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Enfilons l’habit noir (attention spoiler de Game of Thrones)
posté le 02/06/19 Mots-clés  environnement  luttes sociales  répression / contrôle social  action 

À Westeros, les criminels sont envoyés au Nord, pour protéger le reste du pays des terres sauvages à l’abri du Mur. Un criminel est toujours défini selon son époque ; au Moyen-Âge, un enfant hors-mariage est un criminel par exemple. Que fait-on d’un homme qui ne peut transmettre aucun nom ? On l’envoie au Mur, vers ses quinze ans environ. De plus, aucun membre de cette fratrie ne peut prendre de femme, donc c’est une continuité logique, pas de transmission de nom, alors pas de femme du tout. Elles ne servent qu’à cela … sauf lorsqu’elles aspirent à devenir reine, ou ninja. Soit.
En Europe, les criminels sont envoyés en prison, pour être puni de leur crime et écarter du reste du pays. On ne leur y apprend pas à défendre les faibles, on ne leur y apprend rien, on les punit simplement. Cependant, les crimes ont évolué, et ils se sont en fait multipliés. D’accord, un bâtard n’est plus un criminel, mais les lois sont si nombreuses et interdisent tant de choses qu’aujourd’hui même les pensées et les mots sont condamnables. Mais il en reste parmi nous, des « criminels », des voleurs, des casseurs, des dealers. Si ni la police ni sa prolongation (les petites gens se sentant mieux après avoir dénoncer les méfaits de leurs voisins aux autorités) ne passe par là, ces malfaiteurs ne dérangent pas plus que ça ; les riches s’étant fait voler se rachèteront des biens, les commerçants s’étant fait casser leurs vitrines seront remboursés par les assurances, et les drogués continueront de se droguer. Cependant, selon un concept appelé l’étiquetage, ces petits criminels ne se trouvant pas encore en prison (il faut dire qu’il y a tant d’interdictions que ces dernières sont pleines à craquer) savent qu’ils sont illégitimes aux yeux des puissants, des dirigeants. Ils savent que ceux qui décident ne veulent pas d’eux, veulent soit les enfermer, soit les envoyer hors de leurs frontières. Et c’est ce qu’ils ont fait.
Pour beaucoup de ces jeunes exclus du système social méritocratique européen, une solution a été de se battre, et contre l’Europe. Certains se sont enrôlés dans la guerre de l’État Islamique, mais d’autres se sont faufilés entre des manifestants mécontents mais « légitimes » car travailleurs et en règle devant la Justice, et ont fait ce qu’ils savent faire de mieux : ils ont cassé. Et pour une fois, leur colère était partagée par tous ces citoyens ne les ayant jamais regardé avant cela, peut-être pour des raisons différentes mais leur colère se sont bel et bien rejointes. Comme les frères du Mur du Westeros, ils ont enfilé l’habit noir, et ils ont protégé les faibles. Ils ont fait grandir le mouvement social qui s’opposait non pas aux sauvages du Nord du pays, mais au dirigeant du pays justement. Ils ont augmenté l’effet colérique du mouvement, ils ont permis de prendre conscience que le pacifisme est peu considéré par chez nous, qu’il n’y a qu’en étant honnêtement mécontent (qui s’assied par terre quand il est fâché, sérieux ?) qu’on nous écoute. Comme les frères du Mur du Westeros, nous avons besoin d’eux, et ils ont besoin de nous !
Néanmoins, il fut une épopée qui se doit d’être rappelée dans ce contexte. Un jour, les Gardes de la Nuit sont venus appeler les dirigeants de Westeros pour qu’ils leur envoient leurs armées les aider au Mur, car l’attaque qui arrivait du Nord ne pouvait plus être retenue par une poignée de bâtards. Une armée qui ne dort ni ne meurt pas, ça ne se combat pas avec quelques centaines d’épées en métal classique ! Il leur a fallu des bonnes armes en verre de dragon ou en acier valérien, il leur a fallu le nombre de soldat qui va avec, il leur a fallu le feu ! Malheureusement pour nous, tous les dirigeants de Westeros ne sont pas des monstres. Ici, c’est plus compliqué d’aller leur demander de l’aide pour la survie de tous.
Et non, il ne suffira plus de manifester pour empêcher la planète de se réchauffer entièrement et d’épuiser toute l’oxygène qu’elle nous offrait ! C’est à nous de rejoindre ces combattants en noir. Nos dirigeants ne lèvent pas le pouce, parce qu’ils sont bêtes, c’est l’explication la plus plausible qui me vienne à l’esprit (enfin non mais ça vaudrait tout un autre débat, c’est plus simple de dire qu’ils sont bêtes et c’est finalement peu éloigné de la réalité). Alors nous n’attendrons pas leur signal sinon nous y passerons tous, nous nous battrons pour notre salut ! Enfilons l’habit noir, et détruisons ce qui détruit notre espace vital ! Il nous faut les armes (bien que l’acier valérien ne soit peut-être pas indispensable sur ce coup-ci), il nous faut le nombre, et il nous faut le feu ! Dans toute guerre, il y eu des morts, et ils n’étaient pas toujours coupables. C’est comme ça, c’est la guerre, et on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Ce que nous avons perdu, depuis le temps du Moyen-Âge, c’est notre courage. Nous accordons de plus en plus d’importance à nos vies individuelles, qui se résument aujourd’hui à nos capacités de consommation, et elles en deviennent par conséquent de plus en plus insignifiantes. Vivre, aujourd’hui, être « heureux », c’est réussir. Réussir à l’école, aux études, au travail, au mariage, au ménage. Jamais un pas de travers, ou tu finiras en prison ! Ou à la rue … Vu que c’est cela qui est devenu l’ultime menace, tout le monde se presse pour monter dans le train qui n’attend pas, le train qu’il faut surtout attendre à l’avance sur le quai, surtout avoir son titre de transport sinon on n’a aucune légitimité de s’y trouver. Et si tu es arrivé avant les autres, si tu as bien joué des coudes, tu auras même peut-être une place assise. Et si tu es riche, de toute façon tu t’assiéras et tu le sais, car ton espèce a inventé cette supercherie qu’est la première classe. Toi, tu n’auras jamais de soucis à te faire, car même quand les pauvres entassés en seconde classe suffoqueront, tu auras de quoi t’acheter un substitut à l’oxygène que tes esclaves auront créé pour toi. Tu les remercieras en les caressant derrière l’oreille, et s’ils ne prennent pas trop de place (Dieu merci ils n’auront pas plus de deux enfants chacun), tu leur proposeras peut-être même de venir s’asseoir près de toi, dans un élan de bonté ultimement généreuse.
Alors, mes frères et sœurs de noir vêtus, qui voulez-vous assiéger en premier ? Les riches de première classe, ou le train directement, pour être sûr que personne ne prenne leur place une fois la révolte terminée car ce privilège n’existera tout simplement plus ? Je conçois l’envie de viser les personnes directement, mais ce n’est peut-être pas le plus judicieux. Ne faisons pas l’erreur de la Main de la Reine, détruisons tout pour mieux reconstruire. Si des innocents ont fait le choix de ne pas se joindre à nous, alors ils sont perdants de toute façon. Je le répète, c’est la guerre, il faut choisir son camp, au diable le faux amour de soi qui surpasse tout entendement, toute logique, si on s’aime correctement, on ne veut que vivre libre. C’est mal s’aimer que de s’obliger à travailler toute sa vie pour avoir l’impression d’être quelqu’un de bien et pour pouvoir consommer ce que les mêmes maîtres nous mettent à disposition. L’argent a corrompu le monde entier, mais il reste toujours des résistants à l’envahisseur ! Débarrassons-nous de ce fardeau, reconstruisons sans lui, reconstruisons pour l’amour et non le pouvoir, pour la liberté et non la servitude, pour l’aventure et non la réussite, pour la connaissance et non l’universalité, pour la critique et non la vérité, pour l’imperfection et non la robotisation !
Enfilons l’habit noir jusqu’à ce qu’aucune Garde de Nuit ne soit encore utile, jusqu’à ce que le sort de notre environnement revienne entre nos mains, et jusqu’à ce que nos chefs n’aient plus aucun privilège. Nos vies ne valent rien contre un globe immensément grand qui se déchaîne, nous allons de toute façon mourir un jour, est-ce vraiment le but de l’humanité de finir dans un hôpital emmêlé entre une dizaine machines qui nous maintiennent en vie alors qu’elles n’en ont que faire ? Quand le cœur lâchera finalement, elles s’occuperont d’un autre mourant, sans aucun état d’âme. Non, il faut réapprendre à mourir dignement, à mourir pour des idées, à mourir en se respectant, en s’aimant, en essayant, en tombant, en créant, mourir avec un vrai objectif, aussi abstrait soit-il ! Mais mourir fatigué, lassé, blasé, malade, seul, pauvre, quel objectif est-ce cela ? Pas le nôtre. Oui, nous tenons à notre vie, comme tout être vivant un minimum raisonné, alors nous la vivrons dans la passion ! Se battre pour ce qui nous anime, et célébrer chaque bataille, qu’elle soit remportée ou non nous fêterons notre survie ! Tant que le système ne nous tueras pas, nous ferons la fête. Nous boirons, nous danserons, nous baiserons, ah il déteste ça le système que l’on jouisse sans lui ! Oui je préfère finir nue et pauvre mais jouir encore, que d’être couverte d’artifices scintillants sans connaître le vrai plaisir de l’amour ! Pourquoi croyez-vous que depuis le Moyen-Âge, vous continuez de faire face à des rebelles qui veulent votre peau ? Qui veulent détruire vos palais ? C’est parce que vous avez sous-estimé l’esprit humain. En lui réside la seule liberté increvable, Big Brother n’est encore qu’une fiction, vous ne l’aurez pas l’esprit libre, l’esprit rebelle, l’esprit qui s’aime suffisamment que pour vous détester entièrement. Ni les morts, ni le réchauffement climatique, ni la richesse inatteignable ne sera ma fin. Je mourrai quand vous aurez compris que ma liberté vous surpasse tous ! Je mourrai lorsque vous réaliserez que vous êtes passé à côté de votre vie, et je mourrai bien, sans aucune machine pour prolonger mon supplice. Je mourrai en paix.


posté le 2 juin 2019 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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