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Gilets Jaunes : petit point sur le mouvement et la répression
posté le 03/01/19 par Wallonie Libertaire wlibertaire.net Mots-clés  luttes sociales 

Intro

Le mouvement des Gilets Jaunes a débuté il y a près de 1 mois en france et en wallonie. Parti d’une contestation sur la hausse des carburants, il est désormais bien plus que cela. Il est devenu un mouvement de contestation surprenant, imprévisible où les revendications varient d’une personne à l’autre tout ayant généralement une revendication commune d’une meilleur vie et un rejet assez marqué de la classe politicienne. Ces contours sont floues, ce qui fait se côtoyer des gen.te.s aux idées parfois radicalement opposées. Il y a aussi dans ce mouvement une spontanéité qui était devenu inhabituel depuis fort longtemps ainsi qu’un refus marqué de se trouver des représentant.e.s. Espérons qu’il n’y en ait jamais, qu’il reste incontrôlable et qu’il résiste aux tentatives de récupération par certaines franges de l’extrême-droite . Ce refus de représentation se traduit aussi par un refus de demander des autorisations, de négocier un parcours. Bref, un refus de se courber au bon vouloir des dirigeant.e.s et de la police.

  • Ce mouvement est également particulier dans sa composition, on y retrouve bien plus de personnes issues de milieu populaire, bien plus de chômeur.euse.s et surtout plein de gen.te.s qui n’avaient jusqu’à présent jamais été manifesté.


Les manifs à Bruxelles
30 Novembre et 8 Décembre


Voitures flics en feu. Gilets Jaunes Bruxelles

2 manifestations sauvages plutôt importante ont eu lieu jusqu’à présent à Bruxelles. Il s’agit sans doute des plus grosses manifs sans aucune demande d’autorisation qui ait eu lieu en belgique depuis des lustres.

Dans les 2 cas s’est abattu une forte répression. La police attendait dans les gares de Bruxelles et contrôlait les gens sortant des trains venant de Wallonie. S’iels trouvaient des gilets jaunes, c’était la fouille assuré et dans bien des cas l’arrestation administrative.

Lors de la manif du 30 Novembre, 500 personnes s’étaient rassemblées au carrefour Arts-Loi. Des affrontements ont eu lieu, notamment à proximité de la zone neutre. 2 véhicules de police ont par ailleurs été incendiés. Des panneaux de signalisation et des feux de circulations ont été arrachés. On a également pu voir quelques tags. Vers 20h30, 3 personnes avaient également bloquer des trams et des bus à l’aide de chevaux de frises.

Les flics ont utilisées des canons à eau et gaz lacrymogène lors de la manif. 76 personnes ont été arrêté administrativement et 6 judiciairement le jour même.

Néanmoins, d’après les médias mainstream, les enquête pour identifier des gens se poursuivent. 14 personnes au moins ont été identifié dont 8 ont été arrêtées judiciairement. Parmis elles, une personne suspecté de l’incendie d’une voiture de police a été malheureusement placé sous mandat d’arrêt et serait toujours engeôler par les forces répressive de l’état. Solidarité !

Rappelons par ailleurs que dans ce genre de cas, la police utilise allègrement les vidéos et photos prise par les participant.e.s pour effectuer son sale boulot. Soyez prudent.e.s, ne diffusez pas d’images où il y a des gens reconnaissables ou tout simplement des gens en train de commettre des actes illégaux. Ne facilitez pas le travail de ces infâmes. (Voir aussi : A propos des photos en manifs)

Le 8 Décembre, la mobilisation a été plus grande encore, près de 1.000 personnes sont venues. Une preuve s’il en fallait, que l’argument de certain.e soc-dem comme quoi une manif sans autorisation impliquerait nécessairement une faible mobilisation est des plus douteux.
8 Décembre dispositif policiers Gilets Jaunes Bruxelles

Le dispositif policier était très imposants. Près de 600 policier.e.s ont été mobilisé.e.s, 32 cavaliers et des autopompes. La police avait aussi annoncée un nombre plus importants de caméraman afin d’identifier les participant.e.s à des actions illégales. Encore une fois, de nombreux contrôles, fouilles et arrestations ont eu lieu dans les gares bruxelloise. Au total près de 400 personnes ont été arrêtées dont une bonne partie ont été entassé.e.s dans les écuries des casernes d’Eterbeek dans des conditions difficiles.

Des manifestant.e.s s’étaient rassemblés à divers endroits et plusieurs groupes s’étaient réunis aux abords du quartier européen qui étaient cadenassés par la police.
Quartier européen Gilets Jaunes 8/12

Des petits affrontements ont éclatés aux abords du parlement européen.

La manif se dirige ensuite vers la petite ceinture afin de bloquer un peu la circulation. Une fois au niveau du tunnel Belliard, l’étau policier se resserre à grand coup de charges policière accompagnées de son lot de canon à eau et de lacrymo. La manif est un peu perdu et a probablement manqué de mobilité à ce moment là.

Résultat, le groupe se retrouve divisé et une grosse partie nassée. Des affrontements sporadiques éclatent mais se retrouvent systèmatiquement repoussés par les gaz et les jets des canons à eau. Les lignes policières ne se feront pas enfoncer.

Dans la nasse de nombreuse informations contradictoire arrivent. La police affirme d’abord que celleux qui acceptent de se faire fouiller et contrôler leurs identités pourront ensuite partir. Dans un premier temps, certaines personnes y croient. Elles se font contrôlées, identifiées puis colsonnées et se retrouvent assises par terre pendant des heures en attendant les bus vers les casernes d’Eterbeek. Les autres personnes présentes, restées dans la nasse se sont après quelques peu méfier. Une chorale révolutionnaire s’improvise, d’autres mettent du son et dansent. Cela redonne un peu de motivation malgré la situation.

Le tristement célèbre commissaire Vandersmissen fait son apparition. Comme à son habitude, il se pavane dans la foule, il provoque. Il lâche quelque perles correspondant bien à cet ignoble personnage du style : “Qui veut se faire arrêter pacifiquement ?“ , “Vous ne voulez pas vous faire arrêter ? Alors vous allez recevoir sur votre gueule !“.

Pendant tout ce temps, la partie de la manif qui ne s’était pas faites nassée a continuer son chemin vers le centre-ville et la gare du nord. Recouvrant par la même occasion quelques murs et vitrines de tags.
Témoignage sur le 8 Décembre

Vu sur indy Bxl

Vers 13h, dans le centre, beaucoup de personne ce sont déjà fait arrêtées préventivement par les flics. On essaye de rejoindre le cortège. Entre Trône et Art-Loi, il y a, à vue d’œil entre 200 et 300 personnes. L’ambiance est étrange. Une grande quantité de personnes filment en direction de la rangée de flics qui leur bloquent le passage. Les gens sont sur la route ou en hauteur, ça donne une forte impression qu’ils et elles regardent un spectacle. Les personnes détenues à ciel ouvert semblent attirée toute l’attention. Sentiment d’une impuissance immobilisante.

Pourtant, ce n’est pas non plus l’apathie. Des personnes emmerdent la ligne de flics. D’autres embrouillent un journaliste qui filme et/ou prend des photos des manifestants. Ça fait plaisir de voir que les journalistes ne sont toujours pas les bienvenus. On a pu entendre : « vous raconter que de la merde et des mensonges », « vous mettez la tête des personnes non masquée, ça les met en danger.. ». Bref, il est plus qu’invité à dégager et à arrêter de prendre des images. Le journaliste finit d’ailleurs par partir, il n’avait plus trop le choix. Les journalistes ne sont pas les seuls à prendre des images, la foule est remplies de smartphone qui filment dans la manif, des téléphones comme un prolongements de la main. Certain.es vivent le moment derrière leur écran, oubliant qu’iels peuvent ainsi participer à la répression des personnes agissant. Manif 2.0, Il faut être connecté, il faut faire des commentaires directement, « faire des souvenirs » parce que nos cerveaux sont en perte de mémoire ? Parce que rien ne semble plus existé s’il n’est pas stocké dans une mémoire artificielle ou sur internet ? Prendre des images devient l’objectif primordiale avant de se soucier de ce qu’on peut faire dans l’instant présent, avec les personnes qui nous entoure.

Quelques slogans sont lancés comme le très homophobe « Michel on t’encule ». MERCI pour les gens qui aiment se faire enculer parce qu’ils/elles aiment baiser et pas parce qu’ils/elles veulent se faire violer, dominer ou humilier ! Ou encore le très décevant « Michel démission ». Un autre que Michel ferait tout autant de la merde. Comme tous les précédents. On ne veut pas d’un remplaçant, on veut plus du tout de gouvernement.

On tourne un peu en rond. On n’avait pas envie de rester là sans rien faire, ni à regarder, ni à attendre que les flics se déploient derrière nous pour élargir le nombre de personnes détenues. À un moment, l’idée a été lancée de pas rester là, « de bouger d’ici, parce qu’il y a encore toute la ville autour de nous ». De fait, c’est aussi de la solidarité envers les personnes nassées d’aller continuer à faire du bordel ailleurs et c’est aussi déstabilisant pour les flics de devoir subitement gérer un nouveau groupe de manifestants. Cette envie s’est très vite propagée et déjà ça se questionne sur où aller, et pourquoi, etc. Ce qui était évident pour ces personnes, c’est qu’il était hors de question de juste rentrer à la maison… D’un coup, la foule s’est ébranlée au cri de « manif sauvage ! ».

Cependant, à côté des joyeux vandals (des « méchants casseurs »), il y a aussi des groupes de citoyens-flics (les « gentils manifestants » ou les « vrais gilets jaunes » diront les politicien.nes et médias). Ces derniers veillent au grain à ce que la manif reste une simple marche, sans vague et cherchent à empêcher des dégradations. Les paciflics n’hésitent pas, pour arriver à leurs fins, à mettre les gens sous pression, les insulter ou arracher ce qui permet aux personnes de se masquer !

Ils et elles pensent probablement que si on fait les gentils manifestants bien sages, on recevra des bonbons à la fin de la manif ou quelques améliorations à ce système démocratico-capitaliste de merde. Mais il n’y a que des miettes, et des vies mises sous contrôle. Même quand tout est fait pour que la cage ait l’air confortable. On ne détruira pas le pouvoir en le caressant dans le sens du poil, ni en jouant avec ces propres règles.

Alors, prendre la rue, c’est se donner un peu d’air, se réapproprier un espace qui n’est pas pensé pour nous, mais pour le flux de la consommation et pour notre contrôle. Et quand on croise des feux et panneaux de signalisation défoncés, des pubs brisées, et que la circulation est bloquée, ca fait plaisir parce c’est une manière d’exprimer de la colère et de se réapproprier ce soi-disant « espace public ». Enrayer cette normalité quelques instants. On est chez nous », comme entendu scandés par beaucoup la semaine précédente. De plus, ces dégradations laissent des traces dans le sillage de la manif, encore visibles le lendemain malgré le travail effectué pour invisibiliser au maximum ce mouvement social.

Le cortège avance. À Madou, il emprunte une rue qui mène à la Colonne des Congrès (Soldat Inconnu). Pas très loin, on aperçoit quatre robocops. Ils sont disposés en ligne derrière des barbelés montés sur des barrières métalliques. Différents projectiles sont lancés sur eux. Ils ont l’air de se sentir bien seul à protéger le Parlement Flamand situé dans la rue derrière leur petite barricade. De fait, on avait appris plus tôt que des flics avaient été postés préventivement devant certains bâtiments « sensibles » pour les protéger.

La manif ne stagne pas, après avoir emmerdé un peu ces flics, une vitrine se fait cogner, des tags fleurissent sur le parcours. On peut lire, entre autre : « A bas l’état et ses policiers », « A bas le travail », « Révolte », ou encore « Ni patron, Ni patrie, Ni mari ». Des cris de joies sont entendus lors des tags et de la casse.

Du mobilier urbain est dégradé ou arraché (panneaux de pubs et de signalisation sont pris pour cibles), un chantier est aussi ouvert et quelques objets y sont pris pour être mis sur la route. Les façades d’institutions qui nous contrôlent sont prises pour cible : banques, tour des finances, institutions liées au travail, flics…

On passe le carrefour Botanique. On croise une voiture électrique qui a été renversée et dont les vitres sont explosées. On descend vers la Rue Neuve, on voit de loin qu’un combi est posté devant l’accès de l’Antre du Capitalisme. Le groupe est assez dispersé et tout le monde n’est pas encore en bas, quand, déjà, les premiers lacrymo sont balancés. Un nuage de fumé cache alors l’unique combi qui bloque la route et les gens courent en arrière. La tension monte vite. On n’aura pas réussi à faire masse pour dépasser le combi et s’amuser dans la Sacro-Sainte Rue Neuve. Trop dispersé.es. Très vite, la manif est rattrapée par une horde de fourgons hurlant qui traversent à toute vitesse le groupe pour se déployer aux entrées de la Rue Neuve et disperser les gens. On se retrouve alors sur l’esplanade pour se demander ce qu’on allait faire. Continuer vers la Basilique ? Aller vers Schaerbeek ? Les flics sont tendus. Ils se rapprochent, les décisions se prennent à la hâte et des groupes de gens partent dans des directions différentes. Une partie part vers la rue du Brabant. Quelques trucs sont encore mis sur la route pour ralentir l’arrivée des flics qui nous suivaient. Une voiture de flics, sans doute une simple patrouille, fait demi-tour à la vue du cortège. Ils ne semblaient pas trop à l’aise de s’approcher de nous.

Le groupe continue et s’effiloche au fur et à mesure du parcours… Les flics le suivent de près.

Ce texte n’est qu’une partie du récit de cette manif, et c’est un vécu parmi d’autres. Si vous avez envie de raconter d’autres trucs, la place est là.

Indymédia Bxl

- Pour répondre à l’article Retour sur la Manif du samedi 8 décembre 2018.

Je suis arrivée en retard et j’ai directement rejoins la nasse rue Belliard. A peine passée les flics ont refermé la nasse dans mon dos.

On était plus ou moins deux cent. Cette fois ci il y avait beaucoup plus de bruxellois.e.s que vendredi passé. Et ce qui devait arriver arriva, un militant bien connu des mouvements sociaux bruxellois a commencé à faire un discours avec un gueulophone. « Nous sommes en colère mais nous sommes non violents…. ». Ca y est les tentatives de récupération sont en marche du côté des mouvements sociaux traditionnels. Les corps intermédiaires sont bien présents, on le sent. Mais autour de moi plusieurs personnes ne sont pas dupe. On s’éloigne de lui. Peu à peu il se tait.

Je me rend compte que certaines personnes qui était dans la nasse au début n’y sont plus. Le bruit court que nous pourrions sortir en échange de notre d’identification. Comme de toute façon on passera par là tôt ou tard je fait le tour mais tout reste fermé. Trop tard. Pas grave je papote avec l’une ou l’autre, on est pas du tout dans les mêmes « milieux », on a certainement pas la même analyse politique mais les difficultés du quotidiens sont bel et bien les mêmes. Un gars fait remarquer qu’il y a cinq flics en civil dans la nasse qui se baladent. Ils ont sorti un jeune de l’autre côté de la nasse et sont revenu par ici. Une fille arrive vers nous et nous dit qu’elle a parlé à la police et que « Si vous vous calmez ils vous laisseront sortir bientôt ». Comment ça « si vous vous calmez ? Pourquoi tu dis Vous ? T’es flic ou quoi ? » « non non je vous jure….. etc. » . Bref, pas mal de messages bizarres et contradictoires circulent dans la nasse. En plus tout le monde était super calme donc ça n’avait pas de sens. On sait bien qu’enfermé comme ça on a pas intérêt à trop bouger car ils filment tout. On était entouré de flics et de pompes à eau munies de caméras. Un autre message circule : Il parait que celleux qui acceptent de sortir maintenant seront arrêtés seulement administrativement et celleux qui restent c’est pour la confrontation et l’arrestation judiciaire. Je vais voir vers la sortie et les personnes qui sortent sont assises à la queue leu leu par terre et ne peuvent pas bouger. Je demande aux flics pour les arrestations et il me dit que non, il n’y aura que des arrestations administratives. Je décide de rester dans la nasse debout plutôt que de m’asseoir par terre il fait trop froid. Celleux qui sont sorti sont peu à peu emmené à Etterbeek. Apparemment ils sont restés la-bas quelques heures. C’est lent, un bus à la fois.

Dans la nasse l’ambiance commence à être assez chaude malgré le froid. Un groupe se met en petit cercle au milieu et entonne des chansons anarchistes. D’autres les rejoignent, dont moi, et nous partons pour une petite chorale improvisée qui fait chaud au cœur et c’est bien apprécié par les autres personnes. Après cette première chauffe, il commence à pleuvoir. Une autre personne sort son petit baffle et met de la musique électro. Et c’est reparti mais cette fois pour une danse sous la pluie au milieu des flics. Tout le monde souri.

vers 16h les flics fatiguent. Ils décident de nous faire sortir après une fouille au corps et une prise des identités et des photos. Le premier cordon de flic est bien serré mais ils ne sont pas assez pour le deuxième. Après la fouille je me retrouve dans une file avec un pote pour la prise des photos et des cartes d’identité. La file n’est pas gardée, les flics sont au bout de la file. Je demande aux personnes devant moi ce qu’on fait et ils me confirment que nous devons attendre pour les identifications. On se regarde avec mon pote et, tout doucement, on sort de la file. Les flics ne voient rien, on marche en regardant par terre et, lorsqu’on est plus loin, on réalise que ça a marché et que c’est si bon de terminer comme ça.
Indymedia Bxl

Le 15 Décembre

Une troisième a été pratiquement tué dans l’oeuf par la répression et les tentatives de récupération de la part d’un groupe d’extrême-droite .

En effet, un rassemblement avait été appelé à 13h sur la place du Luxembourg qui ne rassemblera par ailleurs qu’une petite centaine personnes. Bien avant la date, un certain nombres de choses semblaient sonner faux avec ce rassemblement. Et il y avait de quoi…

La première chose qui ne collait pas c’était la demande d’autorisation qui contrastait violemment avec les us et coutumes du mouvement. Les Gilets Jaunes n’avaient jusqu’à présent fait cette démarche. Ça ne correspond pas vraiment au refus de représentation et encore moins à un principe bien ancré chez beaucoup, de ne pas devoir quémander aux autorités le droit de s’exprimer, de marcher, de protester… Et ça en a sans aucun doute refroidi plus d’un.e .

Ensuite, plus grave encore, on apprendra peu de temps avant que cette demande d’autorisation vient d’un parti politique. Et là, il s’agit d’un pas infranchissable pour la plupart des gens mobilisé.e.s qui exprime un profond rejet envers tout parti politique. Ça sent la tentative de récupération à peine maquillée. D’autant plus que ce micro-parti n’est autre que Nation. Un parti d’extrême-droite. Et on peut bien le voir en Hongrie, Autriche, Pologne et partout où celle-ci est au pouvoir, qu’elle n’est pas l’ami des pauvres.

Ce parti, ne s’est néanmoins pas trop vanté d’être à l’origine de cette demande, ce qui a fait que certaines personnes se sont retrouvé.e.s dans leur rassemblement sans même le savoir puis on protesté contre leur présence et cette tentative de récupération en usant de méthodes ne correspondant pas à celles du mouvement.

A côté de ça, une manif non-autorisée avait été appelée par plusieurs pages facebook à Porte de Namur. Sur place, un imposant dispositif policier empêchait toute tentative de rassemblement.

Résultat, énormément de gens qui ne souhaitaient pas manifester avec un parti d’extrême-droite ou tout simplement se retrouver dans une manif où il y avait eu une demande d’autorisation, se sont retrouvé.e.s disperser en petit groupe a jouer au chat et à la souris avec la police ou à la recherche d’autres gilets jaunes.

Plusieurs tentatives de rassemblement ont lieu mais se solde dans un premiers temps par un échec.

Puis, en fin d’aprem, un appel est lancé de se rassembler à la Bourse. La présence d’une foule importante et du marché de noël pouvant rendre complexe une intervention policière et rendant les nasses quasi impossible.

Une horde de flics en civil fait son apparition et contrôlent quelques personnes. Cela n’empêche pas un groupe d’une soixantaine de personnes de se rassembler et d’enfin partir en une joyeuse manif sauvage sous les yeux étonnés des consommateurs.trices du marché de noël. Apparemment quelques personnes, sans doute à l’écart du groupe ou arriver plus tard/tôt se seraient faites arrêtées mais on n’en sait pas plus.

Quelques flics en uniformes, dont certain.e.s avec des chiens font leur apparition.

La manif continue sur sa lancée vers la Place Sainte-Catherine. Rencontrant des réactions amusées, parfois complices, quelques fois perplexes voir dégoutées/choquées (de quelques bourgeois.e.s présent.e.s sur le marché).

Les slogans anticapitalistes et les chants fusent.

Les policièr.e.s en civil semblent quelque peu désorienté.e.s et ne semblent pas trop comprendre ce qui se passe. Néanmoins, iels filment et fichent à leur habitude. Iels arrivent également à contrôler certaines personnes à l’écart.

La manif part ensuite vers Molenbeek. Changement de zone, on se retrouve sans un flic.

La déambulation continue gaiement et est reçu avec enthousiasme par un certain nombre d’habitant.e.s. Des automobilistes klaxonnent et on voit également certains signes de soutien par les fenêtres et dans les rues.

Au bout d’un moment, les flics en ont eu visiblement marre. On vit d’abord un combi puis 2 puis 3. Mais quand ils sont arrivés… La manif s’était déjà dispersée.

Pour finir, rappelons que la répression était encore au rendez-vous.

Une fois de plus, il y avait des contrôles dans les gares et on ne sait pas combien de gens y ont été arrêté.e.s. 50 personnes ont également été arrêté Place du Luxembourg.

Ce 22 décembre, c’est le retour de la manif non-autorisé. Une centaine de personnes s’étaient rassemblées Place Meiser.

La présence et la pression policière seront encore bien présente malgré un nombre plus faible. La police entourant massivement le cortège durant tout le trajet. Les flics ont également procédé à une vaste opération de fichage en contrôlant, filmant et fouillant les manifestant.e.s.

Une mobilisation un peu plus faible à Bruxelles mais qui repartira peut-être en hausse après les fêtes.

Notons également, que ce samedi la mobilisation ne s’est pas limité à Bruxelles et que plusieurs manifestations, tractages et blocages ont eu lieu en Wallonie.

Les manifs en Wallonie et à Anvers

Pour la première fois depuis le 30 Novembre, la manifestation s’est exporté hors de Bruxelles.

Une centaine de personnes ont manifestés à Namur.

Une centaine également à Liège sur le parvis de la gare des Guillemins

A Anvers, 50 personnes ont été arrêtées administrativement après avoir tenter de s’élancer en manifestation sauvage.

Les blocages en Wallonie

Liste bien entendu non-exhaustive.

La liste peut être complétée au fur et à mesure. Si vous avez des infos (non-sensibles, qui peuvent être publique) sur des blocages/action GJ vous pouvez nous les envoyer par mail
ou par facebook.
Hainaut
Gilets jaunes hainaut

Bettignies : Blocage sur la N6

Courcelles : Blocage rond-point du zoning

Couillet : Action sur la N5

Erquelinnes : Blocage du poste frontière le 22/12. Disperser par la police

Feluy : Voir Feluy is burning . L’accès à hauteur de Feluy sur l’A7 qui était bloqué par la police suite aux affrontements a été rétabli le 4/12. Le 9/12, nouveau blocage de la part des gilets jaunes. 3 personnnes ont été arrêtées. Le 25/12, blocage pendant la nuit. Le 14/12 blocage du zoning.

Ghislenghien : Blocage au niveau de la Chaussée de Grammont

Hensie : Blocage de la frontière sur la E19.

Houdeng : Blocage à la gare autoroutière sur la E16

Jeumont : Barrage filtrant sur la N54

Lamain : Barrage filtrant/bloquant dans les 2 sens sur l’A8. 8 personnes arrêtées le 23/12 lors d’une intervention policière.

Macquenoise : Blocage sur la N99

Thuin : Barrage filtrant. 10 Camions peuvent passer toutes les demi-heures

Tournai : Opération escargot sur l’E42 le mercredi 26/12
Brabant Wallons

Nivelles : 25/12 Blocage au rond-point du shopping
Liège

Eupen : Barrage filtrant

Lichtenbusch : Blocage du poste-frontière sur l’A3. Au niveau de l’accès du parking poids lourds

Lixhe : Traffic bloqué dans les 2 sens sur l’E25. 3 arrestations administratives le 26/12

Sprimont : Blocage Q8. Agression le 27/12 par des camioneur.euse.s

Visé : Camion bloqués en direction des Pays-Bas. Le 27/12 6 combis avec autopompe ont dispersé 200 manifestant.e.s
Luxembourg

Bastogne : 28/12 Action de sensibilisation sur le parking de la friterie Marsupilami

La Baraque Fraiture : Action le 26/11 sur la N89

Marche : Blocage sur l’échangeur N4- contournement et sur le rond point du camp militaire
Namur
philippeville gilets jaunes

Bouge/Namur : Opération escargot entre l’esplanade de la citadelle et le siège du MR. 26/12

Ciney : Opération escargot sur la N4. 27/12. 3 personnes ont reçu des amendes pour vitesse trop faible

Namur : 21/12 action devant la banque CBC

Philippeville : Action sur un rond-point


Les tentatives de récupération

Élu.e.s locaux et parti politique (dont un tas de micro-parti groupusculaire) couvrant une bonne parti du spectre politique parlementaire essaye de récupérer le mouvement afin de s’agrandir.

Peu importe le parti, il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une infâme manœuvre politicarde visant à se donner une image d’opposition, “d’antisysteme” dans l’unique but de grossir son influence, d’utiliser les gilets jaunes pour engranger des votes en mai.

Du PTB à Nation en passant par le PP, tous n’ont d’intérêt dans ce mouvement que de redorer leur image. Aucun d’entre-eux ne veulent vraiment que ce mouvement reste spontané et incontrôlable. Iels veulent le brider. Iels veulent en prendre les rênes.

Si un jour un parti (ou les syndicats mais on ne les voit pas trop pour le coup) prend la direction des gilets jaunes alors ce mouvement de révolte sera mort.

Rappelons également que partout où l’extrême-droite est au pouvoir, elle applique des politiques anti-sociales (augmentation du temps de travail,…). Ces airs parfois anticapitaliste ne sont là que pour nous faire oublier qu’elle est au service du capital, de la bourgeoisie.

Par ailleurs, en ce qui concerne le PP, Modrikamen en tant qu’avocat s’est toujours positionné en défenseur des actionnaires des banques. Il a notamment défendu les actionnaires de la banque Fortis. Le PP s’est également toujours positionné en tant qu’ultra-libéral du point de vue socio-économique. On a vu mieux niveau défenseur des pauvres…

N’oublions pas non plus les apprenti-e-s-enfumeu-se-r-s en manque de gloire et/ou de carrière politique qui aimeraient voir émerger un hypothétique parti des gilets jaunes afin de poursuivre leurs intérêts personnels. Heureusement cela ne semble pas trop prendre.


posté le 3 janvier 2019  par Wallonie Libertaire wlibertaire.net  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • 6 janvier 04:06, par VSGCI

    « Rappelons également que partout où l’extrême-droite est au pouvoir, elle applique des politiques anti-sociales (augmentation du temps de travail,…). Ces airs parfois anticapitaliste ne sont là que pour nous faire oublier qu’elle est au service du capital, de la bourgeoisie. »

    Vous pouvez nous rappeler la prétendue « politique sociale » de la Gauche au pouvoir, s’il vous plaît ?…

    Ça aussi il faudrait le rappeler, ça permettrait de comprendre que le problème n’est pas qui est au gouvernement, mais quelle classe a le pouvoir…

    Justement un sujet sur lequel les Gilets jaunes ne sont pas très clairs, voire sont carrément bien réacs…

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