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Traitement gouvernemental de l’émeute : entre opportunisme politique et racisme d’état.
posté le 28/11/17 par veilleantifaliege.noblogs.org Mots-clés  antifa  répression / contrôle social  sans-papiers  réflexion / analyse 

par veille antifa liège

Traitement gouvernemental de l’émeute : entre opportunisme politique et racisme d’état.

La N-VA profite de sa vitesse de croisière pour tester ses capacités à passer à la vitesse supérieure. Exceptés quelques cris d’indignation critique qui peinent à se faire entendre, un boulevard lui est offert par la majorité gouvernementale. Elle occupe le terrain, peut se permettre des sorties tonitruantes et la majorité suit tranquillement et discrètement, se faisant paraître plus tempérée tout en prenant également des mesures racistes, répressives et autoritaires. Les mesures passent. La majorité assied sa position.

Dernière sortie en date : profiter du ramdam médiatique autour des incidents après la qualification du Maroc pour le mondial de foot. Tout va très vite. Les médias nous inondent d’images et de commentaire à n’en plus finir, répétant en boucle les versions policières, occultant les nombreux rassemblements qui se sont passés dans la joie dans d’innombrables autres villes, occultant également, et surtout, les témoignages des personnes sur place, supporters, pompiers, etc accusant la police d’avoir provoqué les incidents. Une seule grille d’analyse : les belgo-marocain.e.s sont des émeutiers.ières, la police a pu limiter les dégâts, mais la renforcer est un passage obligé.

On est bien dans l’ordre de création d’une fiction, d’un discours qui, répété en boucle et d’une même bouche par divers politicards, éditorialistes devra être « le réel » pour toutes les personnes qui n’étaient pas présentes.

L’extrême droite se frotte les mains, les racistes de comptoir envahissent les forums des médias (désertés par les personnes qui portent un autre discours, une autre vision, que ce soit face à l’agressivité des commentateurs racistes ou par dépit) sans qu’une autre voix ne puisse prendre place dans le discours narratif officiel. Certaines voix ont bien été rapportées, les médias pourront ainsi prouver leur neutralité, mais elles sont laissées à l’écart, solitaires, non intégrées à la construction du réel collectif.
Cela aurait même lieu plus tard, qu’il serait trop tard : c’est le buzz émotionnel qui s’imprime dans les mémoires. C’est à partir de lui qu’une réaction autoritaire rapide est possible.

C’est donc trois jours plus tard, dans une ambiance toujours emprise d’émotions conditionnées par le discours unilatéral, répétitif, que noss Théo Francken sort son idée d’une “police des illégaux”. Sous couvert d’un discours qui instille la peur, qui criminalise les migrant.e.s, réfugié.e.s et sans-papiers en tant qu’illes seraient des personnes violentes, que l’on retrouverait au coeur des émeutes, le couperet tombe : une police des illégaux. Sa brillante intervention à ce sujet dans la presse francophone montrera les raisons d’une telle police dans la suite des émeutes puisqu’il inversa la charge de la preuve en demandant à ceux qui l’interrogeaient de prouver que des « illégaux » – çàd des sans-papiers – ne furent pas présents…

À l’heure où la N-VA dévoile les piliers de sa compagne électorale : « garantir l’identité, la sécurité et la prospérité flamande », elle a besoin d’un Théo, de sa stratégie d’occupation constante du terrain médiatique, mais surtout de sa volonté permanente à faire un lien entre « sécurité » et « identité ». Et c’est donc exactement ce qu’il vient de faire en liant la sécurité (les violences suite au match de foot) et l’identité, en présupposant que cette violence est importée, liée aux étrangers.

Mais son idée va bien plus loin : cette police concernerait quiconque n’est pas belge. Les étrangers.gères bénéficiant d’un droit de séjour étant également concerné.e.s.

De l’opportunisme politique :

Il est à parier que le Théo attendait une occasion pour faire sa sortie. Cette idée devait déjà avoir germé depuis longtemps et attendait son heure.
Le 9 févier 2017, l’adoption des modifications de la loi sur les étrangers.ères était approuvée, sur proposition de la N-VA, par tous les partis de la majorité avec un soutien partiel de l’opposition. L’amendement installe un nouveau cadre pour l’expulsion de personnes étrangères nées en Belgique ou arrivées sur le territoire belge avant l’âge de 12 ans. La loi est entrée en vigueur le 29 Avril 2017. De là à la création d’une police spécifique pour l’appliquer, il n’y a qu’un pas, que la N-VA essaye de franchir.

« _ Art. 21. Le ministre ou son délégué peut mettre fin au séjour d’un ressortissant de pays tiers admis ou autorisé au séjour pour une durée limitée ou illimitée et lui donner l’ordre de quitter le territoire pour des raisons d’ordre public ou de sécurité nationale [_…] »

Avec cette nouvelle loi, tout.e étranger.ère même né.e en Belgique ou arrivé.e en Belgique avant l’âge de 12 ans, un parent d’un enfant belge ou l’époux.se d’un.e Belge peut être expulsé.e à l’initiative de l’Office des étrangers sur base de la seule suspicion de menaces contre l’ordre public. Concrètement cela signifie qu’une personne étrangère établie en Belgique peut être expulsée si elle participe à un piquet de grève, à une action militante, à une manifestation…
La personne expulsée pourra faire appel, mais vu que cette procédure ne suspend pas l’expulsion, elle devra le faire du pays dans lequel elle aura été expulsée.
Avec cette loi le Gouvernement fédéral nous renvoie 15 ans en arrière, puisqu’en 2002 la double peine pour ces catégories d’étrangers était abolie en Belgique.

On parle bien de suspicion.

Une personne belge suspectée bénéficie théoriquement de la présomption d’innocence et il faudra des preuves pour la citer en justice. Pour les non belges, c’est fini. Si l’Office des étrangers estime qu’une personne étrangère perturbe l’ordre public ou la sécurité nationale, elle peut être immédiatement expulsée. Sans preuve ni procès.
En sachant, qu’en plus, “l’atteinte à l’ordre public” est un concept abstrait : une contravention pour infraction au code de la route, le travail au noir, le soupçon de mariage blanc, la participation à un rassemblement non autorisé,… tout cela peut être considéré comme une atteinte à l’ordre public et constituer un motif d’expulsion.

Cette stratégie de gonflement médiatique a été utilisée récemment pour une autre fait divers : le squat

Une même stratégie a été appliquée pour faire passer la loi “anti-squat” : profiter d’un fait divers hyper médiatisé tout en jouant sur la peur. Pour l’histoire une famille précarisée squattait la maison d’un couple en vacances et il n’y aurait, selon les déclaration de politiques, pas eu de loi pour les en expulser. Dans les faits réels une personne s’était introduite dans la maison, s’était faite passée pour propriétaire et avait loué la maison à des personnes ignorant la situation. Les déclarations d’absence de cadres législatifs sur la question du squat n’était que de la communication politique puisque tout un arsenal de lois existait déjà pour faire face à ce cas de figure. Mais c’était l’occasion ou jamais de criminaliser par des amendes et peines de prison les occupations de bâtiments abandonnés au même titre que les bâtiments occupés.

De manière organisée et profitant des effets d’agenda, le gouvernement adopte fermement et vivement une démarche agressive de criminalisation des catégories de personnes les plus vulnérables. Tandis que les personnes appauvries sont de plus en plus nombreuses, l’État restreint les libertés et augmente la répression envers quiconque n’accepterait pas docilement son sort. En effet, les riches multi propriétaires et le patronat peuvent continuer à spéculer sur le dos du droit au logement et à profiter du démantèlement de la sécurité sociale, le gouvernement s’occupe de pointer du doigt et de punir les coupables de la précarisation : les pauvres et les étrangers.

Cela se trouvait dans l’accord gouvernemental de 2014. Il n’aura fallu qu’attendre un fait divers et de l’instrumentaliser pour laisser croire à tout un chacun possédant une maison que celle-ci pourrait leur être volée sans recours lorsqu’il.le.s partiraient en congés payés. La peur créée de toute pièce a été utilisée ici aussi afin que les émotions appuient une loi.

Du racisme d’état :

Une semaine après ce qui furent, dans la version officielle, des émeutes contenues par la police, on peut compter des sorties politiques allant toujours plus loin.

Jan Jambon, vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, N-VA, qualifie dans une intervention à la Chambre les personnes impliquées dans les incidents de “ramifications d’un cancer qu’il faut éradiquer”. Sarko jouait petit à l’époque avec son karsher.

Il en profite pour faire savoir qu’il prévoit de scanner les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire…

Emir Kir, député et bourgmestre PS de Saint-Josse dont les liens avec les « loups gris » sont un secret de polichinelle, en profite pour donner son avis “il manque des centaines d’agents à Bruxelles. Et il manque 40 magistrats pour éviter l’impunité”. Pendant que Philippe Close surenchérit en soutenant la police bruxelloise et en réclamant 400 flics supplémentaires !

Toutes ces sorties ne sont pas pour déplaire au syndicat de flics SLFP qui, le même jour affirmait vouloir mettre en place un “plan d’actions répressif” parce que, tout de même, “Les jeunes doivent à nouveau avoir peur de la police”.

Le syndicat libéral en profite pour en remettre une couche poujadiste, allant jusqu’à accuser les autorités bruxelloises de (quasiment) interdire à la police de s’interposer lors de certaines manifestations. Gageons qu’il ne parlait pas de la manifestation des Hooligans d’extrême droite qui étaient venus perturber les hommages aux victimes d’attentat à la Bourse en mars 2016. Ni de la trentaine de militants néonazis de Nation qui, le même jour que les “émeutes”, a pu tranquillement défiler de la gare au local de l’APF (1) en scandant des slogan racistes.

Peut-être le syndicat de flics aurait-il voulu pouvoir intervenir lors de la manifestation du lendemain ? Celle où 2500 personnes réclamaient la régularisation des réfugiés, migrant.e.s, sans-papiers et qui n’a eu aucun relais médiatique.

De l’état policier :

Alors que la N-VA a réclamé l’interdiction des rassemblements à Bruxelles pour “au moins une semaine”, Jan Jambon, encore lui, imprimait insidieusement dans les esprits des stéréotypes racistes en accusant “un certain type de jeune” d’être la cause des incidents (qui a osé faire le raccourci “les jeunes belgo-marocain.e.s sont les ramifications d’un cancer qu’il faut éradiquer” ?).

Ne lui reste ensuite qu’à dédouaner notre belle société de toute tentative de reproche, puisqu’il nous confie que sa préoccupation est “de savoir comment cela se fait que certains jeunes se retournent contre notre société, une société où ils ont reçu tellement de chances” (qui a osé faire le raccourci “belges ou pas belges, ces salauds de jeunes marocain.e.s n’ont aucune reconnaissance envers le pays qui les accueille, il est plus que temps de sévir” ?).

L’échevin de la participation de la Ville de Bruxelles David Weytsman (MR) plaide pour l’installation de 10.000 caméras sur l’ensemble des 19 communes bruxelloises (il y en a 1500 actuellement).

Et alors que le gouvernement fédéral annonce un “plan d’actions” sur la répression de “tels événements” (qui sera élaboré par les ministres de la Justice et de l’Intérieur, Koen Geens et Jan Jambon), on nous annonce déjà l’approbation le 20 novembre, par le collège des procureurs généraux et le gouvernement, d’une circulaire afin d’instaurer une tolérance zéro envers les violences commises contre la police. Une information judiciaire sera systématiquement ouverte, qui aboutira à une citation directe devant le tribunal correctionnel.

Mais tout va bien, puisque les socialistes, tout en voyant “d’un bon oeil l’élaboration d’un plan d’action” demandent de ne pas oublier la prévention.

De l’idéologie nazie au sein du gouvernement :

Il semble inutile de rappeler que plusieurs membres de la N-VA sont des nostalgiques assumés du régime nazi.
Que ce soit Jan Jambon qui participa et prononça un discours au diner d’une association de soutien aux anciens Waffen SS flamands.
Que ce soit Théo Francken, Ben Weyts, ministre flamand N-VA de la Mobilité et des Transports publics, et Karl Vanlouwe, député N-VA qui participent à l’anniversaire de Bob Maes, ancien collabo assumé et créateur du VOM (2) (milice d’extrême doite aujourdourd’hui dissoute), présiden d’honneur de la section anversoise de la N-VA.
Que ce soit Théo Francken qui s’inscrit comme membre d’honneur du KVHV (3) lorsque son fils en devient président. KVHV, cercle étudiant ultra-catholique, nationalite, élitiste, homophobe,… qui a, par exemple, invité David Duke, un ex-patron du Ku Klux Klan. Père et fils fréquentaint un bar fondé par un ancien Waffen SS, au mur duquel trônent les portraits du collaborateur nazi August Borms, du premier fasciste flamand Van Severen (grand admirateur de Mussolini), sans oublier le curé antisémite et tout aussi nazi Cyriel Verschaeve qui ambitionnait de devenir le pape d’Himmler. Bar fréquenté également par le député N-VA Peter de Roover, ancien secrétaire politique du Vlaamse Volksbeweging (VVB) (4) et plusieurs membres du Voorpost (5) (milice néo-nazie héritière du VMO). Bar où l’on pouvait voir un S de SS sur la façade et entendre des chants sur les juifs, des envolées telles que “le four brûlera bientôt”. “Du folklore” dira Filip Dewinter, présent également, évidement.

À chaque révélation, l’absolution a suivi.

Et chaque absolution est une validation.

De la vengeance répressive en période « post-émeute » (sic) :

Quelques brèves d’interventions de la répression après le traitement médiatique, flics et matons s’en donnent à coeur joie :

Ce samedi, une semaine après les “émeutes”, la Voix des Sans Papier de Bruxelles déménageait pour une nouvelle occupation, autorisée par la commune.

Des policiers en civil, sans brassard et donc non identifiables sont intervenus, tirant au flashball FN 303, faisant plusieurs blessés (dont un tir à l’entre jambe).

Le FN303, fusil à létalité réduite selon la FN qui le produit, a déjà tué. Il ne peut être utilisé à moins de 5 mètres et uniquement en visant le buste. Ce qui ne fût pas le cas ce samedi.Les renforts sont venus gazer le bâtiment dans lequel se trouvaient déjà des occupants, dont des bébés, et matraquer tout qui était à leur portée.

Toujours ce samedi, une manifestation spontanée avait lieu devant l’ambassade de la Lybie pour protester contre l’esclavage et maltraitances graves auxquels les Lybiens soumettent les migrant.e.s noir.e.s qui passent par la Lybie. Mais on n’en entendra pas parler…

Au cente fermé de Bruges, un homme, Nourdinne, est très malade et un médecin lui est refusé. Ces codétenus sont très inquiets, au point d’entammer une grève de la faim jeudi 16 novembre. Plusieurs jours plus tard, Nourdinne n’a toujours pas vu de médecin et plusieurs grévistes ont été mis au cachot.Dehors les migrant.e.s, réfugié.e.s et sans papier se font harceller, frapper, leurs affaires détruites, et lorsqu’illes se font enfermer, illes se retrouvent privé.e.s de soin ou mis.es au cachot s’illes ne se taisent pas. C’est tout ce qu’on entend comme témoignages et ils sont de plus en plus nombreux depuis l’organisation des rafles de sans-papier au parc Maximilien.

Pour conclure :

Le fascisme a toujours été la tentation du capitalisme en crise.
Il n’y a pas un jour où l’on est hors du fascisme et un lendemain où l’on y est. C’est un chemin qui est emprunté, une voie qui y mène.
Les nazis étaient nazis bien avant l’ouverture des camps d’extermination.

La loi du 9 février, une police des étrangers.ères, la criminalisation des pauvres, les attaques contre les droits syndicaux, la suppression de libertés pour faire face à un « ennemi intérieur » (sic), la suppression des droits sociaux, immiscer petit à petit dans les esprits le principe de non égalité selon la nationalité (lisez : religion, culture), l’intensification des rafles, l’essai de division des opprimé.e.s, la construction de plus de centres fermés, la normalisation d’une répression de plus en plus forte de toute contestation, la multiplication de la surveillance dans les espaces publics comme virtuels,…

La question n’est pas tant de savoir jusqu’où le gouvernement va aller que de savoir comment il peut y aller.
Face à l’absence de réponse, pourquoi s’arrêterait-il ?
À chaque nouvelle sortie vous trouvez qu’il pousse le bouchon trop loin ? Et si la répétition des “trop loin” montrait que les “trop loin” précédents ne furent en fait que des tremplins ?
C’est une guerre de classes qui utilise, notamment, le racisme comme arme. Il n’a même pas besoin d’une “opinion publique” majoritairement favorable pour arriver à ses fins, juste d’un public passif.

Certain.e.s attendent les élections comme seul espoir de changement. C’est prendre un risque considérable. Déléguer la lutte est notre tombeau, comme l’histoire nous l’a montré maintes et maintes fois. Il ne sert à rien d’espérer, il faut agir à partir de nos propres forces.
Les réseaux sociaux absorbent toute la rage des personnes en révolte et la transforment en posts, en likes ou en petits bonhommes qui font “grrrr”, alimentant le sentiment d’impuissance et de frustration.
Les pétitions qui ont raison d’avoir raison s’accumulent, s’entassent et s’oublient.

Nous savons pertinemment ce qui fonctionne pour empêcher l’application concrète de leurs projets qui puent la mort : lutter directement, de là où nous sommes, avec les personnes que nous connaissons et celles que nous voudrions connaitre, contre les petites et les grandes agressions, contre les petits et les grands mensonges – cela commence par ne plus accorder de crédit à leurs médias et de le faire savoir à son entourage. Aller à la rencontre des autres personnes définies par le pouvoir comme ses ennemies, ou même simplement des autres personnes que nous avons reconnues autour de nous qui n’acceptent pas “ce qui est en train de se passer”. Les initiatives qui construisent cette résistance dans les faits sont innombrables, les potentiels sont immenses, dès qu’on désobéit à l’injonction de s’isoler. Construire, à partir du tout petit même, des liens solides et collectifs de solidarité. C’est cela qui, toujours, a mis en échec leurs projets et fait éclore les nôtres.

1 : APF : Fondé en 2015, l’Alliance for Peace and Freedom est un mouvement politique rassemblant divers mouvements et partis européens tels que Aube Dorée (Grèce), Nation (Belgique), Forza Nuova (Italie), Democracia Nacional (Espagne), Parti national-démocrate NPD (Allemagne), Parti des Danois (Danemark), Parti Ouvrier (République Tchèque), Parti de l’unité britanique (Royaume-Uni), Parti populaire « Notre Slovaquie » (Slovaquie).
L’APF a ouvert un local à Bruxelles (22 Square de Meeûs – Ixelles) grâces aux thunes de leurs élu.e.s européen.ne.s.

2 : Vlaamse Militanten Orde : fondée en 1949 par Bob Maes demandant la création d’un état flamand et l’armistice pour les criminels collaborateurs flamands. Le VMO deviendra rapidement une organisation paramilitaire nationaliste qui se fera connaître pour des attaques contre des wallons, des immigrés et personnes de gauche. Le VMO sera condamné et interdit en 83 comme milice privée et se transformera en Voorpost et en Groupe Odal.

3 : « L’union des étudiants flamands catholiques » est un ensemble de cercles étudiant d’extrême-droite catholique à l’idéologie conservatrice et flaminguante se trouvant dans plusieurs universités et collèges flamands. Il milite pour un enseignement élitiste, une culture catholique, un conservatisme moral, le nationalisme flamand etc.

4 : « Mouvement populaire flamand » en français. C’est un mouvement nationaliste travaillant avec toutes les forces politiques flamandes sur la question de l’indépendantisme. Ce mouvement est également étroitement lié de manière structurelle et organisationnelle avec le TAK « comité d’action linguistique en français », groupe d’action d’extrême-droite flaminguante connue pour son activisme, parfois violent, anti-francophone. Il s’attaque aux politiciens, commerçants, citoyens considéré comme « trop francophile ».

5 : « Avant-poste » en français, ce groupe issu du VMO (Vlaamse Militanten Orde) qui a été interdit en 1983, est un groupe nationalise flamand revendiquant la réunification de la Flandre, des Pays-Bas et de l’Afrique du Sud dans un grand état néerlandais appelé « Thiogne » qui devrait être chrétien et gouverné par la dynastie royale d’Orange.


posté le 28 novembre 2017  par veilleantifaliege.noblogs.org  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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