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Ainsi mourut l’état de droit.

posté le 08/11/18 par https://www.facebook.com/notes/groupe-anath%C3%A8me/ainsi-mourut-l%C3%A9tat-de-droit/308421659753374/ Mots-clés  réflexion / analyse 
    • Et il en est encore qui croient vertueux de dire “ la vertu est nécessaire” ; mais au fond la seul chose à laquelle iels croient, c’est en la nécessité de la police.


L’état de droit est mort ! Vive l’Anarchie !

La dictature à l’époque romaine était une magistrature que l’on promulguait légalement en vue d’une fin. Considérant que la situation politique ou sociale nécessitait une centralisation des pouvoir vers un groupe ou une personne, en vue justement, de conserver le « droit » ou la « constitution » par leurs suspensions temporaire jusqu’à élimination de la situation de crise. L’entré dans le droit commun de disposition de l’état d’urgence en France en est l’expression contemporaine la plus signifiante.
En cela, le terme de dictature est toujours associé à la désignation d’un ennemi qu’il faut abattre, fut il intérieur ou extérieur. Les récents évènements ont créés les conditions de l’ennemi intérieur. C’est le « terroriste ». A travers le terroriste se décline toute une gamme de comportements variés propre à s’y rapporter. Le terroriste n’étant que la forme absolue de l’ennemi intérieur. Ce qui justifie moralement la radicalisation de la répression policière c’est que toutes les autres gammes de délits, ou de luttes, ou de crimes, empêcheraient l’état de s’occuper du réel ennemi, le terroriste. Ainsi s’opère un glissement moral et psychologique qui associe toutes formes de délits propre à retenir l’attention et à occuper les actes des forces de l’état comme une forme d’alliance objective avec le terrorisme. Ainsi, la lutte contre le terrorisme, justifiant des « situations d‘exceptions » ; le droit d’action qu’offre la situation dévient autonome de la volonté politique. C’est-à-dire que chaque situations entraînent, par la justification morale de la lutte contre le terrorisme, la justification d’une radicalisation de la répression. Le glissement vers la dictature, dans l’état contemporain, a donc ceci de plus grave encore que la dictature sous la république romaine qu’il n’est plus une volonté politique souveraine, mais est un glissement technique, psychologique et moral à l’intérieur de l’appareil étatique. Glissement d’autant plus grave que la division du travail a rendu chacun irresponsable des actes commis par l’organe à l’intérieur duquel il officie. Là où la dictature de jadis avait des responsables clairs, celle d’aujourd’hui est pleine d’irresponsables, de gens qui n’ont posé qu’une partie de l’acte, comme l’ouvrier qui place toute la journée toujours le même boulon sur la même partie de différentes voitures.

Nous sommes entrés dans l’ère de la dictature technique, autonome et non souveraine. Le cœur de l’état bat au rythme des situations d’exceptions.

Il faut désormais prendre acte que l’état de droit a été dépassé par la logique de sa propre sauvegarde.

La bavure commise à Verviers à la suite des attentats de Paris, et sur laquelle personne n’a posé de question en était l’annonce la plus éclatante. Si les accusations de dictature lancée hier encore à la face de l’état pouvaient sembler pour beaucoup excessives, elles semblent aujourd’hui bien euphémique au regard d’une situation qui se tend chaque jours un peu plus.

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Des couvres feu sur les place publiques, des militaires qui quadrillent nos villes, un parlement sans opposition, des coup d’états de palais en Wallonie sans la moindre consultation populaire, la gestion des migrants, vue comme un simple problème technique une ministre de la santé qui veut sanctionner les médecins fournissant trop de certificat médicaux à son gout, l’interdiction des vieilles voitures pour contraindre les pauvres au renouvellement de la consommation, une armée d’agents communaux pour « lutter contre les incivilités » dévolue au vol du fric des « citoyens », l’assassinat d’une enfant par la police, l’enfermement d’hébergeur de migrants, des squats expulsés sans avis d’expulsion désormais, un activiste menacé de prison pour avoir détourné un écran publicitaire.

Dans cette excitation répressive, la peur se fait largement sentir.

La fragilité des démocraties occidentales confrontées à une secousse nouvelle a maintes fois dans l’histoire conduit à des situations douloureuses, allant de l’état totalisant à la guerre civile. Il se peut que nous ayons les deux en mêmes temps.

En fait, tout cela a déjà commencé. L’expulsion d’une épicerie sociale, un jour seulement après son ouverture, au 102 avenue Buyl montre bien le climat dans lequel les forces répressives évoluent comme ce fut la cas de l’expulsion du centre social anarchiste rue de Haerne à l’intérieur duquel s’était à discrétion et subrepticement introduit un policier pendant la nuit .

Les forces répressives se sentent désormais autorisées à dépasser les formes légales qui avaient jusqu’ici été la base de l’état bourgeois.

En vérité, l’état et le capital plus que tout autres savent vers ou mène lors mode gestion des êtres. Ils préféreront les flics et la guerre civile à la moindre concession. Agissant ainsi, ils agissent de manière radicalement désobligeante. Ne respectant plus jusqu’à leurs propres principes, l’injonction morale à respecter les principes qui nous sont imposés vole en éclats.

- Ils ont conscience qu’une guerre est en cours et ils ont déjà commencé à la mener, pendant que nous nous demandons s’il est important d’agir « légalement » ou « illégalement », si l’un s’oppose à l’autre. La question n’est plus là, comme dans toutes les guerres il faut agir sur tous les fronts. Chaque tranchée est bonne à creuser, chaque maquis est bon à prendre.

    • Il y’a des ennemis à abattre, des allié-e-s à trouver, des situations à analyser, des opportunités à saisir. Des amis à rencontrer.

Dans un tel contexte, s’en remettre au vote, c’est renoncer d’avance.


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