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Entretemps au Sénat...

posté le 04/09/13 Mots-clés  répression / contrôle social 

Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) - Analyse de risques - Bâtiment du Conseil européen

Organisation commune africaine et mauricienne
espionnage
Conseil de l’Union européenne
Régie des Bâtiments
Chronologie
18/1/2013 Envoi question
18/2/2013 Réponse

Aussi posée à : question écrite 5-7806
Question n° 5-7805 du 18 janvier 2013 : (Question posée en néerlandais)

Dans l’optique de l’extrémisme et du terrorisme, le bâtiment du Conseil européen à Bruxelles est une cible potentielle à haute valeur symbolique. L’environnement physique du site de construction - non hermétiquement fermé au public et à proximité des tunnels de métro - constitue en outre, dans une perspective sécuritaire, un fameux défi.

Une autre menace potentielle est l’espionnage. Durant la construction du bâtiment du Juste Lipse qui abrite encore actuellement le Conseil européen, des inconnus ont en effet installé dans les murs en béton cinq boîtes noires remplies de dispositifs d’écoute sophistiqués. C’est seulement en 2003, huit ans après la réception des travaux, qu’elles ont été découvertes par hasard.

Selon diverses sources, il est frappant de constater que l’organe de lutte contre le terrorisme, l’OCAM, n’a pas été sollicité pour réaliser une étude de risques du site de construction dans le quartier européen. Pour les nouveaux quartiers généraux de l’OTAN, en chantier à Evere, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) a effectivement réalisé une telle étude, et des règles sécuritaires sévères sont en vigueur. Le propriétaire de l’ensemble du projet est, à ce jour, la Régie des bâtiments - ensemble des frais : 240 millions d’euros (valeur au 1er janvier 2004) ; elle assure le préfinancement. Selon ses dires, le Conseil européen est conscient des risques tant en matière d’espionnage que de menace terroriste. Le service de presse de la Commission indique que les recommandations en matière de prévention des risques ont été transmises à la Régie des Bâtiments, à laquelle il revient d’entreprendre des démarches. Je renvoie à ce sujet à la réponse à une question similaire adressée à la vice-première ministre et ministre de l’Intérieur et de l’Égalité des chances (n° 5-6976).

J’aimerais poser les questions suivantes à la ministre.

1) Pourquoi l’OCAM n’a-t-il pas été impliqué dans la réalisation d’une analyse de risques du site de construction du bâtiment du Conseil européen ? La ministre peut-elle indiquer qui est effectivement responsable de l’analyse de risques en ce qui concerne la sécurité et la menace d’espionnage ? Peut-elle donner des explications détaillées ?

2) Dans quelle mesure la Régie des Bâtiments s’intéresse-t-elle à la menace d’activités d’espionnage dans le chantier du bâtiment du Conseil, compte tenu de précédents dans d’autres bâtiments de l’UE ? La ministre peut-elle expliquer si le chantier est à présent sécurisé ?

3) La Régie des Bâtiments a-t-elle intégralement mis en œuvre les recommandations de l’Union européenne en matière de prévention des risques ? Dans l’affirmative, quelles en sont les lignes directrices ? Dans la négative, pourquoi ?
Réponse reçue le 18 février 2013 :

1) Le 6 juillet 2012, l’Organe de Coordination pour l’ Analyse de la Menace (OCAM) a, de sa propre initiative, établi une analyse des risques en vue de la protection du chantier du nouveau bâtiment du Conseil. L’accent y était principalement mis sur la menace de la scène anarchiste à l’égard des institutions internationales, y compris l’Union européenne (UE). Il était spécifiquement renvoyé au fait que les anarchistes avaient déjà à plusieurs reprises visé des chantiers (Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), prisons) et que la menace à l’égard des cibles de la scène anarchiste se situe au niveau 3. L’OCAM a suggéré que la police fasse preuve d’une plus grande vigilance et que les responsables du chantier du nouveau bâtiment du Conseil prennent des mesures de protection supplémentaires.

2) et 3) Ces questions ne sont pas de ma compétence mais de celle de mon collègue le vice-premier ministre et ministre des Finances et du Développement durable, chargé de la Fonction publique.


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