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Sainte Catherine FREE FOR ALL

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Place St-Catherine ou aussi connu comme cinq-quat (54)

Une place ou toi et moi on peut se rencontrer et s’amuser. Voila la définition d’une place publique.

La place Sainte-Catherine en est une depuis longtemps. Des centaines de jeunes s’y rencontrent chaque semaine pour évacuer le stress quotidien, s’amuser et profiter de leur ville. Mais pas seulement les jeunes ! Parmi les habitués, on retrouve aussi des SDF, des sportifs, des familles, des fêtards, des enfants et des vieux, Bref, un beau mix. Et c’est cela qui caractérise la place Sainte-Catherine : jeune ou âgé, Flamand ou Wallon, francophone, néerlandophone ou autre, SDF ou pas, autochtone ou allochtone, … TOUT le monde s’y retrouve, car le place Sainte-Catherine, est LA place où tout le monde peut être qui il ou elle est, sans être jugé.

Mais cela était trop beau pour durer. La ville a décidé de vendre la place il y a quelques semaines pour un euro symbolique au propriétaires de l’horeca. Il était tellement évident que cette décision n’obtiendrait pas l’accord des habitants. La vente a donc eu lieu en "catimini", sans aucune communication, voir même de dialogue avec la population ou les services de planification urbaines. Depuis le changement de propriétaires, on n’arrive plus à compter les parasols et les terrasses, les habitués de la place n’y sont plus la bienvenus s’ils ne consomment pas. Les propriétaires se sont attribué les bancs publics pour en faire des tables de consommation. Les jeunes se font chasser de la place par les propriétaires des cafés ou par la police ou l’échevin Marion Lemesre (MR). Cette dernière trouve que les habitués de la place peuvent se rassembler avenue Anspach. Qui plus est, les bancs publics disparaissent !

Ce sont ces mêmes instances publiques qui renvoient systématiquement les gens qui se réunissent sur les escaliers de l’église, avec l’explication qu’il est interdit de s’y rassembler. Le plus étrange c’est qu’après s’être renseigné, le propriétaire de l’église lui-même n’as pas de problème à ce que les marches de l’église servent comme lieu de rencontre. Malgré cela, la police persiste à chasser les gens, les menaçant des SAC.

Le place est vendue. Les ‘consommateurs’ sont les bienvenus. Les ‘profiteurs’ pas. Cette Disneyfication de l’espace public va droit contre le droit à la ville : une ville de tout le monde, une ville pour tout le monde. La place est à tout le monde, accessible et utilisable par tout le monde. La ville n’a pas seulement rendu possible la privatisation de la place. Elle soutien également les actions d’exclusion. Chaque propriétaire reçoit un soutien de €3000 à investir dans ‘sa’ terrasse. Notons qu’il n’y avait jamais de budget disponible pour réparer les bancs ou les robinets des fontaines. L’agenda de la ville ne peut être plus clair : « Au revoir habitants, Bonjour commerce ».

Pourtant, la place Sainte-Catherine a une identité bien forte. Elle a même son propre surnom : 54 ou cinq quat. Les rencontres peuvent par moments être moins agréables (que voulez-vous d’une place ou l’on VIT ?), c’est aussi une place où on entreprend, où on organise, où on crée. ‘54’ est devenue la base de quelques groupes de hip-hop, quelques maisons de jeunesse, une organisation socio-culturelle avec 6 employés et une dizaine de bénévoles, un comité de festivités qui va fêter ses 10 ans d’existence prochainement, une installation de musique fait maison, un magazine d’art, et on en oublie pleins d’autres.

Sainte-Catherine est un lieu public ou TOUS les Bruxellois et visiteurs doivent pouvoir se réunir et vivre en harmonie. Un lieu de rencontre ou on a le droit de jouer, rire et/ou parler. Un endroit où on peut boire, manger et danser, sans devoir consommer en terrasse. Bref, un endroit où tout le monde est bienvenu, peu importe la langue, l’âge, le pays d’origine ou l’état du compte en banque.
La ville prive les habitants de ce lieu public, mais la ville même (les habitants) ne sont pas d’accord.
Bruxelles ne laisse pas la police, la politique ou l’argent occuper votre espace. Notre ville, 54, onze stad !

NED

St Katelijneplein of ook gekend als cinq-quat (54)

Een publiek plein is een plein waar jij en ik mogen zijn.

Het Sint-Katelijneplein is sinds jaar en dag een echt publiek plein. Wekelijks komen er honderden jongeren samen om te ontspannen en om van hun stad te genieten. Maar evengoed daklozen, feestvierders, cafégangers, sportievelingen, ouderen en kinderen gebruiken het plein samen. Het is al jaren een van de plaatsen waar iedereen elkaar ontmoet en gewoon zichzelf kan zijn : jong of oud, Nederlandstalig of Franstalig, dakloos of niet, van hier en van ginder, iedereen vindt er zijn plaats.

Dit veranderde een paar weken geleden plots. Het stadsbestuur verkocht het Sint-Katelijneplein voor een symbolische euro aan horeca-uitbaters. Dit gebeurde in achterkamertjes, zonder communicatie naar de bewoners, of zelfs maar de stedenbouwkundige diensten. Terrassen en parasols schoten als paddenstoelen uit de grond. Sindsdien zijn de honderden gebruikers van het plein er niet meer welkom, tenzij ze consumeren. De publieke banken werden door restaurateurs geprivatiseerd als werktafels. Als jongeren ze toch gebruikten werden zij weggejaagd door uitbaters, politie en schepen Marion Lemesre (MR). Deze laatste liet de banken ondertussen zelfs helemaal weghalen. Ze beweert dat de pleinbezoekers maar op de Anspachlaan moeten gaan zitten.

De ordehandhavers sturen ook systematisch mensen weg van de trappen van de Sint-Katelijnekerk. Zogezegd mag er op dat privéterrein niet gezeten worden. Bij navraag bleek dat de kerk, de eigenaar, hier helemaal geen probleem mee heeft. Toch jaagt de politie nog steeds mensen weg, dreigend met GAS-boetes.

Het plein is duidelijk verkocht. Wie betaalt mag het gebruiken, wie niet in het plaatje thuis hoort moet opkrassen. Deze Disneyficatie van een publieke ruimte gaat regelrecht in tegen het recht op de stad : een stad van iedereen, een stad voor iedereen. Het stadsbestuur maakt deze privatisering niet alleen mogelijk, ze ondersteunt het actief. Elke restauranthouder krijgt 3000 euro toegestopt om een terras te plaatsen, geld dat nooit klaar lag om de banken en waterkranen te repareren. De agenda van het stadsbestuur is duidelijk : geen plaats voor haar bewoners, maar wel voor de volgzame en rijkere consument.

Het Sint-Katelijneplein heeft zo een sterke identiteit dat het een eigen roepnaam heeft : 54, of cinq-quat’. De ontmoetingen daar leiden sporadisch al eens tot wat rommel of wat lawaai, er wordt dan ook permanent geleefd. Maar er wordt ook ondernomen, georganiseerd en gemaakt. ’54’ is ondertussen thuishaven van een vijftal hiphop groepjes, enkele jeugdhuizen, een socioculturele organisatie met 6 werknemers en tientallen vrijwilligers, een feestcollectief dat binnenkort zijn 10 jarig bestaan viert, een zelf uitgebouwde geluidsinstallatie, een kunstmagazine, en nog veel meer.

Sint-Katelijne is een publieke ruimte waar alle Brusselaars en bezoekers in het openbaar kunnen leven. Een ontmoetingsplaats om samen te spelen, lachen en praten. Om samen te eten, drinken, en dansen. Een plaats om op adem te komen. Een ruimte waar iedereen vrij en welkom is, ongeacht taal, geld of leeftijd. Het stadsbestuur steelt deze ruimte nu van haar bewoners, maar de stad zelf gaat hier niet mee akkoord. Brussel laat politie, politiek en poen haar plein niet bezetten. Notre ville, 54, onze stad !


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