilège blanc, qu’on jouit d’une place de privilégié.es dans les « mouvements révolutionnaires » et dans la société en général.

    Le privilège blanc, dans un contexte de luttes, c’est par exemple, prendre de la place en réunion sans se faire couper la parole, être écouté.e avec intérêt (et non comme faire-valoir), ne pas être renvoyé.e à ses supposées origines par ses camarades. C’est aussi moins risquer de se faire arrêter, de subir des violences policières, moins risquer devant les juges.
    Le terme de privilège décale la « normalité » de ce que vivent les personnes en position de force, qu’on appelle ici les dominant.e.s, sans pour autant que ces personnes s’inscrivent dans des rapports de force explicites ou conscients ou actifs. Malgré ce qu’on voudrait croire, être écouté.e dans une réunion n’est pas « normal », c’est le résultat de multiples facteurs (variables selon les contextes) : l’expérience, le genre, le capital culturel... et aussi la race.

    LE CAPITALISME N’EST PAS LE SEUL SYSTÈME DE DOMINATION

    À chaque fois qu’un groupe minorisé parle d’un autre système d’oppression que celui du capitalisme il se fait accuser de diviser la classe ouvrière !

    Ce reproche fait au féminisme dans les réunions du parti communiste des années 50 est devenu l’un des arguments qui justifient la publication sur internet des textes des « anti-racialisateurs » : les personnes racisées (= personnes qui subissent le racisme ) qui s’organisent ou osent tout simplement parler de leur oppression spécifique sont attaquées, ces derniers temps du moins, avec nettement plus d’agressivité.

    Observation : quand un groupe non-dominant exprime un désaccord profond, quand il veut mettre un terme à la domination qu’il subit, et qu’il s’organise pour la contrer, il se fait immanquablement traiter d’anti-révolutionnaire et de... nazi4.
    Il n’y a pas d’un côté les rapports de classe qui renvoient à l’instance économique et de l’autre le patriarcat et le racisme qui renvoient à une instance purement idéologique.

    Il y a une tendance à psychologiser, individualiser le sexisme et le racisme : une homme battrait sa femme parce qu’il est alcoolique, un français identitaire serait raciste parce qu’il est phobique de la différence, qu’il a peur de se faire envahir, ou parce qu’il croit aux théories scientifiques racialistes. Non, les rapports de classe de sexe et de race sont socialement construits, ce sont des systèmes de dominations qui s’articulent et s’alimentent entre eux, et chacun possède ses propres instances qui exploitent, dominent et oppriment. Certain.es pensent que puisqu’un homme racisé comme Obama, ou qu’une femme comme Thatcher peuvent gouverner les principales puissances mondiales, alors le capitalisme s’arrangerait bien du racisme et du sexisme. Certes, le fait de faire partie de l’élite économique met à l’abri de la violence économique. Mais, bien que ça transforme les violences sexistes et racistes, ça ne les fait pas disparaître. En témoignent les agressions sexuelles (a aire Beaupin) et racistes (insultes adressées à Taubira) subies par des femmes de l’élite politique française. Rappelons quand même que l’élite économique et politique européenne reste majoritairement composée d’hommes blancs, et que le racisme et le sexisme structurent nos sociétés, quelles que soient les politiques de « parité » mises en place, et les exceptions mises en avant.

    IDENTITÉS ?

    À ce reproche de créer la division « du mouvement » vient s’ajouter celui du repli identitaire. Les mots utilisés semblent bien tout droits sortis de la bouche de Finkielkraut. C’est assez fascinant à quel point les argumentaires utilisés rejoignent ceux des républicains laïcards, et de l’extrême droite : La peur de l’identitarisme, des communautarismes etc etc.

    Ah oui ça, ça fait peur ! Il suffitt de s’organiser de manière autonome pour voir surgir le spectre du repli identitaire.
    Le terme de « racisé.es » en l’occurence est loin de se référer à une identité, à l’inverse du terme « noir.e » ou « gouine ». Il permet de « normal », c’est le résultat de multiples facteurs (variables selon les contextes) : l’expérience, le genre, le capital culturel... et aussi la race.

    Certains usages de l’identité ne sont pas souhaitables, avant tout quand elles sont faites par les dominant.e.s, mais aussi quand elles essentialisent l’identité, quand elles produisent une victimisation ou une hiérarchisation des luttes.
    Et pourtant, poser des mots sur différentes identités permet aussi de lutter contre la moulinette qui broie à tous les niveaux, de l’exploitation salariale, à l’exploitation patriarcale en passant par l’universalisme qu’il soit républicain ou soi-disant révolutionnaire. Ces identités ne sont pas des sofas sur lesquels on s’a ale, ce sont des balises de positionnement sur la pyramide sociale, pour la dézinguer.

    Sous prétexte de maintenir l’unité révolutionnaire ou républicaine on ne peut pas lutter contre des dominations sans nommer les identités qu’elles produisent. S’il y a des personnes qui ont réfléchi et critiqué cette question d’identité, c’est bien certain.e.s anti-colonialistes, queers et féministes5. Eh oui il y a de nombreux livres passionnants à lire6 plutôt que de s’attarder sur la littérature du PIR (dont il n’est pas l’objet de faire une analyse critique ici, mais d’autres s’en chargent très bien7).

    Si vous voulez on peut s’en tenir pour l’instant à Wikipédia :

    « On parle d’identité sociale dès qu’un individu ou un groupe se voit attribuer une caractéristique identitaire par d’autres. Cette forme d’identification répond à une logique classificatoire dans la mesure où elle permet à un individu ou un groupe d’ordonner l’Autre sur la base de critères dominants. » Mon identité sociale est (entre autres choses) d’être une femme. Je suis femme c’est-à-dire que le patriarcat a décidé que j’étais une femme et se préoccupe de me le rappeler tous les jours, c’est quelque chose que je subis car cette identité me fait appartenir à une classe de dominées8.

    La société ne m’attribue pas une identité de blanche car elle ne nomme pas la norme : lorsqu’on dit blanc.he on ne parle pas d’une couleur mais de transparence sociale. Je suis pourtant blanche c’est-à- dire que le système
    raciste a créé cette différence entre non-blanc.he et blanc.he qui me permet de jouir de certains privilèges et d’exercer un pouvoir sur d’autres.9

    […]

    1 Jusqu’ici tout va bien ? entre autres textes publiés sur presque tous les sites d’infos dits alternatifs

    2 Et on peut garder en tête que « ...la division se construit en même temps que la hiérarchie et non pas avant. C’est dans le même temps, par le même mouvement, qu’une distinction ou division sociale est créée, et qu’elle est créée hiérarchique, opposant des supérieurs et des inférieurs », Classer, dominer, Christine Delphy

    3 L’essentialisation pose des différences « naturelles » , et donc indépassables, entre certaines catégories de personnes : « femmes »/ « hommes », « blanches »/ « noires », etc...

    4 C’est le point Godwin : quand on n’a plus d’arguments, on traite les gens de nazi.es, de fascistes

    5 A ce sujet, lire la synthèse d’Elsa Dorlin dans Sexe, genre et sexualité, PUF, 2008, chapitres : « le sujet politique du féminisme » et « philosophies de l’identité et praxis queer »

    6 Femme, race, classe d’Angela Davis, Black feminism, anthologie du féminisme africain-américain coordonné par Elsa Dorlin. Pour plus de spécificité en contexte « français » (puisqu’il est toujours reproché que toute cette analyse est une importation des États-Unis) : La matrice de la race, généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française d’Elsa Dorlin ; les blogs de Mignon chaton, de João, et de Mrs Dreydful ; Christine Delphy, « antisexisme ou antiracisme ? Un faux dilemme » dans Nouvelles questions féministes n°1 ou en ligne sur le site « Les mots sont importants »...

    7 On peut lire par exemple Boutelja ses sœurs et nous sur https://infokiosques.net/lire.php ? id_article=1356

    8 Par exemple, en France le salaire moyen des femmes (qui travaillent à temps complet) est égal à 83 % de celui des hommes (source : Observatoire des inégalités). Les femmes possèdent 2% de la propriété mondiale (source : Banque mondiale).

    9 En France, les statistiques dites « ethniques » (ce terme tout droit hérité de l’héritage colonial, mais qui, lui, ne semble pas déranger les « anti-racilisateurs » et leurs sympathisants) sont interdits. On a quand même des chiffres basés sur la consonance du nom de famille : selon l’Observatoire des inégalités, plus de deux fois plus de candidatures "hexagonales" sont favorisées par rapport aux candidatures "maghrébines" (2017) dans les grandes entreprises. Et, à niveau de vie équivalent, les candidats à un logement d’origine maghrébine ou africaine ont quatre fois moins de chances d’en obtenir un que ceux d’origine française (2009).

    10 Et c’est un enjeu des luttes anti-racistes et post-coloniales de visibiliser les positions dominantes en nommant les blanc.hes

    11 C’est le fameux concept d’intersectionnalité. « Le féminisme noir critique cette tendance à se replier implicitement sur une compréhension de la domination qui prend la situation de certaines femmes pour la situation de toutes les femmes. » Elsa Dorlin, Sexe, genre et sexualités, p.85

    12 Sous le régime nazi on stérilisait notamment les juives et les femmes rroms. Ces dernières ont subit la stérilisation forcée jusqu’aux années 90 en Roumanie et aujourd’hui en France les médecins leurs installent souvent des stérilets ou des implants sans leur consentement. Rappelons aussi qu’alors que la pilule et l’avortement étaient encore interdits en France métropolitaine, aux Antilles françaises et à la Réunion on stérilisait les femmes à leur insu, et les pouvoirs publiques avortaient les femmes en toute quiétude.

    13 Cis désigne l’inverse de trans : il s’agit des personnes qui se reconnaissent dans le genre qui leur a été assigné à la naissance

    14 Audre Lorde (black féministe américaine) : « Pour provoquer un véritable effort révolutionnaire, nous ne devons jamais nous intéresser exclusivement aux situations d’oppression dont nous cherchons à nous libérer, nous devons nous concentrer sur cette partie de l’oppresseur enfouie au plus profond de chacun de nous, et qui ne connaît que les tactiques des oppresseurs, les modes de relations des oppresseurs » Sister outsider, Mamamélis p. 135

    15 Elsa Dorlin dans Sexe, race, classe, PUF, 2009

    16 Il est intéressant de remarquer qu’à la base le terme « queer » (=anormal, tordu-e) avait été choisi pour éviter justement de parler en terme d’identité (par opposition à gay ou lesbienne)

    17 On parle d’intersectionnalité pour prendre en compte les différences internes qui traversent les mouvements politiques (Kimberlé W. Crenshaw). Pour une critique et un affinage de ce concept voir Danièle Kergoat, entre autres !!

    http://iaata.info/La-race-ca-t-agace-2136.html

  • Ne dites pas au troll qui est Maxime Rodinson

    ça risque de le réveiller

    et

    il va devoir faire les poubelles du net pour trouver des critiques

  • J’étais ce que les flics appellent un « incorrigible ». J’avais passé deux semaines peinard avec les autres, et puis je m’étais fait piquer à me servir un supplément de steak, au dîner, où on avait chacun son petit bout de viande.

    Le jour où on m’avait renvoyé au Trou, les Musulmans[1] avaient tenu congrès dans la cour annexe. Ils vous assenaient leur salade raciste, et se débinaient dès qu’il y avait de la bagarre. Ils vous expliquaient cet assez lâche comportement en prétendant que le diable blanc voulait les pousser à se battre, et qu’ils ne tomberaient pas dans le panneau.

    Les Nazis et les Musulmans s’entendaient généralement assez bien. Leurs philosophies se complétaient ; chacun de ces deux groupes était certain de sa propre supériorité raciale, aucun des deux ne se montrait exagérément agressif. Ils se laissaient réciproquement tranquilles ; chacun avait son terrain. Cette fois-là, cependant, il s’était trouvé quelques Nazis dans les parages lorsqu’un des Musulmans avait commencé son discours sur les hommes blancs, incarnations du démon. Les Nazis, sous peine de perdre la face, étaient forcés d’intervenir.

    Les matons, de la passerelle, observaient la scène. Leur stratégie, en l’occurrence, avait consisté à ne pas s’en mêler, jusqu’à ce que les Musulmans aient l’air d’avoir le dessus, sur quoi les matons étaient intervenus, avaient emballé les Noirs, et conduit tout le monde au Trou. Je m’y étais donc retrouvé entouré de Musulmans s’excitant mutuellement, comme des prédicateurs de bas quartier. Ce que je ne savais pas, c’était que tous ces sermons étaient à mon bénéfice : ils essayaient de me convertir.

    Leur dénonciation de la race blanche m’ayant laissé froid, leur chef, Lamar Rivers, m’avait appelé, et m’avait demandé mon nom. Rivers connaissait sa doctrine comme pas un. Il avait la langue bien pendue et pouvait rester debout toute la nuit à vous débiter les analyses d’Elijah Muhammad.

    Il ressemblait au type qu’on voit sur les boîtes de café Hill Brothers : il était grand et d’autant plus maigre qu’il jeûnait tout le temps. Le mec s’imaginait qu’il avait un don de prophétie — tout ce qu’il vous disait sortait de la bouche du Messager d’Allah. Il m’avait posé un tas de questions sur moi-même, comme mon âge et d’où je venais. Quand je lui avais dit que j’avais dix-sept ans, il était devenu des plus sérieux, tout à coup. Quelqu’un, au-dehors, devait me trouver un avocat, disait-il ; je devais déposer une plainte contre l’Etat pour incarcération illégale dans ce pénitencier. Je pourrais être dans les rues, et riche, disait-il, si j’introduisais une action judiciaire. Mais je me foutais pas mal de toute cette salade juridique ; les seuls avocats que je connaissais étaient des escrocs. Je restais sourd à ses conseils.

    Il m’avait demandé si je mangeais du porc. Je lui avais répondu que j’en mangeais chaque fois que j’en avais l’occasion, que c’était ma viande préférée. Lamar était très énervé, soudain.

    — Tu ne sais donc pas que Mahomet nous interdit de manger du porc ?

    (Je l’ignorais, à l’époque, mais Red Nelson, le directeur adjoint, essayait de détruire leur organisation. Il avait tous les Musulmans sous la main, au Trou, et les affamait, en ne leur faisant servir que du porc, trois fois par jour. Lamar avait ordonné à ses disciples de jeûner, et aucun d’eux n’avait mangé pendant près de quinze jours.)

    Je restais là, assis, à observer, et à engraisser d’autant mieux que les gardes me donnaient toute la viande que les Musulmans refusaient. Rivers insistait quotidiennement pour que je renonce au cochon. Je ne l’écoutais même pas. Ça me faisait rigoler, de penser qu’on m’avait fourré au Trou parce que je mangeais trop, et que j’étais là à me bourrer, en guise de punition.

    James Carr - Crève ! (extrait)
    1975

    1. Black Muslims : mouvement révolutionnaire des Noirs américains, se réclamant de la religion islamique. (N.d.T.)

    Nous nous lisions à haute voix des ouvrages d’histoire et de doctrine révolutionnaire, et en discutions ; nous nous intéressions particulièrement à l’évolution des événements en France, qui devait permettre à un Jimmy (James Carr) de plus en plus déçu par la gauche de clarifier ses idées. Nous sortions généralement rassérénés de ces austères discussions : nous adorions tous deux nous gausser tant de notre propre situation que des folies de nos adversaires. On aurait dit, quand il s’y mettait, que gardiens, staliniens et politiciens bourgeois n’avaient jamais existé que pour le seul amusement de Jimmy. Il imitait Eldridge Cleaver (1), pointait l’index, et s’exclamait : « Tu piges... faut résoudre cette contradiction entre Granny Goose et le Capitaine Crunch (2) », et partait de son petit rire rauque et démoniaque.

    Dan Hammer

    1. Leader du mouvement des Panthères noires. (N.d.T.)
    2. Personnages de bandes dessinées. (N.d.T.)

    https://bxl.indymedia.org/spip.php?article13856

  • 9 octobre 23:36

    A propos d’un article de Nord-Eclair

    Relatant une manifestation de soutien aux Palestiniens qui a eu lieu à Roubaix le 19 juillet, un journaliste de Nord Eclair, Bruno Renoul, s’est offusqué de voir une banderole présentant un drapeau israélien sur lequel l’étoile de David avait été remplacée par une croix gammée.

    Ce journaliste explique que l’Etat d’Israël n’est pas un Etat totalitaire et qu’on ne saurait le comparer à l’Etat nazi. Et pour conforter son raisonnement, il ajoute que comparer l’Etat d’Israël au Troisième Reich est "injurieux pour les victimes du nazisme dont les Juifs ont été les cibles principales".

    Disons d’abord un premier contresens, l’Etat d’Israël serait donc l’Etat des Juifs, ce qui conduit à considérer toute critique de la politique de cet Etat comme une forme d’antisémitisme, argument malheureusement trop courant.

    Mais ce qui importe, plus important qu’une équation lapidaire "sionisme = nazisme", c’est de chercher ce qui est commun à ces deux idéologies qui toutes deux s’appuient sur la notion d’Etat-Nation telle qu’elle a été théorisée par Herder au tournant des XVIIIe-XIXe siècle et qu’elle s’est développée en Europe. La notion d’Etat-Nation peut conduire à un nationalisme extrême exclusif que l’on retrouve dans le fascisme italien, le nazisme allemand et aujourd’hui le sionisme israélien. La question est moins d’identifier ces idéologies que de comprendre ce qu’elles ont de commun, ce commun se définissant, en ce qui concerne le nazisme et le sionisme, par la pureté ethnique, le terme "ethnique" restant suffisamment ambigu pour prêter à toutes les interprétations.

    Le nazisme voulait un Etat purement aryen et pour cela voulait vider l’Allemagne de tous ses éléments non aryens dont les Juifs. Le sionisme, quant à lui, veut construire un Etat juif, moins au sens religieux que dans un sens ethnique mal défini, et pour cela veut vider l’Etat d’Israël de tous ses éléments non juifs. Cette volonté de pureté ethnique est l’un des points communs aux deux idéologies nazie et sioniste et je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de le dire. Affirmer que l’on ne peut comparer le nazisme et le sionisme sous prétexte que les Juifs ont été victimes du nazisme s’appuie d’abord sur un premier contresens qui fait du sionisme, non une idéologie juive, ce qu’elle est effectivement puisque inventée par des Juifs, mais l’idéologie des Juifs, de tous les Juifs, ensuite sur une incompréhension du sionisme, idéologie européenne construite par des Juifs européens, qui ont cru trouver dans la construction d’un Etat juif la solution à l’antisémitisme européen. Malheureusement, en voulant construire cet Etat dans un pays peuplé, la Palestine, ils ont transformé une idéologie qu’il voulait libératrice en mouvement de conquête et c’est cela qui fait du sionisme un nationalisme extrême au même titre que le nazisme.

    C’est ce nationalisme extrême qui conduit aujourd’hui la politique israélienne à chercher à éradiquer la terre d’Israël de toute présence non juive, que ce soit sous la forme militaire brutale telle l’agression contre Gaza ou, il y a quelques années, la répression des Intifadas, que ce soit sous la forme de l’occupation ou que ce soit sous la forme de ce qu’on appelle les colonies, lesquelles ne sont qu’une façon d’abord de débarrasser la terre de ses habitants palestiniens ensuite de l’annexer pour en faire une terre israélienne.

    J’ajouterai un point qui est loin d’être anecdotique sur les ressemblances entre le sionisme et le nazisme. Hitler a cru trouver dans un symbole venu d’Asie, la staviska, un symbole de la pureté aryenne ; une façon de confisquer un symbole qui n’a rien à voir avec le nazisme ; ainsi on trouve des croix gammée dans des pagodes bouddhistes. La façon dont le sionisme utilise l’étoile de David, y compris pour le drapeau israélien, est plus pernicieuse. L’étoile de David est un vieux symbole juif qui n’a rien à voir avec le sionisme. En confisquant ce symbole à son profit, le sionisme se présente comme le représentant exclusif des Juifs et amène ainsi à considérer à tort l’étoile de David comme un symbole israélien. On comprend alors que l’étoile de David puisse devenir un objet de répulsion comme la staviska a pu devenir un objet de répulsion. Ce qui est choquant, c’est alors moins la répulsion devant un objet détourné de sa signification première que l’usage qui en est fait par des idéologies meurtrières.

    On pourrait dire la même chose du nom même de l’Etat qui s’appelle Israël. Le nom "Israël" représente une longue histoire et c’est cette histoire que le sionisme a voulu confisquer. Lorsque j’entends le slogan "Israël assassin", je suis choqué moins par le fait que l’on puisse crier un tel slogan mais par la façon dont une idéologie nationaliste extrême a conduit à ne voir Israël qu’à travers l’Etat d’Israël et son idéologie fondatrice, le sionisme.

    Rudolf Bkouche

    membre de l’Union Juive Française pour la Paix

    https://nantes.indymedia.org/other_medias/29898

  • anti-trol

      • Connaissez vous les positions bourgeoises, nationalistes et réformistes de L’UJFP ?
  • boycott

    total

    de toutes les nations, de tous les nationalismes, de toutes les religions, de toutes les oppressions, de toutes les dominations, de toutes inégalités

  • 11 octobre 10:59

    Le troll masochiste adore se faire ridiculiser :

    Les positions bourgeoises de l’UJFP

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

    https://grenoble.indymedia.org/2017-06-29-Les-positions-bourgeoises-de-l

    Des arguments inoubliables :-))))))))

    Si on veut comprendre les motivations de ces attaques contre l’UJFP, il faut voir qui se cache derrière et qui l’UJFP dérange le plus. Voir les commentaires sur Indy Nantes :

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071

    Pour répondre à un questionnement…

    Comment Publié : le vendredi 30 juin 2017 à 11:17 par VSGCI

    Le texte taxé de « fascisme » par le précédent commentaire est une réponse à ceci :

    « Nourris par ces intérêts vertigineux, les États qui interviennent contre Daech sur des territoires spoliés, le font aussi pour des raisons géo-économico-politiques – c’est évident. Et, les bombes ciblant un terroriste ou un groupe d’entre eux, ne peut éviter les civiles – c’est évident aussi. S’il n’y a pas de guerre propre, une guerre légitimée par la sécurité à laquelle sont attachés tous les habitants de la terre, ne peut se livrer que strictement dans le respect inconditionnel du droit international, même s’il est loin d’être parfait en raison des rapports de force qui le constituent (voir les résolutions de l’ONU jamais appliquées par Israël).

    C’est ces raisons que nous réaffirmons, avec d’autres, ici et ailleurs, qu’une vie humaine est une vie humaine. Du Soudan ou du Nigeria, de Syrie ou d’Irak, de France ou de Belgique, chaque vie est à la fois la même et unique.

    Nous ne pouvons, donc, que réaffirmer nos convictions, avec de véritable sociétés civiles, sur la nécessité absolue de construire des alternatives par la paix en tant que projet politique global de l’humanité dans la sécurité de tous et protégé par des Etats de droit dignes de ce nom dans le cadre de démocraties ouvertes à toutes et à tous. Cela suppose la rupture nette avec les régimes corrompus et tyranniques du Proche Orient, comme une condition politique majeure. Cela suppose en même temps de donner les moyens de mobilisation aux peuples pour reconstruire des projets démocratiques. Les peuples concernés directement sont les plus à même de combattre l’organisation mafieuse de Daech. Cela suppose aussi, en termes de moyens, que l’occident paye son confort, un confort insultant et humiliant des peuples qu’il a paupérisé sur leur propre sol. L’argent en tant que nerf de la guerre, oui à la guerre contre les inégalités, oui pour un nouveau type de plan Marshall du partage des richesses.

    Nous considérons plus que jamais que face à la terreur, la contre terreur est contre-productive. La guerre provoque et/ou amplifie d’autres guerres.

    Seule une politique de paix digne de ce nom est et restera le projet de l’Humanité tel que le rêvent au quotidien et en pratique tous les peuples de la Terre.{} »

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5079

    Il suffit de savoir lire pour comprendre que c’est une très classique défense de « l’Etat de droit » que nous connaissons bien, surtout dès qu’il s’agit de manifester ou de se battre pour nous défendre contre lui…

    Et la réponse :

    Petit précis de novlangue

    Comment Publié : le samedi 1 juillet 2017 à 20:12 par A.T.

    Le représentant officiel du CCI sur Indymedia vient encore une fois nous donner la mesure de ses méthodes de « débat » qu’il confond avec les manipulations en usage dans les milieux politiques.

    D’abord, comment sait-il que « l’article » de calomnies répond à l’article publié par l’UJFP ( http://www.ujfp.org/spip.php?article5079 ), puisqu’il n’en est nulle part fait mention dans le texte ? Ça serait pas par hasard parce que c’est lui qui l’a envoyé en « oubliant » de le signer ? La ficelle est un peu grosse, mais tout est bon pour les « pros » de la manipulation. Et si ce texte publié par l’UJFP n’a pas été cité dans un premier temps, c’est parce que le but n’était pas de l’attaquer sur un point précis, mais GLOBALEMENT, sans avoir besoin de la moindre référence, comme un fait indiscutable, dans la plus pure tradition des procès de Moscou. C’est quand les critiques ont commencé à arriver qu’il s’est cru obligé de trouver une « explication » à des calomnies aussi délirantes.

    Mais l’exemple était particulièrement mal choisi puisque jamais cet article n’avait été envoyé sur Indymedia. Ainsi, les trolls régleraient leurs comptes avec l’UJFP sur Indymedia à partir d’articles jamais publiés sur Indymedia ? Si c’est pas du trollage, j’aimerais bien qu’on m’explique ce que c’est.

    Et il y a plus fort, car cet article N’EST PAS DE l’UJFP ! Comme beaucoup d’autres sites de lutte, l’UJFP publie des textes qu’elle considère comme intéressants sur un sujet donné sans forcément adhérer à leurs positions. C’est ce que font Iaata, Paris-Luttes, Rebellyon, Mille Bâbords, Expansive, etc. Et aussi… Indymedia.

    Alors utiliser un texte de l’“Association des travailleurs maghrébins de France” pour établir un réquisitoire exhaustif et définitif contre l’UJFP, c’est plus que du trollage, c’est une saloperie !

    Encore une chose sur l’emploi de la langue de bois. Notre vieux « sympathisant » qui a les réponses toutes prêtes avant même d’avoir lu les questions, nous assène que son texte aurait été « taxé de “fascisme” ». Ce n’est évidemment pas du tout ça : il est dit que le CCI et ses amis dénoncent plus volontiers les « projets démocratiques » que les « projets fascistes » ou les « projets racistes ». Mais faire des raccourcis, c’est plus facile pour embobiner les gens.

    https://nantes.indymedia.org/articles/38071#comment-282256

  • 11 octobre 11:01

    Plutôt drôle comme argumentaire.

    Faut vraiment un être un petit bourgeois pour écrire ce genre d’attaque contre l’UJFP
    ou
    simplement ne pas les connaître.
    ou
    avoir une lecture très petites bourgeoises et idéaliste des rapports de force actuels sur la libration de la Palestine pour ne pas savoir (ou feindre (?) de ne pas savoir) que l’ufjp a une stratégie grand public contrôlé de ses mots d’ordre sur ces questions
    ou
    simplement en avoir pas grand chose à faire de la lutte palestinienne pour s’attaquer à une des rares organisations juives antisionistes d’envergure qui soient un peu connue, un peu reconnue, un peu influent et surout qui soient reconnues dans les quartiers populaires et les mouvements de luttes de l’immigration (ben oui les "Juives et juifs révolutionnaires" libertaires par exemple c’est chouette mais quand même radicalement confidentiel).
    ou
    avoir des priorités stratégies très particulières pour vouloir (peut être à juste titre) avoir une discussion critique contre l’ujfp comme c’est normal de l’avoir entre camarade dans une période trsè compliquée
    ou
    avoir envie de parler de révolution prolétarienne mondiale ou de révolution anarchiste et autogestionnaire sans dieu ni maître en palestine même si c’est vraiment pas le soucis des Palestinien-nes actuellement, ben oui ils ont d’autres "priorités révolutionnaires"
    ou
    à moins que la question palestinienne ne soit pas tellement ta priorité mais plutôt la défense de ton camp politique
    ou
    à moins que tu ne sois simplement un troll qui cherche à foutre la merde entre militant-es de soutien à la Palestine
    ou
    à moins qu’autre chose ?!

    Indymedia Lille c’est drôle parfois.
    Allez gros bisous anticapitaliste, antiimpérialiste, autogestionnaire, sans classes, sans patriarcat, sans racisme coloniale et sans idéalisme paternationaliste et petit-es bourgeois-es (même déclassé-es).

    https://lille.indymedia.org/spip.php?article30919

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  • De l’usage réactionnaire de la notion d’« antiracisme de classe » par Yves Coleman

    Décidément, Yves Coleman est bien pratique, avec ses gros sabots :

    « Acquérir une vision claire des différentes formes de racisme et de leurs rôles. Et réfléchir à ce que pourrait être un antiracisme de classe »

    Bien pratique pour des considérations dépassant sa personne et son militantisme spécialisé dans la dénonciation, non de l’Etat et du capital, mais des militants d’extrême-gauche.

    Tout l’article est construit avec l’idée que le racisme est... une idée. Il s’agirait de s’en faire la bonne pour élaborer le bon « antiracisme », de préférence de gauche ou d’extrême gauche, en prenant en compte des « analyses de sociologues, historiens et spécialistes de sciences sociales, universitaires, économistes... ». Notons au passage que pour Yves Coleman, F. Fanon, Malcolm X, Stockely Carmichael, Huey Newton, Angela Davis sont des « identitaires », un qualificatif qui trouverait grâce à lui une valeur rétro-active pour tous ceux qui ont mené depuis des siècles leurs luttes contre leur esclavage, leur colonisation ou leur ségrégation institutionnelle en France... Le Noir sur-exploité qui se bat le fait parce qu’il est exploité, pas parce qu’il est noir, mais s’il est plus sur-exploitable, c’est parce qu’il est noir.

    Il ne vient pas à l’idée d’Yves Coleman que les premiers concernés par le racisme sont les "victimes" du racisme, et qu’eux ne se définissent pas comme « antiracistes ». L’antiracisme vient d’une extériorité compassionnelle au problème de classe et de race. À l’inverse, c’est toujours partant de leur situation concrète, de leur situation sociale, économique ou de leur confrontation à la répression policière, que ces populations racialisées entrent en luttes, des luttes qui ne se caractérisent pas par des revendications « identitaires », mais plutôt à visée dés-identitaires. Au fond, ils ne demandent pas un soutien « antiraciste de classe » à leur luttes. Une telle posture finalement morale n’est bonne qu’à soulager la conscience militante blanche... ou assimilée [...]

    « Penser l’histoire et le présent des identités dans leurs rapport aux classes sociales et à leurs antagonismes »

    Vouloir définir un « antiracisme de classe », c’est vouloir donner des leçons de classe aux racialisés. C’est oublier que le racisme réel est un rapport social, et comme tout rapport social dans le capitalisme, une rapport de classe en lui-même de par son intérêt pour le capital, non par une quelconque prise de conscience apportée par une posture militante qui ne mange pas de pain... noir. D’autant quand on passe son temps, comme Yves Coleman, à flinguer tous ceux qui justement sont pris dans la tourmente et les tourments d’être, non pas « identitaires », mais identifiés par leurs couleurs de peau.

    http://patlotch.com/text/488b2cdb(Patlotch2013)-608.html

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