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Alors qu’on expulse violemment les pays de destination torturent - Gewelddadige uitzettingen naar landen die folteren !

posté le 18/02/14 Mots-clés  luttes sociales  répression / contrôle social  No Border  sans-papiers  antifa 

[NL lager]

Elle a subi sa troisième tentative d’expulsion ce 15 février 2014. Pourtant elle s’opposait à cette expulsion vers la RDC. Attachée à l’arrière de l’avion et ne pouvant pas bouger car maintenue sur son siège par au moins une demi-douzaine d’hommes, policiers de leur état, elle pleurait, épouvantée par cette violence et désespérée de devoir quitter son père malade qu’elle ne reverrait sans doute plus jamais. (gtvo)

"Elle est malmenée, retenue par le bras. Impossible qu’elle bouge. On la menace de lui mettre un coussin pour la calmer", a indiqué à Belga un passager clairement ulcéré par les méthodes utilisées. Sa voix, lors de cette conversation téléphonique, était presque couverte par des cris. (Belga)

Cet événement choc relayé par la presse ne fait que confirmer les témoignages et appels à l’aide dénoncés depuis des mois par les gens qui se soucient du sort de toutes ces personnes détenues dans des centres pour étrangers et expulsées contre leur volonté avec violences psychologiques et physiques de la part des autorités à tous les niveaux. Que ce soient les très médiatisés Afghans, les Guinéens qui n’osent plus s’exprimer ou les Congolais, peu importe.

Ce 15 février 2014, dans un vol de la compagnie Brussels Airlines la scène, une fois n’est pas coutume, choque les passagers... Pourtant fréquentes, ces scènes de personnes expulsées ne parviennent pas souvent à émouvoir les passagers, certainement pas les pilotes ni les hôtesses et stewards, faut bien faire rentrer les sous à la compagnie qui vous paie, ni tout le personnel qui travaille autour de ces expulsions. Cette fois la personne a crié et pleuré, mais souvent, très souvent et même très très souvent, les personnes sont amorphes, tranquilles carrément ... "tranquillisées". En effet, la veille d’une expulsion, faisant fi des délais d’information, la cible désignée est placée en isolement parfois sans ses bien et y reçoit, selon beaucoup témoignages, des cachets pour se calmer en vue du lendemain. L’étranger-ère est indésirable pour ces régimes insensibles et insensés, qui se moquent des règles par eux-même instaurées. Ceci sans occasionner le moindre embarras ni à l’Office des étrangers ni à d’autres. L’indifférence est totale, "cachez ce étranger que je ne saurais voir" !

Ainsi cette fois, l’expulsion a fait un peu de remue-ménage. Merci Micheline courageuse femme d’avoir osé vous opposer et courage à vous pour la suite ! Parce que là, on ne vous lâchera pas, vous avez une célèbre prédécésseuse qui se nomma Semira. Elle non plus n’acceptait pas cette violence que constitue l’enfermement et l’expulsion. Attention, elle, le coussin elle l’a connu de très près, quant à vous vous en auriez déjà été menacée !

Tout ceci se passe sur fond de révélations chocs et terriblement alarmantes publiées par le quotidien britannique The Observer (lire l’article). L’article à été publié le lendemain de la tentative d’expulsion de Micheline dans le journal de dimanche "The Observer". Selon ce journal un document top-secret circulant parmi les chefs de police et de sécurité supérieurs de la République démocratique du Congo suggère que les personnes déporté-es de la Grande-Bretagne (et autres pays européens) risquent d’être torturés à leur retour dans leur pays d’origine .
Il est intéressant de relever que la Grand-Bretagne n’expulsait plus systématiquement depuis deux ans les ressortissants congolais en raison des craintes d’infractions aux droits de l’homme en RDC.
Mais la Belgique, elle, ne s’en soucie guère, mieux, elle organise des vols "groupés", assurant que chaque cas aurait été individuellement examiné. L’ensemble des autorités et des organisations restent sourdes aux appels reçus qui dénoncent pourtant exactement le processus repris dans l’article. Le document adressé aux chefs de la sécurité et de la police du Congo indique clairement qu’ils sont sensés traquer les expulsés en provenance des pays européens, qu’ils doivent les arrêter et qu’ils doivent avoir recours à la torture "en toute discrétion" . Apparemment ça marche puisque cette discrétion convient bien à toutes celles et ceux qui ne veulent pas entendre ! Pourtant tant et tant de voix nous ont déjà révélé ces agissements, les arrestations et les disparitions qui sont si courantes ! L’escorte belge elle, se contente de déposer les personnes expulsées dans les griffes de l’ANR et rentre disant que tout s’est bien passé ! Et voilà le tour est joué, les chiffres peuvent être enregistrés.

A quand un grand cri d’indignation, à quand de véritables vérifications sur le terrain ? Le Home Office UK l’a fait, qu’en est-il de Maggie, Reynders et autres ?
De plus, lorsqu’on lit dans le document l’évocation de listes, cela ne rappelle-t-il pas les récits récents au 127bis, lorsqu’un "représentant de l’ambassade du Congo" est venu accompagné d’agents de l’Office des étrangers et du CGRA pour "identifier" les congolais à expulser. Certains dossiers personnels d’opposants sous le bras. Les ’laissez-passer" pré-remplis prêts à être signés ?

Extrait du document
Les agents sont invités à " Intensifier la rigueur » pour ​​découvrir ces combattants. Il ajoute : « Une certaine liste et les photos seront envoyés sans délai . "

Le document précise ensuite : " Le traitement réservé à ces personnes est claire : la torture et d’autres choses doivent être faites avec la plus grande discrétion Ces ordres doivent être exécutés de manière impeccable .. "

Outré-es ; choqué-es ; écoeuré-es ; dégoûté-es ; nous sentant littéralement violé-es dans notre humanité de devoir assister à de telles pratiques, nous exigeons un arrêt immédiat des expulsions si bien maquillées de "pays surs" de "au cas par cas" ou autre mascarades outrancières.
G

traduction de l’article du The Observer

[NL]

Op 15 februari 2014 onderging ze een derde poging tot uitzetting naar Congo, tegen haar wil. Vastgebonden in de staart van het vliegtuig en op haar zetel vastgehouden door een half dozijn flikken, huilde ze, geschokt door het geweld en wanhopig omdat ze een zieke vader moest achterlaten die ze waarschijnlijk nooit meer zou zien. (gtvo)

« Ze wordt gepijnigd, vastgehouden bij de arm. Ze kan onmogelijk bewegen. Men dreigt met het kussentje als ze niet kalmeert. », vertelt een passagier die duidelijk geshockeerd is door de gebruikte methodes aan Belga. Kreten overstemmen de getuigenis over de telefoon. (Belga)

Deze schokkende gebeurtenis in de pers bevestigt alleen maar de getuigenissen en de kreten om hulp die al maanden aan de kaak gesteld worden door mensen die zich om het lot bekommeren van de gevangenen in de gesloten centra, de mensen die tegen hun wil uitgezet worden, de mensen waartegen de autoriteiten op alle niveaus psychologisch en fysiek geweld gebruiken. Het doet er niet toe of het over de zeer gemediatiseerde Afghanen gaat, de Guineanen die niets meer durven zeggen of de Congolezen.

Op 15 februari 2014, niet toevallig op een vlucht van Brussels Airlines, zijn de passagiers geschokt door het tafereel... Maar het gebeurt vaak dat de passagiers onbewogen blijven tijdens uitzettingen, en zeker piloten, hostessen, stewards of ander personeel dat bij uitzettingen betrokken is. Wiens brood men eet... Deze keer heeft de persoon die werd uitgezet geschreeuwd en gehuild, maar zeer vaak zijn ze meegaand, zelfs sereen... onder invloed van kalmeermiddelen.
Op de vooravond van een uitzetting, dus zonder de minimale termijn te respecteren waarvoor iemand moet op de hoogte gebracht worden van haar of zijn uitzetting, wordt het doelwit in de isolatiecel geplaatst, vaak zonder bagage. Volgens verschillende getuigenissen krijgt de persoon er preventief kalmeermiddelen toegediend. De vreemdeling is ongewenst door een hardvochtig en onzinnig regime dat zelfs zijn eigen regels overtreedt. Zonder enige schaamte noch bij de Dienst Vreemdelingenzaken, noch bij de andere betrokkenen. De onverschilligheid is totaal, « verberg deze vreemdeling dat ik haar/hem niet meer zie ».

Deze keer heeft de uitzetting wat meer gerucht teweeg gebracht. Bedankt Micheline voor je moed, voor de durf om je te verzetten en veel moed toegewenst voor wat nog zal komen ! Want nu zullen ze je niet meer loslaten, je hebt een beroemde voorgangster die Semira heette. Zij ook wilde het geweld van de opsluiting en de uitzetting niet aanvaarden. En pas op, zij heeft het kussentje van dichtbij leren kennen, en jou hebben ze er al mee bedreigt !

Dit alles gebeurt tegen de achtergrond van de schokkende en ijzingwekkende onthullingen in de britse krant The Observer (zie HIER). Het artikel werd gepubliceerd op de dag na de uitzetting. Volgens de krant circuleert een ultra-geheim document bij de hoogste veiligheids- en politiechefs van de Democratische Republiek Congo. Daarin wordt gesuggereerd dat mensen die worden uitgezet uit 5 europese landen, waaronder België, het risico lopen op foltering bij de terugkeer in hun land van herkomst.
Het is ook interessant om uit te lichten dat Groot-Brittanië sinds twee jaar niet meer systematisch de Congolezen uitzet omwille van het vermoeden van schendingen van de mensenrechten in de DRC.
Maar België maakt zich geen zorgen, beter nog, ze organiseert « gegroepeerde » vluchten, waarbij elk geval individueel wordt onderzocht. Zowel autoriteiten als organisaties blijven doof voor de aanklachten die net hetzelfde aankaarten als wat in het artikel wordt vermeld. De richtlijn aan het adres van de veiligheids- en politiechefs in Congo geeft duidelijk aan dat de mensen die door Europa zijn uitgezet actief moeten worden opgespoord, aangehouden en « in alle discretie » gefolterd. En blijkbaar werkt het want die discretie komt goed uit voor al die niets wil horen ! Nochtans hebben heel veel stemmen deze courante praktijken, de aanhoudingen en de verdwijningen, aan de kaak gesteld ! De belgische escortes stellen zich tevreden met het uitleveren van de uitgezette personen in de klauwen van de ANR en gaan terug naar huis, alles is goed verlopen ! En voilà, de truuk heeft gewerkt, de cijfers tikken aan.

Wanneer komt die schreeuw van verontwaardiging, wanneer komt er een echt onderzoek op het terrein ? Het britse Ministerie van Binnenlandse Zaken heeft het gedaan, wat doen Maggie, Reynders en al die anderen ?
Meer nog, als men leest in dat document dat er lijsten worden opgesteld, komt dat dan niet overeen met de recente getuigenissen uit de 127bis, toen een « vertegenwoordiger van de ambassade van Congo » langskwam in het gezelschap van agenten van de Dienst Vreemdelingenzaken en van het Commissariaat-generaal voor de Vluchtelingen en de Staatlozen. Persoonlijke dossiers van « opposanten » onder de arm. Misschien ook met vooraf ingevulde « laisser-passer » klaar om getekend te worden ?

Uittreksel uit het document
De agenten worden opgeroepen om « de strengheid aan te scherpen » waarmee gezocht wordt naar « combattants ». Daarbij wordt « zonder verwijl een zekere lijst en foto’s doorgestuurd. »
Het document preciseert verder « De behandeling van deze personen is duidelijk : foltering en andere zaken moeten gedaan worden met de grootste discretie. Deze bevelen moeten op een onberispelijke manier worden uitgevoerd... »

We zijn geschokt, verontwaardigd, misselijk ; we voelen ons letterlijk verkracht in onze menselijkheid door deze praktijken. We eisen de onmiddellijke stopzetting van de uitzettingen van « geval per geval » naar zogezegd « veilige landen » en andere onvoorstelbare maskerades.
G

het artikel in The Observer


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