RSS articles
Français  |  Nederlands

Plainte contre SudPresse

posté le 02/03/16 par  Réseau ADES Mots-clés  action  médias  sans-papiers  antifa 

Mercredi, les journaux « La Capitale », « La Meuse », « La Province », « La Gazette » arboraient une nouvelle Une qui stigmatise les réfugiés et induit une peur à leur égard. Dépassons l’indignation et portons tous une plainte contre le journal auprès du Conseil de déontologie journalistique (CDJ) belge. POUR LA LIBERTE DE LA PRESSE, MAIS CONTRE LA STIGMATISATION ET LES DISCOURS DE HAINE !

ACTION

Pour porter plainte :

Copier-coller le contenu de la plainte disponible sur ce lien dans un corps de mail.
Le signer de votre nom et indiquer vos coordonnées personnelles
Envoyer à cdj@lecdj.be

avec en copie : secretariatdirection@sudpresse.be, Michel.Marteau@sudpresse.be, Philippe.Miest@sudpresse.be, david.baudoux@sudpresse.be, actionsudpress@gmail.com, martine.simonis[at]ajp.be
Aller plus loin ? Ceci est une première action. Si vous souhaitez réfléchir et participer à la mise en place d’autres actions pour ne plus laisser le racisme, l’homophobie, le rejet de l’autre, s’exprimer normalement dans l’espace public, vous pouvez rejoindre le nouveau groupe Facebook » Agir pour déconstruire les discours de haine ». Ce groupe a pour but de partager nos indignations/observations/idées, mais aussi, et surtout de permettre des dynamiques d’actions face à certains propos/situations épinglés

PLAINTE AUPRÈS DU CONSEIL DE DÉONTOLOGIE JOURNALISTIQUE

A l’attention du conseil de déonthologie journalistique

Copie à :

Pierre Leerschool, Directeur Général de Sudpress
Michel Marteau, Rédacteur en chef de Sudpress
Philippe Miest, Secrétaire général de Sudpress
David Baudoux, Chef d’édition La Capitale
Bernard Marchant, Administrateur délégué du Groupe Rossel
Martine Simonis, secrétaire nationale AJP

Coordonnées complètes du plaignant :

Nom + prénom, domiciliée …………..

Désignation du média ou de la personne visée par la plainte :

Est visé par la présente plainte la Société Sud Presse et en particulier les quotidiens « La Capitale », « La Meuse », « La Province », « La Gazette ».

Références de l’article visé par la plainte :

Une du quotidien la Capitale, le 24 février 2016 (n°54)

Exposé des faits reprochés :

Le 24 février 2016 (n°54), on peut voir en Une des quotidiens le titre suivant :

Espace Schengen suspendu
INVASION DE MIGRANTS
LA COTE BELGE MENACÉE !
290 policiers supplémentaires vont patrouiller à la frontière tous les jours.

La photo d’accompagnement montre un policier de dos, les mains sur les hanches, à côté d’un panneau indiquant « France ». En arrière plan trois hommes approchent de face.

Dans un contexte politique et social délicat, alors qu’au même moment d’autres médias et le Centre pour l’égalité des chances dénoncent la hausse des discriminations et des discours haineux et racistes, la Société Sud Presse ne fait preuve d’aucune mesure et de prudence dans le choix des mots du titre principal de sa Une.

Pour traiter d’un fait d’actualité aussi délicat que celui de la crise humanitaire et d’asile actuelle en Europe, la Une adopte délibérément -ou à tout le moins fautivement- un champ lexical belliqueux en usant des mots « invasion » et « menacée ».

La Société Sud Presse associe de cette manière une catégorie de personnes déjà singulièrement stigmatisée – les migrants- à une source de danger et d’insécurité et participe de cette manière à sa stigmatisation.

En usant de cette terminologie, les quotidiens contribuent également à attiser un climat de peur, de haine et de repli sur soi.

Or, l’article 28 du Code de déontologie des journaliste dispose que « Les journalistes ne mentionnent des caractéristiques personnelles que si celles-ci sont pertinentes au regard de l’intérêt général. Lorsqu’ils font état de ces caractéristiques, les journalistes évitent les stéréotypes, les généralisations, les exagérations et les stigmatisations. Ils s’interdisent toute incitation même indirecte à la discrimination. »

En outre, dans les « recommandations sur l’information relative aux migrants » de juin 1994, il est recommandé « d’ éviter le plus possible les polarisations du type « nous-eux » » ; d’ « éviter de créer utilement des problèmes et dramatiser ». Il est également recommandé « d’apporter le plus grand soin aux informations relatives aux personnes issues de l’immigration. ». Enfin, la terminologie doit, selon ce texte, être traitée « avec la plus grande prudence ».

Enfin, le préambule du code de déontologie rappelle que « les journalistes ont une responsabilité sociale inhérente à la liberté de presse ».

Manifestement, dans sa Une du 24 février 2016, les quotidiens « La Capitale », « La Meuse », « La Province » et « La Gazette » ont participés délibérément ou par une légèreté fautive et inacceptable à la stigmatisation d’une partie de la population catégorisée comme « migrante » et à la propagation d’un climat de peur, de haine et de repli.

Pour ces raisons, la violation des règles déontologiques précitées est incontestable et ma plainte doit être considérée comme fondée.

Bruxelles, le 25 février 2016


posté le  par  Réseau ADES   Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Liste des documents liés à la contribution
12784285_1015371(...).jpg

Commentaires

Avertissement

Les commentaires ont pour objectif de compléter l’information donnée dans l’article, argumenter, apporter une interrogation ou un questionnement par rapport au sujet de la contribution. Les avis personnels qui n’apportent rien de plus à l’article pourront être considérés comme discussion de forum ne répondant pas aux objectifs pré-cités.Tout commentaire ne répondant pas à ces objectifs, ou étant contraire aux règles éditoriales sera supprimé définitivement du site.

Lien vers la politique éditoriale du collectif

Les commentaires des articles trop anciens sont fermés, et ceci pour limiter les attaques de spam.