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***Ceci est un appel du collectif ShiftCore de BruxelleS***

posté le 05/12/13 par ShiftCore Mots-clés  médias  alternatives  art  genre / sexualité 

Chères alternatives, dames des souterrains et garçons sensibles,

nous sommes à la recherche de lieux pour accueillir les activités et/ou les participantEs à la deuxième édition du ShiftCore qui se déroulera à Bruxelles du 5 au 12 juillet 2014.

Shiftcore, c’est quoi ? <<<
C’est un événement sur une semaine qui met en place de façon autogérée un environnement de travail pour se former et produire seulE ou en équipe des sons, vidéos ou autres disciplines qui titillent nos sens. C’est un moment de partage d’outils, de savoirs techniques et d’entraide à la réalisation de production audiovisuelles dans un esprit d’autoformation, d’autogestion et de volonté radicalement participative.
En bref, le Shiftcore sera ce que tu en feras, baby.

Les rencontres Shiftcore se tiennent en non-mixité transpédégouine. Il nous semble important de créer une culture qui nous est propre. La non-mixité transpédégouine établit un cadre qui nous évite de devoir nous justifier sur des concepts tels que les sexualités non-hétéronormées ou les genres fluides. Il ne s’agit pas d’imposer de nouvelles normes mais de créer un espace « safe » en dehors des diktats de la culture dominante, hétérosexiste, patriarcale, raciste, autoritaire, mais aussi en dehors des conventions LGBT commerciales. Ici, être transpédégouine coule de source, à l’instar de l’hétéronormativité qui règne partout ailleurs.

Lors de la première rencontre qui eût lieu à Grenoble en juin 2013, nous étions entre 40 et 60 personnes. Nous nous attendons à être plus nombreuses cette fois-ci. Pour le bon déroulement de nos activités, nous aurions besoin d’un lieu central qui regrouperait l’espace d’accueil (permanence, affichages, etc.), le lieu de vie (cuisine, bar, salle à manger, infokiosques, salle de réunion et de détente, et plus si affinité, par exemple : sleep-in, friperie, dressroom, local maquillage, lieux de travail-ateliers, local internet et hacklab, etc.). En plus de cela et selon le nombre de participantEs, nous aurions besoin de lieux de tournage et de montage-bidouillage-bricolage-rigolage, réalisation de décors, friperie, dressroom, local maquillage, entreposage de matos, d’autres espaces de logement (pour accueillir de 2 à 20 personnes, du 4 au 13 juillet, tout est possible selon vos envies et vos moyens).

Nous fonctionnons de façon totalement bénévole, collective et indépendante (sans sponsors ni subventions) et nous gérons le budget de la rencontre à l’aide d’un prix libre et de soirées de soutien.

Pour nous faire vos propositions : contact@shiftcore.org

Pour plus d’informations, vous pourrez consulter le site (en construction) : http://www.shiftcore.org


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Liste des documents liés à la contribution
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Commentaires
  • 6 décembre 2013 10:40, par un passant

    votre truc de la non mixité est passablement lourd à digérer pour les non "transpedegouine" qui ne se sentent pas particulièrement "hétéronormés" ... à reproduire des séparation de genre de la sorte vous ne faites que reproduire le problème qui est celui de la discrimination et du jugement sur les préférences sexuelles. Qu’ai je de "normal" si je suis hétéro "d’habitude" ... est-ce que la rencontre avec ceux qui ne sont pas "hétéro d’habitude" n’est pas un enrichissement pour tous dès lors que le cadre le permet avec le respect et l’ouverture d’esprit nécessaire ? Rien ne vous empêcherait d’affirmer le coté transgenre de l’évènement, sans exclure spécifiquement qui que ce soit, parceque justement la notion de genre n’est plus adéquate ...
    Et cet argument des "sempiternelles justifications" face aux hétéro est un peu légère, voire contreproductive, puisque c’est justement cette relation avec "d’autres" qui fini par vous définir en tant que groupe. Dommage que vous finissiez par vous "laisser définir" par ceux qui vous jugent "différents" alors qu’on pourrait au contraire affirmer l’indifférence des préférences sexuelles dans la construction militante d’un monde meilleur.
    mais soit...
    Par ailleurs vos exigence en terme de lieu et d’infrastructure sont difficiles à rencontrer si vous gardez ce critère d’exclusion : à moins de trouver un collectif "transpedegouine" ayant déjà ce genre de lieu à disposition, difficile de s’intégrer dans un lieu déjà habité par d’autres qui ne se sentent pas tous "transpédégouine" ... (pfff mais quelle étiquette tout de même... vous faite des stickers avec ? )
    Donc, j’avais bien une idée ou l’autre pour un lieu correspondant pour ce genre d’atelier, mais probablement pas avec cette restriction d’accès.
    Enfin, je pense que construire une culture propre ne peut se faire qu’en relation avec l’extérieur, sinon ça n’est qu’un remachage de clichés, et le but final d’émancipation et d’expression est raté puisqu’il ne s’adresse qu’à un groupe restreint partageant déjà les valeur implicites du discours.

  • 6 décembre 2013 14:52, par latache

    Voici un texte sur pourquoi la non-mixité :

    http://shiftcore.domainepublic.net/images/non_mixite.jpg

    Cher passant.
    Ton mépris envers la non mixité et ce que peut produire un tel mouvement à l’intérieure d’un militantisme qui hiérarchise les rôles et les luttes n’est que le reflet de ton ignorance et de ton point de vue de dominant. Ça ne mérite pas que je démonte ici tes arguments (bien que quelqu’unE le ferra un jour), juste tu as gagné mon hétérophobie (qui est la conséquence du ton paternel que tu emploies) et parce que je ne veux pas te laisser seul avec tes pensées, des liens pour que tu réfléchisses à autre chose qu’à toi même.

    Je te renvoie donc à des lectures de base si tu n’as pas de notion de féminisme, de genre, de classe, et de race.

    notamment cet article http://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=532 qui s’appelle "de la misère sexiste en milieu anarchiste".

    À vous, les gars cisgenre hétéros qui ne semblez pas reconnaître la place que vous occupez dans le monde,dans les débats, dans les soirées militantes.

    Je vous demande :
    D’écouter les meufs hétéras militantes qui doivent en plus dealer avec vous le quotidien affectif , les transpédégouines, les bissexuel-les de toutes cultures !

    De voir plus loin que votre égo blessé parce que vous voyez toujours tout sous votre prisme ce qui vous empêche de voir les besoins des autres.

    Du coup quand vous aurez réglé vos problèmes de violences, de rapports de domination et de rôles construits , de luttes hiérarchisées. Assumer d’où vous venez et par la même occasion fermer votre bouche parce que vous connaissez pas tout.
    Je pourrais entendre des critiques pour "affirmer l’indifférence des préférences sexuelles dans la construction militante d’un monde meilleur".

    Encore un lien avec des brochures !

    http://www.infokiosques.net/genres

  • "Enfin, je pense que construire une culture propre ne peut se faire qu’en relation avec l’extérieur, sinon ça n’est qu’un remachage de clichés, et le but final d’émancipation et d’expression est raté puisqu’il ne s’adresse qu’à un groupe restreint partageant déjà les valeur implicites du discours."

    cher passant, je te rassure, on a une vie hein, on est tous les jours en contact et même en relation avec "l’extérieur".

  • 6 décembre 2013 17:33, par latache

    Tout ça pour dire que si on veut comprendre on peut faire des recherches. Il existe plein de documents afin d’éviter de parler en expert quand on ne vit pas les problématiques des autres.

    Celui là pour les gentEs qui pensent comme Un Passant, il s’appelle "Aux gars, par un gars : ce que la non-mixité femmes a changé pour moi".
    un extrait :
    "Tout ça, je ne m’en suis pas rendu compte tout seul... ou quand je m’en suis rendu compte, je ne l’ai pas admis, accepté, comme fai­sant partie de mes com­por­te­ments. Y’a des copi­nes qui me l’ont dit, qui me l’ont répété, qui se sont énervées contre moi ou devant moi, sur des com­por­te­ments sexis­tes. Alors j’les ai écoutées, obser­vées, et je me suis rendu compte qu’elles me confron­taient grâce aux moments non-mixtes qu’elles par­ta­geaient entre elles. C’est grâce à la force qu’elles avaient que je me suis vrai­ment remis en ques­tion. Alors, de voir des gars qui cri­ti­quent, condam­nent la non-mixité femmes (ou goui­nes, ou trans, ou pédés, ou per­son­nes racia­li­sées, ou...) ça m’énerve.

    Ça m’a fait aussi com­pren­dre une chose : des fois, je suis inu­tile. Pire, je suis nui­si­ble : je ne fais pas partie de la com­mu­nauté de vécus des copi­nes. Je n’ai pas cette expé­rience. Je suis celui qui leur a fait vivre ça. Pas tout ça, indi­vi­duel­le­ment à cha­cune d’entre elles, mais j’en ai fait vivre assez, à un assez grand nombre, pour que je fasse partie de la classe des oppres­seurs. Et avec un agres­seur dans la salle, ce n’est plus pos­si­ble de par­ta­ger une com­mu­nauté de vécus en tant que domi­nées (et si ça l’est pour cer­tai­nes femmes, dans cer­tai­nes situa­tions ou toute la vie, ça n’enlève pas que pour de nom­breu­ses copi­nes ça marche pas). Quand j’étais à la fac, je ne vou­lais pas de profs ou de pré­si­dent.e d’uni­ver­sité dans les grèves et les AG ; et tout le monde était d’accord, au moins pour limi­ter for­te­ment leur pré­sence...

    Les per­son­nes qui se bat­tent contre leur propre oppres­sion ont besoin d’espa­ces d’où les gens qui les oppres­sent sont exclues. Ce rai­son­ne­ment fonc­tionne par­tout, alors ces­sons de le remet­tre en cause pour la lutte fémi­niste."

    http://rebellyon.info/Aux-gars-par-un-gars-ce-que-la-non.html

    Des émissions de radio sur le féminisme et les identités : radiorageuses.net

    Puis un autre article qui parle de non mixité : De la place des hommes dans la lutte contre le patriarcat.

    http://infokiosques.net/spip.php?article98

    la non mixité en milieu libertaire pourquoi ?
    http://www.monde-libertaire.fr/antisexisme/11277-quels-outils-pour-les-luttes-feministes.

    La non-mixité : une nécessité politique. Domination, ségrégation et auto-émancipation par Christine Delphy. Parce que la non mixité est un outil qui a une histoire, ce n’est pas une excentricité messieurs ou un complot !

    http://lmsi.net/La-non-mixite-une-necessite

  • 6 décembre 2013 21:02, par tatie jean-claude

    cher passant
    Je crois sans vouloir te déconsidérer que tes remarques sont déplacées !
    Elles font preuves d’une profonde méconnaissance des mécanismes et des enjeux
    liés aux luttes d’émancipation pour lesquelles tu sembles pourtant avoir un minimum de respect.
    Je ne vis pas dans un monde où l’égalité est totale bien malheureusement !
    Vu de ma place de pédé, le quotidien est émaillé de violences, de dénis ,de discriminations
    et d’insultes .
    Tout çà est bien sûr adouci par le bonheur que j’ai à fréquenté diverses personnes,de différentes origines , sexualités , genres, ages , milieux, c’est dingue hein ? Je ne vis pas dans un ghetto transpédégouine et j’aime même les stickers de certain groupe qui chante à tue tête leur hétérosexualité !
    Heureusement, mes AmiEs n’ont pas la cervelle pourrie par des idées toute faites
    et ont la décence de ne pas me dire comment il serait mieux que je lutte
    je crois qu’il serait judicieux que tu en fasse de même !
    la non mixité n’est pas une fin en soit à mon sens mais plutôt un outil !
    Pas une vérité ! mais une réalité de vécus et de sensibilités
    pas une exclusion , mais une possibilité de respirer à plein poumons en groupe sans la trouille permanente d’être menacé .
    Je te donne un exemple vécu il y à peut de temps lors d’une réunion dans un lieu collectif
    où des violences entre un gars et une fille avait été qualifié de je cite " détail privé d’un mec bourré faut le comprendre quoi çà copine elle peut être chiante quand même une baffe dans la gueule çà remet les idées en place d’ailleurs çà prouve au moins que c’est pas un putain de pédé )
    délicieux moment dans un lieux militant ( la ZAD )
    ou bien entendu " le cadre le permet avec le respect et l’ouverture d’esprit nécessaire ? dans la construction militante d’un monde meilleur. "
    merci pour tes conseils d’une grande lucidité !
    saches que depuis tout petit j’observe les personnes qui m’entourent et même dans les milieux dit égalitariste l’hétérosexualité fait partie intégrante de ce qui est considéré
    comme bon , positif , normal !
    à contrario l’homosexualité et les identités trans n’existe que quand on les compare à la norme ! presque toujours adoubé , analysé ,
    critiqué , décortiqué , psychiatrisé , intégré , digéré , manipulé à travers le prisme culpabilisant des " moralisateurs moralisatrices hétérosexuellEs normatif vEs " et curieusement " la norme " est toujours le couple formé par une femme mère docile et qui ne se plaint pas ( sans cela elle serait une atroce féministe anti mec bien sûr ) et d’un homme fort dominant autoritaire voir violent ( sans çà se serait une tapette bien sûr )
    je sait je grossi le trait mais dans l’ensemble se qui se dit et se qui se passe autour de moi
    ressemble hélas à çà !
    mais si tu n’est pas soumis à ses diktats normatifs sexistes et homotranslesbophobe , tant mieux et bravo tu est vachement fort et bien entouré.
    Tu as peut être la chance de vivre dans un paradis de tolérance et d’ouverture , c’est super pour toi,
    mais sache que se n’est pas la même chose pour tout le monde , accepte au moins çà .
    enfin je voulais aussi te dire que pour avoir participé à des rencontre non mixte "gay"
    et pour en avoir retiré pleins de bonne chose qui m’ont permit de survivre ,
    je peux t’assurer que çà permet d’avancé bien plus que toutes les autres tentative de conciliation interne pseudo égalitariste dirigé et manipulé par de grand masculiniste qui s’ignorent , de mon point de vue de pédé bien sûr , ce qui est peut être anecdotique par apport à ton incroyable ouverture d’esprit et ton apparente confiance ! ( continue de te persuadé qu’il n’y à rien à expérimenter d’autre que ce que tu considères comme utile pour toi même )
    bien à toi !
    ps : rien ne t’empêche d’organisé ce que tu veux comme tu veux ou et quand tu veux avec qui tu veux.
    Comme toi j’espère ! je crois à la liberté sans concessions sans chefs et sans censure !
    c’est déjà pas mal non ?
    gros bisou ou tu veux !

  • 6 décembre 2013 22:00, par Limp wrist

    ce que tu à du mal à digérer c’est surtout ta propre remise en question à mon humble avis !
    et sans doute aussi d’être un peu moins sur un pied d’estale ! hum hum çà commence comme çà la prise de conscience encore un piti effort !

    à plus tard !

  • 6 décembre 2013 22:15, par une butchie

    puisqu’on parle de la ZAD. Un texte qui remballe sur les détracteurs de non mixité et qui produisent des violences.
    Il s’appelle :

    Y en a marre de ceux qui en ont marre de la non-mixité
    http://nantes.indymedia.org/articles/27348

  • 7 décembre 2013 11:54

    y en a marre de ceux/celles qui en ont marre de celles/ceux qui en ont marre !

  • @ un Passant :
    c’est clair que il est parfois nécessaire de se retrouver "entre soi" pour pouvoir dégrossir des trucs dans une ambiance de confiance. Il faut le comprendre et ne pas le prendre mal.
    @ les autres :
    c’est clair que le discours n’est pas non plus très politique par rapport à toute la frange "ouverte" de la population que vous dites "normale", et exclure par le discours, prendre les gens de haut comme vous le faites n’arrange pas la situation. Tout les hétéros ne sont pas autant imprégnés du patriarcat, pas mal le combattent, comme ils le peuvent, et en sont conscient. et ceux qui se servent des arguments féministes pour exclure les femmes féministes hétéros ont quelque chose à compléter ...

    On sait également très bien que le "patriarcat" n’est pas absent chez les "transpedegouines" qu’il y a p.ex. des gays qui ne sont pas "fofole" du tout et qui renforcent le patriarcat, les jeux de dominance masculine et les jeux de pouvoir parfois bien plus violement que des "hétéros"...
    La question du pouvoir n’est pas une question de genre, même si elle est liée au sexe et à la structure familliale (lire W. Reich : La Psychologie de masse du fascisme )
    De là le fait que certains transpédéguines veulent pouvoir se ... marier ... alors que le mariage est combattu par les féministes et antipartiarcats depuis longtemps... comprenne qui voudra.

    un évènement comme celui ci réservé à ceux qui ont déjà vaincu (ou ont été exclus de) leur entourage social et le poids du regard extérieur exclus les autres : tout les homos/bis qui ne se déclarent pas du fait de la stigmatisation et de cette barrière posée comme une frontière définie entre la "normalité" et l’"anormalité" (comme entre les fous/handicapés/étrangers/... et les "normaux")

    On n’évacuera pas le patriarcat en mettant de nouvelles barrières ci ou là, en excluant les hétéros, les hommes, ou qui que ce soit... il ne resterait que les femmes homosexuelles, ce qui n’est pas assez pour construire une humanité, ni n’exclus les comportements "patriarcaux".

    Donc peut-etre - proposition ? - que la bonne manière de tourner le truc serait de faire cet évènement sans déclarer exclure explicitement, mais simplement en affirmant suffisamment le caractère du groupe pour que les autres s’il y en avait ne soient là qu’en minorité, et toujours ayant à l’esprit qu’il sont là parce qu’ils l’on choisi et que le respect de l’autre est la chose la plus importante ?

    mais soit, chacun fait ce qu’il veut de toute façon,

    allez
    bisoux à tous

  • 8 décembre 2013 19:18, par une gouine en colère

    Donc encore un qui mérite pas qu’on lui donne la parole ici. C’est drôle qu’encore un gars vient nous apprendre la vie. Dire ici qu’on prend de haut les hétéros dans son genre.
    En fait c’est quoi que vous comprenez pas les types ici qui se la ramène, quand on vous dis taisez vous et écoutez. Ça veut dire lire et s’intéresser "aux autres". les pas comme toi loplop. Tu as mis ce message sans ressentir de la honte ? C’est problématique et ça me met en colère. Tu fais deux lignes pour un passant (en montrant comment il faut pas le prendre pour soi) et 30 lignes de critique sur ce que produisent les "autres" entre eux.

    Tu vas nous apprendre la vie. merci papa ! on est pas au courant ! je me demande qui prend qui de haut. Occupez vous d’organiser des rencontres gars non mixtes pour parler de vos violences et des non que vous avez du mal à entendre et des viols que vous appelez jamais comme ça.

    le pire c’est que tu essayes de te valoriser mais que tu vis la non mixité exactement comme un passant. tu oses parler à la place des meufs féministes. leurs histoires sont différentes. Elle vivent du sexisme et les "autres" des trucs dont tu ne sais rien. tu oses même parler à la place des bi et des homos, des personnes étrangères et des personnes considérées comme ayant des handycap, des maladies mentales. C’est fou ça autant de choses à démontrer aux "autres".
    Tu n’as rien lu. Même pas le texte sur la non-mixité de shiftcore. http://shiftcore.domainepublic.net/images/non_mixite.jpg

    des liens ont été mis pour éviter des arguments aussi peu constructifs et naïfs. Tu veux pas comprendre, non ? On est juste devant un tas de bêtises encore une fois dû à de l’égocentrisme pur et de l’ignorance. Pour le mariage. j’aimerai dire que c’est une évolution dans une société qui exclut pour le coup plein de minorité sexuelle et donne des droits en fonction de la norme, ça s’appelle l’hétéronormalité où l’homme blanc est considéré comme l’universel. ce qui produit aussi les discriminations liées à la religion, à l"appartenance ethnique. je rappelle que l’homosexualité était considéré comme une maladie et était pénalisée en europe et aux états unis.
    Ça fait bien chier les cathos et les fachos !
    Les transpédégouines ne crachent pas à la gueule des gentEs lgbt qui veulent avoir les mêmes droits que les hétéros. Simplement Ce n’est pas leur choix.

    http://www.lespantheresroses.org/textes/texte_pr-paris.htm

    extrait :

    "L’ordre moral est une oppression indispensable au maintien du capitalisme. Son renforcement est à l’ordre du jour en France. Il fait partie de la panoplie des oppressions et, comme les autres oppressions, il sert à exclure et donc à diviser. Il génère de grandes violences à l’encontre des "déviants". Associé au marché, il tente de réduire les luttes de libération transpédégouines à d’étroites fenêtres de tolérance. L’ordre moral est un pilier de ce monde qui ne tourne pas rond et le combattre est une nécessité. Nous devons organiser la résistance de façon autonome et nous insérer dans les combats du mouvement social." dont le mariage, l’adoption et pour ton info il y a plein de gouines qui veulent pas d’enfant qui rejoignent les meufs quand elles luttes contre des mouvements anti avortements et contraception. et je te conseille de lire l’histoire du féminisme au moins sur wikipédia.

    je suis lasse. heureusement que j’ai des potes hétéros qui comprennent et font un peu de taf avec des gens comme loplop. C’est dur, dur !

  • 8 décembre 2013 20:47, par loplop

    bon, ok... j’enregistre ta colère ... (mais je sais pas ce que tu vit, je te connais pas.. )
    Alors ... d’abords je ne comprends pas comment tu peut imaginer déduire mes préférences sexuelles d’après mon texte... plus forte que Faceboek waa... quand je dis "vous" c’est pour parler du groupe qui organise cet évènement, je ne parle pas de catégorie de personnes.

    Mais sinon tu illustre parfaitement mon propos : je rejoins "un passant" dans le fait que le problème n’est pas la question de faire des trucs entre personnes de mêmes affinités, mais de publiquement diffuser un discours d’exclusion et de colère. C’est le ton qui gène certain(e)s (moi je m’en fiche, je constate c’est tout) Et ca n’arrange rien. Ca n’aide pas à applanir les clichés, à faire du bien à tout le monde...

    C’est comme la propagande anar (p.ex.), la plupart du temps c’est juste violent, et ça n’ammène pas à l’adhésion, à moins d’être déjà dans le groupe.
    Je partage l’analyse, les valeurs, mais le ton peut me déranger quand il manque de nuance (assez souvent) parce qu’il empêche de le partager à d’autres, moins en colère face à des choses moins évidentes pour eux/elles.

    Donc bien sur j’ai lu votre texte, mais mon humble point de vue c’est que la tolérance exprimée dedans n’est pas assez mise en valeur dans le discours principal, voir même que votre manière de parler de "non-mixité" contient des contradictions.

    mais encore une fois, chacun fait ce qu’il veut, et je n’ai pas essayé de t’apprendre à vivre, je n’ai parlé pour personne, juste posé une suggestion de formulation.

    Alors peace and love,
    sorry pour le dérangement,
    et joyeux noel (ou pas, pauvres sapins... )

  • 8 décembre 2013 21:17, par un passant

    en parlant de ton : je tien véritablement à présenter mes excuses pour celui que j’ai employé, je ne voulais pas déclancher tant de remous, juste exprimer ma déception devant de nouvelles barrières dressées entre les humains, là ou on s’attendrait à les voir s’effondrer...
    Mais les situations sont complexes, et je ne veut en tout cas pas donner l’impression de juger.
    encore une fois désolé pour ma réaction "à chaud", qui était solidaire dans la critique (mais dont le ton était déplacé j’en conviens )
    en toutes sympathie,

    un passant,

    PS : essayez toujours au Byrrh, il semble y avoir des espaces pour des évènements... même si c’est déjà bien occupé.

  • 9 décembre 2013 13:03, par latache qui part pas

    "Il y a un moment où il faut sortir les couteaux. C’est juste un fait. Purement technique. Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez vous à sa place.
    Ce n’est pas son chemin. Le lui expliquer est sans utilité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme langage mais comme un bruit. C’est la définition de l’oppression [....] L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux. Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes.
    C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance.
    Ou : divertissement-corvée. Ou loisir-travail. Etc.
    Aller donc communiquer sur ces bases."

    C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a "écouté" son opprimé est, en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça c’est épatant.

    Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

    Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.[...]"

    Christiane Rochefort

    Il n y a pas de discours d’exclusion. encore une fois ce sont des ressentis de dominant qui pour une fois dans un certains endroit, un certain moment non pas leur place et on a pas envie d’avoir leur présence parce que ils ne vivent pas ces réalités et que des fois on veut se préserver d’avoir à se justifier face a des gens comme loplop. je te renvoie ce texte fait par un gars sur pourquoi la non mixité pour ces potes meufs, les gouines, les pédés, les trans, les personnes racisées.
    je pense que tu ne l’as pas lu.

    http://rebellyon.info/Aux-gars-par-un-gars-ce-que-la-non.html

    En tant que participante à l’organisation de shiftcore. À aucun moment nous excluons. C’est juste parce que tu as lis nos textes sous ton angle de dominant. Si tu veux pas le voir c’est ton problème. si tu vois pas tes mécanismes de théoricien mal placé, tant pis.
    On peut présupposer non pas ta sexualité dans ce que tu dis mais ta façon de voir le monde tel un masculiniste, tel un anti féministe. Avec ton mode " peace and love" face à la gouine vénère, tu veux juste prouver que radicalité veut dire violence pour les hétéros, pour la classe des dominants. Ainsi tu te place en victime. tu oublies que l’histoire est l’histoire des hommes et non celles des "autres". Il y a eu colonisation et invisibilisation de plein de minorités dans les médias même alterno (rien qu’ici grâce à toi), dans les livres d’histoire.

    Tu t’en fiches tu constates avec ton humble avis. Comme c’est drôle ! mais bon tu prends pas en compte notre envie de combattre, de poursuivre ce que "nos grands mères" ont construit. On essaye de créer de la solidarité entre nous. et notre manière de demander de participer est claire, juste trouver des espaces et des gentEs motivées. Elle est où la contradiction. au contraire on veut se réaliser sans des créations. notre ton de demander est plus dégagé, frivole face aux vécus que chacunE peut avoir sur les violences et la colère qu’on porte. Je veux pas entendre comment on doit se comporter face à quelqu’un comme toi loplop qui dit pas d’où il vient et prend un ton paternalisant et moralisant.

    Shiftcore c’est un moment qui nous renforce ! C’est une semaine de partages
    de savoirs et d’apprentissages, où se mêlent ateliers, création, expos,
    performances, rencontres, retrouvailles tendres et sauvages, pour raconter
    nos histoires, subtiliser les définitions, s’emparer des discours. Pour
    tordre, parodier et décoloniser nos images et nos imaginaires en dehors de
    l’hétéromorne. Pour croiser et garnir nos pratiques et nos clefs usb. Et
    pour rentrer profondément dans des expérimentations transpédégouines et
    féministes of course.

    on a besoin de non mixité. point à la ligne. on prend le temps d’expliquer qu’il existe différentes non mixités parce qu’on a la volonté de comprendre la complexité des différences de parcours. Ça renforce chaque sous groupe pour l’extérieur, dealer nos alliances avec les hétéros blancs millitants. La colère de chacunE est légitime. sauf la façon dont les groupes dominants se mettent en victime face à des groupes qui vivent de l’oppression dans le monde normal et dans l’anarchisme, parce que rendue visible, parce qu’il y des moments non mixtes sans l’oppresseur.
    À lire.

    "Audre Lorde (1934-1992) se définissait noire, lesbienne, féministe, mère, guerrière, poétesse, essayiste... Elle a prononcé ce discours lors de l’ouverture de la conférence de l’association nationale des études femmes à Storrs dans le Connecticut en juin 1981. Il présente une critique précise du racisme des féministes universitaires blanches et une réflexion sur la colère en tant qu’outil de lutte des femmes de Couleur contre le racisme. Il s’agit d’une contribution importante pour l’analyse des mécanismes de domination et des stratégies de luttes contre l’oppression."

    Un extrait.

    "Le racisme. Croyance en la supériorité intrinsèque d’une race sur toutes les autres, et ainsi en son droit à dominer, manifeste et implicite.Les femmes répondent au racisme. Ma réponse au racisme est la colère. J’ai vécu avec cette colère, en l’ignorant, en m’en nourrissant, en apprenant à m’en servir avant qu’elle ne détruise mes idéaux, et ce, la plus grande partie de ma vie. Autrefois, je faisais tout cela en silence, effrayée par le poids d’un tel fardeau. Ma peur de la colère ne m’a rien appris. Votre peur de cette colère ne vous apprendra rien, à vous non plus.
    La réponse des femmes au racisme signifie qu’elles répondent à la colère ; colère de l’exclusion, des privilèges immuables, des préjugés raciaux, du silence, des mauvais traitements, des stéréotypes, des réactions défensives, des injures, de la trahison, et de la récupération.
    Ma colère est une réponse aux attitudes racistes, aux actes et aux présomptions engendrés par de telles attitudes. Si vos relations avec d’autres femmes reflètent ces attitudes, alors ma colère et les peurs qu’elle fait naître en vous sont des projecteurs qui peuvent être utilisés pour grandir, de la même manière que j’ai appris à exprimer ma colère, pour ma propre croissance. Mais comme chirurgie réparatrice, pas pour culpabiliser. La culpabilité et les réactions défensives sont les briques d’un mur contre lequel nous butons toutes ; elles ne conviennent à aucun de nos futurs.’ audre lorde
    http://infokiosques.net/spip.php?article387

    une gouine en colère qui sait quand elle a une position de privilégié parce qu’elle écoute et prend en compte ce que peuvent vivre d’autres personnes !
    Ça prends du temps, ça demande d’être moins centré sur soi même.

  • 9 décembre 2013 14:07, par la parenthèse

    Dans le premier passage. Quand on utilise "exclure" c’est parce que c’est le ressenti le premier qui vient quand on dit aux gentEs qu’on souhaite une non mixité. Il convient de le lire comme un geste politique et non comme une punition. si il est utilisé ici dans un vocabulaire fort c’est pour montrer à quel point il peut faire polémique. C’est ce qui se passe ici. Voir qu’elle sont les réactions comment il peut faire ressurgir des comportements androcentrés.

    Si le mot exclure vous fait violence dîtes vous bien que moi quand on me refuse certains endroits parce que j’ai l’aire trop pauvre, pas d’une meufs ou que je me fais insulter, taper dans la rue, dans des concerts alterno, dans la sphère familiale. moi ça me fait sentir que je suis de trop dans ce monde, qu’on veut me réassigner. De fait j’en suis exclue parce que je suis déviante. Et on appelle ça oppression et le comble c’est que je devrais m’intégrer.

    Il ne s’agit pas de contradiction mais de renforcement de réalités. oui on veut pas certaines personnes dans certains moments. de fait, oui ! il elles en sont exclu-e-s. Une réalité physique (vos corps et vos vécus ne sont pas là) à ne pas lire comme un comportement autoritaire, parce qu’on vous voit comme le "mâle" absolu.

    La contradiction c’est vous ! Ceux qui voient le caractère violent de ce mot et qui disent comprendre la non mixité.

    ceux qui disent pas parler à la place des autres mais qui humblement cherche à prendre la parole pour un mot qu’ils lisent en fonction d’eux même pour qu’on les plaigne.

    les clichés dans ces témoignages c’est eux, pas les gens dont on nie leur réalité quand on refuse de lire exclure comme une résistance pour "les autres".

    Donc à ne pas prendre pour soi !

    Si tu veux on peut remplacer exclure par pas inviter. après tout on a pas de dimension politique, on est que folklore et on fait tout ça pour le divertissement, la fête.

  • 9 décembre 2013 21:04, par ###

    http://shiftcore.domainepublic.net/images/non_mixite.jpg

    Ce texte est un outil il ne represente pas que #core, il n’a pas été écrit par shifcore 1. Il a un but pédagogique et a été utilisé par d’autres. il sert à d’autres occasions. Effectivement, il parle aussi quand on est invité à un évènement non mixte. #core est non mixte transpédégouine. En revanche, Il se peut (à voir) qu’on organise des soirées de soutien mixtes, où là tout le monde peut venir, dans le respect des identités de genre, de classe, de race.
    Cordialement.
    ###

  • 9 décembre 2013 22:02, par #####

    J’ai un peu mal formulé. mais dans la partie "vous êtes invitée à un évènement en non mixte". il précise les divers identités pour éviter des maladresses quand on débarque. Il s’adresse à des personnes qui ont envie de se retrouver entre elles.
    Il est dit que plusieurs combinaisons sont possibles pour créer des espaces non mixtes. Lorsqu’il parle d’apparences plutôt ou carrément masculines, ça va de sens il ne s’agit pas de gars cisgenre. Puis d’apparence très féminine, pas forcément hétéra lorsqu’il y a une rencontre transpédégouine. Pour ne pas être dans la suspicion. Par contre il n’y aura pas d’intrusion possible de personnes qui ont une hétérosociabilité constante. Ça se remarquera forcément dans le discours, dans le comportement, dans les créations. Et ça se gérera.
    ce texte ne parle pas d’invitations fait au hasard, ni d’évènement mixte où tout le monde peut venir. C’est un texte pour les personnes qui comprennent la non mixité et s’en servent comme outil.
    #####

  • 10 décembre 2013 09:14

    mais quel ennui, quel nombrilisme ! qui pourrait bien souhaiter être dans ces éternelles discussions qui se mangent la queue ?

    Si l’originalité de la démarche est la non-mixité transpédégouine, l’état, la culture officielle est tout à fait prêt à l’accueillir. Réjouissez-vous : des subsides très spécifiques n’attendent que vous, plusieurs personnalités remarquables (qui partagent vos préoccupations) sont prêtes à vous parrainer.

    Méfiez-vous simplement des quartiers populaires et immigrés, préférez leur les quartiers huppés de la capitale où l’on accueille favorablement de telles élucubrations exclusives.

  • tu cache mal ton homophobie ta lesbophobie et ta transphobie !
    sache que la dernière édition du shiftcore à eu lieu principalement
    au coeur de quartiers populaires et immigrés sans que la rencontre ne provoque de réactions hostile ( tu cache aussi mal ton racisme )
    que sur une semaine selon les jours entre 40 et 60 personnes ont participé aux ateliers et aux activités
    et qu’aucun subside ou parrainage n’est à l’ordre du jour
    le shiftcore est un événement autogéré et anticapitaliste
    donc ton commentaire serait à mourir de rire si malheureusement il ne faisait pas
    le jeu de l’extrême droite mais peut-être est tu un troll ?
    et du coup ceci expliquerait cela !
    au niveau élucubration tu te défend pas mal !

  • Je viens de débarquer et de lire la totalité de vos commentaires. Putain, je suis véner. Un tel ramassis de bêtises est tout bonnement affolant. Je savais qu’organiser un événement non-mixte à Bruxelles, ça allait pas être de la tarte. Eh bien, je ne suis pas déçue. Waouw ! C’est beau. Et c’est avec ce charnier de masculinistes qu’on est sensées créer un "monde meilleur"... Ben devant ce tableau dégoulinant, j’aurais tendance à dire que finalement la non-mixité n’est pas un outil mais en but en soi. Pas spécialement envie de partager quoi que ce soit avec des gens présentant autant de connerie, de manque de remise en question de leur point de vue de dominant et d’absence totale d’empathie et de réflexion...

    Ça fait des années que je traîne dans le milieu militant et alterno bruxellois. Je sais que je vous connais, vous, les mecs dont autant de cadavres sortent de la bouche. Vous n’avez pas le courage de ce que vous dites. Vous n’assumez vos discours fascistes, réactionnaires et masculinistes que parce que vous êtes bien planqués derrière l’écran de votre ordinateur et l’anonymat d’un forum. Moi je dis qui je suis : SaraM. Nommez-vous pour que je sache qui sont mes ennemis de classe à Bruxelles.

  • encore une petite chose :

    @ ceci n’est pas un appel :

    dis-moi, tu ne serais pas maoïste ou stalinien toi ?
    Dans mes souvenirs les seuls qui associent encore l’homosexualité et la transsexualité à une pratique petite bourgeoise c’est eux...

    (homo/transphobie quand tu nous tiens...)

  • 14 décembre 2013 13:40, par lopette lopette

    tiens, à ce propos, un peu de culture :

    http://www.lastfm.fr/music/Chumbawamba/_/Homophobia

  • Deux mecs qui discutent lors d’un atelier anarchiste :

    - Dis, t’as vu y’a une réunion de féministes … Tu sais des anarcha-féministes. Et ben tu sais quoi, elles veulent que la réunion se tienne en « non mixité meufs, gouines, trans » et du coup elles demandent que les mecs cisgenres ne soient pas là. J’c’comprends pas …

    - Ben tu sais, cisgenre, c’est que tu te reconnais dans ton sexe biologique, en gros, un mec qui a un pénis et se considère comme un mec, c’est un cisgenre.

    - Ouais mais alors un mec qui se sent femme …

    - Ben elle a le droit d’aller à la réunion.

    - Il a le droit !

    - Non, elle a le droit : son genre prime, donc elle !

    - Ok, c’est compliqué. Mais je ne comprends réellement pas, on est tous des humains, merde, et moi je suis féministe. Je ne comprends pas pourquoi je ne pourrais pas aller à cette réunion !

    - Bon, je vais prendre un exemple. Tu connais Angela Davis ?

    - Ben ouais ! Quelle nana celle-là !

    - Bon, tu sais ce qu’elle a fait pour « l’empowerment » et pour la lutte noire aux USA ?

    - Ben ouais, mais je ne vois pas le rapport.

    - J’y viens : Les Black Panthers avaient fixé une règle de non mixité pour certaines de leurs réunions. Ainsi, seuls les gens ayant du sang noir pouvaient venir. Ce n’était pas à toutes les réunions, mais c’était pour celle concernant en particulier l’oppression subie par les noirs du fait des blancs.

    - Ouais et ben je vois, mais je ne comprends toujours pas le rapport…

    - T’es sûr ?

    - Ben quoi, là les noirs étaient oppressés par les blancs mais dans le cas … Ha merde je viens de comprendre ! Ben ouais les non mec cisgenre sont oppressés par les mecs cisgenres !

    - Ben ouais, voilà ! Et certes toi t’es peut être pas machistes et masculiniste, mais dans ces réunions, le temps passé à entendre « moi je ne suis pas comme les autres », c’est autant de temps perdu. Et puis, y’a aussi le fait que même si ce n’est pas ton cas selon toi, tu représentes les dominants, de par ton appartenance sexuelle, de sexualité et de genre. Du coup, c’est un peu comme dans une réunion de syndicat, tu n’invites pas le patron.

    - Ouais ok je vois. Mais bon ça me fait un peu l’impression d’un rejet.

    - Ben ce n’est pas à toute les réunions, t’es pas face à des misandres, mais pour parler de problèmes concrets, et parler ensemble, se remonter le moral parfois, mais aussi construire une autre société, les « opprimées » (note les guillemets, je fais un raccourci) doivent pouvoir parler entre elles. Et là c’est juste ce qui se passe : une réunion en non mixité c’est la mise en place d’outils de lutte spécifiques, sans interventions parasites de représentant des dominants. Sans présumer de la suite.

    - Mais attends, on est des anarchistes, donc on n’est pas pour l’oppression ! On ne la pratique pas !

    - Là tu n’es pas honnête : regarde nos compagnons, combien sont réellement sur un pied d’égalité avec leurs compagnes ? La plupart d’en eux se placent naturellement au-dessus ! Aux femmes la prise de notes dans les réunions, la mise en place du repas, la cuisine et la vaisselle, et à ces messieurs les débats de fond, les empoignades et la parole tout simplement !

    - Ouais t’as pas totalement tord… T’as même raison …

    - Sans parler de « voici MA femme » … Si ce n’est pas un instinct de propriété et de possession de l’autre ça ! Et en prime, t’ajoute à ça les blagues sexistes (et homophobes) « pour rire » et autres, et t’as la totale. Sans parler des viols et agressions que l’on tait dans nos milieux. Trop souvent.

    - Ouais je comprends mieux. Mais alors, pourquoi j’ai eu ce sentiment d’un coup ?

    - Surement parce que pour une fois, toi, mec cisgenre, t’étais pas au centre du processus ! Mais t’en fais pas, tu vas t’en remettre !

    - Ben toi c’est pareil !

    - Qui t’as dit que j’avais une sexualité non déviante, comme dirait Boutin ?

    - Non pas toi, attend ça se verrait !

    - Bon sang, avec toi y’a du boulot ….

    Voilà, petit dialogue (presque) imaginaire dans un milieu militant anarchiste.

    Comme quoi y’a encore du boulot … Globalement

    sur : Bienvenue chez Fab

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