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Mobilisation sans-papier à la commune d’Anderlecht - aujourd’hui 17h

posté le 25/02/16 Mots-clés  action  sans-papiers 

Demain, jeudi 25 février, nous nous mobiliserons à partir de 17h devant la Maison Communale d’Anderlecht (Place du Conseil, 1) pour soutenir les familles de syriens reconnus réfugiés mais à qui la commune d’Anderlecht (à travers un policier - agent de quartier) refuse la domiciliation (adresse). Nous interpellerons à l’occasion, le Conseil communal d’Anderlecht (qui se réunira à partir de 19h).

Des familles de syriens concernés seront présentes ainsi qu’un collectif de soutien composé d’associatifs, des personnes et de politiques.

Vous êtes tous les bienvenus.

John’s
0499 919703

Voici l’ébauche du texte d’appel à soutenir :

Les acteurs de terrain présents dans le quartier de Cureghem à Anderlecht, des éducateurs et des permanents associatifs, sont interpellés depuis plus d’un an par des familles syriennes dont on refuse la domiciliation.

C’est un agent de quartier qui est précisément mis en cause ; celui-ci refuse de manière tacite de reconnaître la résidence principale des familles syriennes sur son territoire.
Il invoque différentes motivations en vue d’empêcher la procédure de domiciliation d’aboutir : logement insalubre, erreur dans la transcription des noms sur la sonnette d’un immeuble, absence de permis d’urbanisme pour la division d’un bien en plusieurs appartements, etc.
Un certain nombre de familles - accablées par cette situation - ont déménagées dans une autre commune, d’autres sont toujours dans l’attente de la régularisation de leur situation, et suivent les injonctions de cet agent de quartier (se rendre à l’office des étrangers modifier l’orthographe d’un nom sur la carte de réfugi é ; au service urbanisme de la commune pour l’obtention d’une attestation...).

Au regard de ces faits et des entretiens réalisés avec des fonctionnaires de l’administration communale, nous souhaitons partager notre inquiétude face à cette situation qui dure depuis plus d’un an.

D’abord, il apparaît qu’une inscription provisoire doit être accordée à tout ménage qui sollicite son inscription dans un logement dont l’occupation permanente n’est pas autorisée pour des motifs de sécurité, de salubrité, d’urbanisme ou d’aménagement du territoire. Or, d’une part, cette inscription provisoire n’est jamais délivrée aux familles syriennes, d’autre part, aucun expert du service urbanisme de la commune n’est venu constater ces irrégularités.

De plus, suite à l’envoi d’un courrier au Bourgmestre par une association préoccupée par le sort de la population syrienne à Cureghem, l’administration communale a répondu que le nombre de réfugiés syriens a augmenté de 300% en quelques mois sur son territoire (on ne sait pas si ce chiffre comprend les nombreuses familles qui ont déménagé, ou qui ne sont toujours pas domiciliées). La commune informe également que "Cet afflux concentré dans un même quartier, engendre des risques réels en matière de sécurité publique, de salubrité et d’hygiène. Cette situation a déjà donné lieu à des conflits ethniques où la police a du intervenir. Les habitants se plaignent de cette transposition du conflit syrien dans la vie quotidienne de leur quartier."
Pour rappel, le quartier de Cureghem est composé d’un grand nombre de communautés, qui s’y sont installées au fil des vagues migratoires de ces cinquante dernières années. Les problèmes de salubrité, d’hygiène et de sécurité publique sont réels mais ne sont pas récents, ils ne peuvent être attribués à l’arrivée de familles syriennes sur ce territoire. Tout au plus, ces problèmes s’aggravent faute de réponses adéquates, et notamment face au nombre croissant de marchands de sommeil.
En outre, au-delà du caractère suranné de l’expression "conflits ethniques", ce type de discours a un effet performatif et simplifie les motivations de ces "conflits" à la seule raison "ethnique". De même, en parlant de "transposition du conflit syrien" la commune stigmatise les habitant-e-s du quartier.

Dès lors, nous appelons vos organisations et vos partis à réagir face au comportement négligeant de l’administration communale vis-à-vis d’une partie de sa population, et au caractère discriminant et illégal de leurs agissements.

La Commune feint de s’attaquer aux causes réelles du problème, en réalité elle condamne les familles syriennes, déjà vulnérables, à continuer à vivre dans la précarité. L’exercice de leurs droits économiques, sociaux et fondamentaux est compromis au quotidien.
Loin de protéger les familles syriennes comme elle le prétend, l’administration d’Anderlecht continue de pénaliser des familles qui ont parcouru des continents, fuit la guerre et les persécutions.

— 
John’s Mbulula

Gsm. (0032) 0488 086890 ; (0032) 499 919703
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Le Front d’actions des migrants est un espace informel d’échange d’informations, de discussion et de choix d’actions qui soit capable d’agir rapidement sur la thématique des migrants et des sans-papiers (interpellations, manifestations, soutien, agendas,...).
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