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Centre fermé de Bruges : 14 mises au cachot(chiffre à confirmer) ce 14/06/2019

posté le 18/06/19 Mots-clés  répression / contrôle social  sans-papiers  action  No Border 

Centre fermé de Bruges : 14 mises au cachot(chiffre à confirmer) ce 14/06/2019

Nl, Fr, Engl http://www.gettingthevoiceout.org/centre-ferme-de-bruges-14-mises-au-cachotchiffre-a-confirmer-ce-14062019/

Vendredi dernier, le 14 juin 2019 aux alentours de 23 heures, un vent de désobéissance a poussé un groupe de détenus des ailes B et C du centre fermé de Bruges à une petite mais héroïque émeute au centre fermé de Bruges.

Ce soir là une vingtaine de détenus regardait un match de foot et avait reçu l’autorisation de la directrice de pouvoir suivre jusqu’à la fin du match ! Malheureusement, les gardiens du jour ont décidé de les en empêcher. Les détenus ont trouvé cela injuste et l’ont exprimé. Des mots ont été échangés… La direction a décidé d’appeler la police et 20 robocops sont arrivés. Dans un premier temps quatre détenus ont été signalés comme “meneurs” par la directrice et ont été mis au cachot.

Deux de ces “meneurs” ont été transférés dans l’aile sécurisée du centre fermé de Vottem ce dimanche après déjà 36 heures de cellule d’isolement.

D’autres sources nous parlent de 14 mises au cachot ce soir-là. Les codétenus semblent ne pas vouloir ou avoir la possibilité de nous raconter ce qui s’est passé au téléphone et sont plus que probablement mis sous pression par la direction .

Encore une fois la censure règne et rend impossible de savoir ce qui se passe dans ces zones de non-droit.
Nous sommes inquiet·e·s pour les détenus encore au cachot actuellement dont on n’a pas de nouvelles. Il n’est en effet pas rare que certains soient maintenus illégalement plus de 24 heures en isolement. L’isolement pour “raisons disciplinaires” est une mesure fréquemment utilisée par les directions de centres fermés lors de perturbations. Pour les durées d’isolement allant jusqu’à 24 heures, il ne leur est pas nécessaire de motiver la décision. Au-delà, la direction est obligée de transmettre la motivation au Directeur général de l’Office des étrangers qui donne son accord.

Parce que l’Etat rafle les étranger·e·s pour les enfermer et que toute tentative de révolte pour protester contre les conditions déshumanisantes qui leur sont infligées est systématiquement réprimée :

Soutenons la lutte des détenu.e.s dans les centres.
A bas les centres fermés, à bas les frontières et soutien à tou.te.s les prisonnier·e·s !


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