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Haro sur la culture ! Descente de police à la Galerie Sterput E²

posté le 22/04/21 Mots-clés  répression / contrôle social 

Jeudi 22 avril, 20h00. La Galerie Serput E², située à Bruxelles rue de Laeken, est ouverte au public et présente une exposition, comme chaque jeudi depuis la réouverture officielle des galeries. Quelques personnes sont à l’intérieur, d’autres patientent dehors sous un passage couvert en attendant leur tour pour entrer. Soudain la police fait irruption. Une fonctionnaire réclame les cartes d’identités des 19 personnes présentes (toutes masquées pour celles à l’intérieur), tandis qu’un déploiement d’une dizaine de pandores empêche quiconque de quitter les lieux. Tandis que tout le monde s’exécute sans résistance, la fonctionnaire photographie toutes les cartes d’identité car « Le procureur l’a demandé ». Après avoir relevé l’identité de l’organisatrice et son numéro TVA, et photographié le frigo du bar (bar pourtant fermé), elle restitue les cartes une par une en intimant à chacun de « partir immédiatement ». Interrogés par des visiteurs incrédules, d’autres policiers leur signifient que « leur rassemblement est illégal ».

A la veille d’un comité de concertation national qui doit déterminer les règles qui seront en vigueur concernant la culture, on est en droit de se poser de nombreuses questions : pourquoi une descente en nombre est-elle organisée aujourd’hui sur un lieu notoirement ouvert depuis de nombreuses semaines dans les mêmes conditions ? Pourquoi s’en prendre à un lieu de culture légalement ouvert où la distanciation sociale était respectée et où tous portaient un masque ? Pourquoi le commissaire était-il présent pour une opération de routine ? Pourquoi le Procureur donnait-il des ordres en direct ? Pourquoi accuser les visiteurs du lieu, qui ne sont en rien responsables du nombre de personnes présentes ? Les réponses sont sans doute dans les questions : il n’est pas difficile d’imaginer qu’il s’agit d’intimider, de faire peur, de faire du chiffre, de montrer que la répression ne faiblit pas. Bref, de donner un signal alors que les acteurs du secteur culturel annoncent de nombreuses actions pour le 1 mai.


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