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Groupe mexicain en galère cherche lieux pour présenter sa lutte

posté le 28/05/13 par J Mots-clés  logement / squats / urbanisme  réflexion / analyse  Mexique  Peuples natifs 

Salut

J’ai rencontré des gens d’Atenco au Mexique, membres -et non des moindres - du Front des Peuples en Défense de la Terre (FPDT).
Ils sont en tournée d’information en Europe, avec un groupe musical : RésistanciaD’Mexico".

Ils devaient notamment aller un mois en Turquie, mais leur visa à été refusé. Ils sont donc en galère un mois en Europe.
Nous essayons de leur trouver des dates pour des soirées informatives et des concerts.
C’est très fort et touchant leur témoignage !!!

Le groupe est très bon.

J’ai mis en ligne de la musique du groupe, un film ( ENA, trop dur !), des documents sur leur lutte. on peut les consulter là
https://www.dropbox.com/sh/qqvtl8x8tmpux7o/y6gjY2PNFu
Il y a un "AGENDA.html" que j’essaie de tenir à jour.

Ces jours-ci ils sont en France et Allemagne jusqu’au 01 juin, puis une semaine libre, Liège le 05/06 >> 11 puis Paris, un trou et Toulouse le 15/06 Pyrénées, Barcelone etc. >> fin juin
Puis de nouveau 10 jours libres.
Ils n’ont pas de moyens financiers, donc il faut bien compacter les déplacements, ça sera peut-être compliqué.

Dans le coin de Liège en Belgique vers le 05-10 juin
Evidement c’est vite !

Aurais tu une idée pour BXL
N’hésites pas, très forts, pas gourmands !
contact Neto kanemaye (at) yahoo.com

Merci pour eux
Zapata vive, la lucha sigue.
à bientôt
J.


A LAS PERSONAS, GRUPOS, COLECTIVOS, ORGANIZACIONES, SINDICATOS

Y, A TOD@S AQUELL@S QUE EN SUS LUCHAS Y RESISTENCIAS DAN ESPACIO A LA SOLIDARIDAD.

PRESENTES

Compañeros y compañeras por medio de la presente queremos comunicarles lo siguiente :

Ignacio del Valle, del Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra (FPDT) (organización campesina en resistencia por la defensa de su tierra de San Salvador Atenco, Estado de México). junto con “La Resistencia D’ México”, (grupo musical que trabaja desde hace 20 años en las luchas sociales y políticas de México, cabe mencionar algunas : 1994 el levantamiento del EZLN, El movimiento estudiantil por una educación gratuita en la UNAM, Atenco, Movimiento magisterial CNTE, las luchas obreras como el SME, Yo soy #132 y la realización del Cervantino Callejero Internacional), estaremos, a partir del día 1 de mayo del año 2013 al día 15 de julio en algunos de los lugares en lucha y resistencia de Europa y Turquía. Estaremos junto a personas que, como nosotros, trabajan todos los días para construir una realidad mejor. A ellos y ellas queremos estrecharles las manos, abrazarles. Queremos agradecerles su tiempo entregado, sus miradas y palabras de fuerza y aliento. Queremos verlos, escucharlos, y compartir nuestras
experiencias y 20 años de música.

Queremos alegrar corazones.

También queremos compartirles que de estos caminares realizaremos un documental bajo el nombre “DE ATENCO A TURQUIA PASANDO POR EUROPA” para presentarlo en el mes de agosto en la fiesta que ustedes ya saben, cuándo, en dónde y porqué se va a celebrar.

Ante esto les solicitamos el apoyo para realizar algunos encuentros y eventos en la Unión Europea y Turquía a donde podamos llevar nuestra palabra, fortalecer nuestra lucha y hermanar nuestras resistencias, pues hemos aprendido que la distancia no es ninguna limitante cuando en nuestro resistir va la búsqueda de un mundo de justicia y libertad.

Aprovechamos para enviarles saludos y abrazos desde el México combativo y digno en el que muchas veces nos hemos encontrado.

Atte.

Ignacio Del Valle Medina
Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra
Eleazar Ruiz Hernández
La Resistencia D’ México

Contactos para la organización

En México Alberto Tello
kanemaye@yahoo.com

En París : Buket Tugsel . buket.tugsel@hotmail.fr

P.D. Anexamos la lista de los nombres de los integrantes de la gira

Ignacio Del Valle Medina
Eleazar Ruiz Hernández
Natalia Ramírez Domínguez
Edgar Alberto Tello García
Eleazar Ruiz santana
Edgar Wenceslao Moncada Sánchez
André Isaac Ruiz Ramírez
Samuel Guzmán Cuevas
Cayo Vicente Luna Santamaría
José Alberto Balmaceda Muñoz
Ismael Mauricio Arreola Gutiérrez


Atenco : de nouveau l’aéroport

De nouveau la menace de l’aéroport… Atenco, un village qui ne se résigne
pas à mourir face au projet “ville future” d’Enrique Peña Nieto.

Gloria Muñoz Ramírez

— -
San Salvador Atenco, Etat de Mexico. Le chemin traverse une vallée de
nopals et de champs semés de maïs, sur l´autre rive de ce qui fut un temps
le lac de Texcoco. “De la chapelle de La Purisima jusqu’où portent votre
regard, c est ce qui est compris par le nouveau projet” nous montre Adán
Espinoza, désignant du doigt, depuis la colline de Huatepec, les terres
désignées sur les cartes du mégaprojet "Ville Future", la nouvelle menace
qui plane sur la région et qui d’ après les habitants, serait une espèce
de Santa Fe incluant projets immobiliers, méga-industrie et évidemment, un
aéroport, l’affront le plus fort pour les villages de la région.

Hortensia Ramos, professeure originaire de village de Nexquipayac [un des
villages de la municipalité d’Atenco], accompagne également notre
traversée des champs de nouveau disputés. Hortensia et Adán sont tous les
deux membres du Front des Villages en Défense de la Terre (FPDT),
l’organisation emblématique qui s’est opposée en 2001 à la construction d
un aéroport á San Salvador Atenco, qui les auraient expropriés de leurs
terres. En 2002 le Front gagna la première bataille et réussit, grâce a la
mobilisation, à obtenir l’annulation du décret d’expropriation.
Aujourd’hui, plus de 12 ans après cette victoire, la menace revient planer
sur leur territoire.

Ce projet est "pire que le précédent", nous avertissent de leur coté les
ejidatarios# Marcial Ramírez, David Pájaro et Santiago Medina. En 2001,
nous indique Jorge Oliveros, un autre ejidatario qui s’est maintenu en
résistance ces 12 dernières années, "ils nous ont ignoré, menacé et
divisé. Aujourd’hui ils veulent recommencer". Avec la cause aggravante,
avertit-il, de ce que "aujourd’hui le projet est plus ambitieux. En 2001
c’était 1100 hectares qu’ils voulaient nous spolier. En 2013, le projet
tel qu’il est présenté par l’entreprise ICA concerne 1500 hectares de San
Salvador Atenco", sur un total de plus de 15 000 hectares, comprenant tout
ce qui fut le rivage du lac de Texcoco, a l’est de la ville de Mexico.

La différence avec le projet antérieur, indique-t-il, "est qu’ils ne se
montrent pas. Ils envoient des gens de notre propre communauté faire des
menaces. D’un million 400 000 pesos par hectare qu’ils offraient il y a un
an, aujourd’hui l offre est passée à un million 750 000 pesos". Le plan,
mis en œuvre maison par maison, est de dire aux ejidatarios que tout est
déjà vendu et qu’il ne manque plus qu’eux : "ils présentent des cartes où
ils disent que les ejidatarios ont déjà cédé leurs documents et qu’ils
sont en procédure de vente. Mais c’est faux. Ce n’est qu’une minorité qui
a fourni les documents, cela concerne environ 50 hectares, qui n’ont même
pas été encore vendus".

Le récit du paysan Delfino Martínez vient étayer ce scenario complexe. "
Nos enfants veulent vendre, c’est la vérité. Ici dans le village, il y a
des personnes qui s’organisent et qui cherchent á convaincre. Ce sont des
intermédiaires, ils nous connaissent, nous approchent et nous disent
"allez, vends, tout le monde est en train de vendre". Moi ca m’énerve de
voir à quel point ils sont cons. Moi ils m’offrent un million 700 000
pesos par hectare, mais j’ai 8 enfants, si je vends, sur quel terrain
vont-ils construire chacun leur maison ? Ils n’auront ni où vivre, ni d’où
cultiver pour manger. Il y en a beaucoup qui se pressent pour vendre, mais
malheureusement ils vont se retrouver sans terrain, "sans argent, sans
terrain et sans rien".

Une lutte qui n’en finit pas

Trinidad Ramirez, plus connue sous le nom de Trini, elle aussi figure
emblématique de la lutte d’Atenco et de la solidarité avec les autres
mouvements sociaux du pays, avertit que "les déclarations du gouvernement
fédéral nous poussent de nouveau à la lutte pour la défense de la terre,
que nous n’avons jamais abandonné. Cela nous pousse à dire de nouveau que
nous sommes debout, nous ne nous sommes pas rendus, car la terre se défend
toute une vie durant".

"Nous, nous dit Trini, il y a 12 ans nous avions dit : "est-ce que le
gouvernement nous a posé la question si nous voulions vendre la terre ?
C’est pour cela qu’aujourd’hui le gouvernement a appris á poser la
question. Ils disent aux paysans : « vous voulez vendre vos terres ? ». Mais
nous aussi, nous avons appris. Nous avons appris qu’il ne s’agit pas
seulement de la terre, mais aussi de la sauvegarde de nos coutumes et de
nos racines".

Depuis 2002, explique Jorge Oliveros, au moment où le projet d’aéroport a
été annulé, "nous autres nous savions qu’ils n’allaient pas enlever leurs
pattes de là et qu’ils continueraient à être aux aguets. En 2003 et 2004
ils ont commence à réaliser des travaux qui étaient prévus par le projet
précédent. Ils ont réalisé les voies de communications secondaires, ils se
sont appropries de l’eau des sources de la montagne, ils ont commencé à
privatiser les comités en charge de l’eau potable. A Texcoco nous n’avions
pas d’hôpital, mais ils ont valide la construction d un hôpital régional,
ils ont fait des bretelles d’accès et le circuit routier extérieur de
l’Etat de Mexico, c’est à dire que les œuvres secondaires ont continué à
être réalisées parce que leur intention ne s’est jamais éteinte."

David Pajaro, natif d’Atenco et lui aussi ejidatario en plus d’être
ingénieur agronome, signale que sur internet est détaillé le projet
"Mexico, ville future", qui comprend trois croquis qui montrent que le
village d’Atenco perdrait la totalité de sa surface ejidale. "Pour ce que
nous en avons vu", explique-t-il, "cela va de nouveau de la rive de la
rivière Chimalhuacán jusqu’aux abords de Chiconautla. Tout ce qui est
connu comme le rivage de Texcoco. « On parle d environ 25 communautés
affectées, sur une superficie de 7 000 hectares ».

Division, affrontements et désintégration entre ceux qui ont déjà vendu

La municipalité d’Atenco est composée de cinq villages : Salvador Atenco,
San Francisco Acuexcomac, Zapotlán, San Cristóbal Nexquipayac et Santa
Isabel Ixtapan. Les deux derniers villages, nous indiquent les ejidatarios
interviewés, ont commencé à vendre leurs terres il y a plus d’un an.
Ixtapan a vendu 500 hectares et Nexquipayac, 360. Le quartier Francisco I.
Madero, 40 supplémentaires. Toutes ces terres entourent les terres du
village de San Salvador, qui constitue l’ejido le plus important, avec 958
ejidatarios.

Hortensia Ramos indique que dans son village, Nexquipayac, ils commencent
à ressentir les séquelles de la vente : "Le fait que tu aies reçu de
l’argent se voit. Ils ont commencé à refaire leur maison, à s’acheter une
moto, mais l’argent leur file entre les doigts, et maintenant ils n’ont
plus ni terres ni économie".

L’argent, dit-elle, "c’est vraiment comme la queue du diable. Ca cause des
divisions. Dans la même famille ce qu’il se passe c’est que le grand-père
qui a reçut un million de pesos doit le repartir entre les enfants et les
neveux. Et apparaissent déjà les cas où les héritiers ne sont pas d’accord
entre eux et commencé la bataille entre eux, et la désintégration des
familles. Cela, les gens qui vendent ne le voit pas, mais c est ce qui se
passe. Ce qui est arrivé aussi, c’est une vague de vols et de
séquestrations incroyable. Un truc qui n’existait pas dans cette
communauté, et qui la aussi une conséquence directe de la vente des
terres, car il y a eu pas mal d’argent d’un coup et ça s’est su."

"C’est pour ça", expriment tous les interviewés, "que dans le village
d’Atenco on ne va pas vendre les terres".

http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2013/04/13/10567616-atenco/

traduction Siete Nubes.


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