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[Anvers ] Des néonazis dans la manifestation Pegida. Aucun problème

posté le 28/04/16 par - Mots-clés  antifa 

Il nie tout contact avec l’extrême droite. Ce samedi à Anvers, « Pegida Vlaanderen » défilait. Identifiés par Verzet, notre partenaire flamand, des néonazis manifestaient pourtant avec ce mouvement anti-musulmans. Dont des Autonome nationalisten et de l’Aryan Strikeforce Netherlands – Flanders, le nouveau groupe de Blood & Honour-Combat 18 (« Combat Adolf Hitler ») -

A l’occasion de son défilé anversois de ce samedi, tout comme Verzet l’a fait, le journal Gazet van Antwerpen (GvA), sur deux pages consacrées à Pegida Vlaanderen, a mis l’accent sur les connections de ce mouvement avec le Vlaams Belang et le Voorpost. Le premier est le parti d’extrême droite flamand bien connu, le second est un « groupe d’action nationaliste » pur et dur qui en fut l’un de ses fondateurs en 1978. Pegida Vlaanderen est quant a elle, la section flamande des « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident » (Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes, soit les initiales PEGIDA), un mouvement apparu en Allemagne en 2014 et qui depuis lors s’est développé dans d’autres pays.

Vlaams Belang et Voorpost

Concernant les liens de Pegida Vlaanderen avec l’extrême droite, Kristof De Smet, son porte-parole, les a démenti dans le quotidien flamand par une pirouette autour d’un aveu : « J’ai moi-même été actif au sein du Vlaams Belang à Heist-op-den-Berg. Je faisais partie de la direction locale du parti. Mais quand je suis devenu porte-parole de Pegida Vlaanderen, j’ai renoncé à mon mandat. Je trouvais que les deux fonctions ne pouvaient pas être combinées ». Si l’affirmation est correcte, il n’a cependant jamais motivé politiquement le « ne pouvaient pas être combinées ».

Lors de sa démission comme membre de la direction du VB de cette petite commune, Kristof De Smet affirme l’avoir quitté car il avait « trop à faire » avec ses activités au sein de Pegida.

L’article de Gazet van Antwerpen informe aussi de ses liens avec le groupe Voorpost. Il est écrit : « Tout qui souhaite soutenir financièrement Pegida Vlaanderen peut, selon le site web, verser de l’argent sur le compte de Huizen van Vlaamse Solidariteit, une organisation de bienfaisance qui fonctionne au sein du Voorpost. Les numéros de comptes sur les sites du Voorpost et de Pegida Vlaanderen sont identiquement les mêmes ». Kristof De Smet déclare alors pour couper court : « Cela doit encore être modifié. Pegida Vlaanderen dispose depuis un mois et demi de son propre numéro de compte bancaire. Nous sommes des organisations totalement différentes ». L’information de défense est fragile.

En effet, sans le soutien logistique du Voorpost, Pegida Vlaanderen n’existerait pas, et encore moins sans le consentement de Filip Dewinter, le chef du Vlaams Belang en général, de sa tendance radicale en particulier. Une tendance composée notamment de militants flamands membres à la fois du VB et de Voorpost.

Pegida et extrême droite, c’est kif-kif

« Selon nos homologues de l’Anti-Fascistisch Front (AFF), Pegida n’est rien de plus qu’un mouvement fasciste de demi et de vrais néonazis », poursuit Gazet van Antwerpen. Que Pegida soit un « mouvement fasciste de demi- et de vrais néonazis » ne correspond pas non plus. Par contre, Pegida ne voit aucun problème à ce que des néonazis défilent dans ses manifestations de rue.

Le journal Gazet van Antwerpen met en avant une photo que Verzet / AFF avait déjà publiée. Elle montre Kristof De Smet, dans un café, avec Tomas Boutens, le leader du groupe BBET, dissidence violente de Blood and Honour [voir les articles de RésistanceS.be sur BBET ici], ainsi que son amitié Facebook avec le néonazi gantois Marc P. A ce sujet, le dirigeant flamand de Peigna avouera ce samedi dans les colonnes de GVA : « J’ai en effet rencontré quelques fois Tomas Boutens lors de manifestations. Après une de celles-ci, nous avons atterri au café, et des photos ont été prises. À ce moment-là, je ne savais pas qui était exactement Tomas Boutens ».

Ceci est bien entendu difficilement vérifiable. Mais Kristof De Smet est fort peu crédible lorsqu’il dément que Pegida est lié au Vlaams Belang. Il déclare : « Lors de la manifestation d’aujourd’hui aucun mandataire du Vlaams Belang ne prendra la parole ». C’est correct, mais ce que Kristof De Smet ne dit pas, et que le journal Gazet van Antwerpen n’écrit pas non plus, c’est que lors des deux dernières manifestations de Pegida, ce ne sont pas moins de quatre membres du parti d’extrême droite flamand qui avaient pris la parole : le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken, le 16 novembre 2015, Hilde De Lobel, Chris Janssens et Filip Dewinter, le 9 janvier de cette année.

Autonome nationalisten, Hitler et Aryan Strikeforce

À propos de la présence de néonazis lors d’actions publiques de Pegida Vlaanderen, le journal antifasciste Verzet l’avait déjà révélé, à plusieurs reprises, il y a deux ans d’abord, l’année passée ensuite. Ce samedi, cela a été à nouveau le cas. A ce propos, dans GvA de ce samedi 23 avril, Kristof De Smet a affirmé : « Nous ne pouvons simplement pas empêcher ce genre de personnes de participer à nos manifestations. Nous tenons cependant un peu à l’œil qui est là au départ, mais si des personnes se joignent au cortège en cours de route, nous ne pouvons rien faire ».

Et qui se pavanait ce même samedi sur la place anversoise Henrik Conscience, avant le départ de la manifestation de Pegida ? Lieven Vanleuven, connu aussi sur Facebook sous le nom de « Jeanke Smets », un des piliers du groupuscule néonazi des Autonome Nationalisten Vlaanderen (ANV) que RésistanceS.be avait repéré, le 27 mars dernier, lors des incidents violents à la Bourse de Bruxelles commis par des hooligans néonazis [voir notre article : L’extrême droite au coeur des incidents à la Bourse ce dimanche]. Il était déjà devenu une « star médiatique » depuis son attaque contre la journaliste de la VRT Danira Boukhriss. Quand fut faite cette agression ? Durant la manifestation de... Pegida à Gand, l’année passée, où Vanleuven défilait avec ses amis du mouvement NATION. RésistanceS.be et Verzet avaient démasqué, en janvier dernier, le même Lieven Vanleuven comme quelqu’un qui aime se balader avec le portrait d’Adolf Hitler dans un cadre nostalgique. C’était notamment à l’occasion de la fête païenne du Solstice d’hiver organisée par « ses camarades » du mouvement des Nationalistes autonomes de Wallonie [voir ici].

Ce samedi à Anvers, d’autres nervis néonazis des ANV étaient encore présents au défilé de Pegida. C’est le cas du chef-dirigeant des ANV - et repris de justice - Christian Berteryan. En contact avec les francophones de NATION, les ANV le sont aussi avec la section flamande et hollandaise de l’Aryan Strikeforce (AS), le nouveau nom de Blood and Honour- Combat 18 (B&H-Combat Adolf Hitler). L’un de ses membres s’affichait même ouvertement avec un t-shirt de l’AS durant la manifestation, à quelques mètres du porte-parole de Pegida Vlaanderen, alors interviewé par la chaine de télévision VTM (voir notre illustration ci-dessous).

Un autre néonazi présent sur la place Hendrik Conscience était reconnaissable avec sur son crâne un tatouage représentant le « soleil noir » nazi. Pour rappel, d’après Kristof De Smet, Pegida Vlaanderen tient « un peu à l’œil qui est là au départ » de ses cortèges. L’accent est clairement mis sur le « un peu » (sic).

VERZET / AFF
Traduction : Chris Verboom / Adaptation française : Simon Harys / RésistanceS.be

http://resistances-infos.blogspot.fr/2016/04/des-neonazis-dans-la-manifestation.html


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Commentaires
  • http://aff.skynetblogs.be/archive/2016/04/23/neonazi-s-bij-pegida-betoging-geen-probleem.html

    NEONAZI’S BIJ PEGIDA-BETOGING. GEEN PROBLEEM

    Pegida - Antwerpen 23 april 2016 - Lieven Vanleuven.JPGAutonome Nationalisten - Lieven Vanleuven - Tussenstop op weg naar Joelfeest 2015.jpgWie Gazet van Antwerpen-lezer is en niet wist dat Pegida Vlaanderen ‘s namiddags in Antwerpen zou betogen, wist het zaterdagmorgen bij het openen van zijn/haar lijfkrant. Over bijna twee volle bladzijden gespreid werd er Pegida Vlaanderen geportretteerd. De krant deed daarvoor eigen onderzoek, putte uit de Pegida-artikels op deze blog, en ging praten met woordvoerder Kristof De Smet.

    Zoals ook wij zaterdag deden, wijst Gazet van Antwerpen op de verwevenheid van Pegida Vlaanderen met het Vlaams Belang en Voorpost. Pegida Vlaanderen-woordvoerder Kristof De Smet ontkent in de krant : “Ikzelf ben actief geweest bij Vlaams Belang in Heist-op-den-Berg. Ik zat in het plaatselijk bestuur van de partij. Maar toen ik woordvoerder van Pegida Vlaanderen ben geworden, heb ik dat mandaat opgegeven. Ik vond dat beide functies niet te combineren waren.” Dat klopt. Alleen heeft hij dat "niet te combineren" nooit politiek gemotiveerd. Bij zijn ontslag als bestuurslid van het Vlaams Belang in Heist-op-den-Berg zei Kristof De Smet zijn ontslag te hebben gegeven omdat hij het “te druk” had met zijn Pegida-activiteiten.

    Gazet van Antwerpen ziet verder veel overlap met Voorpost. “Wie Pegida Vlaanderen financieel wil steunen, kan volgens de website geld storten op de rekening van Huizen van Vlaamse Solidariteit, een liefdadigheidsorganisatie die binnen de schoot van Voorpost werkt. De rekeningnummers op de sites van Voorpost en Pegida Vlaanderen zijn dan ook identiek dezelfde”. Kristof De Smet : “Dat moet nog aangepast worden. Pegida Vlaanderen heeft sinds anderhalve maand een eigen bankrekeningnummer. Wij zijn totaal verschillende organisaties.” Mja. Zonder de logistieke ondersteuning van Voorpost zou Pegida Vlaanderen niet bestaan, en zonder de zegen van Filip Dewinter evenmin (denk maar aan de Pegida-actie aan de Moslimbeurs vorig jaar in Antwerpen die afgelast moest worden om het Vlaams Belang er te laten protesteren).

    “Volgens de extreem-linkse tegenpolen van het Anti-Fascistisch Front (AFF) is Pegida niet meer dan een fascistische beweging van halve en hele neonazi’s”, vervolgt Gazet van Antwerpen. Dat is er tweemaal over. Wij herkennen ons niet in het etiket “extreem links”, maar goed. Als tégen neonazi’s en het Vlaams Belang zijn, kritisch staan tegenover de N-VA en bijvoorbeeld het geld voor nieuwe gevechtsvliegtuigen liever zien gebruiken voor investeringen in jobs, onderwijs en klimaatmaatregelen “extreem links” is, dan is dat maar zo. Dat Pegida “een fascistische beweging van halve en hele neonazi’s” zou zijn, klopt evenmin en hebben wij nooit geschreven. Wél heeft Pegida er geen probleem mee dat neonazi’s mee met hen opstappen (maar daarover zo dadelijk meer).

    Gazet van Antwerpen haalt een foto aan die wij eerder publiceerden met Kristof De Smet op café met Tomas Boutens, de leider van de Blood and Honour-groep BBET, en Kristof De Smets Facebookvriendschap met de Gentse neonazi Marc P.. “Ik heb Tomas Boutens inderdaad een paar keer ontmoet tijdens manifestaties”, zegt Kristof De Smet daarover. “Na zo’n actie zijn we op café beland, en toen zijn er foto’s gemaakt. Op dat moment wist ik niet wie Tomas Boutens precies was.” Dat is natuurlijk moeilijk te verifiëren. Maar erg geloofwaardig is Kristof De Smet niet als we zien hoe hij ontkent dat Pegida Vlaanderen het Vlaams Belang steunt.

    Kristof De Smet : “Op de manifestatie vandaag zal geen enkele VB-mandataris een toespraak houden.” Dat klopt. Eén van de sprekers zaterdag was Rob Verreycken, ex-mandataris van het Vlaams Belang omdat hij zich onmogelijk maakte als parlementslid en niet meer op een Vlaams Belanglijst mag staan. Wat Kristof De Smet er bij had kunnen vertellen, maar natuurlijk niet deed, is dat bij de twee laatste Pegida-manifestaties in Antwerpen maar liefst vier Vlaams Belang’ers een toespraak mochten houden. Vlaams Belang-voorzitter Tom Van Grieken op 16 november vorig jaar ; Hilde De Lobel, Chris Janssens en Filip Dewinter op 9 januari dit jaar.

    Over de aanwezigheid van neonazi’s bij Pegida-manifestaties hebben we al een paar keren geschreven (twee jaar geleden, vorig jaar) en moeten we nu opnieuw berichten. Wat zei Kristof De Smet daarover zaterdag 23 april in Gazet van Antwerpen ? “We kunnen dat soort mensen nu eenmaal niet verhinderen om naar onze manifestaties te komen. We houden wel een beetje in het oog wie er opdaagt, maar als mensen zich onderweg aansluiten, kan je daar niks tegen beginnen.”

    En wie stond er diezelfde zaterdag te pronken op het Hendrik Conscienceplein vóór de start van de Pegida-betoging ? Lieven Vanleuven (foto 1), na zijn uithaal naar VRT-journaliste Danira Boukhriss bij de Pegida-manifestatie in Gent vorig jaar even een mediabekendheid. Lieven Vanleuven die door ons ontmaskerd werd als iemand die graag dolt met het portret van Adolf Hitler. Als foto 2 nog een andere foto van Lieven Vanleuven met de Führer, foto niet ouder dan van 26 december 2015. Lieven Vanleuven was overigens niet de enige van de Autonome Nationalisten dol op Adolf Hitler bij de Pegida-manifestatie zaterdag, maar omwille van zijn uiterlijke en kledij de opvallendste.

    Om het nu niet over de zaterdag eveneens aanwezige Christian Berteryan te hebben, er waren bij de Pegida-manifestatie in Antwerpen zaterdag ook meerdere leden van de nieuwe Blood and Honour-groep Aryan Strikeforce, Netherlands - Flanders. Eén van hen liep zelfs openlijk met een T-shirt van deze Blood and Honour-groep (strekking Combat 18) mee in de betoging, met zowel een opdruk langs de voor- als langs de achterkant van zijn T-shirt (foto, Kristof De Smet met deze Blood and Honour’er samen in beeld in het VTM Nieuws vanaf 25"). Een andere neonazi op het Hendrik Conscienceplein was te herkennen aan de Zwarte zon die hij op zijn hoofd heeft laten tatoeëren (foto). Volgens Kristof De Smet houdt Pegida “een beetje in het oog wie er opdaagt”. De nadruk ligt duidelijk op “een beetje”.

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