RSS articles
Français  | 
ÉVASIONS CENTRES FERMÉS posté le 19/06/18 - Local - 1 commentaire
Saint-Gilles contre les migrants posté le 14/06/18 - Local - 2 commentaires
Réponse à une provocation policière posté le 08/06/18 - Local
Transphobie à la piscine de St-Gilles posté le 05/06/18 - Local - 1 commentaire
(Dans la série Actions Mai Rouge et Noir) posté le 02/06/18 - Local
Affiches #JusticeforMawda posté le 31/05/18 - Local - 1 commentaire
BOZAR OCCUPIED BY ISRAEL posté le 25/05/18 - Local - 13 commentaires
En correctionnel pour l’eau ! posté le 22/05/18 - Local - 3 commentaires
Mawda ou l’art de l’enfumage posté le 20/05/18 - Local
Vidéo de l’Action "feu les prisons" posté le 19/05/18 - Local

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9

Perquisitions en cours à Bure posté le 20/06/18 - Global

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 100

Article refusé par les modérateurs
Raison du refus :
troll
Guy Vinatrel : « Etrangers, Juifs et sionistes dans les camps soviétiques »
posté le 11/10/17 Mots-clés  antifa  histoire / archive 

Les étrangers dans les camps

L’U.R.S.S. envoie libéralement ses sujets dans les camps de concentration. La sollicitude « socialiste » n’épargne ni les sujets des terres annexées, ni les ressortissants de nations étrangères. Il a fallu des années pour que nous parvienne au monde le cri d’angoisse des républicains espagnols internés sans motifs dans des camps de concentration, celui de Karaganda notamment : La « Solidaridad Obrera » organe de la Confédération Nationale du Travail espagnole, publié dans l’exil où l’a contraint d’exister le sinistre régime de Franco a inséré les deux documents suivants :

« Aux autorités espagnoles,

« Le soussigné a l’honneur d’exposer les faits suivants : membre de l’armée républicaine, je fus envoyé, en 1938, par mon gouvernement en U.R.S.S. pour suivre des cours de pilote avec un groupe de soixante personnes. Lors de l’entrée en guerre des Soviets contre l’Allemagne, je fus interné avec vingt-six camarades de mon école et un groupe de marins. Toutes les démarches que nous avons effectuées pour être libérés sont restées vaines... »
« Chère maman. Pour la première fois depuis sept ans, je t’envoie cette lettre avec l’espoir qu’elle te parviendra. Je suis venu en Russie en 1939, pour mon malheur, afin de devenir pilote d’aviation. Transféré à Moscou, deux mois plus tard, je fus interrogé par une Commission, à qui je fis part de mon désir de gagner Mexico pour rejoindre les miens. Les Russes me promirent de faire les démarches nécessaires à l’obtention du visa, et, après quelques mois, me firent savoir que je devais moi-même réunir les documents voulus. Je travaillais alors à Moscou pour gagner un peu d’argent, afin de payer mes frais de transport. Je me rendis donc à l’ambassade de France, ou l’on me dit que mes papiers personnels et mon passeport étaient indispensables. Je commençai alors à me rendre compte des difficultés qui s’opposaient à mon départ de Russie, car je n’avais plus aucun papier, les ayant tous remis aux autorités soviétiques à mon arrivée, et ne les ayant jamais récupérés malgré de multiples réclamations. L’ambassade américaine me promit son aide. L’ambassade anglaise ne voulut même pas m’écouter. Au bout d’un certain temps, le 25 juin 1941, quatre jours après l’entrée en guerre de ta Russie, la police soviétique m’arrêta et je fus immédiatement déporté en Sibérie. Je passai deux ans dans une prison immonde. Puis je fut emmené ailleurs comme forçat, dans un camp international, où se trouvaient des Français, des Tchèques, des Danois, des Italiens, des Roumains, des Juifs, des Russes, des Yougoslaves, des Finlandais, des Allemands, des Persans et des Espagnols de toutes régions. J’y suis encore, deux ans et demi après la fin de la guerre. La plus grande partie des internés étrangers a été libérée, il ne reste plus ici que les Espagnols et beaucoup de Juifs...
« Je vous écris ces lignes de la lointaine république de Rosatjan sous un froid intense, dans le silence de la nuit, et éclairé par une lampe à pétrole misérable...
« Il nous est interdit d’écrire... Je profite de la libération d’un ami qui a partagé nos angoisses... Pourquoi les ambassades étrangères ne s’occupent-elles pas de nous ?... Toute notre confiance est dans nos amis. » (18)

Tous les journaux du monde se sont émus à la révélation calvaire des républicains espagnols. Les chefs du Guépéou ont cru se tirer d’affaire en prétendant que les espagnols internés étaient des fascistes de la Légion bleue, capturés par l’Armée Rouge. Ce mensonge éhonté n’a pas pris. La Fédération espagnole des déportés et internés politiques ne l’a pas permis. Son appel met les choses au point :

« Il n’est pas dans nos intentions de faire le procès chronologique de la douloureuse odyssée des républicains espagnols déportés au camp de travaux forcés de Karanganda, dans le désert de Kazakstan (U.R.S.S.). Il nous suffit d’affirmer, d’accord avec les plus élémentaires principes que l’honneur et la conscience commandent dans les règles de toute collectivité, que l’existence et la grave situation de nos compatriotes sont exactes et que leur antifascisme et républicanisme sont certifiés par une conduite exemplaire authentifiée par des organisations et des personnes qui, comme nous-mêmes, ont eu à surmonter les conditions de notre exil, et les connaissent depuis de longues années.
« Il nous suffit d’ajouter brièvement qu’il s’agit de soldats de l’armée républicaine, et c’est l’héroïsme et la valeur dont ils firent preuve pendant la guerre espagnole qui leur valurent d’être sélectionnés et envoyés en Russie, par le gouvernement républicain, pour y perfectionner des études de pilotes aviateurs. D’autres, marins antifascistes, constituaient une partie des équipages chargés du transport du matériel et de l’or. D’autres enfin, médecins ou professeurs d’une morale républicaine très éprouvée, et auxquels fut confié le meilleur de nos trésors : la responsabilité des colonies d’enfants, desquels ils furent plus tard, en territoire russe, brusquement éloignés.
« Ces premiers antécédents sont destinés à démentir bien haut divers propagateurs de mensonges, » lesquels ont prétendu stigmatiser ces républicains, disant qu’il s’agissait d’éléments de la « Division Bleue », bénéficient du statut des prisonniers de guerre établi par la Convention de Genève.
« La vie et la sécurité des démocrates antifascistes sont gravement menacées, tandis que comme contraste paradoxal, les néo-phalangistes, qui auraient mérité de la part de l’U.R.S.S. un régime de sévérité, si on doit en juger les apparences, après avoir exprimé le désir de regagner l’Espagne franquiste, furent, avec tous les égards, dirigés au cours de l’année 1939 à la frontière de Turquie par les autorités soviétiques, où l’ambassade franquiste les prit en charge pour les envoyer ensuite vers l’Espagne.
« Nous qui avons souffert dans nos chairs les sadiques tortures du régime hitlérien, et avons survécu aux horreurs des enfers d’extermination systématisée, ne pouvons pas nous résigner à ce que ces êtres humains, qui, comme tous les républicains espagnols, furent les premiers qui opposèrent généreusement la première résistance organisée au fascisme international, soient soumis à de cruelles méthodes par un pays qui se proclame ami, et qui lutta contre l’Allemagne nazie, en les drapeaux de la liberté. » (19)

Etre sioniste est un crime

Les « socialistes » soviétiques, ennemis de toute liberté, sont aussi les ennemis des socialistes authentiques. Qui connaît le sort tragique des sionistes en U.R.S.S. ? L’un des leaders les plus autorisés du mouvement sioniste, le célèbre Docteur Margoline a été arrêté comme Polonais en 1940 et condamné au travail forcé jusqu’en 1945. Son témoignage, à lui aussi, est indiscutable :

« Toute une génération de sionistes est morte dans les camps de l’U.R.S.S., déportés et emprisonnés. L’une des impressions les plus terrifiantes que j’aie conservées de mon séjour dans « l’empire souterrain des Soviets » est ma rencontre avec ces morts-vivants qui hantent les geôles russes et dont le seul crime est d’avoir, dans leur jeunesse, milité pour le sionisme. J’ai vu se dresser devant moi des vieillards au corps brisé, sans espérance et sans foi. Nombreux étaient parmi eux des hommes de grand mérite, dont le souvenir reste vivace au coeur de leurs compatriotes. Ils me chargeaient de pieux messages pour ceux qu’ils avaient laissés derrière eux, mais ils me suppliaient de taire leurs noms pour éviter de cruelles représailles à leurs parents et à leurs amis.
« Qui donc ignore en Lithuanie le nom de cet homme de bien qu’était le Dr Benjamin Berger, président de l’organisation sioniste. C’est en 1941, lorsque la Lithuanie fut occupée par les troupes soviétiques, que le Dr Berger fut arrêté et déporté. On lui reprochait d’avoir appartenu à cette dangereuse organisation contre-révolutionnaire qu’est celle des sionistes . Il fut classé dans le groupe Y et condamné à dix ans. Pour un homme de son âge et de sa santé (il souffre d’une grave maladie de coeur), dix années de travaux forcés équivalent à une condamnation à mort. Envers qui le Dr Berger est-il coupable ? Envers la classe ouvrière lithuanienne ? Absurdité. Cet homme meurt pour rien.
« Et il n’est pas le seul ! Des quantité d’autres sionistes, arrachés à la vie en pleine jeunesse, et tout aussi irréprochables que le Dr Berger, se meurent derrière les barbelés soviétiques. On les attend. On les pleure. On ne sait rien d’eux. Ils vivaient paisiblement en Pologne, en Lithuanie, dans les Pays baltes sans se soucier de l’Union soviétique. La guerre est venue. On a fait d’eux des « citoyens de l’U.R.S.S. », et, quels qu’aient été leur valeur ou leurs mérites, l’U.R.S.S. n’a pas trouvé pour eux d’autre emploi que celui de bagnard. A ce titre, l’affaire Berger est typique de la persécution entreprise par les Soviets contre les Juifs.
« Et je dis à mes amis sionistes : On tue nos frères et nous ne bougeons pas. Croyez-vous donc avoir de plus grandes causes à défendre, devions nous imposer de ne rien dire de ce scandale, de ne rien faire qui puisse gêner la coopération des Alliés. Mais, aujourd’hui, la guerre est finie. Et nous n’avons pas le droit de persévérer dans notre inaction. » (20)

Tous les témoignages qui proviennent de l’autre côté du rideau de fer indiquent que le marché des esclaves reste toujours ouvert. Les Polonais, entre autres, ont repris la route de l’Est :

« A Gdansk (Dantzig), il y a un bloc de maisons de trois à quatre étages, qui est cerné d’un mur et transformé en prison. C’est la plus grande prison nouvellement construite dans les Terres occidentales. Elle est prévue pour quinze mille personnes. Les gardiens et la direction de cette prison se composent de Russes. En décembre 1947, deux transports de prisonniers ont été expédiés par la mer sur le bateau Sébastopol (sous pavillon soviétique). Chaque transport comptait environ cinq cents à six cents prisonniers, dont plusieurs hommes suspects d’appartenir à la guérilla de Forêts de Tuchola et environ deux cents anciens soldats de l’armée polonaise en Occident, rapatriés en 1945. Cette espèce des rapatriés est actuellement à la mode, et on les arrête en Poméranie sous n’importe quel prétexte. Même la carte de membre du parti communiste (P.P.R.) ou socialiste (P.P.S.) ne fournit aucune protection.
« D’après les rumeurs circulant à Gdynia, ces transports sont dirigés vers Léningrad. » (21) (21 bis)

Guy Vinatrel
L’U.R.S.S. CONCENTRATIONNAIRE
Travail forcé, esclavage en Russie soviétique
Chapitre V, « Le monde concentrationnaire soviétique », pp. 83-86
Ed. Spartacus, Cahiers Mensuels, Juillet 1949.

NOTES

18. Solidaridad Obrera, 8 janvier 1948.

19. Publié dans Le Libertaire du 1-4-48.

20. Lettre aux sionistes — publiée dans l’organe yiddish de New-York — Vorwärts, avril 1948. Depuis la publication de cet appel, les Sionistes ont appris la mort du Dr Berger, en 1948, dans un camp de concentration.

21. Dziennik Polski, organe de l’émigration polonaise, Londres, n° du 10-3-48.

21 bis. Depuis la fin des hostilités une immense région désertique est devenue le centre d’une activité concentrationnaire fébrile. Le Politburo a décidé la transformation des déserts de l’Asie Centrale à laquelle il entend rendre « la fertilité des temps antiques ». D’immenses travaux d’irrigation nécessitent la présence de centaines de milliers et peut-être même de millions d’hommes. Dans le même moment des voies de transport sont créées. La presse soviétique elle-même donne des détails significatifs sur la façon dont cette entreprise gigantesque est ruinée. Dans le n° de mai 1949, de la Revue de Propagande Soviétique en France, Les Etudes Soviétiques, on trouve les lignes suivantes :
« Il y a un an, une grande nouvelle bouleversait toute l’Asie centrale : le Gouvernement avait décidé d’entamer la construction du chemin de fer. Les Conseils des ministres de la Turkménie et de l’Ouzbékistan lancèrent un appel invitant la population à participer à la construction de ce chemin de fer. Des kolkhoz entiers quittaient leurs kichlaks (villages). Les gens arrivaient à pied, en barque, en chariot, en avion sur les chantiers de construction.
« Bientôt, on vit se constituer une Gigantesque rue de tentes de 400 kilomètres allant de Tchardiou jusqu’à Ourguentch. Dans une chaleur torride (le thermomètre monte souvent dans ces régions jusqu’à 55° C.), 70.000 hommes engageaient le combat contre le désert. Pour construire dans de pareilles conditions un remblai de 400 kilomètres, pour le consolider à l’aide de boucliers de roseaux, pour ériger des barrages contre les sables, ils ne mirent que deux mois. »
Un tel aveu n’a besoin d’aucun commentaire.


posté le 11 octobre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article

Commentaires

Les commentaires de la rubrique ont été suspendus.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.7 [23768]
Top