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Leur violence n’est pas confinée, notre colère non plus !

posté le 31/05/20 par ucl Mots-clés  répression / contrôle social  solidarité 

De Minneapolis à Bruxelles, la police raciste assassine !

Justice pour Adil, Mehdi, Semira, Mawda. Leur violence n’est pas confinée, notre colère non plus !

Cette nuit, des militant.e.s se sont emparé.e.s du Palais de Justice pour y afficher une banderole exigeant justice pour Adil, tué à la suite d’une poursuite de la police le 10 avril dernier. Leur message, qui fait également référence à la mort de Mawda, de Mehdi et de Semira, revendique plus généralement la fin des violences policières, jugées particulièrement sévères depuis le début du confinement, ainsi que l’impunité qui protège l’appareil policier.

Les militant.e.s à l’origine de cette action directe entendent visibiliser la réalité quotidienne de ce que représente la police dans les quartiers populaires et pour les personnes racisées. Car les meurtres ne sont que la partie immergée de l’iceberg derrière lequel se cachent tous les contrôles au faciès, toutes les insultes, toutes les agressions.

En Belgique, selon les observations de Médecins du Monde, un.e migrant.e sur quatre est victime de violences policières (coups physiques, abus, actes de torture, racket, vol de médicaments, humiliations, privations d’eau et de nourriture, etc.), et presque trente pourcents d’entre eux sont mineur.e.s. Face à de tels chiffres, on comprend que ces violences ne se résument pas au comportement de certains individus, mais émanent d’un véritable problème structurel au sein de la police. Ces violences aux rouages insidieux démontrent de façon éclatante l’injustice d’une société qui déshumanise, responsabilise et dénie les victimes, sans jamais se remettre en question.

Chaque insurrection dévoilera ces meurtres comme un échec : celui d’un système tout entier, qui dit vouloir protéger la population mais se sert en même temps d’un appareil abusif, et d’un système judiciaire répressif envers les plus précaires et laxiste lorsqu’il s’agit de corruption, de détournements ou de placements dans des paradis fiscaux.

Adil a fui un contrôle de police, probablement parce qu’il a eu peur. Peur de se faire agresser, peur de devoir débourser l’argent qui devait servir à payer son loyer ou ses courses. Tout le monde n’est pas égal face à une amende de deux-cent-cinquante euros. Adil a eu peur, sa peur était légitime, et il en est mort. Tant que la police tuera et frappera, fuir constituera un droit de légitime défense.

Ce message visibilise les victimes des violences policières, pour leur rendre justice. La police tue, en Belgique, en France, aux Etats-Unis et ailleurs. Justice pour Adil, justice pour Mawda, justice pour Semira, pour Mehdi, pour Adama, pour Cédric, pour Georges Floyd, justice pour toutes celles et ceux qui ont payé de leur vie les violences de ce système.

Leur violence n’est pas confinée, notre colère non plus !


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