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Atenco à la Ferme Larock

posté le 30/05/13
lieu : Ferme Larock
adresse : Rue duchêne, 12, 4120 NEUPRE

04/372 04 75
Mots-clés  économie  Mexique  Peuples natifs  projection / débat / concert 

Aux personnes, groupes, collectifs, organisations, syndicats et à touTEs
ceLLEux qui dans leurs luttes et résistances font une place à la
solidarité, présents :

Compagnes et compagnons, nous voulons par la présente vous communiquer ce
qui suit :

Nous, Ignacio del Valle, du Front des Peuples en Défense de la Terre
(FPDT) (organisation paysanne en résistance pour défendre ses terres à San
Salvador Atenco, dans l’État de Mexico) et “La Resistencia D’Mexico”
(groupe musical qui travaille depuis 20 ans dans les luttes sociales et
politiques au Mexique, dont le soulèvement zapatiste en 1994, le mouvement
étudiant pour une éducation gratuite à l’UNAM, Atenco, le mouvement des
enseignants de la CNTE , les luttes ouvrières comme celle du syndicat
mexicain des électriciens, Yo Soy #132 et la réalisation du festival
international de rue “Cervantino”), serons du 1er mai au 15 juillet 2013
dans des endroits de lutte et de résistance en Europe. Nous voulons être
avec des gens qui, comme nous, travaillent chaque jour pour construire une
réalité meilleure. Nous voulons leur serrer la main à elles et à eux, les
embrasser. Nous voulons les remercier pour le moment donné, les regards et
les paroles de force et d’encouragement. Nous voulons les voir, les
entendre et partager avec eLLEux nos expériences et 20 ans de musique.
Nous voulons réjouir les cœurs.

Nous voulons aussi vous faire savoir que de ces cheminements nous
réaliserons un documentaire intitulé “D’Atenco à la Mésopotamie en passant
par l’Europe” pour le présenter au mois d’août à la fête qui se célébrera
au moment, à l’endroit et pour la raison que vous savez.

Nous sollicitons donc votre soutien pour réaliser des rencontres et des
événements dans l’Union européenne ete n Turquie, là où nous pouvons
apporter notre parole, renforcer notre lutte et notre communion de
résistances, car nous avons appris que la distance n’est pas du tout quand
notre résistance est liée à la recherche d’un monde de justice et de
liberté.

Nous en profitons pour vous envoyer des salutations et des embrassades du
le Mexique combatif et digne où nous nous sommes souvent rencontrés.

Bien à vous,

Ignacio del Valle Medina, du Front populaire pour la défense de la Terre
Eleazar Ruiz Hernández, pour la Resistencia D’Mexico

larock
Jeudi 6 juin Ferme Larock à Rotheux
18h Projection : Rompre le cercle VO sous-titrée en français -
Canalseisdejunio Promedios 2006
19h souper sympa, pas cher
20h rencontre avec Ignacio Del Valle du FPDT
21h concert du groupe La Resistencia d’Mexico - prix libre


Atenco : de nouveau l’aéroport

De nouveau la menace de l’aéroport… Atenco, un village qui ne se résigne
pas à mourir face au projet “ville future” d’Enrique Peña Nieto.

Gloria Muñoz Ramírez
http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2013/04/13/10567616-atenco/

— -
San Salvador Atenco, Etat de Mexico. Le chemin traverse une vallée de
nopals et de champs semés de maïs, sur l´autre rive de ce qui fut un temps
le lac de Texcoco. “De la chapelle de La Purisima jusqu’où portent votre
regard, c est ce qui est compris par le nouveau projet” nous montre Adán
Espinoza, désignant du doigt, depuis la colline de Huatepec, les terres
désignées sur les cartes du mégaprojet "Ville Future", la nouvelle menace
qui plane sur la région et qui d’ après les habitants, serait une espèce
de Santa Fe incluant projets immobiliers, méga-industrie et évidemment, un
aéroport, l’affront le plus fort pour les villages de la région.

Hortensia Ramos, professeure originaire de village de Nexquipayac [un des
villages de la municipalité d’Atenco], accompagne également notre
traversée des champs de nouveau disputés. Hortensia et Adán sont tous les
deux membres du Front des Villages en Défense de la Terre (FPDT),
l’organisation emblématique qui s’est opposée en 2001 à la construction d
un aéroport á San Salvador Atenco, qui les auraient expropriés de leurs
terres. En 2002 le Front gagna la première bataille et réussit, grâce a la
mobilisation, à obtenir l’annulation du décret d’expropriation.
Aujourd’hui, plus de 12 ans après cette victoire, la menace revient planer
sur leur territoire.

Ce projet est "pire que le précédent", nous avertissent de leur coté les
ejidatarios# Marcial Ramírez, David Pájaro et Santiago Medina. En 2001,
nous indique Jorge Oliveros, un autre ejidatario qui s’est maintenu en
résistance ces 12 dernières années, "ils nous ont ignoré, menacé et
divisé. Aujourd’hui ils veulent recommencer". Avec la cause aggravante,
avertit-il, de ce que "aujourd’hui le projet est plus ambitieux. En 2001
c’était 1100 hectares qu’ils voulaient nous spolier. En 2013, le projet
tel qu’il est présenté par l’entreprise ICA concerne 1500 hectares de San
Salvador Atenco", sur un total de plus de 15 000 hectares, comprenant tout
ce qui fut le rivage du lac de Texcoco, a l’est de la ville de Mexico.

La différence avec le projet antérieur, indique-t-il, "est qu’ils ne se
montrent pas. Ils envoient des gens de notre propre communauté faire des
menaces. D’un million 400 000 pesos par hectare qu’ils offraient il y a un
an, aujourd’hui l offre est passée à un million 750 000 pesos". Le plan,
mis en œuvre maison par maison, est de dire aux ejidatarios que tout est
déjà vendu et qu’il ne manque plus qu’eux : "ils présentent des cartes où
ils disent que les ejidatarios ont déjà cédé leurs documents et qu’ils
sont en procédure de vente. Mais c’est faux. Ce n’est qu’une minorité qui
a fourni les documents, cela concerne environ 50 hectares, qui n’ont même
pas été encore vendus".

Le récit du paysan Delfino Martínez vient étayer ce scenario complexe. "
Nos enfants veulent vendre, c’est la vérité. Ici dans le village, il y a
des personnes qui s’organisent et qui cherchent á convaincre. Ce sont des
intermédiaires, ils nous connaissent, nous approchent et nous disent
"allez, vends, tout le monde est en train de vendre". Moi ca m’énerve de
voir à quel point ils sont cons. Moi ils m’offrent un million 700 000
pesos par hectare, mais j’ai 8 enfants, si je vends, sur quel terrain
vont-ils construire chacun leur maison ? Ils n’auront ni où vivre, ni d’où
cultiver pour manger. Il y en a beaucoup qui se pressent pour vendre, mais
malheureusement ils vont se retrouver sans terrain, "sans argent, sans
terrain et sans rien".

Une lutte qui n’en finit pas

Trinidad Ramirez, plus connue sous le nom de Trini, elle aussi figure
emblématique de la lutte d’Atenco et de la solidarité avec les autres
mouvements sociaux du pays, avertit que "les déclarations du gouvernement
fédéral nous poussent de nouveau à la lutte pour la défense de la terre,
que nous n’avons jamais abandonné. Cela nous pousse à dire de nouveau que
nous sommes debout, nous ne nous sommes pas rendus, car la terre se défend
toute une vie durant".

"Nous, nous dit Trini, il y a 12 ans nous avions dit : "est-ce que le
gouvernement nous a posé la question si nous voulions vendre la terre ?
C’est pour cela qu’aujourd’hui le gouvernement a appris á poser la
question. Ils disent aux paysans : « vous voulez vendre vos terres ? ». Mais
nous aussi, nous avons appris. Nous avons appris qu’il ne s’agit pas
seulement de la terre, mais aussi de la sauvegarde de nos coutumes et de
nos racines".

Depuis 2002, explique Jorge Oliveros, au moment où le projet d’aéroport a
été annulé, "nous autres nous savions qu’ils n’allaient pas enlever leurs
pattes de là et qu’ils continueraient à être aux aguets. En 2003 et 2004
ils ont commence à réaliser des travaux qui étaient prévus par le projet
précédent. Ils ont réalisé les voies de communications secondaires, ils se
sont appropries de l’eau des sources de la montagne, ils ont commencé à
privatiser les comités en charge de l’eau potable. A Texcoco nous n’avions
pas d’hôpital, mais ils ont valide la construction d un hôpital régional,
ils ont fait des bretelles d’accès et le circuit routier extérieur de
l’Etat de Mexico, c’est à dire que les œuvres secondaires ont continué à
être réalisées parce que leur intention ne s’est jamais éteinte."

David Pajaro, natif d’Atenco et lui aussi ejidatario en plus d’être
ingénieur agronome, signale que sur internet est détaillé le projet
"Mexico, ville future", qui comprend trois croquis qui montrent que le
village d’Atenco perdrait la totalité de sa surface ejidale. "Pour ce que
nous en avons vu", explique-t-il, "cela va de nouveau de la rive de la
rivière Chimalhuacán jusqu’aux abords de Chiconautla. Tout ce qui est
connu comme le rivage de Texcoco. « On parle d environ 25 communautés
affectées, sur une superficie de 7 000 hectares ».

Division, affrontements et désintégration entre ceux qui ont déjà vendu

La municipalité d’Atenco est composée de cinq villages : Salvador Atenco,
San Francisco Acuexcomac, Zapotlán, San Cristóbal Nexquipayac et Santa
Isabel Ixtapan. Les deux derniers villages, nous indiquent les ejidatarios
interviewés, ont commencé à vendre leurs terres il y a plus d’un an.
Ixtapan a vendu 500 hectares et Nexquipayac, 360. Le quartier Francisco I.
Madero, 40 supplémentaires. Toutes ces terres entourent les terres du
village de San Salvador, qui constitue l’ejido le plus important, avec 958
ejidatarios.

Hortensia Ramos indique que dans son village, Nexquipayac, ils commencent
à ressentir les séquelles de la vente : "Le fait que tu aies reçu de
l’argent se voit. Ils ont commencé à refaire leur maison, à s’acheter une
moto, mais l’argent leur file entre les doigts, et maintenant ils n’ont
plus ni terres ni économie".

L’argent, dit-elle, "c’est vraiment comme la queue du diable. Ca cause des
divisions. Dans la même famille ce qu’il se passe c’est que le grand-père
qui a reçut un million de pesos doit le repartir entre les enfants et les
neveux. Et apparaissent déjà les cas où les héritiers ne sont pas d’accord
entre eux et commencé la bataille entre eux, et la désintégration des
familles. Cela, les gens qui vendent ne le voit pas, mais c est ce qui se
passe. Ce qui est arrivé aussi, c’est une vague de vols et de
séquestrations incroyable. Un truc qui n’existait pas dans cette
communauté, et qui la aussi une conséquence directe de la vente des
terres, car il y a eu pas mal d’argent d’un coup et ça s’est su."

"C’est pour ça", expriment tous les interviewés, "que dans le village
d’Atenco on ne va pas vendre les terres".

traduction Siete Nubes.

— 


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