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Provocation sioniste au festival de Cannes

posté le 24/05/17 par Génération Palestine Mots-clés  antifa  répression / contrôle social  solidarité 

Provocation de Miri Regev, ministre israélienne de la Culture (Likoud), au Festival de Cannes. Elle portait sur sa robe des images de la Vieille Ville de Jérusalem, pour marquer les 50 ans de l’invasion de cette partie de la Ville Sainte par les forces d’occupation israéliennes. Pour bien marquer son intention a ministre a déclaré : "Cette année, nous fêtons les 50 ans de la libération et de la réunification de Jérusalem. Je suis fière de célébrer cette date historique par le biais de l’art et de la mode, et je suis heureuse que cet ouvrage réalisé par le styliste israélien Aviad Herman soit si émouvant et qu’il honore le beau statut de notre capitale éternelle, Jérusalem. » Bien que Jérusalem Est soit considéré comme un territoire occupé par la communauté internationale, l’occupant israélien essaie d’imposer Ville Sainte le statut capitale « éternelle et indivisible » d’Israël. Censée entériner ce statut, la loi fondamentale israélienne de 1980 a été considérée comme une "violation du droit international " par le conseil de sécurité de l’ONU - résolution 476 du 20 août 1980.

Mais la provocation de la ministre va encore plus loin...La visibilité du Dôme du Rocher sur cette robe, n’est pas sans rappeler la position de la ministre concernant le complexe religieux d’Al Aqsa, dont l’édifice fait partie à l’instar de mosquée Al Qibli.

Miri Regev revendique ce lieu comme étant l’emplacement du temple de Jérusalem, elle demande son partage avec des horaires séparés pour les juifs et les musulmans.

Elle a proposé la création d’une Fondation du patrimoine du mont du Temple, financée par l’Etat, qui sera chargée de « la recherche, l’information et la promotion » des liens juifs du lieu saint.
Au-delà de ces questions, rappelons également qui est Miri Regev, car cette ministre ne s’occupe pas que de "culture".

En 2015, par exemple, elle appelait à modifier les règles d’ouverture du feu. Elle réagissait aux images de femmes de Nabi Saleh, venues au secours du petit Muhammad Tamimi, brutalisé et littéralement étranglé par un soldat des forces d’occupation. Elle estimait que celui-ci, non content de brutaliser un enfant, aurait dû ouvrir le feu sur des femmes désarmées.

Et surtout en 2012, elle marquait les esprits lors d’une manifestation xénophobe à Tel Aviv, où elle avait qualifié les demandeurs d’asile soudanais de "cancer". Elle fera des "excuses" confuses par la suite...tout en maintenant la comparaison...En gros, elle s’est défendue d’avoir comparé des humains à un cancer, mais trouvait qu’ils se propageaient dans le pays de la même manière...Nous vous laissons juge de cette nuance....Si la ministre s’est plainte que ses propos aient été "tirés de leur contexte", nous nous permettons d’y remédier en rappelant qu’ils ont été tenus dans un cadre où des "manifestants’ avaient des comportements de lyncheurs. Outre les slogans xénophobes ("le peuple veut l’expulsion des Soudanais", "Infiltrés sortez de notre maison"), un article d’Haaretz mentionne qu’un passant africain a été agressé, que des vitres de voitures ont été brisées, qu’un taxi-navette a été stoppé par des manifestants qui ont cherché des immigrés parmi les passagers tout en tapant sur les fenêtres...En replaçant les propos de la ministre dans un "contexte" pareil, on prend en effet mieux conscience de leur dimension réelle...
Tous ces aspects permettent de comprendre les enjeux du boycott culturel d’Israël, car le ministère de la culture joue un rôle important dans l’occupation et l’apartheid dénoncés par la Campagne BDS.

Comme celle-ci le précise, "le boycott culturel s’attaque à la stratégie israélienne de tentative d’amélioration de son image de marque internationale.
Le boycott culturel ne vise jamais des individus, on ne boycotte pas des artistes israéliens. Le boycott culturel ne s’applique aux événements culturels en dehors d’Israël que s’ils sont financés ou soutenus par une agence gouvernementale israélienne (ministère, ambassade, consulat), ou explicitement
sionistes ( KKL, etc.)"

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L’humour au service des luttes

Miri Regev, ministre de la culture israélienne a osé porter à Canne une robe avec un dessin représentant Jérusalem, sa Vieille ville, avec la coupole dorée caractéristique du Dôme du rocher. Voici ce qu’elle devrait porter pour être en phase avec la réalité.

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