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Répression du cortège du 28 novembre

posté le 01/12/20 par cortège2braises Mots-clés  répression / contrôle social  Liège  action 

Répression du deuxième cortège contre le couvre-feu et pour des mesures sanitaires solidaires à Liège.

Vidéo : https://fb.watch/24MqUz1J-y/

Communiqué de la street médic : http://street-medic.be/2020/11/30/compte-rendu-medic-cortege-de-braises/


Mardi dernier, le 17 novembre plein de gens ont marché à Liège, contre le couvre-feu en tant que mesure sécuritaire (qui restreint les droits fondamentaux, en justifiant une impresion de fausse sécurité et qui renforce un régime coercitif) et en faveur de mesures sanitaires solidaires (établies par les concernées, qui prendraient en compte les besoins de leurs réalités socioéconomiques, et visant à affronter collectivement, véritablement et durablement le.s virus). Beaucoup n’avait pas osé venir par peur de la répression.

Hier soir, des centaines de personnes (plus de 700, sans compter celles qui n’ont pas réussi à nous rejoindre et celles qui ont eu peur du dispositif policier) répondaient au rendez-vous et se sont élancées dans les rues de notre cité ardente.

Au cortège du 17 novembre, la police n’était pas là, et tout s’est bien passé.
Ce samedi soir, malgré une forte présence policière qui tentait d’empêcher par tous les moyens de se rassembler place Saint Lambert, les manifestant.e.s ont pu marcher dans les rues pendant près d’une heure, et exprimer joyeusement leurs colères. Sans problème.

Mais vers 22h15, la police, équipée de plusieurs combis et de deux autopompes, a commencé à nasser plusieurs centaines de personnes en les empêchant de quitter le pont Saint-Léonard.

La police est intervenue en chargeant sans sommation, ce qui a déclenché un mouvement de foule. Il va sans dire que cette intervention, à un tel endroit, un pont, a mis en danger toutes les personnes présentes. En terme de cohérence sanitaire : la dernière quarantaine de personnes a été particulièrement écrasée les unes contres les autres ; les cellules remplies par quinzaine de personnes parlent d’elles-mêmes.

Les personnes ainsi immobilisées ont été retenues longtemps, dans le froid et exposées au vent. Les street médic qui tentaient d’amener des couvertures de survie afin de limiter les risques d’hypothermie, ont été forcées de reculer.

A partir d’un certain temps, la police a conditionné la libération des personnes à un contrôle d’identité volontaire.

Des témoins rapportent que plusieurs personnes ont été chassées, contrôlées, tabassées pour certaines et emmenées au commissariat aux alentours de la nasse.

Des témoins ont notamment rapporté qu’une personne a été passée à tabac par 5 policiers. Ils ont parlé d’étranglement et ont été très choqués par cette scène à laquelle ils ont assisté avec impuissance devant le barrage des forces dites de "l’ordre".

Vers 1h00 du matin, plusieurs dizaines de personnes ont été embarquées et emmenées au commissariat Natalis. Plusieurs se sont déclarées blessées en y arrivant. 2 mineur.e.s au moins étaient parmi elles et eux. Des cas d’humiliations, d’intimidation et de manipulation nous ont été rapportés depuis, dont : pas d’eau potable pendant 10h, des personnes qui se sont urinées dessus par refus d’accéder à des toilettes (forcer l’une d’elle à nettoyer la camionnette où elle a uriné et un policier hilare qui a pris en photo avec son appareil personnel une autre personne qui était dans sa pisse), utilisation sans mandat des téléphones de plusieurs personnes arrêtées pour appeler leurs contacts ou regarder des informations dedans, mensonge sur les procédures légales d’application, mensonges sur les risques encourus (perte d’allocations etc.). Tout cela est très banal dans les pratiques policières, mais pas pour les personnes qui n’en n’ont pas l’habitude et il est donc important de le faire savoir.

Vers 6h00 du matin la majorité des personnes étaient sorties, d’autres ont été relâchées vers 10h00.

Alors que les manifestant.e.s souhaitaient visibiliser les réalités des plus impacté.e.s par le couvre feu, la ville et l’état confirment leurs politiques sécuritaires et répressives. Le couvre-feu n’est pas une mesure sanitaire.

Solidarité avec toutes les personnes enfermées, violentées et/ou verbalisées par la police, partout ! En particulier, solidarité avec les personnes réprimées la semaine dernière et tout le temps à Cureghem.

Si vous avez été témoins ou victimes de la répression exercée lors de cette soirée, ou que vous avez des informations, des images, concernant des personnes manquantes à l’appel, contactez cortegedebraises@riseup.net.

Chaleureusement,
Des braises


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