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Le communisme antisémite
posté le 12/10/17 Mots-clés  antifa  histoire / archive  action  réflexion / analyse 

Gédéon Haganov : Le communisme et les juifs. Staline est-il antisémite ?
http://archivesautonomies.org/IMG/pdf/spartacus/spartacus/cahiersmensuels/cahiersmensuels-1951-n32.pdf

(...) point n’est besoin d’être né de mère juive pour être perçu comme tel. Point n’est besoin non plus d’avoir une quelconque pratique voire de connaissance de ce qu’est le judaïsme ni même de conviction identitaire. Avoir un patronyme compliqué, des traits un peu différents du commun, et voilà une question théologico-juridique épineuse hardiment réglée.

La parole libérée des juifs du silence
À propos de : Sarah Fainberg, Les Discriminés. L’antisémitisme soviétique après Staline. Fayard.
http://www.laviedesidees.fr/La-parole-liberee-des-juifs-du.html


posté le 12 octobre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 12 octobre 06:43, par VSGCI

    Evidemment que Staline était antisémite ! Ça ne signifie aucunement que le « communisme » le soit : Staline s’il a été communiste un jour - ce dont on peut douter au vu de certains éléments accréditant la thèse qu’il appartenait à la police politique tsariste - ne l’est plus, et depuis longtemps, quand il s’attaque aux Juifs en URSS et ailleurs !

    Merci de ne pas faire le lit de la bourgeoisie et de sa campagne assimilant URSS et communisme. L’URSS, c’était un mensonge par lettre ! L’antisémitisme qui y régnait ne fait que confirmer le diagnostic…

  • 12 octobre 11:51

    Comme le rappelle Arkady Vaksberg, « le fait que Staline ait été un antisémite convaincu, voire fanatique, n’a été abordé que récemment. Les nombreux livres et articles qui lui ont été consacrés dans les années 20, 30 et par la suite, font référence à ses traits de caractère, aux divers aspects de sa personnalité qui en aucun cas ne peuvent être perçus comme des vertus, sa soif de pouvoir, de vengeance, sa cruauté, ses trahisons, sa rancœur, son hypocrisie, etc. Mais son "antipathie" envers les Juifs, tout aussi avérée, qui provoqua une série d’actes criminels, ne fut mentionnée que tout récemment. Même Trotsky dans son célèbre Staline, n’évoque pas ce "détail" important (46) ». Encore récemment, il était courant de dire que Staline n’était devenu antisémite qu’à la fin des années 40. Bien que Vaksberg ait raison de dire que Trotsky ne percevait pas l’antisémitisme personnel de Staline, on ne peut nier les efforts de Trotsky pour dénoncer et combattre l’utilisation de l’antisémitisme par Staline au sein du parti, depuis les hautes sphères jusqu’à la base dans les usines, comme le montre l’épisode suivant raconté par Trotsky : « L’attaque contre l’Opposition en 1926 revêtait un caractère ouvertement antisémite à l’intérieur du parti, y compris à Moscou, mais aussi dans les usines,. Beaucoup d’agitateurs déclaraient : "Les Juifs sont en train de conspirer." J’ai reçu des centaines de lettres déplorant les méthodes antisémites utilisées dans la lutte contre l’Opposition. Lors d’une séance du Bureau politique je fis passer une note à Boukharine : "Vous avez déjà entendu parler de l’utilisation, même à Moscou, des méthodes démagogiques des Cent-Noirs (antisémitisme, etc.) contre l’Opposition ?" Boukharine me répondit de façon évasive, sur le même bout de papier : "On trouve des cas isolés, c’est sûr !" Je poursuivis : "Je ne parle pas de cas isolés mais bien d’une campagne systématique parmi les secrétaires du parti au sein des grandes entreprises moscovites. M’accom-pagneriez-vous à l’usine de Skorokhod afin d’enquêter sur un de ces cas ? (je connais un nombre infini d’exemples)" ; Bou-kharine répondit par l’affirmative. Je tentai en vain de lui faire tenir sa promesse mais Staline le lui interdit catégoriquement(47) ». (...)

    L’État soviétique encourageait l’antisémitisme généralisé et persécutait les Juifs (Trotsky et les opposants n’étaient pas les seuls Juifs persécutés et l’antisémitisme stalinien ne s’arrêta pas après leur élimination : il suffit de penser au « complot des blouses blanches » en 1952 et au destin de Leopold Trepper aux mains de la police soviétique après la Seconde Guerre Mondiale), tout en condamnant à mort les antisémites. Staline a maintenu cette mesure alors même qu’il lançait sa propre campagne antisémite. Selon Vaksberg, les procès antisémites ne furent pas les seuls à se multiplier dans les années 30, ceux contre les antisémites connurent la même croissance(53). L’État soviétique feignait de combattre l’antisémitisme alors qu’il l’encourageait.

    Les procès de Moscou parvinrent à cumuler les deux accusations - judaïsme et antisémitisme - chez les mêmes accusés : « Le dernier procès de Moscou par exemple, fut mis en scène dans l’intention, à peine dissimulée, de présenter les internationalistes comme des traîtres Juifs capables de se vendre à la Gestapo allemande. Depuis 1925 et surtout depuis 1926, une démagogie antisémite, bien camouflée, inattaquable, va de pair avec des procès symboliques contre de prétendus pogromistes (54). » (...)

    http://www.mondialisme.org/spip.php?article269

  • "D’une part, dans les écrits quelque peu sérieux sur la question des deux Etats, israélien et palestinien, je constate avec étonnement que la réflexion historique commence curieusement à 1967 (Résolution 248), alors que toute réflexion un peu sérieuse sur le problème, dans sa perspective historique générale, devrait remonter au moins jusqu’en 1947 (Résolution 181). Le ferait-on toutefois qu’il serait très difficile alors d’éviter de souligner le rôle, à la fois capital et décisif, de Staline dans la création de l’État d’Israël. L’ont reconnu pourtant, à cette époque, des témoins aussi autorisés et essentiels qu’Abba Eban et Ben Gourion. Le premier prit part à la mise au point du texte de 1947 et déclara alors à propos de l’URSS « Une telle prise de position constitue pour nous une aubaine inouïe… L’Union soviétique est maintenant la seule puissance à soutenir notre cause ». Le second, vingt ans plus tard, déclara en 1968 : « Je n’ai aucun doute. Les armes tchèques constituèrent l’aide la plus importante que nous ayons obtenue. Elles nous ont sauvés et je doute fort que, sans elles, nous aurions pu survivre les premiers mois. »

    D’autre part, j’observe aussi le silence total des partis de gauche (parti communiste français ou ses épigones) sur le rôle de Staline dans la création d’Israël ; ce mutisme s’explique évidemment par le faite que leurs positions se sont actuellement totalement inversées et que les formations de la gauche radicale défilent au premier rang des manifestants antisionistes et pro-palestiniens, deux notions qui sont associées sans beaucoup de fondement, quand on prend en compte la réalité des faits. Les souffrances, hélas bien réelles, du peuple palestinien ont été largement, depuis un demi-siècle, le fait de ceux qui prétendaient le défendre, au Moyen-Orient en particulier. Je l’ai dit et montré ! Je n’y reviens donc pas.

    Je ne peux pas accabler ici les lecteurs éventuels sous les références, mais je ne puis que recommander la lecture de deux textes facilement accessibles et dont la brièveté et la qualité peuvent dispenser de lectures plus étendues ; il s’agit, d’une part, de l’article de Françoise Thom « Laurent Rucker, Staline, Israël et les Juifs » (Cahiers du monde russe, 2002) qui porte sur le livre essentiel de Laurent Rucker dont c’est là le titre et qui peut dispenser au besoin de la lecture de ce volume. Le second texte est l’article de Marc-André Charguéraud, auteur de plusieurs ouvrages sur la Shoah mais aussi d’un article sur le sujet en cause qui est également facilement accessible sur Internet (« Staline au secours d’Israël » in Europe-Israël, 3/10/ 2012).

    Je reprendrais d’ailleurs ici le début même de l’article de cet auteur qui souligne avec force le véritable coup de théâtre politique que constitue en 1947 la soudaine et stupéfiante prise de position de l’Union soviétique, c’est-à-dire bien entendu de Staline lui-même :

    « Le 15 mai 1947, le monde occidental s’éveille surpris par le discours pro sioniste inattendu d’Andrei Gromyko la veille à l’ONU. « Pendant la dernière guerre, le peuple juif a subi des peines et des souffrances exceptionnelles… Un grand nombre des Juifs survivants en Europe ont été privés de leur pays, de leur foyer et de leurs moyens d’existence… Le fait qu’aucun pays occidental n’ait été en mesure de défendre les droits les plus élémentaires du peuple juif… explique l’aspiration des Juifs à établir leur propre Etat. Il serait injuste de ne pas le prendre en considération et de refuser ce droit au peuple juif… »

    Pour le Ministre des Affaires étrangères de l’URSS, une solution équitable serait de reconnaître les « intérêts légitimes » des Arabes et des Juifs en Palestine. Si un seul Etat ne peut être mis en place, un Etat binational aurait sa préférence, sinon il propose la partition. Gromyko conclut que comme grande puissance l’URSS est prête « à assumer ses responsabilités » dans le futur de la Palestine. ».

    La presse juive, et elle est bien la seule, réagit avec enthousiasme car les Américains mais surtout les Britanniques, les maîtres du jeu traditionnels dans cette région et sur la Palestine depuis la Déclaration Balfour de 1917, sont bien loin de ce sentiment ; les seconds, qui ont sur place des troupes, sont l’objet des attaques et des attentats de l’Irgoun (Hôtel King David, prison d’Acre, etc.). C’est même le caractère intenable de cette situation qui finira par amener la mise en place de la commission de l’ONU, qui elle-même conduira à l’élaboration finale de la Résolution 181 !

    Le 13 octobre 1947, l’URSS confirme sa politique recommandant la partition de la Palestine. Il faut, à l’en croire, « donner le droit d’autodétermination aux centaines de milliers d’Arabes et de Juifs vivant en Palestine ». Ce soutien inconditionnel de Moscou a été déterminant, comme on l’a vu dans un précédent blog, dans le vote final de l‘Assemblée générale de l’ONU, qui adopte le 29 novembre 1947, à une seule voix de majorité, un plan de partition ouvrant la voie à la naissance de l’Etat d’Israël. La Grande-Bretagne s’est abstenue et les Etats-Unis ont, jusqu’au bout, longuement hésité avant de voter finalement pour.

    Dans la logique de ce choix très clair, l’URSS sera le premier Etat du monde à reconnaître l’Etat d’Israël. On pressent que les Etats arabes, qui ont voté contre la résolution 181, vont attaquer très vite le nouvel Etat et ils ne manquent pas de le faire en effet ; dès le 15 mai 1948, Staline condamne l’agression des Etats arabes contre Israël. Cette attaque, aisément prévisible, avait déjà entraîné de sa part l’arrêt des livraisons d’armes qui leur étaient faites par la Tchécoslovaquie qui était leur fournisseur majeur ; ces mêmes armes sont désormais livrées à Israël et ce sont elles assurément qui, comme l’a souligne Ben Gourion dans le texte cité, permettront non seulement à Israël de résister mais même de vaincre ses agresseurs arabes.

    Dans ces années 1947-1948, ce virage lof pour lof de Staline dans lequel l’idéologie communiste s’allie avec l’opportunisme et son antisémitisme avec le soutien sans faille d’Israël demeure malaisé à expliquer. On comprend qu’il faille à Laurent Rucker tout un volume pour entrer dans les méandres d’une pensée si complexe quand elle n’est pas largement contradictoire ; les visées extérieures de Staline se heurtait en effet, en outre, à ses préoccupations de politique intérieure, dans la préparation éventuelle d’une succession difficile. N’oublions pas que Staline approche à ce moment des 70 ans et qu’autour de lui les luttes d’influence sont féroces !

    Limitons- nous donc, un peu abusivement, au rapport entre Staline et Israël. Si la décision de Staline en faveur de la création d’Israël étonne le monde entier, elle prend tout particulièrement de court les Etats arabes. Ils étaient, en effet, habitués à une certaine indulgence de sa part, dans la mesure où il voyait en eux un accès au Moyen-Orient donc au pétrole et une façon de disputer cette zone stratégique à l’influence britannique qui y était traditionnelle.

    Après la Seconde Guerre Mondiale, tous les spécialistes prévoient que l’essentiel de la production pétrolifère va passer aux pays arabes et qu’il convient d’en tirer les conclusions ; Roosevelt, dès 1945, le fait avec son accord dit du Quincy signé avec Ibn Séoud. Les Arabes étant dans le camp américain, Staline, d’une façon étonnante mais assez logique, va donc tenter de jouer dans cette zone essentielle la carte israélienne.

    F. Thom, dans son analyse du livre de L. Rucker, résume son hypothèse sur cette question. : « Consciente que le sort des Juifs d’Europe centrale entassés dans les camps de réfugiés est une pomme de discorde entre Américains et Britanniques – les Américains poussant les Britanniques à ouvrir la Palestine à ces rescapés du nazisme –, l’URSS va en 1946 autoriser 150 000 Juifs polonais à gagner les zones d’occupation américaine et britannique en Allemagne et en Autriche. Par haine de l’Angleterre, elle va miser sur la carte du sionisme, traditionnellement dénoncé par la propagande soviétique comme « nationalisme bourgeois ». Le choix définitif de l’URSS en faveur de la création d’un État juif a lieu à l’été 1947, c’est-à-dire qu’il est directement lié à l’annonce du plan Marshall et au début de cristallisation du camp occidental. » […] Laurent Rucker estime que le désir de saper les positions britanniques au Moyen-Orient fut la principale motivation de la décision de Staline en faveur de la création de l’État juif. Selon lui, l’espoir d’en faire un bastion socialiste dans la région ne fut pas sérieusement entretenu par le Kremlin. Pourtant la réaction des Soviétiques fut vive lorsqu’ils apprirent début 1949 qu’Israël avait accepté un prêt américain de 100 millions de dollars. Pour eux c’était l’indice qu’Israël était en train de basculer dans le camp américain. Les premiers signes apparents d’un refroidissement entre Israël et l’URSS datent du milieu de l’année 1949. Au fond, la politique juive de Staline en 1947-1948 montre à quel point il était incapable de tirer les leçons de ses échecs précédents : dans le cas d’Israël comme dans celui de la Turquie et de l’Iran, l’URSS avait agi dans le but d’affaiblir l’Angleterre, en misant sur les « contradictions entre les impérialistes » ; et une fois de plus, en s’attaquant à la Grande-Bretagne, elle n’avait fait que renforcer les États-Unis qui pourtant, à partir de 1947, étaient considérés comme l’ennemi principal. ».

    Certains ont même été jusqu’à penser que Staline avait pu espérer établir un État juif communiste (une « République populaire israélienne et démocratique ») avec le nouvel Etat qui était alors en gestation. Un certain nombre de détails ont pu faciliter l’émergence de cette idée ; le principal est sans doute l’orientation générale de gauche de nombre des premières vagues d’immigrants juifs en Palestine ; certaines structures sociales mises en place très tôt (dès 1910) comme la « kibboutz », communauté collectiviste d’inspiration clairement socialiste, d’abord rurales puis industrielles, pouvaient sembler alors donner du crédit à ce genre d’hypothèses.

    Staline ne tardera pas à renoncer à ces chimères de république populaire israélienne, les relations du nouvel État s’orientant rapidement et fortement vers la communauté juive des États-Unis dont l’importance et les moyens sont considérables, sans même parler de son influence auprès la Maison-Blanche. Le revirement de Staline sera très rapide et il aboutira même, après quelques années de relâchement des liens entre les Etats à une rupture des relations diplomatiques qui ne se rétabliront en fait qu’après la mort de Staline en 1953.

    https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/230714/staline-et-israel

  • 12 octobre 13:48

    Cette complicité n’exonère en rien les crimes antisémites perpétrés par Staline et ses sbires, ni n’efface l’antémitisme maladif du dictateur qu’il fut.

    Et si tant de staliniens sont antisémites et/ ou conspirationnistes ce n’est pas un hasard. Qu’ils se revendiquent anti-impérialistes ou antifascistes n’y change rien, c’est bien dans la droite ligne de leur paranoiaque Père des peuples adoré.

  • Non, antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes

    Selon Manuel Valls, l’antisionisme est « tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël ». Prononcée le 7 mars lors du dernier dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des juifs de France), organisme principalement dédié à la défense des gouvernements israéliens successifs auprès des autorités françaises, cette accusation vise à faire peser un soupçon indistinct d’infamie sur les mouvements de solidarité avec les Palestiniens. Voire à les criminaliser, comme on le constate avec la pénalisation des appels au boycott des produits israéliens en provenance des territoires occupés.

    Passons sur le fait qu’il est permis – et même valorisé – dans notre pays d’appeler à la guerre (en Irak, au Darfour, en Syrie, en Libye) mais illicite de protester par un boycott de consommation contre une politique coloniale. Intéressons-nous plutôt aux rapports entre sionisme et antisémitisme, en nous souvenant en premier lieu que la majorité des juifs du monde, et notamment les Français, furent opposés au sionisme jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale et que même alors, la majorité des juifs d’Europe ne choisit pas la Palestine après la shoah. Pas plus que les juifs russes fuyant les pogroms à la fin du XIXe siècle, dont seul 1 % se rendit en « Terre promise ».

    Quant aux juifs français engagés dans le soutien au capitaine Dreyfus, tous ne suivirent pas Théodore Herzl, fondateur du sionisme, qui fit de ce procès inique le déclencheur de son projet national. Lorsque Herzl affirmait que l’affaire Dreyfus marquait l’échec du modèle républicain d’intégration des juifs, d’autres voyaient dans le foyer national juif un « piège tendu par l’antisémitisme » [1]. Et c’est dans une logique tout impériale que Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères lui apporta son soutien en novembre 1917, durant la Première Guerre mondiale.

    Que l’on puisse sans contradiction être prosioniste et antisémite devrait tomber sous le sens, puisqu’il s’agissait, dès l’origine, de débarrasser l’Europe de ses juifs, projet commun des uns et des autres avant que surgisse la folie hitlérienne. La dimension biblique comptait dans ce soutien, les courants évangéliques anglais de l’époque, comme leurs homologues contemporains aux Etats-Unis, voyant dans le rassemblement des juifs en Palestine l’actualisation du récit de l’ancien testament et le prélude à l’avènement du Messie.

    Que l’on puisse sans contradiction être prosioniste et antisémite devrait tomber sous le sens, puisqu’il s’agissait, dès l’origine, de débarrasser l’Europe de ses juifs, projet commun des uns et des autres avant que surgisse la folie hitlérienne. La dimension biblique comptait dans ce soutien, les courants évangéliques anglais de l’époque, comme leurs homologues contemporains aux Etats-Unis, voyant dans le rassemblement des juifs en Palestine l’actualisation du récit de l’ancien testament et le prélude à l’avènement du Messie.

    Les plus fervents et les plus radicaux des défenseurs d’Israël en toutes circonstances se recrutent d’ailleurs parmi ces évangéliques américains, lesquels véhiculent les plus classiques des stéréotypes antisémites tout en soutenant les plus durs des colons israéliens. L’avenir qu’ils réservent aux juifs laisse songeur quant aux alliances de l’Etat hébreu : selon l’interprétation évangélique de la Bible, les juifs devront en effet se convertir ou périr lors du Jugement dernier hâté par leur regroupement en Palestine.

    On peut certes être antisioniste par haine des juifs, qui pourrait le nier ? Mais on peut n’être pas moins antisémite et un sioniste ardent, ce que notre Premier ministre semble ignorer. Estimer que la création d’Israël fut une décision funeste, y compris pour les juifs, relève de la liberté d’opinion, au même titre que l’opinion contraire. Telles sont, stricto sensu, les significations des mots antisioniste et sioniste. Les deux positions, regards opposés mais également légitimes sur un événement historique, peuvent se nourrir de l’antisémitisme, comme elles peuvent y être totalement étrangères.

    Les saisies de terres, destructions de maisons, emprisonnements administratifs, extensions de colonies, voilà ce qui nourrit aujourd’hui la critique d’Israël et de sa politique du fait accompli. Si le sionisme historique est pluriel, sa forme contemporaine est monocolore, largement sous le contrôle des colons. Et l’antisionisme est pour beaucoup une simple opposition à la stratégie d’occupation des territoires palestiniens et aux exactions qui l’accompagnent.

    Voilà ce que cherche à masquer le Crif, principal porte-voix du gouvernement israélien en France, désormais détrôné dans ce rôle par le Premier ministre.

    RONY BRAUMAN

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