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Par-delà le Léviathan et la guerre civile. Une discussion sur le conflit, l’État et l’émancipation

posté le 30/11/15
lieu : La Quincaillerie du Temps Présent
adresse : Rue du Viaduc 66, 1050 Ixelles
Mots-clés  répression / contrôle social  projection / débat / concert  veiligheids / terrorisme 

Organisation : Groupe de Recherches Matérialistes – Bruxelles Laïque

Intervenants : Mathieu Bietlot ; Fabio Bruschi ; Andrea Cavazzini ; Jean Matthys ; Marco Rampazzo Bazzan ; Gabor Tverdota

Argumentaire :

Notre monde est traversé par des conflits latents ou déclarés, parfois rendus invisibles par les institutions et les discours politiques, et souvent difficiles à inscrire dans une dynamique positive de transformation sociale. Notre situation semble marquée par l’absence de cadres institutionnels, sociaux et culturels qui pourraient fournir à l’expression du conflit une issue différente de la simple généralisation de la guerre de tous contre tous. Les fantasmes des guerres de religion, du choc des civilisations, de la guerre contre le terrorisme, des conflits entre communautés ethniques remettent en question tant le fonctionnement de l’État moderne que les valeurs sur lesquelles se fondent les constitutions démocratiques. C’est sous toutes ces formes que l’image de la guerre civile revient hanter des sociétés en crise profonde, secouées par des violences qui semblent impossibles à apprivoiser et à maîtriser. Des réflexions récentes ont redonné une actualité au concept de la guerre civile en tant que forme extrême d’un conflit impossible à réguler et à « civiliser » : c’est le cas de A nos amis du Comité invisible et La guerre civile de Giorgio Agamben. L’actualité plus récente encore nous a plongés dans une ambiance martiale ou le mot “guerre” est devenu omniprésent dans ses multiples déclinaisons, dont la guerre civile semble représenter toujours le cas-limite. Nous nous proposons d’entamer une discussion commune à partir de ces ouvrages, afin d’interroger le rapport entre État et conflit, institution et violence, rupture radicale et médiation, dans l’actualité et dans l’histoire des sociétés européennes.
La thématique de la guerre civile hante depuis l’époque moderne la pensée politique européenne et ses tentatives de penser la fonction régulatrice de l’État face aux conflits sociaux. Du XVIIe siècle au XXe, la guerre civile est pensée comme l’extérieur absolu de la médiation étatique : à la fois état de guerre généralisé que l’État vise à empêcher et menace récurrente d’une violence déréglée qui refait surface au sein de l’État. Mais cette relation d’exclusion entre le cadre étatique et son « Autre » irréductible peut dériver vers les extrêmes d’un État qui prétend neutraliser tout conflit et d’une négation radicale de toute médiation. D’une part, l’image de la guerre civile sert à délégitimer toute forme de conflictualité que les médiations institutionnelles et les compromis politiques n’arrivent pas à traiter immédiatement. D’autre part, les pratiques de l’émancipation se pensent comme des conflits radicalement irréductibles à tout cadre constitué ou à constituer.
On peut se demander si ces deux formulations du rapport entre le conflit et son cadre ne reviennent pas à figer le problème dans une opposition bloquée. Le Léviathan monolithique et souverain ne serait-il pas solidaire d’une « guerre civile » larvée mais omniprésente ? Les mouvements antagonistes au XXe siècle – luttes de classes, luttes des femmes, luttes étudiantes, luttes anti-coloniales et anti-impérialistes, etc. – n’ont-ils pas représenté une dialectique entre institutionnalisation et contre-institutionnalisation, pouvoir et contre-pouvoir, légalité et légitimité, irréductible au simple dualisme entre l’exclusion du conflit par l’Etat et, symétriquement, la puissance destituante de la guerre civile ?
C’est par la confrontation de ces figures historiques et des lectures de l’actualité fournies par ces deux ouvrages que nous essayerons de mesurer les implications d’une pensée et d’une pratique du conflit à la hauteur du présent.

Bibliographie

Agamben G., « Léviathan et Béhémoth », in La guerre civile. Pour une théorie politique de la stasis, Paris, Seuil, 2015.

Comité invisible, « Ils veulent nous obliger à gouverner, nous ne céderons pas à cette provocation », in A nos amis, Paris, La Fabrique, 2014.


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