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Chansonnette révoltée

posté le 30/03/20 par on est là Mots-clés  art  luttes sociales  solidarité  action 

A chanter aux balcons, à la porte, aux fenêtres et partout ailleurs, à 20h ou plus !

"On est là, on est là
Aux fenêtres et aux balcons
Nous on est là
On applaudit les soignant-e-s
Mais pas le gouvernement
Solidaires à 100%
Nous on est là !

On est là, on est là
Confiné-e-s et révolté-e-s
On n’oublie pas
Ils ont tout privatisé
Tout vendu aux financiers
Ca ne se passera plus comme ça
Car on est là !

On est là, on est là
Confiné-e-s et révolté-e-s
On n’oublie pas
Les hopitaux saturés
Et la santé dégradée
Les moyens pour nous soigner
On les a pas !

On est là, on est là
Confiné-e-s et révolté-e-s
On n’oublie pas
Les milliards aux entreprises
Ca prouve quoi qu’ils en disent
Que de l’argent il y en a
Pour ces gens-là !

On est là, on est là
Confiné-e-s et révolté-e-s
On n’oublie pas
Celleux qui vont au charbon
S’entassent dans les wagons
Et bossent sans protection
On n’oublie pas !

On est là, on est là
Confiné-e-s et révolté-e-s
On n’oublie pas
Les migrant-e-s, les sans-abris
Et les enfants qui s’ennuyent
Les papis et les mamies
On n’oublie pas !

On est là, on est là
Confiné-e-s et révolté-e-s
On n’oublie pas
Pour les chomeuses, les travailleurs
Et pour des mondes meilleurs
Tous uni-e-s, ça changera
Car on est là !

On est là, on est là
Les mamans célibataires
Ils n’y pensent pas
Les femmes violentées
Toutes les personnes enfermées
C’est les premières à trinquer
On n’oublie pas !

On est là, ON EST LA !!!"

Avec quelques modifications, sur l’air de la Chansonnette Révoltée proposée par La Compagnie Jolie Môme ici : https://cie-joliemome.org/?p=7557


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Commentaires
  • Violences patriarcales : Ya Basta !!
    Publié le 23 mars 2019
    La compagnie Jolie Môme c’est qui ?

    des hommes qui oppriment
    des femmes qui subissent
    un collectif qui se tait

    « Mes actrices doivent me faire bander »

    Communiqué des femmes du Rojava du 8 mars 2018 :
    « La question des femmes n’est pas une préoccupation secondaire, mais elle est à la base de toutes les autres questions. Les femmes sont les premières classes opprimées, asservies, exploitées, colonisées et dominées. Toutes les autres formes d’exploitation commencent après l’exploitation des femmes. »

    La Compagnie Jolie Môme, une compagnie de théâtre qui se prétend militante et pourtant… Les salarié.e.s de la compagnie travaillent environ de 40 à 50h par semaine, payé.e.s l’équivalent de 11h. Ils et elles sont corvéables à merci, victimes de pressions psychologiques et de harcèlement moral. Ils et elles sont isolé.e.s émotionnellement et professionnellement, dépendant.e.s de cette structure d’un point de vue économique, affectif et politique : bref, sous emprise qui ressemble fort à une emprise sectaire. Être militant.e.s, selon la compagnie, c’est ne pas avoir de vie privée et ignorer le code du travail !
    Mais ce n’est pas tout et comme dans la société, capitalisme et patriarcat vont de pair.
    La répartition des tâches et de la parole est aussi établie sur le modèle sexiste. Malgré la prétention qu’hommes et femmes peuvent accomplir toutes les tâches, la distribution des responsabilités est en réalité on ne peut plus genrée ; gestion de la cuisine : une femme ; direction de la technique : un homme.
    Au-delà de ce sexisme ordinaire, la compagnie va plus loin. Les femmes subissent constamment du harcèlement sexuel : commentaires sur le corps, l’intimité et les vêtements, blagues sexistes, regards déshabilleurs, gestes « déplacés » non consentis.
    On a pu noter au fil des années et des différents spectacles, une hypersexualisation des femmes dans les mises-en-scène. Les femmes jeunes correspondant aux clichés esthétiques patriarcaux sont mises en avant, alors que celles n’y correspondant pas sont reléguées au second plan, voire ne peuvent monter sur scène. Les rôles sont donc définis en fonction des fantasmes libidineux du metteur-en-scène.
    La survie de la compagnie est assurée par tout un réseau de bénévoles qui bosse « corps et âme ». Pour celles et ceux qui aspirent à y entrer en tant que professionnel.le.s, le bénévolat est un passage obligé, pouvant parfois durer des mois, pendant lesquel.le.s postulants et postulantes sont en compétition, pressurisé.e.s, culpabilisé.e.s, devant prouver leur engagement 24h/24 !
    Les nombreuses jeunes femmes bénévoles n’échappent ni aux harcèlements, ni aux agressions sexuelles perpétrées par la majorité des hommes de la compagnie. L’ambiance permanente de « séduction » renforce ce climat de rivalité entre les femmes et participe à la culture du viol. Cette logique ne pouvait qu’aboutir à un viol. Lorsqu’une ancienne bénévole en témoigne, ce viol n’est pas reconnu par le violeur. La compagnie a en plus exercé des pressions sur la victime et ses soutiens et organisé la défense de l’agresseur en discréditant la parole et l’intégrité de la victime. Les quelques membres, féminins, qui ont osé émettre des doutes sur la gestion de l’affaire par la compagnie, ont également subi des pressions et ont été poussées vers la sortie. Quel beau paradoxe pour une compagnie qui prétend lutter contre les oppressions, de détruire la moitié de ses forces militantes : les femmes !

    Militant.e.s, public, ami.e.s, nous sommes tou.te.s concerné.e.s. Ne soutenons plus cette compagnie ! Comme le dit le Collectif la Permanence qui lutte contre les discriminations et les abus de pouvoir dans le milieu de la danse : « Il importe de mettre fin à cette culture du silence dans les environnements professionnels toxiques qui se développent aussi dans le secteur artistique ».
    Il est de notre devoir de militant.e.s d’en finir avec ces structures patriarcales et de créer enfin de vrais espaces d’expérimentations révolutionnaires hors de tous rapports de domination.

    FOVS
    Féministes organisées contre les violences sexuelles/sexistes
    f_o_v@riseup.net

    https://paris-luttes.info/IMG/pdf/affiche1.pdf

  • 31 mars 2020 16:32

    merci pour l’info !

  • 31 mars 2020 21:11, par on est là

    Pas du tout au courant de tout ça, un grand merci pour la transmission d’info et... continuons à inventer de nouvelles chansons, sans patriarcat dedans !

  • 1er avril 2020 12:41, par Paternalisme basta !

    NE NOUS SAUVEZ PAS, ON S’EN CHARGE !

    Face aux attaques contre notre troupe, nous, les femmes de Jolie Môme, avons décidé de répondre.

    Comment ça ? Nous subirions des violences sexistes et sexuelles de la part des hommes qui nous entourent sans même nous en rendre compte, tant la douce emprise manipulatrice de nos agresseurs serait vicieuse et pernicieuse au quotidien ? Autrement dit, elles sont pas finaudes les jolies mômes… Enfin c’est ainsi que l’ensemble des ensorcelées de la troupe le ressent.

    Mettons les choses au clair.

    En 36 ans d’existence, la Compagnie Jolie Môme a toujours mis en valeur, dans ses spectacles comme dans ses chansons, les personnages de femmes combatives et déterminées. Elle n’a jamais cessé de rendre hommage aux femmes qui l’inspirent : celles qui se sont battues pour leurs droits, pour leur émancipation et pour un monde meilleur, main dans la main avec les hommes ; précisément, pour qu’on n’oublie pas ces héroïnes qui sont trop souvent reléguées dans les poubelles de l’Histoire.

    En 36 ans d’existence, la Compagnie Jolie Môme a toujours mis en valeur ses comédiennes et ses comédiens. Oui, nous aimons parfois porter des décolletés plongeant et des jupes ras-l’bonbon. Cela n’est pas dégradant et ne nous aliène en rien, à la ville comme à la scène ! Les féministes ne se battent-elles pas justement pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, de leurs fesses et à s’habiller comme elles veulent ?

    Nous sommes comédiennes, nous avons le goût du travestissement. Ça nous amuse de jouer des belles, des moches, des grosses, des vieilles, des monstres et même des hommes dis-donc.

    Nous savons que nous avons beaucoup de chance. Celle de pouvoir exercer le métier que nous aimons. Celle de le pratiquer au sein d’une troupe que nous avons choisie et qui nous a choisies. Celle de ne pas devoir nous vendre à n’importe qui pour faire n’importe quoi. Celle de pouvoir quitter la troupe quand on veut.

    Oui, nous travaillons avec des hommes, ce sont nos camarades. Nos camarades de travail, de vie, de lutte. Nous ne supportons pas et ne pouvons pas tolérer davantage qu’ils soient attaqués anonymement sur les réseaux sociaux par des accusations sans fondement d’une extrême gravité, que leurs noms soient salis et que ça leur pourrisse la vie.

    Et pour ce qui est de nos relations au sein de la troupe, ne vous inquiétez pas pour nous, nous sommes assez grandes et éclairées pour nous faire entendre nous-mêmes de nos camarades « mascus » et nous considérons que celles et ceux qui imaginent le contraire font preuve d’un profond mépris à notre égard. Vous vouliez parler en notre nom ? Vous avez tout faux !

    Vos méthodes immondes desservent le combat sérieux et important contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. Et faire du gringue au féminisme bourgeois de la guerre des genres comme vous le faites divise les militantes et les militants qui se battent contre le capitalisme et pour plus de justice sociale.

    Maintenant ça suffit !

    Signataires :

    LOUISE (dans la troupe depuis 2018), PASCALE (depuis 1984), LOU (depuis 2017), SYLVIE (depuis 1991), FLÔ (depuis 2015), MARIE-SOPHIE (de 1993 à 1995 et depuis 2008), MARIE (depuis 2014), SOFIA (Travaille avec la troupe depuis 2017), CHLOÉ (Travaille avec la troupe depuis 2018), SÉLYA (Service civique 2018-2019).

    Et aussi LORÈNE (1995-2016), CÉCILE (1998-2008 et 2011-2018), VALÉRIE (1986-1991, depuis travaille de temps en temps avec la troupe), LUCILE (2002-2004), JENNIFER (2009-2011), MYRIAM (1991-1996), NATHALIE (1998-2003), MARYLINE (1ère régisseuse générale de l’histoire de la Compagnie de 1986 à 1996) et CÉCILE (Régisseuse générale de 2001 à 2003).

    https://cie-joliemome.org/?p=6687

  • Quand on gratte, on trouve – les mecs de Jolie Môme laissent des traces

    publié le dimanche 17 mars 2019

    Il y a eu cet article (https://nantes.indymedia.org/articles/44918), publié il y a quelques jours. Et puis il y a eu le premier commentaire sous l’article.

    Qui sont les mecs ? C’est quoi leurs noms ?

    Oui, nous sommes plusieures à vouloir savoir. A avoir besoin de savoir. Pour mettre en garde des copines qui voudraient éventuellement rejoindre la troupe, aller aux spectacles et s’exposer à des prédateurs. Pour contrer les inconditionnels du spectacle militant qui trouvent ça trop bien de manière acritique, et qui entrainent avec eux des copines.

    Je comprends que les femmes qui ont écrit le premier article ne peuvent pas forcément sortir les noms. Elles se mettent déjà bien en danger rien qu’avec ce premier texte. Alors je me suis dit : “Une troupe de théâtre bien connue. Un metteur en scène. Des égos masculins. Tout ça, ça laisse forcément des traces. A moi de trouver”.

    Yavait pas besoin de creuser très loin.

    LE METTEUR EN SCENE

    Le metteur en scène ? Celui qui a des “fantasmes libidineux” et probablement celui qui veut que “ses” actrices le fasse “bander” ?

    MICHEL ROGER

    “La mise en scène de Michel Roger relève le défi.”
    dans la revue de presse publiée sur le site de la compagnie (http://cie-joliemome.org/?p=3923).
    “Michel Roger, le metteur en scène, et Flô, l’une des actrices, parlent donc de jeu, d’argent, d’enfance, de combat et d’excellence.”
    , dans un article de presse daté de mars 2019 (https://www.sofoot.com/jolie-mome-le-foot-est-forcement-sale-466817.html)

    Michel Roger, metteur en scène, est aussi le fondateur de la compagnie. C’est à dire qu’il dirige, et qu’il dirige depuis... 1983.

    Et Michel, il aime bien parler de lui. Dans deux articles, publiés sur le site de la compagnie. Un pour les 20 ans de la troupe (http://cie-joliemome.org/?p=743). L’autre pour les trente ans (http://cie-joliemome.org/?p=2041). Quelques extraits :

    La dîte lanterne à la main et fort de cet adage dont il est convaincu, Michel éclaire le chemin non parcouru et rêve d’une troupe dont il serait le porte-lanterne, le porte-parole, le porte-drapeau, d’une compagnie pleine de filles jolies, de jolies filles, de jolies mômes…
    « Je serai Léo Ferré ou rien… Tiens, Jolie Môme c’est joli comme nom pour une troupe, oh Compagnie Jolie Môme, c’est parfait. »

    Michel voulait des filles, pas des femmes. Comme Léo Ferré. Léo aussi il préférait les filles (je vous laisse écouter sa chanson Petite). Et des filles pour faire quoi ? Pour lui permettre d’exister au-dessus. Et puis, des jolies, tant qu’à faire, hein, des qui font bander, sinon ça sert à rien.

    Et il récidive, pour les trente ans :

    « Trop d’orgueil sans doute, peut-être même un certain manque de confiance en moi, paradoxalement, m’ont amené à m’entourer d’autres camarades… Principalement des filles… Pour commencer cette nouvelle aventure. »

    Bah ouais, Michel il voulait percer mais sans devoir se vendre à personne. Alors il a eu l’idée du siècle. S’il s’entourait de pleins de filles, il pourrait récolter le panache et décrocher la gloire sans avoir à se soucier de la concurrence. Il a eu raison, puisque 36 ans plus tard, il y est encore.

    LES AUTRES HOMMES DE LA TROUPE

    On trouve des prénoms et des photos sur le site de la compagnie. Ludovic, Michel, Cyril, Loïc. Je ne sais pas s’ils ont agressés des femmes. Ce que je sais, en revanche, c’est que des femmes ont écrit « Les nombreuses jeunes femmes bénévoles n’échappent ni aux harcèlements, ni aux agressions sexuelles perpétrées par la majorité des hommes de la compagnie ». Si la majorité des hommes agressent sexuellement les femmes, alors ceux que j’ai cité au-dessus sont a minima complices – par leur silence.

    Maintenant, je tiens à dire un truc : il ne peut pas y avoir de féminisme, ni d’anti-sexisme, ni de lutte contre le patriarcat, ni même de lutte contre les oppressions de genre (ça, c’est le résidu délavé du féminisme), EN MIXITE. Ca n’existe pas. Les meufs, si vous croyez que c’est possible, enlevez-vous ça de la tête. Ca ne vous viendrait pas à l’esprit de vous organiser sur des bases anticapitalistes avec des patrons. Ca ne vous viendrait pas à l’esprit de vous organiser sur des bases anarchistes avec des flics. Alors ne vous organisez pas sur des bases féministes (ni même antisexistes) avec des hommes !

    Ils essayeront toujours de nous dominer. Et ils le feront avec leur bite.

    Je suis de tout cœur avec celles qui ont subit des agressions au sein de la compagnie. De toute cœur avec celles qui ont été violées. De tout cœur avec celles qui se taisent et celles qui en parlent. Prenez bien soin de vous.

    https://nantes.indymedia.org/articles/44921

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