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Projet de cohabitation, autogestion, ecologie et travail

posté le 05/10/14 par Anton Meeus Mots-clés  alternatives  luttes environnementales  logement / squats / urbanisme  agriculture 

Nous sommes un groupe de bricoleurs, jardiniers, musiciens, qui nous intéressons à la préservation de l’environnement, notamment via l’usage du recyclage et celui de l’éducation sociale. Nous sommes à la recherche d’un endroit pour vivre qui soit plus qu’un simple toit au dessus de nos têtes. Nous avons trouvé un terrain de 3,5 hectares qui est en vente depuis 20 ans. Cet ancien domaine militaire exige un certain travail, mais le lieu a beaucoup de potentiel.

De nouvelles formes d’habitat comme celle de l’habitat groupé deviennent de plus en plus à la mode. Souvent, cependant, ces projets nécessitent d’énormes budgets, trop élevés pour la plupart des gens qui veulent adopter ce mode de vie.

Par notre démarche, nous voulons maintenir des relations fortes avec le monde extérieur afin de rester engagés dans les défis à venir en matière sociale, démographique et écologique. Notre objectif est non seulement d’inspirer mais de transmettre des connaissances disponibles sur le jardinage biologique, la permaculture et les énergies alternatives à travers des ateliers, l’organisation de journées portes ouvertes, la mise sur pied d’une petite bibliothèque ou celle de repair cafés autour d’une tasse de thé ou d’un cidre fait maison. En outre, nous tenons à offrir de l’espace et l’infrastructure disponible à des initiatives soucieuses de revaloriser le non-marchand. Nos expériences de travail se situent principalement dans le travail social, la construction et l’horticulture, mais nous restons des esprits ouverts et polyvalents.

L’emplacement trouvé est un site au milieu d’Hageland. Sur place se trouvent actuellement 6 hangars, un grand bâtiment quarts / rangement / bureau qui est habitable moyennant certains travaux de rénovation, et une ancienne petite maison qui a besoin d’être reconstruite.
Le site a beaucoup de possibilités, mais certaines raisons nous empêchent de construire dès aujourd’hui nos rêves. Le permis de construire est une « zone de séjour de loisirs ».
Le terrain a été mis en vente depuis longtemps et a toujours été attaché à cette condition. Le service de la ville pour l’aménagement du territoire réalise cependant que la destination actuelle des terres doit être changée. Le site contient de grandes quantités d’amiante, dans les toits des hangars, et dans des murs de la maison abandonnée ; à cela s’ajoute un réservoir de pétrole souterrain. Des échantillons de terre récents ont cependant démontré qu’il n’existe à ce jour encore aucune trace de pollution.
Nous nous rendons compte que, en choisissant ce site, nous n’avons pas choisi l’option la plus facile. Pourtant, nous sommes assistés par des experts en la matière ; un architecte passionné et expérimenté, un conseiller de soutien sur l’aménagement du territoire, et deux avocats sympathiques.

Voici notre premier projet de plan : 1 Nous achetons le terrain pour être en mesure d’agir en tant que partie directement impliquée dans cette affaire. De cette façon, nous pouvons aider à changer le permis de construire.
2 Nous lançons un éco-camping limité pour pouvoir vivre et travailler sur le site au cours de ce processus et être en règle avec les exigences actuelles du plan de territoire.
Nous ne pouvons pas obtenir des certitudes quant à la destination des terres, mais il semble que si les pouvoirs publics locaux nous soutiennent, les chances seront de notre côté. Le bourgmestre actuel veut développer le potentiel commercial du quartier dans un avenir proche. Si son projet se concrétise, les promoteurs immobiliers vont sauter sur ce site, et il deviendra zone grise plutôt que zone verte. La province et le gouvernement flamands semblent quant à eux enclins à soutenir des projets comme le nôtre. En tant que groupe, notre but est de parvenir à vivre sur le terrain, avec près de 12 adultes et leurs enfants. Nous désirons exploiter une partie des surfaces bâties comme espaces de travail communs/publics, soit en faveur d’une production alimentaire de proximité (par exemple un jardin collectif), soit en faveur du développement de la biodiversité locale.

Les décisions sur la gestion du lieu et la vie quotidienne seront prises sur la base du consensus. Nous voulons faire de la démocratie profonde un contrat de vie interne, parce que nous souhaitons faire correspondre la réalité à nos utopies. Nous travaillons actuellement sur la forme juridique que peut revêtir le projet, sur l’organisation de l’achat du lieu, et sur la modification de son affectation cadastrale.

Nous sommes en train de mettre sur pied une société coopérative à but non lucratif avec un objectif social, qui fonctionne avec un système de partage équitable pour tous les investisseurs, qu’ils y investissent de l’argent, du travail ou de l’énergie. Nous ne cherchons pas uniquement à intégrer à cette coopérative des cohabitants, co-propriétaires ou des gens prêts à offrir un prêt. En effet, les organisations qui souhaitent coopérer aussi de façon non financière, ou qui ont des idées pour ce projet, sont invitées à prendre contact avec nous. Financièrement, nous multiplierons les biais pour atteindre nos objectifs. N’importe qui peut contribuer à l’élaboration de ce lieu de vie en devenir, par un coup de main, la location d’un espace, l’implication de groupes de travail dans le jardin...

Contactez-nous via info@woongaard.be et nous nous ferons un plaisir de vous répondre et rencontrer.


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