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Justice pour Mawda ! Liberté pour toutes !

posté le 21/05/19 Mots-clés  répression / contrôle social  sans-papiers  solidarité  No Border 

Le 17 mai, nous promenant dans Namur, nous avons pu constater que le commissariat de la police fédérale de la rue de l’Arsenal était orné d’un tag "Mawda", et qu’un liquide semblable à du sang semblait avoir été répandu sur les lieux...

Un an, jour pour jour, après la mort de la petite Mawda, 2 ans, Kurde, migrante, assassinée d’une balle dans la tête, sur l’autoroute à deux pas de Mons, par des policiers qui venaient notamment de Namur, il semble que des personnes aient souhaité rendre hommage à la fillette et rappeler que certain.e.s n’entendent pas laisser ce crime être oublié.

Alors que l’on a pu découvrir par ailleurs que des actions avaient été menées dans d’autres villes, et qu’une manifestation avait lieu ce samedi à Mons, ces marques nous ont amené à vous proposer le texte suivant :

Ils avaient dit "une balle perdue"...

Le produit en fait d’une chasse aux femmes, aux hommes et aux enfants, indistinctemment, qui cette nuit-là tua Mawda mais qui, auparavant, et chaque jour, chaque nuit, depuis, brise d’autres vies, toujours plus nombreuses.

Semira Adamu, 1998 ; Ebenizer Folefack Sontsa, 2008 ; Mawda Shawri, 2018. Combien d’autres, dont les noms se sont perdus ?

Les responsabilités de ces assassinats sont largement partagées. D’abord par les personnes physiques, flics, gendarmes, matons, qui les ont perpétrés. Par l’appareil d’Etat, ensuite, et par les corps constitués auxquels les assassins appartiennent, pour certains encore aujourd’hui. Par les politiciens, bien évidemment, qui ont successivement choisi, mis au point, mené à bien les politiques migratoires qui ont cours depuis des décennies, toujours plus racistes, classistes, sexistes. Des politiques qui mènent mécaniquement et systématiquement à la déshumanisation des personnes migrantes, à la mort de nombre d’entre elles, et aux traitements inhumains et dégradants dont elles sont toutes victimes.

Les morts en Méditerranée, les murs honteux que l’Europe dresse à ses frontières, et jusqu’en son sein, l’agence FRONTEX et ses moyens militaires, les camps de concentration que l’Union européenne finance dans des pays tiers et que ses membres construisent sur leurs territoires (le 6e camp belge a été inauguré par le gouvernement ce 7 mai 2019 à Holsbeek... deux autres camps sont en chantier), les rafles, le flicage, les courses-poursuites, les "balles perdues"... tout cela participe d’une même politique mortifère qui fait système. Une politique qui permet à l’Etat d’asseoir son pouvoir sur l’ensemble de la population faisant le tri entre les bons et les mauvais être humains.

Nous refusons de laisser à l’Etat les pouvoirs qu’il s’arroge ainsi. Nous refusons ces politiques mortifères. Nous refusons que l’on puisse assassiner des migrants ou qui que ce soit d’autre au nom d’une raison d’Etat quelconque ou d’une politique qui n’a de réaliste ou d’humaine que l’étiquette vide de sens. Nous refusons l’impunité dont bénéficient les forces de cet ordre raciste et oppressif que l’on cherche chaque jour à nous imposer un peu plus.

Il ne suffit plus, depuis longtemps, de dénoncer ces politiques, les têtes qui les pensent et les promeuvent, et les porte-flingues et autres "travailleurs sociaux" qui les exécutent. Il est plus que temps d’agir pour les mettre en lumière, pour les entraver, pour les faire cesser.

Justice pour Mawda !

Liberté pour toutes !


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