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Que du beau monde pour Haren !

Une des personnes impliquées dans le projet de la maxi-prison est une architecte spécialisée de haut vol. Il s’agit d’Andrea Seelich née en 1969. Elle a étudié l’architecture à Prague (AT) et s’est ensuite spécialisée dans le domaine de l’architecture des prisons. Elle compléta son expérience pratique acquise par un doctorat interdisciplinaire (criminologie - architecture) à l’université Technique de Vienne.

Elle travaille en tant qu’architecte et consultante du ministère fédéral de la Justice à Vienne.

Si vous souhaitez vous instruire davantage, sachez qu’ elle a participé à un ouvrage sur la question.
Dans le « Manuel d’architecture carcérale " Andrea Seelich renseigne sur la manière dont les prisons modernes doivent être conçues et construites.
Selon la maison d’édition : Ce manuel apporte un support aux architectes et constructeurs et donne un aperçu de l’intérieur de cette thématique qui revêt également des conséquences sociales. Dans sa préface, l’ancien chef de la prison de Mittersteig (Vienne, Autriche) Wolfgang Gratz, indique que "le noyau de toute motivation humaine est de trouver ou d’offrir la reconnaissance interpersonnelle, l’appréciation, l’attention ou l’affection. Les procédés de motivation s’éteignent lors qu’aucune chance de protection sociale n’existe." In fine la question se pose donc : dans quel état émotionnel les condamnés seront-ils libérés ? »
On croit rêver

Mais comme déjà relevé pour lors de la construction du Caricole, autre prison moderne s’il en est, selon un autre architecte de prisons Christian Demonchy , « il est évident qu’un projet de société, dans ses principes tout au moins, doit être défini par le client et non par l’architecte. Dans le cas des prisons, le client est l’ensemble des citoyens. Ce sont eux qui financent et utilisent les prisons dans le cadre de la politique pénale. Les citoyens délèguent l’étude du projet au gouvernement, qui le délègue au ministère de la Justice qui le confie à l’administration pénitentiaire. C’est elle, en définitive, qui établit le programme. »

Si l’on prend comme étalon pour un « esprit sain » qu’il est sans risque pour la santé, sans anomalie, sans danger, sans perversion, on peut dire que les concepteurs et clients de prisons ont un esprit malade. A combattre.


posté le  par Albert  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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