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Belga devient un média alternatif

posté le 20/02/14 par Souriceau Mots-clés  médias  économie 

L’Agence de presse belge Belga, a appris une triste nouvelle aujourd’hui. En effet, elle risque de gagner en indépendance financière et donc peut-être en indépendance tout court.

Le drame

L’agence qui diffuse ses brèves via un abonnement très cher et payé par tous les patrons de presse, va voir ses revenus sacrément diminués !
Le sénat a décidé de montrer l’exemple de l’austérité et donc de ne plus payer ses 380 000 € annuels, mais de baisser son abonnement à seulement 40 000€. Sachant que le Sénat accorde par ce fait la plus grosse rentrée d’argent de l’Agence sans compter la Chambre, les Parlements Wallons, Flamands et Bruxellois.
Les licenciements sont de mises et risquent de rendre leur liberté à bon nombre de journalistes, 6 sur 20, selon La Libre.

Hans , le directeur général se sent consterné et démuni :
« Mais comment allons-nous faire maintenant ? C’est le Sénat qui nous filait tous les tuyaux, puis chercher des informations, on sait pas faire, on ne faisait que reproduire les communiqués de presse de l’Etat, je ne peux pas me permettre d’envoyer mes journalistes sur le terrain. Vous les imaginez comme ça, dans la ville, à parler aux gens, ou pire aller voir ce qui se passe ? Heureusement tout n’est pas perdu nous avons toujours les rapports de police, qui nous permettent d’être repris par bon nombre de journaux. »

Sans locaux

On apprend également, que l’agence risque de se retrouver sans locaux. Le Parlement propose de les loger. Des membres de la rédaction ont accepté de témoigner.
Jean-Pierre, Luc et Saskia se retrouvent à la rue :
« On est dans la merde, moi j’avais lâché ma famille, mon appart, et je vivais dans mon bureau », s’exclame Luc. « Je me devais d’être au bureau H24, on est appelé à toute heure par le gouvernement pour une info cruciale, que l’on se doit de porter immédiatement aux rédactions des journaux belges. Ensuite, on est appelé à nouveau pour le debrief. »
Saskia nous explique : « Le debrief, c’est simple, on fait de la veille, on s’assure que les journaux ont bien repris notre info, l’ont traité comme il se doit, et on fait un retour au Sénat ».
« Une fois, raconte Jean-Pierre, j’ai même été félicité personnellement par Maggie ! C’était y a pas si longtemps, quand j’ai réussi à véhiculer partout que ses résultats et sa politique était spectaculaire, que grâce à elle, les demandeurs d’asile se faisaient moins nombreux dans notre pays. C’était un des plus beaux jours de ma vie. »

Un appel à solidarité

Aujourd’hui les membres de la rédaction de l’Agence Belga espèrent fortement être relogés par le Parlement.
Anita, Marketing & Sales Director , dénonce tout de même ce coup de force :
« Avec tous ces bâtiments vides dans Bruxelles, ils sont pas foutus de nous reloger correctement ! On va faire un appel aux citoyens, afin d’être soutenus, on peut pas nous laisser comme ça ! »

Mais leur plus grosse crainte, c’est cette indépendance financière, Lieven témoigne :
« On n’a jamais informé la population, c’est pas notre boulot ! Et là on sent qu’on tend vers quelque chose comme ça, c’est la mort des médias... »


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