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"Belgium : 3 years, South Africa : 2 days"

posté le 01/03/13 par G Mots-clés  répression / contrôle social  réflexion / analyse 

Comparaison n’est pas raison, mais quand même...

Vous avez certainement lu, voire vu la vidéo (désormais inaccessible) de cette énième brutalité de policiers qui ont tué une personne nue dans une cellule de commissariat (Mortsel). Cette brutalité n’est en soi hélas, pas plus remarquable que toutes les autres, si ce n’était la mort de la victime. Les suites, ou plutôt non-suites, qui lui ont été réservées sont elles, très révélatrices. Cette inertie ou mascarade pro-active mise au grand jour nous lève un tout petit coin du voile. Il s’avère actuellement que la plainte au pénal visant des psychiatres, des médecins et des policiers a fait l’objet d’un classement sans suite !!
Il s’agit là de la manière ordinaire en Belgique, de "suivre" les plaintes à l’encontre des forces de l’ordre. Pas compliqué par la suite pour le Comité P de faire valoir des chiffres peu élevés, voire en diminution en ce qui concerne les plaintes contre les forces de l’ordre, et pire, conforter tous ces maltraitants dans leur agissements se sachant bien couverts (peut-être incités ?).

Cependant, ce coup-ci, il va falloir faire semblant d’agir et donc, une fois cette affaire révélée "à la télé" par des images montrant les derniers instants de la victime au commissariat, il a été décidé de la réouverture d’une enquête trois ans après les faits.

Ahhh, et même soudain le procureur d’Anvers Herman Dams est dans le collimateur après que le procureur général Yves Liégeois lui ait reproché d’avoir caché qu’il était intervenu dans cette affaire... ai-je bien lu, le reproche est sur le fait de cacher l’intervention ? Bref, inutile d’expliciter que cette "affaire", entendez ce meurtre, ait été étouffée, les forces de l’ordre protégées et pire, les victimes laissées dans leur souffrance "comme d’habitude" chantait l’autre.

Mais bonnes gens, tranquillisez-vous, la ministre de l’Intérieur a demandé l’ouverture d’une enquête ! et la police veille déjà :
"Pour le moment, les membres de cette unité spéciale d’intervention continuent de travailler, leur unité fonctionne toujours normalement", a déclaré Veerle de Vries, porte-parole de la police locale d’Anvers. Voilà qui est rassurant !

La triste actualité nous force ici à une comparaison, voyez plutôt :

"Afrique du Sud : huit agents arrêtés après le meurtre d’un Mozambicain"

La police des polices sud-africaine (IPID) (notre comité P) a ouvert une enquête après le décès d’un chauffeur de taxi mozambicain, arrêté pour une infraction, puis menotté à un véhicule de police qui l’a traîné dans les rues.
Les faits ont été filmés par un passant. Une demi-douzaine de policiers en uniforme, dont l’un brandissant son arme de service sans précaution, sont très visibles sur cette vidéo diffusée à la télévision. Le jeune chauffeur, est mort ensuite en détention. Il aurait aussi été tabassé dans sa cellule.
Les policiers coupables ont été mis à pied et arrêtés, vendredi (deux jours après), en Afrique du Sud, où la police est sous le feu des critiques pour sa violence et son manque de respect des droits fondamentaux.
"Les huit policiers ont été arrêtés dans les locaux du commissariat de Benoni", a indiqué dans l’après-midi un porte-parole de la police des polices, Moses Dlamini (IPID). Il seront présentés lundi à un juge. Le chef du commissariat a, pour sa part, été relevé de ses fonctions et muté pour ne pas compromettre l’enquête.
Aux dernières nouvelles ils sont accusés de meurtre.

Légère différence dans l’attention portée au meurtre d’une victime par les forces de l’ordre en Afrique du sud et en Belgique...


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