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Libérons Anton !

posté le 07/02/20 par FreeAnton Mots-clés  antiracisme  répression / contrôle social  sans-papiers  solidarité  action 

Il a le visage souriant, le yeux remplis de douceur et dans le silence, je l’entends encore crier Fuck them and their law.

Il est maintenant en centre fermé à Rotterdam.

Il nous raconte comment il s’est fait arrêter. Comment il voulait juste aller voir des amis, a vu des flics passer. Manque de bol, ils le suivent. Contrôle d’identité abusif. L’arrestation tourne vite en course poursuite, humiliation et extrême violence. Il aura été la première victime de la montée de la répression dans le quartier, ce 22 janvier deux mille vingt. 13h12.

Il nous montre comment le policier lui donne un coup de genou dans le ventre. Il s’est fait tabasser.

Et malgré les fractures provoquées par son arrestation violente, il n’a pas reçu de soins médicaux. On lui donne des analgésiques sans avoir eu recours à une aide psychologique. L’infame réalité de ces lieux fermés.

Ils ont refusé de le libérer le temps du rendu de son jugement. L’attente se fera donc seul derrière les barreaux.

Mais nous n’allons pas le laisser partir dans le silence.

Il repense à la Biélorussie, à la prison, à la persécution politique ; à l’horreur vers laquelle il sera renvoyé.

Je repense à comment nos chemins perdus se sont croisés. Comment bientôt nous serons séparés.

Ce 12 février 2020, la demande d’asile d’Anton sera jugée. Six jours pour décider de la vie ou de la mort de quelqu’un.

Anton a rédigé sa demande d’asile seul, sans avocats, abattu par la déchirure de sa fuite, l’oppression de son souffle et l’étouffement de ses rêves. Elle sera donc surement refusée, car ils sont incapables d’entendre la vérité qu’il exprime avec ses propres mots.

Anton risque donc de perdre ce dernier procès et sera probablement jeté dans un avion ce 12 février au soir.

Anton fera alors escale en Pologne, ou il est dubliné, mais la dérive fasciste du gouvernement le portera vite dans les airs jusqu’en Biélorussie.

Anton n’a plus la force et risque de prendre pour la dernière fois son destin en main.

Anton risque la mort ici ou ailleurs.

Pour Anton, car nul ne devrait subir pareil traitement, RDV ce 12 février au tribunal de Rotterdam (Wilhelminanplein 100-125) ou devant l’ambassade hollandaise la plus proche de chez vous !

Libérons Anton !

Plus d’infos : squat-vestia@riseup.net


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