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Pas représenté-e-s ? Construisons la démocratie directe et l’égalité économique et sociale !

gepost op 20/01/19 door CGA + AL Trefwoorden  luttes sociales 

En Belgique comme ailleurs, le mouvement des gilets jaunes montre une fois de plus qu’une grande partie de la population ne se sent pas représentée, et pose donc la question d’un nouveau fonctionnement démocratique.


Ces aspirations sont tout à fait légitimes, des idées émergent et font parfois office de solution. Parmi elles, le RIC ou RIP. A ce sujet, nous relayons ici un texte d’Alternative Libertaire qui nous paraît très bien. ----

Nous sommes anarchistes et nos aspirations sont aussi démocratiques. Pour nous, ces aspirations ont une méthode, celle libertaire.

Très brièvement, on pourrait le définir comme ça: c’est une organisation économique, politique et sociale basée sur la liberté, l’égalité et l’entraide.

Pour cela, il est nécessaire de donner le contrôle à la base, pour que les décisions soient prises par toutes et tous afin que les choix politiques soient réellement faits dans l’intérêt général. ---- Loin de toute conception référendaire qui suppose l’existence d’une minorité politique en place qui «consulte» la base, il s’agirait de généraliser l’assemblée générale souveraine à tous les secteurs: usines, production agricole, bureaux, écoles, quartiers, communes.

Si la démocratie directe, pour être au plus près des besoins humains réels, peut s’exercer facilement à l’échelle locale, le champ économique comme le champ politique auraient ensuite leur propre logique fédérative: de la commune vers la région, de la région vers un autre échelon géographique puis vers l’international. Chaque passage d’un niveau à l’autre s’effectue du bas vers le haut à l’aide de mandaté-e-s révocables à tout moment.

C’est ce mécanisme, le fédéralisme libertaire, qui rend l’autogestion généralisable à une très large échelle géographique.

Ainsi la fédération des communes libres est l’alternative aux prétentions organisatrices de l’État qui, rouge, rose, bleu ou vert a toujours été et sera toujours l’outil de domination d’une minorité privilégiée. La démocratie représentative est incapable de servir l’intérêt général précisément parce que ses élus, étant irrévocables pendant leur mandat, constituent une classe sociale à part entière, particulièrement consciente de ses intérêts. Mais aussi parce qu’on ne peut pas prendre des décisions dans l’intérêt général dans une société basée sur l’inégalité et l’exploitation d’une majorité par une minorité: on ne peut pas décider à égalité sans le renversement du capitalisme.

Sur le plan économique, pour nous, la seule façon de garantir une véritable égalité, c’est la propriété collective des moyens de production, de distribution et d’échange et leur autogestion (nous développerons ce point dans un prochain article).

Pour toutes ces raisons, nous ne pensons pas que le RIC ou RIP, tout comme le salaire à vie de Friot, ou à la constituante de Chouard soient des solutions. Les discours sur la nécessité de changer de république en adoptant la 6ème, ou ceux appelant à un processus de création d’une nouvelle constitution, restent dans le schéma où un changement radical de société ne semble même pas imaginable: la démocratie reste parlementaire (donc représentative), on continue à déléguer et à faire des chèques en blanc, l’économie reste capitaliste c’est à dire basée sur un système d’exploitation de notre force de travail, et la course au profit continue la destruction de la planète.

Pourtant, sans un changement radical de société, nous n’améliorerons pas nos conditions de vie, peut-être même ne pourrons-nous bientôt plus assouvir nos besoins vitaux.

Il faut impérativement changer les façons de décider pour lutter contre le capitalisme et il faut impérativement lutter contre le capitalisme pour changer les façons de décider.

Le fait de limiter son action à la nécessaire tâche de repenser une organisation politique réellement démocratique entraîne une dynamique où sont laissées de côté la bagarre à mener sur le champ économique et la nécessité d’un changement radical de société pour mettre fin à la propriété privée des moyens de production.

Nous ne pensons pas qu’un changement social profond puisse déboucher d’une phase révolutionnaire transitoire de type étatique, qu’elle se fasse à travers un homme providentiel ou bien un groupe aux allures populaires.

Nos conquêtes sociales n’ont pas été obtenues grâce à l’État, mais bien par nos luttes. Et lorsque le rapport de force baisse, l’État est toujours l’agent de la régression sociale à travers ses lois antisociales, ses privatisations et sa répression.


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