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Chavez : Mierda siempre comandante !

posté le 24/10/13 Mots-clés  médias 

Plusieurs jours ont maintenant passé depuis l’annonce de la mort d’un chef d’Etat étranger, malade depuis longtemps, dans un pays d’Amérique du Sud. L’info n’a surpris personne. Elle était attendue, presque annoncée. Tout comme étaient prévues les condoléances plus ou moins hypocrites de la moitié des chancelleries du monde entier, et le deuil de millions de ses compatriotes, ces sujets qui infestent la planète depuis des siècles en se serrant les coudes autour de leurs maîtres. Désirant la mort de tout Etat, la mort de ce type nous a laissés plutôt indifférents. Seul un sourire entendu -parce que la mort d’un chef de gouvernement fait toujours plaisir-, mais rien de plus. Si elle avait été provoquée par un acte de révolte, là oui il y aurait eu de quoi fêter sa disparition. Mais pour un cancer, qu’il soit naturel ou pas, quel goût y trouverions-nous ?

Si l’annonce de sa mort nous avait à peine effleurés, quelques nécrologies parues ici en Italie les jours suivants ont par contre réussi à attirer notre attention. Eh oui, parce tout le monde n’a pas partagé notre indifférence, certains ont vraiment pleuré sa mort. Nous aurions dû nous en douter. En qualité de porte-drapeau du socialisme d’Etat sud-américain, désigné comme héritier de Fidel (qu’il a précédé dans la tombe), il était évident que sa disparition serrerait pour de bon les glandes lacrymales de tous les sinistres tiers-mondistes.

Nous sommes là face à un de ces exemples qui montre comment, dans le milieu subversif, ce qui sépare les autoritaires des anti-autoritaires n’est pas seulement une divergence théorique, une différence d’objectifs ou une diversité de méthode. Il y a un abîme anthropologique - si on veut bien nous excuser du terme. Les tiers-mondistes sont ces révolutionnaires occidentaux bien nourris qui approuvent quiconque, à un continent de distance, affirme se battre pour défendre les opprimés. Ils sont persuadés que dans ces contrées lointaines, l’esprit critique doit être banni, parce que sinon, on fait -"objectivement", ça va de soi- le jeu de l’ennemi, c’est-à-dire de l’impérialisme yankee. Il s’agit de la reformulation moderne de la vieille litanie stalinienne, selon laquelle ceux qui critiquaient le gouvernement de Moscou étaient par la force des choses au service des gouvernements de Berlin ou de Washington. Cette accusation a disparu peu à peu, pour n’être plus réservée qu’aux "ennemis de l’intérieur". Les dissidents cubains en exil (anarchistes compris), ont par exemple été accusés plusieurs fois d’être financés par la CIA. Si ce n’était pas le cas, pourquoi n’auraient-ils pas su apprécier avec gratitude les lois du Leader Maximo ? Craignons que les dissidents vénézuéliens du défunt commandant ne soient victimes des mêmes misérables insinuations.

Mais ici, à un océan de distance, eh bien on préfère utiliser d’autres arguments. Ici, ceux qui critiquent les lointains Etats socialistes pécheraient par "eurocentrisme", parce qu’ils ne comprennent pas que les critères d’interprétation habituellement utilisés en Occident ne peuvent pas être appliqués de la même façon ailleurs. C’est une remarque incroyable ! C’est d’ailleurs plus ou moins celle qu’utilisent pour se défendre ceux qui pratiquent le tourisme sexuel. Avec une différence : ces soi-disant touristes sexuels vont faire ailleurs ce qu’ils ne peuvent pas faire dans leur propre pays, tandis que les tiers-mondistes acceptent ailleurs pour d’autres ce qu’ils n’accepteraient jamais pour eux dans leur pays. Vous imaginez la réaction si ici, en Europe, un officier des paras, après avoir passé quelques années de prison pour une tentative de coup d’Etat, arrivait au pouvoir ? On invoquerait au minimum une mobilisation permanente contre le fascisme. Par contre, si c’est un officier des paras d’Amérique du Sud... hasta siempre comandante ! Il suffit d’avoir une main rouge, une propagande qui crache le mot peuple en permanence, et voilà que l’Etat, le gouvernement, l’armée, la police, la magistrature, les prisons... et tout ce qui a toujours défendu l’horreur quotidienne deviennent d’un seul coup de nobles institutions à défendre et à protéger. Ils ne se rendent même pas compte que leur soi-disant "refus de l’eurocentrisme" n’est rien d’autre qu’une forme de racisme inversé. Pourquoi les exploités d’autres pays devraient-ils accepter ce qui est considéré comme inacceptable par les exploités d’ici ? En Amérique du Sud, pourquoi devrait-on applaudir les militaires ? En Asie, pourquoi devrait-on se prosterner devant un Comité central ? En Afrique, pourquoi devrait-on honorer les rites religieux ?

Pourquoi partout, sous n’importe quelle latitude, ne devrait-on pas lancer un défi à l’existant, contre ses certitudes, ses habitudes, ses lieux communs, ses institutions ? Voilà l’abîme anthropologique auquel nous faisions allusion, la différence radicale et infranchissable entre ceux qui veulent une réorganisation différente de celle qu’on connaît, et ceux qui désirent tout autre chose.

[Traduit de l’italien de finimondo.org, 15 mars 2012]


posté le Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 28 octobre 2013 16:27, par admil

    Yo,

    Les commentaires ont pour objectif d’ajouter des infos, etc (relire l’avertissement). Indy Bxl n’est pas un forum de discussion mais un médium pour favoriser les luttes. Turn off your computer and go back to the streets...
    Beaucoup de commentaires ont été ici censurés et nous continuerons tant qu’il faudra.
    Chacun est assez grand pour faire les recherches nécessaires concernant la source des infos publiées sur ce site.
    Donc insultes et guéguerres entre conspis et je-ne-sais-pas-quoi, buiten !
    merci de votre compréhension...

  • Cet article sans le moindre rapport avec l’actualité, à propos d’un événement vieux d’un an, ne fait que ressasser les éternels ressentiments contre les Etats qui ne se soumettent pas aux diktats étasuniens. Je vois mal dans ces conditions quelles infos on pourrait y « ajouter », sinon le dénoncer comme une tentative de spam.

    Au moins, on pourrait y tolérer les réponses de ceux qui ont une vision non manichéenne de Cuba ou du Venezuela.

  • deux petites devinettes suffiront pour aujourd’hui : quel est le premier pays importateur de pétrole vénézuelien ? combien de travailleurs ayant participer à la grêve de la compagnie pétrolière PDVSA croupissent encore en prison aujourd’hui ? c’est toujours d’actualité tout comme la sacralisation du bolivarisme et du colonel défunt Chavez, ceci n’est pas un spam juste un début de questionnement à propos d’un leader spirituel incontesté pour certain(e)s

  • 30 octobre 2013 21:57

    Juste une petite devinette : qui a intérêt à diaboliser systématiquement certains Etats qui dérangent particulièrement oncle Sam et tonton Netanyahou ? Ne cherchez pas, ce sont les idiots utiles de l’Empire qui récitent par cœur ce qu’ils ont appris dans les médias du pouvoir.

    Sauf qu’on ne voit ce genre d’inepties que chez les défenseurs de la pensée dominante. Les héritiers d’Alexandre Adler sont passés sur Indymedia. Voir l’analyse d’Acrimed, toujours d’actualité :

    Les facéties d’Alexandre Adler : Hugo Chavez, « gorille populiste » et « antisémite »

    L’omniprésence d’Alexandre Adler, éditorialiste multicarte et expert en tout, interdit, sauf à s’y consacrer à plein temps, de pouvoir bénéficier de toutes ses facéties, des plus grotesques au plus vulgaires [1]. Parfois, on relève ... et on oublie. Pourtant, les délicieux commentaires que ledit Adler a fait paraître dans Le Figaro du 18 août 2004 sous le titre « Chavez, mi-Peron et mi-Guevara » sont inoubliables.

    Cela commence merveilleusement bien : « La victoire du semi-Caudillo vénézuélien Hugo Chavez est un tournant de l’histoire politique de l’Amérique latine. Même amplifiée par des fraudes et des bourrages d’urnes, elle est néanmoins incontestable. »[souligné par nous] Adler le sait : la victoire est « incontestable », mais elle a été « amplifiée par des fraudes et des bourrages d’urnes » ... même si cette victoire a été enregistrée par un vote électronique et non par un décompte de bulletins de vote déposés dans des urnes. Mais l’ignorance d’Alexandre n’est pas frauduleuse...
    Poursuivons : « Mais, comme la langue d’Esope, cette victoire du populisme créole est à la fois la pire et la meilleure des choses. ». » [souligné par nous]
    Ainsi, la « victoire du semi-Caudillo » est une « victoire du populisme créole ». La prose d’Adler, à la différence de la langue d’Esope, est à la fois la pire et ...la pire des choses. Commençons par le pire...

    Hugo Chavez ? Un produit de synthèse...

    « Commençons par le pire : l’Argentine [...] a engendré, du temps de sa fragile prospérité, deux aberrations idéologiques durables : le péronisme et le guévarisme. Opposées en apparence, puisque Peron était un fasciste sympathisant actif de Mussolini et d’Hitler tandis que Guevara était, en tant qu’élève du grand avocat de gauche Silvio Frondizi, un semi-trotskiste à la recherche d’une révolution latino-américaine originale, les deux idéologies se sont pourtant rencontrées sur l’essentiel. Toutes deux se fondent sur l’exécration du modèle de liberté nord-américain. »
    Opposées en apparence, convergentes en réalité : de son passé stalinien, Alexandre n’a gardé que les meilleures postures du savoir absolu et les pires leçons de la dialectique. A moins que la dialectique en question ne soit, plus trivialement, celle qui permet d’écrire des dissertations sur n’importe quoi. Thèse : Peron. Antithèse : Guevara.
    Synthèse : Chavez.

    Après une grande leçon sur le péronisme [2], Alexandre poursuit : « Le jeune Che Guevara, issu d’une famille d’intellectuels de gauche, ne partage pas l’idéologie péroniste mais en conservera toutes les illusions : anti-américanisme fanatique dans lequel il poussera un Fidel Castro, lui aussi élevé dans ce culte barbare par un père espagnol et franquiste, vaincu de la guerre de 1898, populisme foncier [...] mais surtout mépris de fer pour les difficultés de la production. ». On souligne... et on continue.

    Après une grande leçon sur le guévarisme [3], qu’il vaut épargner à nos lecteurs, Alexandre-le-dialecticien en vient à la « synthèse » des opposés : « Chavez est le résultat d’une synthèse particulièrement perverse de ces deux mouvements pulsionnels nés de la grande détresse argentine [...] »
    Péroniste ? « [...] il est péroniste car, comme son maître, c’est un militaire autoritaire et putschiste [...] Tout comme Peron encore, Chavez, après une tentative infructueuse de coup d’Etat pur, s’impose à un système démocratique sclérotique et exsangue [...] [4].

    Guévariste ? « C’est ici que l’on retrouve le guévarisme de Chavez : si Peron avait pris l’Argentine en 1943, avec toutes les facilités que cela lui permit initialement et le ralliement enthousiaste d’une partie des classes moyennes, Chavez, lui, est plébiscité au bas de la pente en 1995 alors que la dépression de la rente pétrolière a profondément érodé la société vénézuélienne. »

    Faute d’avoir trouvé le « guévarisme » dans la phrase qui précède, on s’attend à le découvrir dans celles qui suivent. Peine perdue : ce n’est qu’un bavardage sur la gauche du pays qui s’achève par ce diagnostic : « Chavez [...] tient un discours essentiellement de gauche ». Quelle surprise !
    Ce n’est pas la dernière.

    Hugo Chavez ? Un criminel de gauche

    Mais reprenons. « Chavez [...] tient un discours essentiellement de gauche »Voilà au moins qui mérite explication. La voici :

    « Chavez [...] tient un discours essentiellement de gauche : réforme agraire qui ici touche en les spoliant non les propriétaires absentéistes d’autrefois mais une agriculture productiviste de paysans moyens ; redistribution sans progrès de la productivité de ce qui reste de la rente pétrolière sous forme de cadeaux sans lendemain, tandis que s’effritent tous les jours les infrastructures du pays ; contingentement et réglementation des exportations industrielles et agricoles déjà faibles, en partie pour ruiner délibérément le monde des entrepreneurs foncièrement hostiles au chef. [...] » .
    Ici, tout est aussi faux que dans la pire des propagandes de l’opposition vénézuelienne, mais Adler n’a pas besoin de savoir pour savoir... Il est donc inutile de lui répondre.

    « Voilà pour les mauvaises choses : la victoire nette de Chavez est la confirmation de la force du populisme qui balaie aujourd’hui toute l’Amérique du Sud. Même la Colombie de droite et le Chili de centre gauche, qui sont encore épargnés par le cyclone, ne manqueront pas d’en être affectés. Chavez, vainqueur aujourd’hui, c’est pour reprendre Barbey d’Aurevilly : « Le bonheur dans le crime. ».

    Ce court traité de populisme et de criminologie confondus n’est pas fini. Au détour de cette fresque, on découvre, entre autres des choses étranges, celle-ci : opposées en apparence, AD et Copei sont identiques en réalité. Mais pour une raison désespérante : ils sont tous ... populistes ! : « [...] les radicaux argentins ont ici pour équivalents l’Action démocratique, un parti de type social-démocrate européen qui fut grand sous son fondateur Romulo Betancourt, et les conservateurs une formation démocrate-chrétienne, le Copei, dont les dirigeants finirent dans les années 80 par adopter le même programme populiste inepte que leurs adversaires du centre gauche . » [souligné par nous]
    Tout est populiste au Venezuela. Voici comment on peut arriver à cette conclusion :
    Thèse : Tout. Antithèse : N’importe quoi. Synthèse : Adler.

    Et Adler de nous compter la fabuleuse histoire que voici :

    « Mais il y a aussi un bon côté dans cette affaire : c’est le triomphe de la diplomatie brésilienne qui, patiemment, est à la recherche d’une voie non antagoniste d’indépendance des Etats-Unis. » Plus exactement, c’est le triomphe d’un compromis entre le régime brésilien qui ne peut pas « se permettre de voir le Venezuela rebasculer dans le camp américain » et des Etats-Unis qui « ne souhaitent pas à présent une défaite trop large de Chavez », pour des motifs pétroliers. De là cette conséquence : « Les Américains n’avaient plus qu’une exigence : que Chavez organise le référendum de révocation qui a constitué une sorte de présidentielle anticipée. Les Brésiliens ont obtenu en échange le lâchage par Washington de l’opposition vénézuélienne et l’absence totale de pression sur Caracas. ».
    Vous avez bien lu : « L’absence totale de pression de Washington sur Caracas » ! Parole d’expert !

    Hugo Chavez ? Un gorille antisémite

    Au milieu de cette histoire légendaire, la figure obligée de l’opposition entre Lula et Chavez permet à Adler de justifier sa réputation. Même en retirant quelques boursouflures (c’est-à-dire, dans la pensée adlérienne, l’essentiel), il reste ceci : « [...] tout oppose en effet le régime de Lula et celui de Chavez. Chez les dirigeants brésiliens du Parti des travailleurs, on ne trouve aucun excès économique [...] aucun populisme irresponsable, aucune démagogie en matière de réforme agraire, aucune apologie du protectionnisme industriel et, bien que cela soit un élément secondaire, pas trace de l’antisémitisme populiste que Chavez a contracté au contact de ses interlocuteurs les plus extrémistes dans l’Opep. » [souligné par nous]

    Là on ne commente plus, on s’extasie !

    Le semi-caudillo créole, synthèse du fascisme de Péron et du semi-trotskysme de Guévara, est un populiste antisémite. Et ce n’est pas fini, comme le précise, en incise, ce sobre constat d’un expert : « le désir évident à l’entendre qu’éprouve Chavez, le gorille bolivarien ainsi remis en selle, de confisquer le pouvoir » est d’instaurer au Venezuela « une dictature rouge-brune , étroitement alliée à Cuba ». [souligné par nous]
    A quoi bon s’indigner ? Indiscutablement, Adler, lui, est un humanoïde...

    ... D’autant plus distingué que c’est un humanoïde soulagé, puisque, dit-il, la perspective d’une dictature rouge-brune s’éloigne. « Mais attention, tout repose ici sur le rôle civilisateur du Brésil qui hérite curieusement, à l’échelle de toute l’Amérique du Sud, du rôle dont Fernand Braudel rêvait pour le Portugal à l’échelle de la péninsule Ibérique sous Philippe II : inculquer à des peuples hispaniques plus intolérants et plus violents la douce mélancolie lusitanienne de ceux qui n’ont jamais été réticents à mêler leur sang et à cultiver un laïcisme improbable mais hédoniste. ».
    Après cet éloge de l’hédonisme portugais - dont les douceurs, à l’époque de la conquête de l’Amérique, sont réputées -, on ferme le ban !

    Henri Maler

  • Mes références ne sont pas Adler et tes copiés-collés n’ont aucun intérêt et noient la réalité qui dérange dans le milieu alter, quoiqu’en dise les chavistes, tonton chavez (maintenant tonton Maduro) et tonton Sam aiment faire des affaires et ce n’est relayé ni dans les médias dominants ni dans les médias sois disant alter car "diaboliser" chavez n’est pas la question, il s’agit ici de remettre en cause toute forme d’Etat même avec un vernis anti-impérialiste vous vous tromper de combat en hierarchisant les bons Etats ceux qui dénoncent Israel et les USA d’un coté et de l’autre la coalition des mauvais Etats impérialistes ce que vous appeler l’Empire. A choisir entre un monde sans capital sans classe et sans Etat ou défendre naîvement certains Etats pcq ceux là seraient anti-impérialiste, la chine a aussi bien cultiver ce mythe et ça ne l’a pas empêcher de devenir ce que c’est aujourd’hui. L’Etat vénézuelien réprime et encadre le mouvement ouvrier comme l’Etat américain le fait d’où ma question sur le nombre de grêvistes en prison encore aujourd’hui dans les prisons vénezueliennes.. Alors pourquoi ne pas tous les envoyer au diable que ce soit l’Etat américain qui plus est puissance mondial du moment (seul point sur lequel je serai d’accord avec toi) l’Etat d’Israel l’Etat chinois l’Etat belge le Vatican bref y en encore 192 à supprimer et l’Etat venezuelien en fait partie et d’ailleurs peu importe son dirigeant c’est la structure de classe qu’il faut abattre

  • 31 octobre 2013 14:13

    Les idiots utiles de l’Empire nous distillent la leçon qu’on leur a apprise : tous les Etats sont pareils. Pas tout à fait cependant puisqu’ils s’agglutinent dès qu’on parle des Etats mis à l’index par leurs maîtres alors qu’on ne les voit pas pour les autres. Si ce n’était pas aussi répétitif on pourrait se faire avoir, mais là il n’y a plus le moindre doute.

    Voir dans l’article sur le vote de l’ONU à propos du blocus de Cuba le sort qui est réservé, avec la bénédiction des idiots utiles gauchistes, aux Etats qui ont le malheur de ne pas respecter la pensée unique mondiale.

    « Pour la 22 ème année consécutive, l’ONU demande aux USA de lever leur blocus contre Cuba. 188 pays ont voté en ce sens contre deux (USA et Israël) et trois abstentions (des micros-Etats dépendant des USA).

    Vous lirez ci-dessous un document de l’ONU qu’il y a peu de chance que vous trouviez dans les médias sérieux, objectifs, neutres et payants.

    Vous y découvrirez les arguments des pays ou groupes de pays qui demandent la levée du blocus (dont l’Union européenne) et ceux des USA.

    Nos lecteurs occasionnels seront surpris par la teneur de ce document et par la quasi-unanimité des pays membres de l’ONU en faveur de l’île des Caraïbes. Il est vrai que beaucoup de citoyens français, formatés par nos médias sérieux, objectifs, neutres et payants (bis), croient que Cuba est un enfer mis au ban des nations.

    Voir également ci-contre l’article : "Le blocus des Etats-Unis contre Cuba : un cas de génocide" de Livia Rodriguez Delis. »

    C’est le sort qui attend les Etats qui comme Cuba, au dire du « prolo », font manger à leur population des « frites en plastique cuites dans l’huile de vidange » et prostituent les femmes !

  • 1er novembre 2013 07:20, par Prolo

    Cuba, le Venezuela... sont des Etats capitalistes qui exploitent les prolétaires. Ils ne valent pas mieux que les USA ou l’Union européenne et les conditions de vie y sont bien pires.

  • 1er novembre 2013 08:52

    Eh oui, faire manger à sa population « frites en plastique cuites dans l’huile de vidange », ça mérite bien un blocus économique. On ne comprend pas dans ces conditions que l’ensemble des Etats de la planète dénoncent ce blocus, sauf deux : devinez lesquels ? Les deux Etats responsables qui ont bien compris les leçons du « prolo » !

  • 1er novembre 2013 10:08, par Prolo

    On aimerait savoir en quoi l’Etat stalinien et capitaliste vénézuélien, comme Cuba, est différent des autres Etats dans la défense des intérêts bourgeois ?

  • 2 novembre 2013 18:39

    Ou tu ne lis pas les commentaires, ou c’est un Altzheimer qui s’attaque à la fine fleur de la révolution internationale.

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