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Charles Denby : Cœur indigné. Autobiographie d’un ouvrier noir américain
posté le 04/11/17 Mots-clés  histoire / archive 

Charles Denby : Cœur indigné.

Autobiographie d’un ouvrier noir américain

Traduite, présentée et annotée par Camille Estienne.
448 pages.

Petit-fils d’esclaves, Charles Denby (1907-1983) passe son enfance sur une plantation de coton de l’Alabama avant d’aller chercher du travail dans les usines automobiles de Detroit, dans le Michigan, où il deviendra un militant syndical pugnace. Sur la plantation, la grand-mère raconte ses souvenirs du temps de l’esclavage, les métayers noirs se défendent comme ils le peuvent contre les exactions des propriétaires blancs, et les jeunes partent vers le Nord où ils espèrent échapper au racisme et à l’exploitation. Mais dans les usines du Nord, les Afro-Américains sont relégués aux postes les plus durs, les moins qualifiés et les plus mal payés - et les dirigeants syndicaux les incitent surtout à prendre patience. Alors Denby apprend à se battre.

http://npnf.eu/spip.php?article500

http://www.pleinchant.fr/titres/Voixdenbas/Denby.html

Petit-fils d’esclaves, Charles Denby (1907-1983) passe son enfance sur une plantation de coton de l’Alabama avant d’aller chercher du travail dans les usines automobiles de Detroit, dans le Michigan, où il deviendra un militant syndical pugnace. Sur la plantation, la grand-mère raconte ses souvenirs du temps de l’esclavage, les métayers noirs se défendent comme ils le peuvent contre les exactions des propriétaires blancs, et les jeunes partent vers le Nord où ils espèrent échapper au racisme et à l’exploitation. Mais dans les usines du Nord, les Afro-Américains sont relégués aux postes les plus durs, les moins qualifiés et les plus mal payés - et les dirigeants syndicaux les incitent surtout à prendre patience. Alors Denby apprend à se battre. En pleine Seconde Guerre mondiale, il organise une grève sauvage dans son atelier, ce qui lui vaut d’être repéré par des militants communistes et trotskistes locaux. Les années 1943 à 1951 sont des années d’apprentissage syndical et politique - et de confrontation directe aux multiples formes du racisme à l’usine et dans les groupes politiques.

En 1948, Denby se lie avec les membres d’une fraction d’opposition qui rompra bientôt avec le trotskisme : la tendance Johnson-Forest. Johnson était le pseudonyme de l’intellectuel et militant antillais C.L.R. James (1901-1989) qui vivait aux États-Unis depuis 1938 ; Forest était celui de Raya Dunayevskaya (1910-1987), militante socialiste née en Ukraine, qui avait été brièvement secrétaire de Léon Trotski à Mexico en 1937. Le petit groupe qui se rassemble autour d’eux développe une analyse critique de la réalité des rapports de production en Union soviétique et met en question la nécessité d’un parti de révolutionnaires professionnels. Par de nombreux aspects, l’évolution de la tendance Johnson-Forest est proche de celle du groupe français Socialisme ou Barbarie qui se constitue à la même époque. Dans la lignée de l’enquête ouvrière conçue par Marx en 1880, le groupe américain s’efforce de susciter des témoignages en provenance de différentes composantes de la classe ouvrière et Denby est encouragé à raconter ses expériences de prolétaire noir.

Dans la première partie de ses souvenirs, parue en 1952 sous le pseudonyme de Matthew Ward, Denby fait revivre avec force détails le monde à la fois violent et solidaire de la plantation avant de relater ses nombreuses expériences de prolétaire afro-américain dans le Sud ségrégationniste et dans le Nord industriel. Mais qu’il s’agisse d’une plantation de coton en Alabama dans les années 10, d’une usine de construction automobile à Detroit dans les années 20, de la ville de Montgomery dans les années 30 ou d’une usine de guerre dans les années 40, c’est sans aucun misérabilisme que Denby évoque ces mondes où règnent l’oppression raciale et l’exploitation économique. Avec un talent de conteur qu’on sent nourri d’une riche tradition orale, il fait la chronique des multiples actes de résistance plus ou moins ouverte par lesquels les exploités contre-attaquent. Certaines histoires ont sans doute été racontées plus d’une fois et l’auditoire a dû se réjouir comme nous de tels et tels tours joués par ceux qui n’ont rien à ceux qui se croient tout puissants.

La seconde partie du livre, publiée en 1978 à la suite de la réédition du texte de 1952, nous fait pénétrer dans un monde nouveau. Les premiers chapitres racontent le boycott des bus de Montgomery, point de départ du Mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains dans les années 50 et 60. Ces pages font écho au récit haut en couleur que faisait Denby, dans la première partie du livre, de sa propre révolte dans un bus de Montgomery vingt ans auparavant. Mais cette fois-ci, il ne s’agit plus d’une révolte individuelle et ponctuelle mais bien d’un mouvement massif de lutte contre l’ensemble des règles de la ségrégation dans les États du Sud. Dès le début, Denby s’implique fortement dans ce mouvement, retournant dans le Sud chaque fois qu’il le peut, rencontrant Martin Luther King, Rosa Parks et bien des anonymes dont les actes courageux mettaient en question tous les aspects d’un système d’oppression séculaire. En 1955, Denby devient rédacteur en chef d’un journal ouvrier, News and Letters, dans lequel il rend compte, tout au long des années 50 et 60, des luttes du mouvement de libération noir et de ses débats internes. Ouvrier de production dans l’industrie automobile jusqu’à sa retraite en 1973, il observe aussi attentivement les conséquences de l’automatisation sur les conditions de travail dans les usines et les formes que prend la révolte contre cette soumission de plus en plus contraignante de l’homme à la machine. En 1973 comme en 1943, il est du côté de ceux dont la révolte se traduit par des grèves sauvages échappant au contrôle d’une bureaucratie syndicale contre laquelle il n’a cessé de se battre.

Un remarquable témoignage sur la vie et les luttes des prolétaires afro-américains au vingtième siècle.


posté le 4 novembre 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • Ce qu’est véritablement le suprémacisme blanc, qu’est-ce que l’alt-right ?

    Mis en lumière par l’élection de Trump, l’alt-right est un mouvement fondé par des idéologues qui croient en la supériorité des blancs sur les noirs, mais désigne aussi des milliers de trolls en révolte contre le multiculturalisme et le féminisme.

    Depuis quelques mois, Richard Spencer, le fondateur d’un think-tank raciste dont il est le seul employé, est interviewé partout dans les médias américains. Avant la campagne et l’élection de Donald Trump, Spencer, âgé de 38 ans, opérait dans une obscurité quasi totale : c’était un suprémaciste blanc planqué dans un village du Montana, qui pense que les noirs sont génétiquement inférieurs aux blancs et qu’il faut créer un Etat séparé pour les blancs aux États-Unis. Personne ne le prenait au sérieux.

    Maintenant, il pense pouvoir influencer l’administration Trump. Il a commencé à lever des fonds pour pouvoir établir un bureau à Washington dans le quartier des lobbyistes. Le 19 novembre, il a organisé une conférence dans la capitale américaine, avec environ 250 participants, au cours de laquelle il a cité de la propagande nazie, dit que l’Amérique appartenait aux blancs (« Être blanc, c’est être un créateur, un explorateur, un conquérant »). Dans la salle, des fans ont exprimé leur enthousiasme avec des saluts nazis et des cris : « Heil Trump, Heil Victory ».

    Spencer et ses collègues, notamment Jared Taylor du site American Renaissance et Peter Brimelow de Vdare, sont considérées comme les figures principales de l’alt-right, soit la « droite alternative ». L’expression a elle-même été popularisée par Spencer, qui a créé le site Alternativeright.com en 2010. Mais l’utilisation du terme est de plus en plus critiquée, car il est accusé d’être un euphémisme qui permet à un mouvement ouvertement raciste de se donner une image respectable.

    L’alt-right, comme l’alt-rock, soit le rock alternatif, serait une droite plus underground, en rébellion contre le conservatisme établi. Pour beaucoup, ce surnom donne un air trop inoffensif au suprémacisme blanc. « Alt-right est un nom super mignon pour dire suprémaciste blanc », a résumé l’humoriste Robin Thede, tandis que l’agence Associated Press a demandé à ses journalistes d’éviter de l’utiliser si possible car cela constitue « un outil de relations publiques ».

    Dans The Nation, le journaliste Ian Allen décrit lui la « révolte conservatrice » de Spencer comme « un dogme raciste sous un nouveau nom ». Le site de gauche ThinkProgress a récemment annoncé que ses journalistes éviteraient d’utiliser le terme alt-right :

    « La mission d’un journaliste est de décrire le monde tel qu’il est, avec clarté et exactitude. Utiliser le terme "alt-right" permet de dissimuler un racisme ouvert et rend cette mission plus difficile. »

    Sur Twitter, plusieurs observateurs ont proposé de remplacer alt-right par alt-Reich, en référence en Troisième Reich et pour bien souligner les liens du mouvement avec le néonazisme.

    « Nationaliste blanc élégant »

    Contrairement à des skinheads ou membres du Ku Klux Klan, Spencer et ses accolytes sont diplômés d’universités prestigieuses, présentent bien et n’appellent pas directement à la violence. C’est ce vernis de sérieux qui est inquiétant : à l’ère de Trump, ces idéologues pensent que leur pensée pourrait être normalisée, alors qu’ils étaient complètement ignorés par les médias avant la campagne présidentielle. Récemment, le magazine Mother Jones décrivait Spencer, qui a un master de l’University of Chicago, comme un « nationaliste blanc élégant », et le Los Angeles Times a publié une photo plutôt glamour de lui avec des Ray-Bans. Deux choix qui ont été vivement critiqués.

    The fuck is wrong with y’all pic.twitter.com/MAgaVA5P78
    — Ira Madison III (@ira) November 21, 2016
    « Putain, mais vous avez pété les plombs, ou quoi ? »

    Si les critiques du terme « alt-right » sont valides, notamment lorsqu’il s’agit de décrire des suprémacistes blancs comme Richard Spencer et Jared Taylor (qui a écrit que lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes, les noirs sont des barbares qui font disparaître toute civilisation), les choses se compliquent lorsqu’il faut parler des autres éléments du mouvement, notamment les lecteurs de Breitbart ou encore Stephen Bannon, ancien patron du site et proche conseiller de Donald Trump.

    Les liens entre Breibart, Trump, Bannon et les fondateurs suprémacistes du mouvement sont complexes. Breitbart publie des contenus racistes : le site a relayé les théories du complot selon lesquelles Barack Obama serait né au Kenya, et un article sur le sujet était illustré d’une photo de gorille. Après la fusillade raciste qui a fait neuf morts dans une église afro-américaine de Charleston en 2015, Breitbart a publié un article encourageant les Américains à arborer « fièrement » leurs drapeaux confédérés, symboles racistes du Sud esclavagiste.

    Selon une ancienne collègue interviewée par le New York Times, Stephen Bannon a déjà parlé de la supériorité génétique de certains peuples et dit qu’il serait probablement souhaitable de limiter le droit de vote aux gens qui sont propriétaires de leurs logements. Lorsque sa collègue a noté que cela excluerait beaucoup d’Afro-Américains, Bannon a rétorqué : « Peut être que ce ne serait pas une mauvaise chose. »

    Mais pour les idéologues hardcore du mouvement, Breibart et Bannon représentent l’« alt-light », la droite alternative édulcorée, dont la popularité a donné plus de visibilité à l’alt-right, mais qui ne va selon eux pas assez loin (les articles ne vont pas jusqu’à valider l’inégalité raciale biologique et la nécessité pour les blancs de vivre séparément). La relation du site avec des figures comme Spencer et Taylor est ambiguë : si leurs idées les plus radicales ne sont pas mises en avant, ils ne sont pas non plus condamnés.

    « Un mélange éclectique de rebelles qui contestent le consensus politique »

    Dans Breitbart, le journaliste Milo Yannopoulos décrivait gentiment les sympathisants de Spencer et d’autres idéologues racistes comme « un mélange éclectique de rebelles qui contestent le consensus politique ». Plus loin, il précisait, sans commentaire :

    « Les intellectuels de l’alt-right pensent aussi que la culture est inséparable de la race. L’alt-right pense qu’un certain degré de séparation entre les peuples est nécessaire afin de préserver une culture. »
    S’il est raisonnable de qualifier de suprémacistes blancs ou néonazis les proches de Richard Spencer ou Jared Taylor, le terme alt-right est utile pour décrire le nouveau mouvement d’extrême-droite pro-Trump plus large, représenté par Breitbart et les milliers de trolls internet racistes et antiféministes qui harcèlent des journalistes en ligne depuis plusieurs mois.

    Ces gens n’iront pas crier « Heil Trump » à une conférence néonazie, mais ils tiennent des propos racistes, antisémites et sexistes en ligne, parfois de façon très violente. Des journalistes comme Milo Yannoupoulos ou Gavin McInnes, ancien de Vice, font partie de l’alt-right, ils pensent qu’il faut activement se battre pour l’avenir de l’homme blanc et adorent la provocation anti-politiquement correct, mais ils n’iraient pas jusqu’à dire qu’il y a une inégalité raciale entre les blancs et les noirs, contrairement aux idéologues des premiers jours.

    En août, Stephen Bannon avait décrit Breitbart comme la « plateforme de l’alt-right », mais il s’est défendu d’être un nationaliste blanc, préférant se décrire comme un « nationaliste économique ». Il a donné au Wall Street Journal sa propre définition de l’alt-right : « Des jeunes anti-mondialisation, très nationalistes et radicalement anti-establishment. » Il oublie de préciser que la défense des blancs est un trait essentiel du mouvement.

    De même, alors que Trump a beaucoup enthousiasmé les membres de l’alt-right en menant une campagne de diabolisation des sans-papiers et des musulmans, ainsi qu’en retweetant plusieurs comptes de suprémacistes blancs et en hésitant à condamner clairement ses supporters les plus racistes et antisémites, il a récemment nié toute implication avec ces militants : « Ce n’est pas un groupe que je veux dynamiser », a-t-il déclaré. Il a aussi dit qu’il n’aurait jamais embauché Bannon s’il avait été membre de l’alt-right.

    Les sites conservateurs traditionnels sont dépassés

    Ce genre de mouvement ouvertement raciste et pro-blanc est habituellement marginal au sein de la droite américaine, mais depuis la campagne et l’élection de Trump, l’alt-right est désormais très proche des plus hautes sphères du pouvoir. Thomas Main, historien à la City University de New York (CUNY), a comparé l’audience en ligne de sites conservateurs traditionnels comme The National Review, soit la droite respectable, à l’audience de Breitbart.com. Entre avril et septembre 2016, la National Review avait en moyenne dix millions de visites par mois, contre 65 millions pour Breitbart.

    « Dans les années 1960 et 1970, c’était l’inverse, les publications conservatrices classiques avaient beaucoup plus de lecteurs que les médias d’extrême droite, résume Thomas Main. Les idées de l’alt-right sont devenues plus populaires, elles ont mieux réussi à pénétrer l’establishment conservateur que les anciens mouvements d’extrême droite. »

    Alors que les ultraconservateurs d’antan étaient plutôt religieux, anticommunistes et libre-échangistes, le dénominateur commun de l’alt-right est son message racial, avec un spectre qui va du suprémacisme blanc néonazi à une révolte des blancs contre la célébration de la diversité.

    http://www.slate.fr/story/129314/alt-right-neo-nazis-supremacistes-extreme-droite-trump

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