RSS articles
Français  |  Nederlands

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

Je crache sur tous les drapeaux [ukrainiens compris]

posté le 29/03/22 Mots-clés  antimilitarisme  répression / contrôle social  sans-papiers 

Je crache sur tous les drapeaux [ukrainiens compris]

https://placard.ficedl.info/article5890.html

Je crache sur le drapeau belge. Je crache, car ce drapeau est trempé dans le sang de mes frères et sœurs, du passé et d’aujourd’hui, qui ont été massacrés, torturés, enfermés, affamés, exploités au nom des intérêts de l’État belge.

Je crache sur le drapeau flamand, car son nationalisme écœurant me fait vomir. Ce nationalisme qui prône les valeurs de l’Ordre et du Travail, faisant la chasse aux immigrés, aux « déviants », aux rebelles. Qui cherche à enrégimenter tout le monde, riche comme pauvre, patron comme travailleur, bureaucrate comme chômeur, dans une même identité nationale, tous unis contre « les autres », tous pour le Pouvoir de la Nation et la protection de ses Valeurs. Comme le racisme, le nationalisme est l’antidote contre le virus de la bataille sociale, du combat pour l’émancipation et pour la destruction du pouvoir.

Je crache sur le drapeau français, car c’est encore un drapeau de la politique. Je crache dessus, parce que je déteste tous les politiciens de toutes les couleurs, tous les patrons, tous les industriels, tous les puissants. Parce qu’entre eux et moi, il ne peut y avoir qu’une lutte à outrance – eux pour se préserver, moi pour détruire leur pouvoir et conquérir la liberté.

Je crache sur tous les drapeaux nationaux, car partout où le drapeau national est hissé, l’oppression est chez elle. C’est le drapeau qui flotte sur les prisons, sur les casernes militaires, sur les commissariats, sur les postes-frontières. Toutes les institutions qui étouffent ma vie et la liberté sont ornées de drapeaux nationaux. Et comme en le voit en Tunisie, Égypte ou Libye : lors des soulèvements, l’apparition du drapeau national est toujours le signe précurseur d’un nouveau régime, d’un nouveau pouvoir, d’une nouvelle exploitation.

Mais je crache aussi sur ceux qui courent derrière les drapeaux nationaux. Qui marchent au pas de l’hymne national, qui font la guerre au nom de la nation, qui sont fiers de servir les intérêts de « leur » nation, de « leur » communauté. Je crache sur ces soldats aveugles et obéissants qui protègent les intérêts du pouvoir. Et que les choses soient claires : je m’en fous si ce pouvoir se prétend belge, flamand, marocain, wallon, palestinien, turc, européen, africain ou encore mondial. Je crache sur les drapeaux, car je crache sur tout pouvoir, sur toutes les autorités.

Je crache sur tous les drapeaux, car mon cri de vie, mon cri de révolte, c’est l’anarchie, c’est la liberté qui ne connaît ni loi, ni frontière.


posté le Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
arton5890.jpg

Commentaires
  • on crache pas sur les drapeaux nationalistes, on se torche le cul avec et on les brule avec les drapeaux communistes, anarchistes comme libéraux. les bible, coran, torah, code civil brulent bien aussi :)))

  • Punaise !

    Que de radicalité !
    Que d’absence de concession !
    Que de pureté !
    Ça fait chaud dans le bide de lire tant de finesse, tant d’à-propos, et surtout une telle dose de prise de risque : oser exposer publiquement des hypothèses aussi neuves, aussi audacieuses et aussi à-fleur-de-situation, c’est ce qu’on peu appeler du courage.

    On sent bien ici le désir incandescent de réellement agir sur le monde concret, et de pas seulement, comme c’est souvent le cas dans certains milieux, se faire mousser, en jeter, étaler tout ce qu’on a à prouver, se tailler un CV à peu de frais, compenser un gouffre d’impuissance par une coulée de formules creuses affirmées d’autant plus férocement qu’elles n’ont aucune conséquence, se faire une place dans l’histoire de qui n’aura pas été dupe... ; et, ça, c’est rafraîchissant.

    Merci encore, camarade.

  • Oh tiens donc, quelle belle leçon de courage que avent, qui fait preuve du virilisme le plus bête.

  • 1er avril 09:53

    SUPER VIEUX TRACT ! QUI TACLE LES ANARCOS ANTIFAS APPELISTES MILITARISTES MASCUS VALIDISTES NATIOS VA TEN GUERRE DU MOMENT ! COMME ICI : https* :*//libertaire*.*net/discussion/soutien-anarchiste-a-lukraine*.*30956/

  • Sympa, les commentaires sur indymedia.
    En lettres capitales et tout.

    Après, taxer "avent" de masculiniste juste après un tract comme celui-ci (pas un article, au passage), c’est un peu gonflé.

    N’oubliez pas de boire, entre les crachats. Faut s’hydrater.

  • 1er avril 20:38

    où y aurait il du virilisme dans ce texte ? où ça du masculinisme ? ou de l’antiféminisme (tant que vous y êtes, ajoutez en) ?

  • on se demande ce que le commentaire d’avent aura comme conséquence dans l’histoire. très probablement aucune.

  • Rien
    de
    plus
    militariste
    et
    donc
    viriliste
    masculiniste
    que
    le
    courage
    valeur
    ultime
    du
    militarisme
    par
    excellence
    .

  • Genial que cette (vieille) affiche réapparaisse. Merci

    Toujours chouette de relire les bases : contre TOUS les drapeaux d’etats, contre TOUT pouvoir, contre TOUTE armée, pour la revolution sociale !

    On peut trouver l’affiche sur papier (à toucher, sentir, coller, tout ça) au local anarchiste Le Zotte Morgen 32 rue de la grande ile 1000 bx

    welcome les jeudi soir 17 a 20h et les vendredi soir de 18h a 21h lors de la permanence de la Distro Lapinotheque

    Discutons de ces choses de vive voix !

  • "le drapeau noir c’est encore un drapeau"

    c’est pq il faut aussi le bruler avec la mommie de ferré

  • 7 avril 16:41, par nuance

    Je pense que c’est une mauvaise idée de ne pas faire de distinction entre la charge symbolique d’un drapeau français, par exemple, et celle d’un drapeau palestinien, par exemple.
    C’est une erreur stratégique ET une grosse faiblesse d’analyse des rapports de domination en jeu.

    Comme suggéré dans le tract : la liberté se conquiert.
    Elle se fout des incantations.
    Comme les drapeaux se foutent des crachats.

  • C’est un égarement/paravent stratégique

    ET

    une grande faiblesse d’analyse des rapports de force et de domination en jeu que de faire des différences entre les nationalismes.

    On voit les nationalistes ! On les déteste toustes, tout le monde les déteste !

  • Bien dit !
    Vlan !

    Et ma fille, elle déteste le broccoli.
    Mais bon, parfois ça passe avec la compote.

  • Enfin, une prise de position, une idée et une parole qui est à la fois révolutionnaire et radicale !

  • Les électeurices/démocrates détestent le caca.
    Mais bon, parfois ça passe avec du chocolat, de la confiture ou de la compote.

  • Selon moi, les gens qui crachent sur tout et n’importe quoi, ont une gonorrhée cérébrale et finissent avec un cerveau vidé de toute substence.

    Ça manque de réflexion, ça ne vise que l’inaccessible étoile, ça sclérose toute tentative de s’en sortir et tout fini au caniveau.

    D’abord, il faut pouvoir faire la part des choses et se choisir une porte de sortie avant de viser l’ultime Graal.

    Une porte de sortie, ce n’est simplement pas l’objectif final, mais c’est le premier objectif à atteindre de façon communautaire.

    En visant trop loin, on ne fait que diviser et on se retrouve seul dans le même piège.

    Le pire dans tout ça, c’est que l’adversaire aura gagné, c’est d’ailleurs à cause de ces cracheurs à tout-va, qu’ils gagnent toujours.

    Je finis par croire, qu’ils sont payés pour que le peuple reste divisé.

  • Ce n’est pas tout ou rien, quoique ...

    Selon autrui, les gens qui ne crachent sur rien ont une blennorragie démocrate ou une gonorrhée cérébrale dû au gonocoque républicain majoritariste et finissent avec un cerveau disponible aux oppressions encore plus vidé de toute substance.

    Ça manque de réflexion, ça ne vise que l’illusion du consensus, ça sclérose toute tentative de s’en sortir et tout fini sur les pavés du caniveau.

    D’abord, il faut pouvoir faire la part des choses et se choisir une porte de sortie et viser l’ultime Graal non religieux. Hit & run ! Une porte de sortie, ce n’est simplement pas l’objectif sans finalisme, mais c’est refuser de trahir le premier ou le dernier objectif à atteindre de façon communautaire ou religieux ou majoritaire ou affinitaire...

    En visant trop peu, on ne fait que diviser, renoncer, modérer et on se retrouve déçu-e-s, brisé-e-s, seul-e ou en troupe dans le même piège.

    Le pire dans tout ça, c’est que l’adversaire aura déjà et toujours gagné, c’est d’ailleurs à cause de ces non-cracheureuses résigné-e-s sous couvert de stratégie ou de réalisme à tout-va, que les oppresseureuses gagnent d’avance.

    Je finis par croire, qu’iels sont payé-e-s pour que les individu-e-s du peuple restent divisé-e-s, faibles, contrôlables, inconséquent-e-s et résigné-e-s !

  • 30 avril 17:11, par LaMa

    La bêtise de réduire le rachat à du "virilisme", du "masculin" ou du "masculinisme", on en parle ?!?

Avertissement

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)