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Journées contre l’islamophobie : Bruxelles comme un écho

posté le 24/12/15 par Henri Goldman Mots-clés  répression / contrôle social  solidarité  antifa 

Les 11,12 et 13 décembre avaient eu lieu les journées internationales contre l’islamophobie en France et en Europe. Retour sur les évènements à Bruxelles qui nous racontent l’islamophobie vue de Belgique. Entre reconnaissance médiatique avec la Une du journal de référence belge Le Soirsur la montée de l’islamophobie et polémique infondée, les journées ont été placées sous le signe du rassemblement.

Bruxelles a beau n’être qu’à 300 kilomètres de Paris, c’est un autre pays. Et c’est aussi une autre tradition historique. En Belgique, pas de révolution coupeuse de têtes, mais une monarchie pépère. Pas de laïcité ombrageuse, mais une neutralité "bonnasse" à coloration démocrate-chrétienne. Pas de névrose de l’altérité, mais une alliance de plusieurs minorités et de trois langues. Pas de démocratie autoritaire genre Ve République, mais une autorité politique faible et accessible sous tutelle d’une société civile protéiforme.

Et pourtant, ici comme partout, l’islamophobie se développe. Les formes qu’elle prend sont tributaires d’un triangle. Au premier angle, des traditions nationales qui nous inclineraient plutôt vers un libéralisme à l’anglo-saxonne. Au deuxième angle, l’influence française et sa propension à régler le compte de ses minorités régionales et religieuses selon la jurisprudence de la Saint-Barthelemy. Au troisième angle, la géopolitique, qui transforme chaque musulman-e en agent potentiel du Camp international du Mal, mais perçue à travers le prisme d’une petite puissance de cinquième ordre qui n’a aucun rang à tenir. Ce qui donne un cocktail finalement plus subtil que l’islamophobie française, probablement la plus dure d’Europe.

À Bruxelles, et même à Molenbeek, une des 19 communes qui composent la ville et qui n’est pas une banlieue puisqu’elle est en bordure du noyau historique, la rhétorique de la guerre est à peine plus présente qu’au Luxembourg. L’armée a bien envahi la ville pendant quelques jours, mais le sentiment prévalait que c’était une grosse rigolade, genre grenouille de la fable. D’ailleurs, personne n’a été appréhendé au terme de quelques grandioses opérations de perquisition. La psychose du terrorisme est juste bien tombée pour permettre à un gouvernement qui est probablement le plus à droite depuis trente ans de renforcer son arsenal sécuritaire et répressif.

Journée contre l’islamophobie à Bruxelles

La première manifestation s’inscrivant dans le cadre des Journées internationales contre l’islamophobiese déroula le samedi 12 décembre. Objectif : faire admettre la réalité d’une islamophobie que beaucoup dénient, sous l’influence française des idéocrates à la Fourest. Un déni qui touche aussi le mouvement antiraciste mais qui est nettement moins franc et moins massif qu’en France. La réalité de l’islamophobie est reconnue depuis plus de dix ans par le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (l’équivalent de feu la Halde), et le gouvernement régional bruxellois l’a évoquée dans sa déclaration politique. Plus encore, la société civile progressiste est largement gagnée à l’idée que l’islamophobie est sans doute la forme majeure du racisme dans ces temps de crise.

En témoigne la diversité et la légitimité des associations qui soutinrent l’initiative du 12 décembre contre l’islamophobie, avec notamment Amnesty International, la Ligue des droits de l’Homme, le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, Pax Christi, le Collectif contre l’islamophobie en Belgique ou encore l’Union des progressistes juifs de Belgique. La soirée, organisée autour d’une intervention de Marwan Mohammed, le coauteur de Islamophobie. Comment les élites françaises inventent le problème musulman (La découverte, 2013), rassembla un public divers d’environ 150 personnes.

Campagne de désinformation autour des journées contre l’islamophobie

Bien médiatisée, l’initiative n’échappa pas à Tabletmag, un webjournal juif américain, qui dénonça la présence à la tribune de Dyab Abou Jajah. Celui-ci, un activiste belgo-libanais et une des plumes les plus lues de Flandre – il dispose d’une colonne hebdomadaire dans le quotidien flamand de référence De Standaard –, est l’objet depuis des années d’une campagne internationale de dénigrement. On l’accuse au choix d’être un dangereux islamiste – alors qu’il se définit comme « musulman agnostique » – ou un fieffé antisémite niant l’holocauste. Caroline Fourest herself, qui ne le connaît pas plus que ça, a répercuté ces racontars dans une chronique destinée à discréditer Jeremy Corbyn qui l’aurait rencontré. Or, si Dyab est incontestablement un antisioniste radical et un militant de BDS, il est impeccable sur la question de l’antisémitisme, et Tabletmag ne source correctement aucune de ses affirmations.
Amnesty répondit sobrement à cette mise en cause sur le site de Tabletmag(http://www.tabletmag.com/scroll/195521/amnesty-international-sponsors-speaker-who-celebrated-911-denied-holocaust-bashed-gays-and-jews) en réaffirmant l’importance de lutter contre toutes les formes de discriminations et notamment contre l’islamophobie après les attentats de Paris. L’attaque de Tabletmag maintenait une certaine courtoisie formelle dans son interpellation. On ne peut dire la même chose du communiqué ordurier (http://ccojb.be/communiques/condamnation-de-la-presence-dabou-jahjah) publié le 11 décembre par le Comité de coordination des organisations juives de Belgique (l’équivalent du Crif) qui dénonce à la volée Abou Jahjah comme un « antisémite compulsif…, patenté et barbare », le CCIB, collectif contre l’islamophobie en Belgique, comme des « antisémites sournois » et l’UPJB, Union des progressistes juifs de Belgique , « qui patauge dans un marais d’infréquentables ».
Pas de chance pour les amateurs de caricatures : la soirée s’est déroulée dans le calme et aucun propos incendiaire n’y a été tenu. Preuve ultime sans doute de la duplicité des islamistes et de leurs idiots utiles présents à la tribune : quand ils sourient et s’expriment de façon civile, n’est-ce pas la meilleure preuve de leur perversité ?

Une deuxième initiative eut lieu le lendemain le lendemain dimanche 13 décembre. Mise sur pied en peu de temps, elle se choisit un intitulé plus proche de la démarche parisienne – « Contre l’état d’urgence, l’islamophobie et la poursuite de la guerre » – et rassembla principalement, sous la présidence de Malika Hamidi (European Muslim Network) des associations et des militants de terrain autour de plusieurs séquences où furent abordés les différents champs de réflexion ouverts par les attentats parisiens et leurs retombées en Belgique.

http://contre-attaques.org/magazine/article/journees


posté le  par Henri Goldman  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • 25 décembre 2015 03:21, par e

    Qui croit en des "écoles islamiques" (5%) et une éducation familiale contre la "normalisation de l’homosexualité" dans le cadre de l’éducation sexuelle ?

    http://endehors.net/news/est-ce-qu-il-y-a-encore-quelqu-un-dans-le-camp-progressiste-qui-considere-que-tariq-ramadan-est-notre-allie

  • 25 décembre 2015 03:36, par Waleed Al-Husseini

    Tariq Ramadan tente dans ses discours de systématiquement poser les musulmans en victimes d’"islamophobie", pour mieux les inciter à se révolter contre les lois sur les signes religieux à l’école, le port de la burqa, ou contre l’état d’urgence.

    Certain-e-s musulman-e-s ou non-musulman-e-s d’extrême gauche sont parfois séduits par son discours victimisation. Je voudrais leur dire qu’ils ne savent pas à quel point ils se leurrent. Tariq Ramadan n’est du côté des opprimés que lorsqu’ils s’agit de généraliser tous les musulmans comme tels. S’il était au pouvoir, il n’aurait aucune empathie pour les homosexuels : il vient de déclarer qu’on ne devait pas normaliser l’homosexualité à l’école, son chef spirituel Qaradawi dit qu’il faut tuer les homosexuels avec le sabre, le feu, ou en les jetant du haut d’un mur. S’il était au pouvoir, il n’aurait aucune empathie pour les juifs, qu’il préfère imaginer dans de vastes complots sionistes. S’il était au pouvoir, il n’aurait pas d’empathie pour les femmes non plus : en flattant la pudeur qu’elle sont censées respecter, celles ci vivraient en non-mixité, voilées. Voici quelques exemples.

    Tariq Ramadan ne sera pas président de la France. Mais comme il faut juger les personnes pour leurs intentions, j’invite les quelques derniers mal-informés à réfléchir à quelle personnage d’extrême-droite ils apportent leur soutien.

    http://www.tamurt.info/waleed-al-husseini-la-religion-na-jamais-ete-une-identite/

  • 25 décembre 2015 23:15

    Là, les "anti-ramadan" pathologiques touchent le fond. Mais on ne sait jamais, ils peuvent descendre encore plus bas.

    Ce genre de provoc a déjà été refusée sur Indymedia Nantes :

    Article refusé.

    Publié : le vendredi 4 décembre 2015 à 13:38 par modo

    L’athéisme est une religion comme une autre.
    Elle a sa nécéssité : la laïcité.
    Elle a ses prédicateurs qui, pour certains, partent en croisade.
    Et elle a ses fondamentalistes. Waleed Al-Husseini fait partie de ceux là. Il est radicalement islamophobe, il suffit de faire un tour sur son site d’où est issu cet article, presque modéré par rapport au reste : http://la-voie-de-la-raison.blogspot.com/2015/11/tariq.html
    Ce serait un peu comme un athé qui expliquerait que les catholiques sont racistes en se basant sur le fonctionnement du ku klux klan...
    Bref : ça n’a rien à faire sur indymedia nantes.

    https://nantes.indymedia.org/articles/32569

    C’est Waleed Al-Husseini qui est d’extrême droite !

    Si on a bien lu l’argumentaire de Waleed Al-Husseini à propos de Tariq Ramadan :

    « S’il était au pouvoir, il n’aurait aucune empathie pour les homosexuels… »

    « son chef spirituel Qaradawi dit… »

    « S’il était au pouvoir, il n’aurait aucune empathie pour les juifs… »

    « S’il était au pouvoir, il n’aurait pas d’empathie pour les femmes non plus… »

    « Tariq Ramadan ne sera pas président de la France. Mais comme il faut juger les personnes pour leurs intentions… »

    Vous avez bien lu : non seulement ce triste personnage est raciste, mais en plus il prend ses lecteurs pour des imbéciles, en les confondant avec son fan-club.

    Waleed Al-Husseini se considère comme compétent pour prédire le futur et les « intentions » de Tariq Ramadan. Sauf que Tariq Ramadan n’est pas au pouvoir, ce sont ceux qui partagent les idées des trolls sur lui qui y sont, et on n’a pas besoin de se projeter dans le futur, le présent est largement significatif non de leurs « intentions », mais de ce qu’ils font concrètement en transformant le pays en Etat policier et en appliquant les idées de l’extrême droite.

  • 26 décembre 2015 03:36, par Jamais

    http://endehors.net/news/est-ce-qu-il-y-a-encore-quelqu-un-dans-le-camp-progressiste-qui-considere-que-tariq-ramadan-est-notre-allie

    vidéo à voir / propos à écouter

    non à l’infiltration de Tariq Ramadan ennemi de l’émancipation dans les espaces de diffusion des révolutionnaires

  • 26 décembre 2015 10:32

    Jusqu’à preuve du contraire, Ramadan n’est pas venu au meeting pour parler de religion (ni personne d’autre, d’ailleurs), mais pour parler de l’islamophobie, de la guerre et de l’état d’urgence, tout comme Gresh, l’UJFP, des Rroms, des féministes, et toutes sortes de militant-e-s antiracistes qui sont les bêtes noires des trolls.

    Ces derniers veulent tout ramener à la religion pour pouvoir dire que l’islamophobie n’est pas un racisme, car pour tout le reste ils n’ont RIEN à dire, ou s’ils le disaient ils dévoileraient leur racisme.

    On admirera la novlangue des petits Big Brothers : « Et quand Boutin dit exactement la même chose que Ramadan… » Mais eux, sur l’islamophobie, ils disent EXACTEMENT LA MÊME CHOSE que Valls, Hollande, Sarkozy, Coleman, le FN, le CRIF ou la LICRA.

    On ne les voit jamais dans aucune marche, aucune manifestation, aucun meeting antiracistes, ils se contentent de cracher sur ceux qui résistent.

  • 27 décembre 2015 04:50, par Rtg team * bxl

    jusqu’à preuve du contraire le message précédent est un copié collé issu d’un autre site pour défendre aveuglement Tariq Ramadan sans lire les commentaires précédents ...

  • 28 décembre 2015 00:28, par comme lu ailleurs

    Les propos "politiques" de Mr Ramadan Tariq comme présentés dans différentes vidéos disponibles sur le net montre une incompatibilité forte avec le projet émancipateur qui sous-tend indymédia.

  • 28 décembre 2015 21:31

    A ma connaissance, il n’y a jamais eu d’articles de Tariq Ramadan sur Indymedia, le problème de la Charte ne se pose donc même pas. Mais par contre, on a bien vu la manœuvre des trolls. A propos de n’importe quel article antiraciste qu’ils aimeraient censurer, ils détournent les commentaires sur Tariq Ramadan, le PIR, l’islamisme radical, voire même Soral, pourquoi pas, tout amalgame est bon pour arriver à leurs fins : empêcher toute expression antiraciste sur Indymedia.

    Si on devait faire la liste des « hors charte » qu’ils ont postés pour dénoncer les antisionistes/antiracistes, ça remplirait plusieurs pages.

    Curieusement, sur des positions hors charte comme le sionisme, ils sont non seulement très complaisants, mais carrément complices. Pourtant, la Charte exclut formellement le racisme, le colonialisme et le fascisme, mais ils tournent la difficulté en ne prenant pas directement la défense du sionisme, mais en dénonçant TOUTE FORME d’antisionisme, c’est plus faux cul. La même chose pour l’islamophobie, et ici y compris contre un meeting dénonçant entre autres l’état d’exception.

    Enlevez votre faux nez, on vous a reconnus !

  • l’antiracisme sélectif, anti-laïque, anti-féministe (ou féministe islamique !!!) est hors charte indymédia

  • Ceux qui sont hors charte, ce sont les racistes sélectifs islamophobes.

    Pour en finir avec l’islamalgame

    Ces nouveaux croisés de l’athéisme laïcard font mine de croire que les marxistes se seraient ramollis, face aux religions. Que nenni. Cette tricherie tire d’un Marx lu à l’envers une religio-phobie, à priorité anti-« musulmans », c’est-à-dire alimentant la chasse aux mauvais arabes d’en-bas, dans une paranoïa prétendant combattre l’antisémitisme. Le cercle vicieux s’alimente en boucle dans la sphère médiatico-militante, faisant écran à la question sociale, parfois de part et d’autre, jusqu’à considérer comme raciste et antisémite le Parti des Indigènes mis dans le même sac que Dieudonné.

    Cette radicalité anti-religieuse ne prend pas les choses à la racine, les rapports sociaux, qui est le sens du texte de Marx « la religion opium du peuple ». Le concept d’islamo-gauchisme sert ainsi de paravent aux questions sociales et à la lutte des classes dans ses déterminations racialisées. Ils en rajoutent à l’idéologie, aux politiques et aux mesures liberticides du capital telles qu’elles produisent concrètement la segmentation racialisée du prolétariat.

    Comment Marx est revu pour fonder l’islamophobie, Quentin Vanbaelen, Interview de Pierre Tevanian (« La haine de la religion ») suivie d’une discussion. On y trouve démontée l’argumentation du « marxiste » Germinal Pinalie, dont Yves Coleman recommande le blog. En mai 2013, dans un texte vidé de toute critique sociale, le soldat Coleman lumineux écrit : « Pierre Tevanian se trompe totalement de cible en attaquant et calomniant l’athéisme et les Lumières ». La boucle est bouclée : Coleman Charlie avant Charlie. Je les invite à une discussion-débat dans un « quartier sensible », je veux bien m’occuper de la sono mais pas du service d’ordre…
    .
    http://patlotch.com/text/488b2cdb(Patlotch2013)-663.html

  • quand des militant-e-s comme Germinal Pinalie prouve que les traductions et les propos de Marx sont détournées par Tevenian les mots ne sont plus si importants que cela ...

    ** https://blogs.mediapart.fr/germinal-pinalie/blog/100613/les-mots-de-marx-sont-importants-sur-la-haine-de-la-religion-de-pierre-tevanian

    Le livre La haine de la religion de Pierre Tevanian s’appuie sur une traduction truquée du passage de Marx sur l’opium du peuple.

    Sur La haine de la religion, de Pierre Tevanian, éditions La Découverte, mars 2013.

    [Ajout : Cet article fait suite à la publication dans Médiapart d’une chronique d’Edwy Plenel sur France Culture appelant à lire le livre en question. Ajout 2 : Je constate que personne ne m’a porté la contradiction sur la question centrale de mon intervention. Ni l’auteur, ni l’éditeur, dont je sais qu’ils ont été mis au courant par différents biais, n’ont daigné me répondre.]

    Pierre Tevanian, compagnon de route des Indigènes de la République, analyse dans un court pamphlet ce qu’il appelle le « parti pris antireligieux » des gens de gauche, et s’appuie sur une lecture toute personnelle de Marx. La formule sur la religion comme « opium du peuple » est en effet redevenue très à la mode ces dernières années. Un des objectifs de l’auteur est de dénoncer ce qu’il qualifie d’obsession antireligieuse comme étant « un écueil, un idéalisme ou une ruse de la bourgeoisie » (quatrième de couverture). L’autre est d’amener son lecteur à penser que s’adapter aux diverses croyances et traditions religieuses peut être le socle d’une politique de libération, car selon lui « On découvre que Marx et les marxistes ont même théorisé et pratiqué l’alliance entre " celui qui croit au Ciel et celui qui n’y croit pas " ». Si cela dit en effet quelque chose des pratiques opportunistes d’un certain léninisme, c’est par contre en relative contradiction avec Marx. Et pour cause, puisque cette argumentation se développe dans ce livre à partir d’une traduction truquée du fameux texte sur l’opium. Pour critiquer les prétendues obsessions antireligieuses de l’époque, et afin de réévaluer l’islam politique, Tevanian fabrique un Marx qui n’existe pas pour s’en faire un allié. Or Marx n’est pas son allié, pas plus qu’il n’est celui des laïcards de salon. Si le débat que Tevanian entend susciter sur le rapport entre les gauches et la religion est effectivement un débat nécessaire, dans lequel ses arguments seront considérés comme discutables, au sens où l’on peut polémiquer autour de ces questions, il est par contre indiscutable qu’il l’a bien mal engagé en truquant le texte auquel tout le monde se réfère. On peut être d’accord avec Tevanian, ou profondément opposé à l’islamisation d’une partie de l’extrême gauche, comme au racisme des Indigènes de la République, tout ceci reste de l’ordre du débat politique. Ce qui par contre ne saurait faire débat, c’est la simple réalité des mots mêmes de Marx et leur sens, et leur falsification par Tevanian.

    La liberté, c’est toujours celle de Tevanian et consort

    Le moment essentiel de l’argumentation de Tevanian se joue autour de la question de l’ironie. Il s’agit de faire passer Marx pour quelqu’un qui ne se moque pas des gens qui sont atteints par l’illusion religieuse, mais qui au contraire en quelque sorte les plaindrait, et en tout cas les respecterait : « Conscient sans doute de l’indécence qu’il y aurait à exiger d’autrui de conscientiser et d’endurer pleinement, frontalement et sans échappatoire, une misère qu’on ne subit pas soi-même, il s’abstient toujours, contrairement à ses épigones marxistes-moranistes, marxistes-filipettistes ou michel-onfristes, de sermonner ou d’ironiser » (p.39). On sait maintenant comment Tevanian peut essayer, dans un passage où par ailleurs il écrit que « Marx n’a pas forcément raison » (idem), de faire de lui un inoffensif ami des muftis et des curés, justement parce qu’il ne se permettrait jamais de faire usage « de l’ironie, du sarcasme ou de tout sermon à l’encontre des opprimés » (note p.39). Tout simplement parce qu’il a enlevé du texte tout ce qui est l’ironie de Marx qui, à ma connaissance, ne se prive jamais d’ironiser, car c’est précisément une des formes de sa critique. Tout le reste du livre de Tevanian est dès lors appuyé sur cette idée : Marx et les marxistes sont en fait des amis des religieux, croyants et clergés, et la gauche française actuelle serait dans l’erreur en rejetant la religion. Il cherche alors dans l’histoire du marxisme des exemples qui collent à cette thèse et en trouve un certain nombre.

    Tevanian a écrit ce livre pour affirmer que ceux qui soutenaient la candidature d’une femme voilée sur une liste du NPA en 2009 avaient raison, d’un point de vue « marxiste », contre ceux qui se réclamaient de Marx ou l’utilisaient pour dénoncer cette candidature. J’ai établi que le texte de Marx évoqué par les uns et les autres était dans le livre de Tevanian tout simplement trafiqué, et retourné contre lui-même. Dès lors le reste de l’argumentation, qui semble renseignée et dynamique, s’avère quelque peu déstabilisé. Les contradictions que pointe Tevanian entre les différents léninismes et certaines déclarations de Lénine (p. 91-95), sur l’idée que l’affirmation de l’athéisme serait politiquement contre-productive dans la Russie arriérée et bigote, sont effectivement intéressantes. Mais elles pointent en réalité des questions propres à l’histoire du marxisme, comme celle de l’opportunisme politique des léninismes. C’est en cela que le livre de Tevanian est à mon sens intéressant, parce qu’il montre que le « marxisme » des léninistes est à géométrie variable, adaptable aux situations particulières, et qu’il peut mener par exemple les cliffistes du SWP britannique, et leurs représentants dans divers pays, à justifier l’entrisme dans les mouvements islamistes ou « identitaires » (comme ici les Indigènes de la République). Le tout avec pour but d’aller rencontrer « les masses » là où elles seraient. Ces questions peuvent et doivent faire débat, mais il était bien maladroit d’essayer d’embarquer Marx là-dedans.

    Tevanian cite un passage de Rosa Luxemburg, ce qui ne pouvait pas manquer d’intéresser le luxemburgiste que je suis : « La guérilla permanente menée depuis une décennie contre les prêtres est pour la bourgeoisie française l’un des moyens les plus efficaces de détourner la classe ouvrière des questions sociales et d’étouffer la lutte des classes » (p. 95, à nouveau Tevanian cite le texte sans sa source, mais là nous avons pu retrouver la référence, et s’il n’y pas de tripatouillage, il est tout de même curieux qu’il retraduise un texte dont l’original est... en français !). Cet extrait intéressant résume toute une partie de ce qui fait ici débat : l’obsession antireligieuse est bien un problème pour ceux qui militent pour un changement politique radical, précisément si cette affaire tend à remplacer leur pratique militante en lien avec la lutte des classes, ce qui au final sert les tenants du système en place. Mais si par contre la pression des religieux sur la société est telle que les masses rejettent la politique révolutionnaire, ou si dans un processus politique des partis religieux tentent d’imposer leurs vues et leur pouvoir sur la société, alors c’est le rôle des révolutionnaires de dénoncer les chimères qui fondent ce pouvoir montant qui aspire à servir les dominants. Et de même c’est leur rôle de défendre les minorités religieuses contre la répression des États. Le même Marx qui écrit La question juive signera une pétition pour défendre les libertés religieuses des Juifs persécutés par l’État prussien.

    Dans une époque bousculée par le retour de l’activisme religieux (voiles et votes islamiques en Afrique du Nord ou « Manif pour tous » en sont quelques tristes exemples) après l’effondrement lamentable des « progressismes » adossés à la catastrophe programmée soviétique et à la trahison social-démocrate, il est effectivement temps d’avoir un véritable débat sur ces questions. « La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement », a écrit Rosa Luxemburg, et Tevanian et ses amis « islamo-trotskistes » doivent avoir la possibilité de poser leurs questions et d’affirmer leurs vues sur la politique d’émancipation. Et c’est la tâche des révolutionnaires que de leur répondre point par point. Mais de grâce, que tout le monde fasse justice aux mots de Marx !

    voir aussi

    *https://confusionnisme.info/tag/germinal-pinalie/

  • Le site Confusionnisme.info, qui se prétend anticonspirationniste, publie régulièrement les textes conspirationnistes de mondialisme.org ou non-fides contre les rouges-bruns et les antisémites qui seraient partout dans l’extrême gauche. On n’oublie pas non plus le passé peu glorieux de la femme-orchestre du site, Ornella Guyet alias Marie-Anne Boutoleau, qui lui a valu pas mal de désagréments avec Acrimed, CQFD, et au final de disparaître même d’Article11 :

    http://www.legrandsoir.info/analyse-de-la-culture-du-mensonge-et-de-la-manipulation-a-la-marie-anne-boutoleau-ornella-guyet-sur-un-site-alter.html

    C’est du sous-Coleman, ça se rapproche plus de Donald Trump que d’autre chose.

  • LMSI, le PIR se rapprochent plus du hamas ou de Daech OEI ?

  • Un soir de juin 2005, sur le plateau d’une émission télévisée à visée culturelle, le philosophe
    Michel Onfray, auteur d’ouvrages à succès se réclamant du matérialisme, de l’hédonisme et de
    la tradition libertaire, présentait son dernier ouvrage : Traité d’athéologie. Ce livre, qui
    rencontre paraît-il un grand succès commercial, se veut un plaidoyer pour les joies de
    l’athéisme, mais l’essentiel de son propos est une charge pamphlétaire contre « la religion » -
    et plus précisément contre « les trois grands monothéismes »...

    On passera sur le caractère lourdaud – et déconnecté de toute réalité empirique – de l’opposition, d’inspiration vaguement nietzschénne, entre un paganisme admirable et un christianisme porteur de toutes les tares, ou entre un polythéisme porté à la tolérance et un monothéisme foncièrement intolérant ou impérialiste [1].

    Plus significative, car plus lourde d’enjeux dans la société française de 2005, est la subtile hiérarchisation que notre philosophe a cru bon d’établir au sein de cet ensemble « globalement négatif » qu’est à ses yeux le monothéisme. Invité par l’animateur Franz-Olivier Giesbert à élire « la religion la plus nocive » parmi les trois monothéismes (« le judaïsme, le christianisme ou l’Islam ? »), le
    chantre de l’athéisme répondit doctement que le Judaïsme était assurément le moins nocif (puisque que non-prosélyte [2]), que le christianisme n’avait pas cette qualité (le non-prosélytisme) mais que son pouvoir de nuisance était en quelque sorte contenu par « quelques » principes de tolérance et d’amour du prochain, tandis que l’Islam...

    Est-il vraiment utile de poursuivre ?

    Pour ceux qui n’ont pas vécu en France ces dernières années, et qui n’auraient accès ni à la télévision, ni à la presse, nous poursuivons :

    ... tandis que l’Islam, donc, est en revanche une religion qui n’est que mauvaise, qui ne prône ni la tolérance ni l’amour du prochain, mais plutôt l’extermination des non-croyants.

    À l’appui de ce verdict implacable, une preuve irréfutable : un verset tiré du Coran, cité, comme il se doit, hors-contexte, et promettant le pire aux « infidèles »...

    En somme : un morceau de phrase comme on en trouve dans l’Ancien Testament et dans à peu près tous les textes religieux. Mais, sans doute, n’est-ce « pas pareil » dans le cas du Coran...

    Mais qu’importent les citations. Nous laissons aux spécialistes de théologie juive, chrétienne et musulmane le soin de dire tout le mal qu’un minimum de connaissances en la matière permet de dire sur le « Top 3 » de Michel Onfray. Nous nous placerons plutôt sur le terrain qui est, paraît-il, celui du philosophe : celui, justement, de la philosophie. La philosophie est en effet un travail réflexif et créatif sur les concepts. Tout philosophe, qu’il soit athée ou pas, a ceci en commun avec l’œuvre fondatrice de Socrate qu’il interroge les termes de toute question avant d’y proposer des réponses - qu’avant de dire par exemple si oui ou non telle école militaire est le bon endroit pour enseigner le courage à son fils, il convient de savoir précisément ce qu’on peut entendre par « courage ». C’est pourquoi, si Michel Onfray faisait vraiment de la philosophie, à la question « Quelle est, du judaïsme, du christianisme et de l’Islam, la pire des religions ? », il aurait répondu ceci :

    « M. Giesbert, votre question n’a pas de sens. Pour que nous puissions y répondre, dites moi d’abord : qu’est-ce que le christianisme, le Judaïsme, l’Islam ? De quoi parlons nous ? Quelles sont ces entités que vous me demandez de hiérarchiser ? »

    Cette question initiale aurait ouvert un champ d’investigation : la religion comme fait social, comme relation entre une collectivité humaine et une divinité, médiatisée par des textes, des dogmes, des rites, des règles morales... Elle aurait vite abouti à un premier constat : chacun des trois termes, Judaïsme, Christianisme, Islam, renvoie à une multitude de réalités diverses, et parfois antagonistes. Chacune de ces religions varie du tout au tout selon les « écoles », selon les époques, les lieux géographiques, les milieux sociaux, les individus... À tel point qu’il est impossible de donner une réponse globale à la question de M. Giesbert. L’Islam d’Untel en tel lieu et à telle époque peut être terrible, et celui de Tel Autre à telle autre époque ou en tel autre lieu peut être admirable. Idem pour les judaïsmes et les christianismes (comme, du reste, pour les athéismes, les laïcismes, les communismes...).

    Michel Onfray ne s’embarrasse pas de ces nuances. Mais il ne se contente pas non plus d’un jugement global mettant toutes les religions dans le même sac. Il ne répond pas ceci :

    « M. Giesbert, elles sont toutes pires ! Judaïsme, Christianisme, Islam, c’est bonnet blanc et blanc-bonnet ! À bas toutes les religions ! Toutes pourrites ! »

    Cette position, qui a de beaux restes dans l’extrême-gauche « libertaire » française, n’aurait brillé ni par sa finesse ni par sa capacité à rendre le monde intelligible, mais elle aurait au moins évité le pire. Le pire, c’est-à-dire la réponse effective de Michel Onfray, déjà évoquée plus haut, et qui, en des termes moins pédants et poseurs que ceux du « philosophe », peut se résumer
    ainsi :

    « La pire des religions ? Fastoche ! C’est l’Islam ! »

    En d’autres termes : une réponse raciste.

    Le mot est prononcé. Est-il excessif ? Comment alors appeler le fait d’essentialiser les religions, d’en faire des blocs monolithiques et figés (le christianisme, le judaïsme, l’Islam), sans jamais prendre en compte les contextes historiques et sociaux, de les hiérarchiser, et de cibler l’une d’entre elle, celle de la minorité la plus dominée du pays, en la réduisant à son verset le plus « guerrier » et en lui déniant toute dimension éthique positive ? Rappelons que la loi de 1972 contre le racisme qualifie de raciste toute injure, violence ou discrimination faite à une personne « en raison de son appartenance réelle ou supposée à une
    “race”, une ethnie ou une religion ». Une telle injure n’est-elle pas faite à tous les téléspectateurs de confession musulmane lorsqu’ils entendent dire que « l’Islam », sans plus de précision [3] est synonyme d’intolérance et d’extermination ?

    Il y eut sans doute il y a un siècle des « libres-penseurs », qui, dans leur combat anti-religieux, ciblaient particulièrement « le judaïsme ». Et sans doute avaient-ils de « bonnes raisons » - des raisons « progressistes », voire « libertaires » - de stigmatiser « le judaïsme ». « Le judaïsme c’est la sacralisation de la Loi, c’est donc la soumission » ; « le judaïsme, c’est la croyance au Peuple élu, c’est donc la négation de l’égalité entre les hommes » et autres arguments. Mais la triste réalité est que ces arguments étaient des pseudo-arguments, et que si ces « libres-penseurs » avaient une virulence particulière à l’égard du Judaïsme, c’est tout simplement parce que l’Europe était alors travaillée en profondeur par le racisme, et plus particulièrement par le racisme anti-juif. Bien entendu, tous ces « libres-penseurs » n’étaient pas nécessairement des antisémites conscients et militants. Sans doute certains étaient-ils même des antiracistes convaincus. Mais sans s’en rendre compte, leur hostilité au « Judaïsme » était le reflet d’un climat raciste auxquels ils se révélaient perméables.

    Michel Onfray aurait-il, il y a un siècle, soutenu que « la pire des religions » était « le Judaïsme » ? Nul ne peut l’affirmer - la question est à vrai dire absurde. Mais notre philosophe est assurément la version contemporaine de cette « libre-pensée pas si libre que ça » : cette libre-pensée qui a omis de se libérer des préjugés racistes du moment.

    Pour dire les choses autrement : venu vendre son Traité d’athéologie comme un brulôt subversif et « à contre-courant » d’un « cléricalisme » présenté comme hégémonique, Michel Onfray nous a offert un discours pieux, une leçon de catéchisme parfaitement orthodoxe au regard de la grande religion du moment : l’islamophobie.

    notes
    [1] Ces oppositions ne sont pas absentes de l’œuvre de Nietzsche ; mais elles constituent la part la plus convenue et la plus pauvre d’une œuvre bien plus complexe, nuancée et féconde, y compris sur les religions.

    [2] Michel Onfray ajouta ce spirituel commentaire :

    « Par conséquent, seuls les Palestiniens et les Canaanéens ont à souffrir du judaïsme ».

    Une remarque dont l’insondable bêtise et obscénité pourrait donner lieu à de multiples développements, dont celui-ci : expliquer la situation actuelle des Palestiniens en incriminant la religion juive (et non une politique de colonisation, menée par l’État d’Israël) est un cliché lourd de conséquences, qui empêche toute compréhension réelle des enjeux politiques du conflit israélo-palestinien, et encourage les pires stéréotypes antijuifs.

    [3] Donc tout fidèle se sent nécessairement englobé dans « l’islam »

    http://lmsi.net/De-l-atheologie-a-l-islamophobie

  • pourquoi continuez vous à publier des textes de LMSI malgré leur rapprochement avec l’extrême-droite et les salafistes et autres intégristes ?

  • Des Juifs contre l’islamophobie

    DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L’ISLAMOPHOBIE - 12 DÉCEMBRE 2015 AMSTERDAM, BARCELONE, BRUXELLES, LONDRES, MADRID, PARIS

    COMMUNIQUÉ COMMUN DE L’UNION DES PROGRESSISTES JUIFS DE BELGIQUE (UPJB) ET DE L’UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX (UJFP)

    Comme tous les citoyens épris de justice et d’humanité, nous avons été sidérés et indignés par les massacres de masse commis à Paris le 13 novembre, dont l’onde de choc a traversé les frontières.

    L’émotion ne doit pas encourager des mesures discriminatoires à l’encontre d’un « ennemi » qui a été désigné depuis 2001 avec la théorie du « choc des civilisations ».

    Parce que nous avons été autrefois les parias de l’Europe jugés inassimilables et accusés de tous les maux et que l’antisémitisme est toujours à l’oeuvre et assassin, nous disons avec force à nos sœurs et à nos frères arabes, turcs, musulmans, « d’apparence musulmane », nés et éduqués ici ou venus d’ailleurs :

    Nous sommes tous ici chez nous. L’égalité en droit, en respect et en dignité est due à tous.

    Personne n’a le droit de multiplier des lois et des règlements discriminatoires dont vous êtes aujourd’hui les premières cibles.

    Personne n’a le droit d’établir entre nous des distinctions en fonction d’une nationalité d’origine qui feraient de beaucoup d’entre vous des citoyens de seconde zone.

    Personne n’a le droit de vous suspecter à cause de votre religion, de votre apparence ou de votre origine présumée.

    Personne n’a le droit de vous sommer de vous justifier.

    Personne n’a le droit de mélanger à l’envie islam, islamisme et terrorisme, pas plus que d’assimiler Juifs et sionistes.

    Personne n’a le droit de proclamer un état d’urgence qui vous transformerait en coupables potentiels.

    Personne n’a le droit de vous discriminer au travail, au logement, à l’éducation ou à la citoyenneté.

    Personne n’a le droit de multiplier les guerres et d’ériger des murs ou des camps à l’entrée de l’Europe ou sur son territoire.

    Il n’y a pas d’alternative au "vivre ensemble" dans l’égalité des droits en Europe comme en Palestine/Israël. Juifs et musulmans, cette société est la nôtre. À nous de la rendre plus belle et plus juste, à l’unisson avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté.

    http://www.ujfp.org/spip.php?article4590

  • 8 janvier 2016 18:29

    pourquoi continuez vous à publier des textes de ce meeting alors que ces composantes comme LMSI ont effectué des rapprochements avec l’extrême-droite et les salafistes et autres intégristes ?

  • Les propos "politiques" publiques et sourcés ((comme présentés dans différentes vidéos disponibles sur le net)) de Mr Ramadan Tariq montre une incompatibilité forte avec le projet émancipateur qui sous-tend les réseaux indymédia.

  • Les attaques d’Ajaccio sont la manifestation la plus claire de l’islamophobie d’état !

    Communiqué du collectif pour une union antiraciste et populaire (CUAP) 31 :
    Vendredi, 600 personnes se sont rassemblées à Ajaccio pour condamner des agressions qui avaient eu lieu la veille contre des sapeurs-pompiers. De ce rassemblement s’est détachée une manifestation clairement islamophobe et plus radicale, qui a parcouru les quartiers populaires de la ville en scandant des slogans xénophobes et racistes du type "On est chez nous" ou encore "Arabi fora !" ("les Arabes dehors !") et qui s’est conclue par l’horrible saccage d’une mosquée, avec plusieurs exemplaires du Coran qui ont failli être brulés. Samedi le même genre de rassemblement a eu lieu à 300, des vitres et une portes ont été brisés. Et dimanche, sans que des destructions aient lieu, même ignoble rengaine…

    https://iaata.info/Les-attaques-d-Ajaccio-sont-la-manifestation-la-plus-claire-de-l-islamophobie-d-955.html

  • les attaques d’ajaccio sont islamophobes mais qu’a à voir l’état avec une bande d’assaillant-e-s ?

    à qui profite ce petit jeu ?

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