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Rassemblement contre les violences policières d’UNEUS à Saint-Gilles

posté le 04/10/20 par Tanguy Vara
lieu : Maison communale de Saint-Gilles
adresse : Place Van Meenen, Saint-Gilles
Mots-clés  antifa  antiracisme  féminisme  répression / contrôle social  action 

STOP AUX VIOLENCES POLICIÈRES DE LA BRIGADE UNEUS

Ce 8 octobre a lieu une interpellation communale pour dénoncer les abus de la police à Saint-Gilles. Rassemblons-nous pour exiger la fin des violences policières !

Les crises sanitaire et sociale de cette année s’accompagnent d’une crise démocratique tout aussi alarmante. En Belgique, les cafouillages se multiplient à tous les niveaux de pouvoir, faisant régner l’arbitraire sur le terrain répressif.

Partout les abus policiers se sont multipliés depuis mars, et Saint-Gilles n’est pas épargnée par le phénomène. Sa brigade de police (Uneus) se sent trop souvent au-dessus des lois. Deux récents événements parvenus à notre connaissance sont venus confirmer la gravité de la situation et l’urgence d’y répondre.

Le lundi 3 août d’abord, place Morichar, où la police de Saint-Gilles (brigade Uneus) contrôle quelques jeunes bruyants. Pendant le contrôle des cartes d’identité un jeune est jeté à terre, embarqué, amené au commissariat et enfermé durant une heure. Délit : il ne portait pas sa carte d’identité sur lui.

Le samedi 15 août, trois femmes ont été harcelées par un homme sur le Parvis. Le bilan de l’intervention d’Uneus est lourd : lésions au cou, contusion à l’épaule et poignet cassé du côté des jeunes filles. Deux témoins tentant de filmer la scène ont également été inquiétés : le premier s’est vu saisir et jeter son téléphone au sol, le second a été poursuivi jusque chez lui puis ramené au commissariat où un policier lui a écrasé les parties génitales pour le forcer à supprimer la vidéo. Il n’a été libéré qu’au matin. Des propos sexistes ont également été tenus par les agents présents.

Les violences physiques et verbales perpétrées par les agents impliqués ce soir-là sont injustifiables. Le droit de filmer la police, réaffirmé par la motion de la commune de Saint-Gilles en juin, a été totalement bafoué. L’impunité dont bénéficient les policiers laisse la porte grande ouverte aux abus.

Uneus et sa brigade ont le statut de projet pilote, voué à être étendu dans un second temps à l’ensemble de la région bruxelloise. Il est crucial de régler ses dysfonctionnements avant d’espérer l’imposer à d’autres populations. Nous lutterons en ce sens, tant qu’il le faudra.

Venez nombreux-ses et masqué-e-s. Nous avons réagi le 25 juin, nous avons réagi le 22 août, nous serons là ce 8 octobre.


posté le  par Tanguy Vara  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • Merci à toutes et tous d’être venu.e.s en nombre la semaine dernière 🔥 On vous poste un petit compte-rendu de la soirée pour les absent.e.s, en espérant que vous serez de la partie pour le prochain coup de gueule (le problème policier n’a malheureusement pas été réglé).

    Deux dates nous sont déjà connues en ce qui concerne l’interpellation des autorités communales sur la question :
    ▶ ce lundi 19 octobre à 16h place Albertine (gare centrale) à l’occasion de l’interpellation du conseil de Bruxelles-Villes suite aux violences policières à la manifestation de la Santé en lutte
    ▶ le 26 novembre pour laisser l’occasion aux autorités saint-gilloises de répondre à nos questions de façon complète, puisque nous redéposerons notre interpellation pour le Conseil de cette date. Et plus ?

    Il est évident que la lutte contre les abus policiers et les politiques qu’ils servent ne s’arrête pas aux portes des Hôtels de ville. Nous proposerons d’autres rendez-vous et appelons chacun et chacune à s’organiser pour mettre fin à l’impunité des violences policières permises par les autorités publiques.

    \\ Notre soirée ensemble à la Commune - un récit \\

    Après une drache phénoménale sur le parvis de la maison communale, nous avons rapidement investi le bâtiment. Grâce à cette manœuvre réussie, nous avons pu tenir notre réunion au chaud et faire raisonner nos cris jusque dans la salle du conseil.

    Nous avons pu écouter entre autres
    • Latifa du Collectif des madres revenir sur le chemin parcouru depuis les premières actions de sensibilisation sur la question dans le quartier ;
    • Théo, habitant mobilisé sur les violences policières de cet été dans la commune ;
    • Binta, qui a déclamé notre interpellation refusée pour « vice de forme » (de notre point de vue il s’agit d’une interprétation politique du règlement interne de la commune)
    • Samanta sur le caractère systémique des violences policières ;
    • Malika de la Santé en lutte sur la violence gratuite de la police à la grande manifestation de la santé ;
    • Un appel à la solidarité avec Tatum, victime d’une agression policière particulièrement ignoble, plus d’infos #Justice4Tatum ;
    • Les vœux d’une enfant de policier de ne pas voir son père figurer parmi les cowboys ;
    • Les interventions de Mandy, Inaa et Anna qui portent plainte suite à leur agression par la brigade Uneus le 15 août ;
    • Un gilet jaune sur les violences subies pendant l’année de mobilisation des gilets jaunes
    • Un appel à rejoindre les nombreuses mobilisations féministes des semaines qui viennent ;
    Et encore d’autres…

    Après ces prises de paroles, la foule s’est invitée au Conseil Communal 📯

    Nous avons crié pour faire entendre notre colère et indignation face à la surdité des autorités, qui semblent vouloir échapper à toute responsabilité politique vis-à-vis des agissements de la brigade Uneus. A plusieurs, nous avons pointé l’absence d’actions concrètes de la part des élu.e.s communaux face à la détresse des habitant.e.s et demandé une véritable prise en charge des problèmes de violences policières.
    Certain-e-s conseillers-ères sont sorties pour tenter une médiation avec la foule, et ont été plusieurs fois rappelés à l’ordre par le bourgmestre Charles Picqué, qui a refusé de nous rencontrer et d’assumer ses responsabilités par rapport aux abus d’Uneus au sein de la commune.

    Ça fait depuis 2012 et 5 interpellations citoyennes que les comportements abusifs de cette « police de proximité » sont dénoncés par les habitant.e.s saint-gilloises. Ça fait 5 ans que les responsables communaux tournent leur tête face aux violences inouïes qui se (re)produisent dans le quartier. En 2018 une évaluation de la brigade Uneus a été votée par la commune, mais 2 ans après il n’y a toujours pas de cahier des charges. Une telle évaluation aura-t-elle jamais lieu ? Le 25 juin 2020 une motion reconnaissant les abus a été votée par la commune, mais elle a à nouveau nié les faits survenus depuis lors. Pire, ils et elles continuent d’investir financièrement dans l’apparat répressif d’Uneus au lieu d’engager notre argent dans des services de suivi, d’accompagnement et de prévention. Il est évident que pour nos chères conseiller.e.s communaux, ces bureaucrates, cette violence, cette souffrance, cette colère, cette haine visibilisée depuis 2012 n’est pas une priorité parmi leurs missions.

    Nous affirmons le besoin de justice pour tous et toutes : une justice pour nos enfants et nos familles, souvent définis comme « éléments perturbateurs », alors que le quartier nous appartient aussi et que notre parole est légitime. Nous ne sommes pas fermé.e.s au dialogue, mais nous exigeons qu’il y ait une véritable reconnaissance et prise en charge des violences systémiques et banalisées infligées à nos enfants et nos familles. Nous méritons dignité, respect et justice !

    Le problème des violences policières, on le sait bien, s’étend largement au-delà des frontières de Saint-Gilles. Le jour de notre interpellation, Ayoub (frère de Mehdi, tué par la police le 20 août 2019 à Anderlecht) annonce que le parquet a donné un avis de non-lieu concernant les faits liés à la mort de Mehdi.

    A Bruxelles, les violences policières sont en nette recrudescence depuis quelques temps, notamment dans le cadre de la répression de mouvements sociaux. Au-delà des manifestations, les violences policières s’exercent quotidiennement sur les jeunes des quartiers, les pauvres et les sans-papiers, pour qui on peut parler d’un véritable harcèlement policier.

    Les violences policières expriment par la matraque la violence patriarcale, raciste, classiste et LGBTophobe propre à cette société. Tout comme cette violence institutionnelle qui tue, qui discrimine, qui marginalise les personnes, a fortiori les femmes et minorités de genre, précaires, racisées, migrantes (avec et sans papier), trans. La même violence qui réprime toute forme d’expression dissidente, toute voix s’élevant contre l’impunité et les injustices.

    En ces temps de gestion fascisante de l’épidémie de Covid 19, de tout-pouvoir policier dans l’arbitraire des arrêtés communaux, nous avons à lutter contre la normalisation des répressions policières.

    Justice pour toutes les victimes de la police.

    PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

    #StopUneus #SaintGilles #SintGillis #ViolencesPolicières #JusticePourMehdi

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