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Marche des Afghans - premier jour

gepost op 12/01/14 door Renée Trefwoorden  luttes sociales  répression / contrôle social  No Border  sans-papiers  solidarité 

11 janvier 2014 première journée

Huit heures du matin devant l’église du Béguinage, beaucoup de monde au rendez-vous! Bien sûr les Afghans toujours en demande d’être entendus, souhaitant simplement vivre parmi les autres habitants en Belgique, mais aussi de très nombreux sympathisants venus marcher avec eux en soutien et en respect. Cette nouvelle marche comme tentative de faire ouvrir les oreilles et les yeux de Maggie restée butée dans son refus, la rengaine du "au cas par cas" comme seule réponse incohérente aux demandes qui lui sont formulées encore et encore.
Au cours de la première marche vers Mons, il avait été entendu que oui, en Wallonie les Afghans ont été bien accueillis, mais qu’il n’en serait pas de même en Flandre. Donc on allait bien voir.

Ce premier jour de cette deuxième marche doit faire une halte plus que symbolique à Merchtem, commune de résidence de Maggie De Block, dont le frère Eddie De Block, bourgmestre, s’était opposé au fait que le groupe passe la nuit dans sa commune.

Traversée de Bruxelles en passant par les quartiers du nord où de nombreux habitants font des signes de solidarité et applaudissent au passage. Après la traversée du plateau du Heysel, la marche se poursuit sur des routes calmes bordées de splendides villas. Un peu de pluie pour faire bonne figure, l’apparition soudaine et momentanée d’une fliquette photographe qui se concentre bien pour canarder avec son zoom certains visages, sont-ce les Afghans? sont-ce leurs sympathisants? pour quoi faire de ces photos? Certains marcheurs non migrants ne veulent s’en inquiéter, "je n’ai rien à cacher", réponse passe-partout pour ne pas s’en faire.

Arrivée dans Merchtem: accueillis par un habitant qui proclame "il ne faut pas se fier à ce que dit la presse ou certains politicien-nes à propos des Flamands, vous êtes bienvenus ici à Merchtem!" Nous vous accueillons chaleureusement." Et effectivement, la route vers le centre de la commune se fait en toute tranquillité, si quelques quidams se font un plaisir de donner des signes hostiles, ils sont néanmoins tout à fait minoritaires. La grande majorité des habitants sur leur pas de porte font des signes de sympathie et sourien au passage de cette marche dont le nombre de participants ne cesse d’augmenter au fil des kilomètres.

Salle paroissiale, accueil chaleureux, les tables sont dressées, la soupe est servie. Une famille avait pourtant réservé cette salle pour ce jour, entendant parler de la marche elle a décidé de postposer sa fête familiale afin de pouvoir accueillir les Afghans!

Le repas terminé quelques paroles d’encouragement, voilà la marche qui se poursuit pour faire une halte devant le domicile de Maggie. En son absence, c’est dans sa boite aux lettres que l’on glisse son billet d’avion pour Kaboul!

Un jeune afghan se demande "comment peut-elle agir ainsi, elle est quand même mère? que dit-elle à ses enfants?"

Sortie de la commune, en route pour Affligem. La marche passe par des champs ensoleillés, la campagne, des maisons anciennes côtoyant de grosses villa, les habitants aux portes et fenêtres saluant, tantôt timidement, tantôt avec les enfants, tantôt permettant l’usage de leurs commodités à l’une ou l’autre ...

Au gré des bavardages certains Afghans se demandent où l’on se rend, comment s’appelle la ville où l’on s’arrêtera, où va-t-on dormir? combien de temps pour arriver à Gand, que s’y passera-t-il, "et vous, pensez-vous que nous pourrons réussir à vivre et travailler tranquillement ici en Belgique?" Les jambes souffrent, pour certain-es c’est les cloques, pour d’autres la fatigue. En lutte depuis des mois, dormant dans un inconfort total à l’église, leur moral en prend un coup, il faut encaisser refus et retards continuels. La peur d’être arrêtés, détenus dans les centres fermés, expulsés, il faut pourtant garder espoir, mais où trouver l’énergie?

Arrivée à l’abbaye d’Affligem, accueillis une nouvelle fois avec chaleur, les tables dressées attendent les marcheurs. Il dormiront ici, demain une nouvelle étape les attend.


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