RSS articles
Français  | 
Avis de tempêtes #10 posté le 17/10/18 - Local - 6 commentaires
Appel à contributions pour des journaux muraux partout posté le 12/10/18 - Local - 2 commentaires
Le bâteau, occupation récemment expulsée posté le 09/10/18 - Local
Parce que la loi antisquat nous fait peur. posté le 05/10/18 - Local - 1 commentaire
Crash-Birthday ! posté le 02/10/18 - Local - 1 commentaire
Fréquence des contrôles de métro dans le réseau stib à Bruxelles posté le 27/09/18 - Local - 2 commentaires
Campagnes électorales fachos posté le 27/09/18 - Local - 6 commentaires
Le parti “Islam” : on nous prend vraiment pour des con-ne-s … posté le 27/09/18 - Local - 49 commentaires

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9

Les Palestiniens ne sont pas les Indiens d’Amérique
posté le 06/06/18 Mots-clés  antifa 

Gaza : chagrin et douleur pour Razan al-Najjar, assassinée par l’armée israélienne d’occupation

Linah Alsaafin & Maram Humaid – Un soldat israélien a délibérément abattu une volontaire médicale, Razan al-Najjar, alors qu’elle tentait d’évacuer un manifestant blessé.
Khan Younis, bande de Gaza – Trop épuisée pour verser encore plus de larmes, Sabreen al-Najjar se souvient du dernier moment où elle a vu sa fille en vie.

« Elle s’est levée et m’a souri en disant qu’elle allait se rendre à la manifestation », a-t-elle déclaré Al Jazeera, à son domicile de Khuza’a, au sud de la bande de Gaza.

Cette manifestation était le 10e rassemblement tenu le vendredi par les Palestiniens depuis le 30 mars, près de la clôture avec Israël et surnommée la Grande Marche du Retour. La fille de Sabreen, Razan, âgée de 21 ans, avait toujours été présente, se portant volontaire comme ambulancière paramédicale pour aider ceux qui avaient été blessés par des snipers israéliens.

« Dans la seconde même, elle était dehors. J’ai couru vers le balcon pour l’apercevoir mais elle était déjà au bout de la rue », a raconté Sabreen samedi, entourée de parents, d’amis et de femmes en deuil, ainsi que de blessés dont sa fille s’était occupée.

« Elle a volé comme un oiseau devant moi. »

Sur le site de rassemblement à Khuza’a, des témoins ont dit que Razan s’était approchée de la clôture vendredi portant sa veste d’infirmière d’infirmière et que ses deux bras étaient levés pour montrer aux soldats israéliens, à une centaine de mètres, qu’elle ne représentait aucune menace.

Son intention était d’évacuer un manifestant blessé allongé de l’autre côté de la clôture, après qu’il eut réussi à y percer un trou.

Au lieu de cela, Razan a été abattue d’un tir à balle réelle dans la poitrine, par une seule balle qui est ressortie par un trou au dos de sa veste.

Elle est devenue le 119ème Palestinien à être assassiné par les forces israéliennes depuis que les protestations populaires ont commencé à réclamer le droit des Palestiniens à retourner dans leurs foyers d’où ils ont été expulsés en 1948. Plus de 13 000 Palestiniens ont été blessés.

« C’était juste nous »

Rida Najjar, également une volontaire médicale, a déclaré qu’elle se tenait à côté de Razan quand elle a été tuée.

« Alors que nous entrions dans la clôture pour ramener les manifestants, les Israéliens ont tiré des gaz lacrymogènes sur nous », a déclaré samedi à Al Jazeera la jeune femme âgée de 29 ans, qui n’est pas de la famille de Razan.

« Puis un tireur d’élite a tiré un coup de feu qui a directement touché Razan, les fragments de la balle blessant trois autres membres de notre équipe. »

« Au début, Razan ne s’est pas rendue compte qu’elle avait été blessée, mais elle s’est mise à crier : ‘Mon dos, mon dos !’ et ensuite elle est tombée à terre. »

« Nos uniformes, nos gilets et nos sacoches de matériel médical nous identifiaient clairement », a-t-elle ajouté. « Il n’y avait pas d’autres manifestants autour, c’était juste nous. »

Sauver des vies et évacuer les blessés

Dans une interview accordée à Al Jazeera le 20 avril, Razan avait déclaré qu’elle estimait que c’était son « devoir et sa responsabilité » d’assister aux manifestations et d’aider les blessés.

« L’armée israélienne a l’intention de tirer autant que possible », a-t-elle déclaré à cette occasion. « C’est fou et j’aurais honte si je n’étais pas là pour mon peuple. »

S’adressant au New York Times le mois dernier, Razan parlait de l’enthousiasme qui était le sien pour le travail qu’elle faisait.

« Nous avons un objectif : sauver des vies et évacuer les blessés », disait-elle. « Nous faisons cela pour notre pays », disait-elle encore, ajoutant que son travail était humanitaire.

Razan ne tenait nul compte du jugement de la société envers les femmes faisant ce travail, auquel elle contribuait elle-même en faisant des quarts de 13 heures, commençant à 7 heures du matin jusqu’à 20 heures.

« Les femmes sont souvent jugées mais la société doit nous accepter », déclarait Razan. « Si elle ne veulent pas nous accepter par choix, elle sera néanmoins forcée de nous accepter parce que nous avons plus de force que n’importe quel homme. »

Sabreen nous dit aussi que sa fille était en première ligne pour soigner des manifestants blessés depuis le 30 mars – et pas seulement le vendredi. Elle était devenue un visage familier au camp de Khan Younis, l’un des cinq points de rassemblements installés le long de la clôture à l’est de la bande de Gaza.

« Elle ne s’est jamais souciée de ce que les gens pouvaient dire », raconte Sabreen. « Elle s’est concentrée sur son travail sur le terrain en tant qu’infirmière bénévole, ce qui était la preuve de sa force et de sa détermination. »

« Ma fille n’avait pas d’arme, elle était infirmière », ajoute-t-elle. « Elle a beaucoup donné à son peuple. »

Les médecins sur le terrain ont dit à plusieurs reprises à Al Jazeera que les forces israéliennes tiraient sur les manifestants avec un nouveau type de balle.

Connue sous le nom de « balle papillon« , elle explose lors de l’impact, pulvérise les tissus, les artères et les os, tout en causant de graves blessures internes.

« [Ma fille] a été délibérément et directement tuée par une balle explosive, ce qui est interdit par le droit international », déclare Sabreen.

« Je demande une enquête de l’ONU pour que le meurtrier soit jugé et condamné », dit-elle encore, qualifiant les soldats israéliens de « brutaux et impitoyables ».

Elle s’est ensuite tue.

Quand Sabreen a pu à nouveau parler, ses mots ont provoqué les pleurs des femmes autour d’elle.

« J’aurais aimé l’avoir vue dans sa robe blanche de mariée, pas dans son linceul, » dit-elle.

Infirmiers et ambulanciers pris pour cibles

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué dans un communiqué que les forces israéliennes avaient pris pour cible un groupe de personnes non armées à l’est de Khuza’a vendredi, « une équipe de paramédicaux portant des blouses blanches pour évacuer les blessés ».

« L’équipe de paramédicaux a levé la main, montrant bien qu’ils ne représentaient aucun danger pour les forces d’occupation lourdement armées », a déclaré le ministère de la Santé.

« Immédiatement, les forces d’occupation israéliennes ont tiré à balles réelles, touchant Razan Najjar à la poitrine et blessant plusieurs autres ambulanciers. »

Mohammed al-Hissi, directeur de l’équipe médicale d’urgence du Croissant-Rouge, a déclaré à Al Jazeera qu’ils avaient essayé de soigner Razan immédiatement après qu’elle ait été abattue, avant de la transférer à l’hôpital européen de Khan Younis.

« Le ciblage de Razan n’est pas la première violation du droit contre notre activité en tant que médecin sur le terrain, et ce ne sera probablement pas la dernière, » a-t-il dit.

« C’est un crime de guerre contre les intervenants de la santé et une violation de la quatrième Convention de Genève qui donne aux médecins le droit d’offrir leur aide en temps de guerre et de paix ».

Le porte-parole du ministère, Ashraf al-Qidra, a ajouté que plus de 100 manifestants avaient été blessés ce même vendredi, dont 40 par des tirs à balles réelles. Les autres ont souffert de blessures liées au gaz lacrymogène.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 238 agents de santé et 38 ambulances ont été pris pour cible par les forces israéliennes depuis le début du mouvement de la Grande marche de retour.

Un ange de miséricorde

Les funérailles de Razan, samedi à Khuza’a, ont été suivies par des milliers de personnes.

Des vidéos montrant ses collègues en train de fondre en larmes à l’hôpital ont circulé sur les médias sociaux, un sentiment de choc et de chagrin gravé sur leurs visages.

Un hashtag en arabe se traduisant en « Un Ange de Miséricorde » en référence à Razan a été largement utilisé sur Twitter, des utilisateurs du monde entier condamnant son meurtre.

« Les travailleurs médicaux sont #NotATarget ! », a déclaré Nicolay Mladenov, coordinateur spécial des Nations Unies pour le Moyen-Orient, dans un post sur Twitter, ajoutant qu’Israël devait « mesurer son recours à la force ».

De retour à Khuza’a, avant que le corps de Razan n’arrive pour les funérailles, son père nous montre son gilet de médecin ensanglanté.

« C’était l’arme de Razan », dit-il déclaré aux équipes de télévision locales rassemblées devant sa maison.

Il vida les poches du gilet, prenant de la gaze et des bandages.

« C’était son arme », répéta-t-il.

http://www.chroniquepalestine.com/gaza-chagrin-douleur-razan-al-najja-assassinee-par-armee-israelienne-occupation/


posté le 6 juin 2018 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
02-4-678x455.jpg(...).jpg


Commentaires

Les commentaires de la rubrique ont été suspendus.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymédia (Independent Média Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

RSS articlesRSS articles |  Site réalisé avec spip 3.1.7 [23768]
Top