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Communiqué commun de la CNT, de la CGT et de Solidaridad obrera sur la situation en Catalogne
posté le 31/10/17 Mots-clés  antifa  luttes sociales  répression / contrôle social 

https://florealanar.wordpress.com/2017/10/30/communique-commun-de-la-cnt-de-la-cgt-et-de-solidaridad-obrera-sur-la-situation-en-catalogne/

Les organisations signataires, agissant sur le territoire national, partagent une même inquiétude quant à la situation en Catalogne, la répression opérée par l’État, la perte de droits et de libertés que cela suppose et va supposer, et la montée d’un nationalisme rance qui apparaît à nouveau dans une grande partie de l’État.
Nous défendons l’émancipation, en Catalogne et dans le monde entier, de toutes les personnes qui travaillent. Dans ce contexte, peut-être est-il nécessaire de rappeler que nous ne comprenons pas le droit à l’autodétermination comme l’entendent les partis et les organisations nationalistes, mais comme le droit à l’autogestion, pour notre classe, sur un territoire déterminé.
Comprise de cette manière, l’autodétermination passe davantage par le contrôle de la production et de la consommation par les travailleurs et les travailleuses, et par une démocratie directe de bas en haut, organisée selon les principes fédéralistes, que par l’établissement d’une nouvelle frontière ou la création d’un nouvel État.
En tant qu’internationalistes, nous pensons que la solidarité entre travailleurs ne doit pas être limitée aux frontières d’un État, raison pour laquelle il nous importe peu de savoir où ces frontières se situent. Ce qui nous paraît vraiment préoccupant, c’est la réaction vécue dans le reste de l’État, avec l’exaltation d’un « espagnolisme » rance, qui rappelle des temps passés, encouragé par les médias et en phase avec la dérive autoritaire du gouvernement, patente depuis l’emprisonnement de personnes ayant appelé à des actes de désobéissance ou avec l’application de l’article 155 de la Constitution. Il ne nous échappe pas que cette poussée nationaliste pose les bases pour de prochaines limitations de droits et de libertés, contre lesquelles nous devons nous prémunir. La honteuse unité des prétendues « forces démocratiques » dans la justification de la répression annonce un sombre panorama pour toutes les futures dissidences. Il semblerait que le régime post-franquiste qui nous gouverne depuis quarante ans resserre les rangs pour assurer sa continuité.
Ce régime, qui a existé et qui existe encore, tant en Catalogne que dans le reste de l’État espagnol, sent que sa propre survie est en jeu. Grandement remis en question et soumis à une profonde crise de légitimité, il observe avec inquiétude l’accumulation des fronts de lutte ouverts. La menace sur l’intégrité territoriale de l’État s’ajoute aux scandales de corruption, au discrédit de la monarchie, à la remise en question des restrictions appliquées à la population, au mécontentement dû à l’esclavagisme au travail qu’ont entraîné les dernières réformes, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la baisse du montant des pensions, etc. Les appels constants à défendre la Constitution doivent être compris comme une alerte pour mettre fin à cette véritable crise existentielle qui tenaille cet Etat. Le danger est que dans ce processus les comportements répressifs comme ceux auxquels on a assisté récemment dans plusieurs villes catalanes deviennent la norme. Ou pire.
Nous ne savons évidemment pas quel sens vont prendre les événements. Nos organisations resteront attentives à ce qui se passe, prêtes à défendre les intérêts des travailleurs. Nous nous opposerons de toutes nos forces à la répression et à la normalisation des comportements ultradroitiers, qui déjà se perçoivent. Nous ne nous laisserons évidemment pas non plus manipuler par les stratégies des partis politiques dont les objectifs nous sont étrangers. Dans le même temps, nous ne cesserons d’appuyer les mobilisations de la classe ouvrière quand celle-ci décidera que le moment est enfin venu de se défaire du diktat des élites politiques et économiques qui depuis trop longtemps gèrent le contrôle du territoire pour servir exclusivement leurs propres intérêts. En tant qu’organisations syndicales de classe, libertaires et combatives, nous serons présents dans la rue, dans les mobilisations, comme nous l’avons montré en de nombreuses occasions, contre la répression, les restrictions des droits et des libertés, et contre la corruption.
Il est possible que la crise en Catalogne soit le coup de grâce pour un modèle d’État qui agonise. Que ce changement s’oriente dans un sens ou dans un autre dépendra de notre capacité, en tant que classe, à faire prendre à ce processus la direction opposée à la répression et à l’essor des nationalismes. Ayons confiance en l’obtention d’un résultat final qui aille vers plus de libertés et de droits, et non le contraire. Nous jouons gros.
Pour les droits et les libertés ! Contre la répression des classes laborieuses !

Confederación general del trabajo, Solidaridad obrera,
Confederación nacional del trabajo.
(Traduction : Floréal Melgar)


posté le 31 octobre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • La critique du nationalisme et du patriotisme constitue un point de rupture majeur entre les différentes composantes de la gauche radicale. Cet article interroge ces deux notions en suivant une démarche historique, afin de montrer leur incompatibilité avec nos luttes.

    Les notions de nationalisme et de patriotisme, souvent confondues, s’invitent encore dans le paysage de la gauche française, avec le mouvement mélenchoniste notamment. De même le mouvement catalan, à un point de bouillonnement intense à l’heure où ces lignes sont écrites, nous rappelle tristement que le nationalisme, le régionalisme sont toujours revendiqués par des mouvements se déclarant de gauche. D’aucuns s’étonneront de l’appropriation à gauche d’idées conçues par beaucoup comme de droite. Il convient donc de rappeler l’évolution de ces idées et celle de leur utilisation par la sphère politique, afin de remettre en cause l’idée reçue selon laquelle nationalisme et patriotisme sont l’apanage de la droite. Mais bien plus, il s’agit de montrer en quoi ces notions sont contradictoires avec l’humanisme universel porté par les mouvements de gauche.

    Avant d’être une idéologie, le nationalisme est une attitude, la notion apparaît ainsi à la fin du XVIIIe siècle, dans la bouche des contre-révolutionnaires et de certains révolutionnaires modérés, pour dénoncer les excès du patriotisme jacobin. C’est donc bien le mouvement jacobin qui au départ exprime son nationalisme au travers d’un patriotisme exacerbé en usant avec insistance des notions de « Patrie » et de « Nation ». Mais ce sont les circonstances qui l’exigent, c’est-à-dire la guerre. Le nationalisme n’est alors qu’un pragmatisme. La fierté nationale naît en effet de la confrontation à l’étranger, elle se nourrit de l’opposition aux Prussiens, aux Anglais. Le début du XIXe siècle ne fait qu’enraciner cette idée dans la gauche française, résolument nostalgique de l’ère napoléonienne et des idéaux révolutionnaires.

    Le nationalisme ne devient vraiment une idée revendiquée par la droite que bien plus tard, même si l’ensemble du XIXe a permis à la droite monarchiste de côtoyer et de cohabiter avec l’idée de patrie et de nation. La rupture se situe véritablement à la fin du XIXe siècle avec la crise boulangiste, qui marque l’effondrement d’une gauche bonapartiste et revancharde et avec l’affaire Dreyfus qui permet la réappropriation de l’idée de nation et de patrie par la droite monarchiste avec des figures comme Paul Déroulède ou Charles Maurras. Le nationalisme devient véritablement une idéologie et le patriotisme une de ses manifestations. La gauche, elle, conserve des contours patriotiques avec les radicaux siégeant à l’assemblée dans les années 1870. C’est l’exemple d’un Clemenceau résolument revanchard ou d’un Jaurès qui allie républicanisme réformiste et idées sociales, ouvrières et révolutionnaires.

    La Première guerre mondiale, que l’on a voulu voir comme un consensus politique pour la défense de la Patrie à travers l’expression « d’Union Sacrée », renforce cet état de fait. Cet exposé historique sur les idées nationalistes et patriotiques cultivées par la gauche pourrait se prolonger jusqu’à nos jours et précisément jusqu’au mouvement mélenchoniste, mais ces quelques exemples devraient suffire à illustrer la présence des notions de patriotisme et de nationalisme à gauche. Aujourd’hui Mélenchon multiplie, avec grandiloquence et sans éviter de grossières erreurs, les références à un passé glorieux et à des personnages français d’importance. Il défend la vision d’une France forte à l’international et toujours prête à tenir tête aux autres nations du monde.

    Et c’est là que cela devient dangereux. Oui ! Ne nous laissons tomber pas dans un tel passéisme, dans une telle exacerbation des « valeurs » soi-disant françaises. Même le monde militant a ce travers. On peut bien sûr se remémorer les grandes luttes ou les grands moments de cohésion militante, à l’image de la Charte d’Amiens. Mais à trop s’en gargariser, on en vient à négliger ou à sous-estimer notre capacité d’action actuelle. De la même manière il faut s’opposer à toutes les tentatives de réappropriation des notions de « Patrie » et de « Nation » par la gauche, à toutes les tentatives ostentatoires de célébration de la République.

    Être patriote c’est affirmer que l’on est fier d’être Français et affirmer qu’un étranger n’a pas la même chance. C’est nier qu’un étranger puisse être fier de son pays en le rabaissant, souvent par ethnocentrisme (de façon inconsciente donc). C’est fantasmer une communauté de gens attachés à des mêmes valeurs, à une même culture et à un même territoire. C’est engager un bras de fer avec les autres pays qui se posent aussi en nations bien établies.

    Le nationalisme actuel est d’autant plus pervers qu’il n’exprime pas un désir de se libérer d’une oppression : il manifeste un égoïsme, un individualisme et affirme l’existence d’une autonomie culturelle qui n’est qu’un fantasme. En cela l’autonomisme catalan, porté par la gauche républicaine formée en un parti bien structuré depuis 1931, est un exemple paradigmatique. À première vue, on pourrait s’en réjouir parce qu’il serait une énième manifestation de l’autodétermination des peuples. Mais à bien y regarder, c’est le souhait de l’entre-soi, d’un nationalisme provocateur et de l’autonomie d’une nation catalane construite de toutes pièces depuis les années 1980. Il n’a rien à voir avec les mouvements nationalistes d’Amérique latine du XIXe souhaitant l’émancipation du joug occidental, ou les mouvements anticoloniaux d’Afrique au XXe. Le mouvement indépendantiste catalan justifie son action en faisant émerger l’idée d’une véritable oppression espagnole sur la Catalogne, idée bien fantasmée*.

    Nationalisme et patriotisme sont une négation de la solidarité entre les peuples même lorsqu’ils sont exprimés par des figures qui se réclament de gauche. Ils sont en contradiction totale avec l’humanisme qu’une personne de gauche devrait porter. Ils poussent à la compétition entre les peuples, qui ne sont jamais des ensembles aux contours fixes et aux cultures unifiées. Il n’existe pas plus de consensus catalan autour d’une même culture que dans les autres États du monde. Les notions de « leadership », d’hégémonie ne sont que des moyens de cacher des réalités plus crues, c’est-à-dire la domination et la confrontation qui régissent aujourd’hui les relations entre les États.

    On pourrait tenter de justifier l’attitude de la France à l’international en invoquant l’agressivité des autres pays et ainsi feindre de ne faire que répondre aux machinations adverses. Mais ce serait négliger à quel point la France a mené, et mène parfois encore, la danse dans le partage colonial, la course à l’armement ou encore l’oppression des peuples. De plus, même contraint par le contexte international, l’État français peut se tourner vers l’entraide, s’il en a la volonté et s’il renonce à faire le jeu de la mondialisation telle que le capitalisme la conçoit. C’est cette incohérence de taille qui enferme aujourd’hui la gauche patriote et républicaine. Elle lui permet certes de trouver de nombreux soutiens et partisans, mais la mènera tôt ou tard, si ce n’est déjà fait, à faire marche arrière dans nombre d’autres domaines en ayant le souci de ne pas froisser l’orgueil français.
    P.-S.

    * Les accords de 1979 et de 2006 sont dans l’ensemble assez favorables à l’autonomie catalane. De plus, il ne s’agit pas de défendre ici l’Espagne post-franquiste mais avant tout de rappeler que le nationalisme catalan a érigé un ennemi pour mieux fédérer.

  • 31 octobre 23:58

    En ce moment, on lit et on entend de tout sur ce qui se passe en Catalogne. Que dans le camp des "unionistes" (en France on dirait "jacobinistes") transpire la haine, la revanche, le mensonge et l’oubli, rien d’étonnant. Mais que cela submerge également la gauche espagnole (PSOE, PCE et même PODEMOS par certains côtés) ou une partie de l’extrême-gauche espagnole, c’est inquiétant (NB : nous avons la même chose comme réaction en France).

    Il est donc bon de rappeler aux militants communistes (et anarchistes) que le droit à l’autodétermination des peuples ne se négocie pas et n’est donc pas à géométrie variable ; quelque soit le peuple et les forces qu’ils choisissent pour y arriver. Si les militants communistes (ou anarchistes) n’ont pas le contrôle de cette lutte, c’est leur problème. On ne peut pas dire "attendez que nous soyons prêts pour mener cette lutte". Ce qui compte c’est de déterminer si cette lutte pour l’indépendance fait obstacle ou non à la marche au communisme ; si elle représente un progrès par rapport à la situation du moment. Si elle fait obstacle, on s’y oppose en proposant une alternative supérieure. Sinon, on y participe au côté d la frange prolétarienne, en apportant une dimension sociale, progressiste et démocratique à cette lutte.

    La décision finale appartient de toute façon au peuple au travers son vote. On pourra critiquer le résultat, mettre en lumière les dangers mais en aucun cas nous n’avons le droit, nous communistes (et anarchistes) de nous opposer au vote. Alors, que dire de la Catalogne ?

    Tout d’abord il faut quand même se souvenir que la gouvernement monarchiste actuel est issue de l’entérinement du coup d’état de Franco via la Constitution de 1978. Constitution largement dictée par les forces phalangistes et l’armée à l’époque. Donc, quand les catalans indépendantistes (car il en existe beaucoup aussi unionistes) réclament une république, ils ne font que revendiquer la situation qu’était celle de l’Espagne avant ce coup d’état. Et cela est d’autant plus juste que cette république de 1934 avait été élue démocratiquement.

    Il faut savoir qu’à l’époque de Franco est après, ceux qui portaient cette revendication indépendantistes en Catalogne appartenaient à des organisations de gauche et d’extrême-gauche et à des syndicats (NDR : malgré ce qu’on écrit ou dit, il y a des prolétaires de toutes origines dans le camp indépendantiste. J’invite les camarades à aller sur place sinon, à lire la prose des organisations révolutionnaires qui militent sur place). La bourgeoisie catalaniste n’a réellement rejoint massivement le camp indépendantiste que récemment, quand le statut d’autonomie accordée en 2008 (identique à celui du Pays Basque) a été en partie retoquée en 2010 par le Conseil Constitutionnel espagnol à la demande du Parti Populaire. bien sûr, il existait déjà dans cette bourgeoisie catalane des positions indépendantistes de droite, mais ceux et celles qui le défendaient ne militaient pas ouvertement à l’époque (ce qui explique à ce jour, la divergence entre l’ANC et la CUP). Enfin, s’opposer au droit à l’autodétermination, au prétexte (fallacieux) que c’est la droit catalaniste qui mène la danse, c’est quelque part être l’idiot utile d’un nationalisme espagnol, qui fleure bon le franquisme. A mon avis, les forces de gauches et révolutionnaires espagnoles devraient profiter de cette brèche pour réclamer le retour au régime républicain dont les espagnols ont été spoliés après le coup d’état de Franco et, pourquoi pas, une république fédérative, sociale et de progrès. Ce qui, en attendant un renforcement du camp communiste, nous mettrait sur la bonne voie en créant les conditions objectives. Or, là, on assiste à un statut-quo sur une situation monarcho-nationaliste et réactionnaire au bénéfice de la droite espagnole rance du PP et des phalangistes revanchards.

    Il y a de fortes chances que les élections du 21/12 (assemblée de la généralité de Catalogne) voient la défaite du camp indépendantiste (toutes tendances confondues) et sans doute la victoire du centre droite (Ciudadanos). Le PSC (PSOE local) espère tirer son épingle du jeux et pour le Parti Populaire c’est la grande inconnue à ce jour. D’ici le 21/12, on va sans doute assister à des provocations des durs du camp unioniste, à la chasse aux sorcières indépendantistes.

    Au minimum, il nous appartient à nous communistes (et anarchistes) français, d’apporter notre soutien au peuple catalan qui refuse le nationalisme espagnol et qui réclame une république.

    R.

  • La critique du nationalisme et du patriotisme constitue un point de rupture majeur entre les différentes composantes de la gauche radicale. Cet article interroge ces deux notions en suivant une démarche historique, afin de montrer leur incompatibilité avec nos luttes.

  • Quand on voit la pantalonnade minable à laquelle aboutit la soi-disant « indépendance de la Catalogne », on ne peut que rire de la prise de position de la CNT-CGT, qui nous raconte, sans rire, que « Nous défendons l’émancipation, en Catalogne et dans le monde entier, de toutes les personnes qui travaillent. Dans ce contexte, peut-être est-il nécessaire de rappeler que nous ne comprenons pas le droit à l’autodétermination comme l’entendent les partis et les organisations nationalistes, mais comme le droit à l’autogestion, pour notre classe, sur un territoire déterminé. »

    C’est une position bien digne du stalinisme, qui lui aussi nous racontait que le « socialisme » était possible « dans un seul pays ». On n’est pas ici en très bonne compagnie !

    Pour mémoire, ni Marx, ni Rosa Luxemburg n’ont jamais soutenu le soi-disant « droit des peuples à l’autodétermination » qui est ici défendu par le texte. La seule position à défendre, c’est : les prolétaires n’ont pas de patrie ! Qu’on laisse donc les cliques bourgeoises catalane et madrilène se battre pour leur torchon de drapeau national !

    Il est aussi bon visiblement de rappeler tout ça à 23h58 qui, en lieu et place d’une « autre opinion », nous ressert ce que tous les staliniens, y compris trotskystes et maoïstes, nous ont toujours raconté pour justifier leur soutien à des cliques bourgeoises soi-disant « progressistes » contre d’autres : le « droit à l’autodétermination des peuples », contrairement à ce qu’il raconte, n’a jamais fait partie de ce que défendait le mouvement ouvrier, et c’est une des erreurs des Bolcheviks d’avoir soutenu ce mot d’ordre HISTORIQUEMENT BOURGEOIS, puisqu’il date des insurrections nationales de 1848 ! On va laisser Rosa expliquer ça mieux que moi :

    « Assurément, dans tous les cas, ce ne sont pas les "nations" qui ont fait cette politique réactionnaire, mais seulement les classes bourgeoises et petites-bourgeoises, qui, en opposition complète avec les masses prolétariennes de leur pays, ont fait de ce "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" un instrument de leur politique contre-révolutionnaire. Mais - et nous touchons ici au nœud du problème -, le caractère utopique, petit-bourgeois, de ce mot d’ordre nationaliste consiste précisément en ceci, que, dans la dure réalité de la société de classes, surtout dans une période d’antagonismes extrêmes, il se transforme en un moyen de domination de la classe bourgeoise. Les bolcheviks devaient apprendre à leurs dépens et à ceux de la révolution que, sous le règne du capitalisme, il n’y a pas de libre détermination des peuples, que, dans une société de classes, chaque classe de la nation cherche à se"déterminer" d’une manière différente, que, pour les classes bourgeoises, les considérations de liberté nationale passent complètement après celles de la domination de classe. La bourgeoisie finlandaise, comme la petite-bourgeoisie ukrainienne, étaient entièrement d’accord pour préférer la domination allemande à la liberté nationale, dès que celle-ci devait être liée au danger du "bolchevisme".  »

    Rosa Luxemburg ne faisait que souligner à quel point ce mot d’ordre pourri des Bolcheviks a pu coûter cher à la classe ouvrière partout où il a été appliqué, et ce n’est pas le reste de l’histoire du XXe siècle qui la démentira, puisque « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » a systématiquement été utilisé pour écraser la classe ouvrière partout dans le Tiers-monde !

    Quant à l’affirmation que le « peuple » pourrait prendre une « décision finale » « au travers de son vote », on va juste demander à 23h58 depuis quand le « peuple » est autre chose que l’amalgame des bourgeois, petits-bourgeois et prolétaires, et où et quand la bourgeoisie ne décide pas du résultat des scrutins démocratiques ! C’est toujours la bourgeoisie qui gagne les élections, et pour cause : c’est à elle, ça lui appartient, la démocratie est un PRODUIT du capitalisme développé et de l’Etat. Lénine a écrit un très bon texte sur la question, ça s’appelle les Thèses sur la démocratie bourgeoise, ça a été publié au cours du premier Congrès de l’Internationale Communiste en 1919, mais il y a visiblement toujours des gens qui se disent communiste et ne l’ont pas lu :

    https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1919/03/19190304.htm

    Ni Espagne ni Catalogne, lutte de classe !

  • 2 novembre 00:29

    peut-etre 10 ?

  • Aux trois commentaires ci-dessus : c’est le nombre qui fait la force ?

    On sent comme une certaine influence de l’électoralisme bon teint dans cette réflexion ! Bonne journée aux petits-bourgeois démocrates, en ce cas ! Dès que vous aurez quelque chose à dire de politiquement un peu construit, revenez nous l’expliquer : on verra qui sont les trolls !

  • Notre grand spécialiste de la soumission des peuples n’a pas honte de la ramener encore une fois.

    Après avoir dénoncé le POUM et la CNT comme forces contre-révolutionnaires durant la révolution espagnole, le voilà qui continue sur le même thème. Il faudrait que le représentant d’une mouvance sectaire qui n’a eu aucun rôle en Espagne durant la guerre civile arrête de parler à la place de ceux qui font quelque chose.

  • 2 novembre 14:36

    Etre récupérée par le CCI, quel triste sort pour une révolutionnaire !

    La question nationale et l’autonomie / Rosa Luxemburg

    Traduit et présenté par Claudie Weill avec la collaboration de Bruno Drweski. « Le chaînon manquant » ; c’est ainsi que l’on pourrait caractériser le texte de Rosa Luxemburg ici présenté. C’est, en effet, un texte majeur parmi ses réflexions sur la question nationale. Il permet aussi de corriger singulièrement la vision de Rosa Luxemburg seulement comme une internationaliste intransigeante qui aurait sous-estimé, voire, méconnu le facteur national.

    Le temps des cerises. Chez votre bouquiniste.

    https://botapol.blogspot.fr/2016/06/la-question-nationale-et-lautonomie.html

  • l’autre fasciste du cci qui demande si c’est le nombre qui fait la force

    ce partisan de la tchéka de l’armée

    un miitariste

    il faut éradiquer cette vermine bolchofascite ccintiste avant qu’elle t’éradique

    QD LA CNT-AIT CAMARADES DU TROTSKISTE COLEMAN-MONDIALISME COLLABORAIT AVEC LA VERMINE FASCISTE TROTSKISTE AUTRE VERMINE FASCISTE

    REUNION PUBLIQUE : « FAILLITE DU CAPITALISME ? »

    Lundi 12 avril 2010, par cnt // Agenda du syndicat de Toulouse

    Ce jeudi 15, à 20 h 30, la CNT-AIT vous invite à un débat public
    contradictoire quelque peu original : nous donnerons la parole à des
    militants du CCI (Courant communiste international) pour qu’ils
    présentent leur point de vue sur « la faillite du capitalisme » ; cet
    exposé sera bien entendu suivi d’un débat contradictoire ouvert à tous.

    Jeudi 15 avril 2010, à 20 h. 30
    Salle DURRANTI,
    8 rue du Lieutenant-Colonel PELISSIER
    (Près des Nouvelles Galeries)
    REUNION PUBLIQUE :
    « FAILLITE DU CAPITALISME ? »
    Entrée libre

    http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article353

  • 7 novembre 06:40, par VSGCI

    Je crains que la bêtise et l’ignorance ne soient les seuls éléments qui ressortent des trois derniers commentaires.

    • S’il y a eu une « révolution » en Espagne, il faudrait le démontrer ! En ce qui me concerne, l’Etat capitaliste n’ayant jamais été renversé en Espagne en 1936 - ce que la Gauche communiste avait pointé à l’époque, mais ni le POUM, ni la CNT, ça commence à dater ! - il n’y a pas eu de révolution. C’est juste la définition du mot…

    • Je ne suis pas le CCI, et l’identité du ou des auteurs des trois commentaires précédents n’a aucune importance, mais je voudrais juste demander au dernier « commentateur » :
    1) de démontrer que je suis un fasciste, ou de la fermer,
    2) d’expliquer en quoi je soutiendrais le militarisme et l’armée, ou de s’écraser,
    3) d’expliquer tant qu’il y est, puisqu’il considère en bon démocrate petit-bourge que le nombre fait la force, comment un million de militants de la CNT/FAI se sont fait aplatir par une poignée de staliniens du PC en Espagne en 36/39.

    On rediscutera ensuite du concept démocratique bourgeois du nombre qui fait la force…

    Non mais ! Quel ignare politique !

  • Sans préjuger de l’identité politique de certains intervenants qui n’ont rien à dire, je souligne une chose : j’ai assez fréquenté la CNT-AIT pour savoir qu’il y a en son sein des révolutionnaires authentiques, des militants ouvriers que je respecte.

    Par contre, je sais que AL, l’OCL, Noir et rouge, la FA, la CNT-Vignoles, tout comme l’ensemble des groupes trotskystes et maoïstes qui leur servent de modèles, sont des contre-révolutionnaires fieffés, infestés par le nationalisme, le syndicalisme, l’esprit démocratique, les conceptions staliniennes les plus diverses, notamment dans leur fonctionnement interne, bref, par tout ce que les révolutionnaires ont toujours combattu.

    Je comprends très bien que 21h08 soit très jaloux de l’AIT qui a discuté avec des révolutionnaires marxistes. Il ne lui reste qu’à faire une thérapie de groupe et à devenir révolutionnaire, lui aussi pourra, peut-être, un jour qui sait, discuter avec des révolutionnaires, marxistes ou anarchistes.

    Gageons que ça lui prendra du temps…

  • Les sympathisant-e-s du CCI

    sont des contre-révolutionnaires fieffés, infestés par le nationalisme, le syndicalisme, l’esprit démocratique, les conceptions staliniennes les plus diverses, notamment dans leur fonctionnement interne, bref, par tout ce que les révolutionnaires ont toujours combattu.

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