L'article ci-dessous est en débat.
Raison de la mise en débat :
en question
Les conférences contre l’islamophobie avec des islamistes ! Non aux alliances avec les islamistes, homophobes, réactionnaires et royalistes !
posté le 07/12/16 Mots-clés  antifa 

Alors que sont annoncés de nouveaux meetings à Bruxelles le 11 décembre et à Saint-Denis le 18 décembre 2016 par la galaxie racialiste et islamophile (qui considère qu’être musulman-e est une "race") , nous voulons re-soulever un point ultra-problématique.

Pourquoi les critiques maintenant connues contre, par exemple, Participation et Spiritualité Musulmane (PSM) sur son action en fRance et au Maroc ne sont pas comprises ?

Non aux alliances avec les islamistes, homophobes, réactionnaires et royalistes !

Sous prétexte d’antiracisme racialiste, les alliances les plus nauséabondes se préparent et vous ouvrez la porte à l’extrême-droite musulmane, aux homophobes, aux fascistes (religieu-ses-x ou non), aux soraliens, aux dieudonnistes etc ...

des liens :

https://fafwatchra.noblogs.org/post/2014/09/05/1929/

++++

Si les membres de l’association interviennent régulièrement dans le débat public, ils sont beaucoup plus rarement désignés comme appartenant à PSM. L’association a cependant fait parler d’elle, dans quelques faits divers, comme cette arrestation, à Lunel, d’un recruteur de djihadistes pour la Syrie et l’Irak. Jawad Salih, recruteur local d’Al Adl Wal Ihsane dispensait des cours tous les vendredis dans le cadre de l’association PSM. Il milite pour un califat et dit rejeter la violence. Plus de vingt jeunes, élèves de ses cours, partiront pourtant en Syrie et Irak, sept mourront, cinq seront interpellés par le Raid, fin janvier 2015. Le mouvement conserve un rapport ambigu avec la violence qu’il prétend rejeter. Au Maroc, deux meurtres politiques ont été attribués à Al Adl Wal Ihsane (7). En France, la « spiritualité » dispensée par PSM ne fait pas que contribuer à la radicalisation de jeunes : elle tue.

http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/9573

+++

Hassan Aglagal, militant marocain membre du NPA, est scandalisé de voir Participation et Spiritualité musulmane, un mouvement religieux réactionnaire d’origine marocaine, participer régulièrement à des initiatives antiracistes aux côtés de formations de gauche. Suite à notre prise de position contre le fait de tenir meeting commun avec l’UOIF, il nous a sollicités pour rendre publique son indignation face à cet état de fait. Nous publions son texte ci-dessous.

http://confusionnisme.info/2015/03/03/assez-de-participation-et-spiritualite-musulmanes-dans-nos-luttes/


posté le 7 décembre 2016 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
Commentaires
  • Ce meeting du 11 décembre 2016 à Bruxelles se fera en présence d’islamistes notamment des proches des frères musulmans. Le meeting du 18 décembre 2016 à Saint-Denis se fera aussi en présence d’ islamistes comme PSM ou des proches des frères musulmans. Ceci est documenté et ne vient pas de l’extrême droite (ce que sont politiquement les islamistes) . http://islamophobie.org/convergences-islamistes-a-saint-denis/

  • Conférence internationale contre l’islamophobie 2016

    « Islamophobie et xénophobie à l’heure de la présidentielle »

    La séquence des attentats criminels de Daesh et la mise en place de l’état d’urgence, loin de répondre efficacement aux objectifs affichés contre le terrorisme, facilitent la répression des mouvements sociaux, la radicalisation des pratiques et discours islamophobes et une logique de guerre interne et externe aux conséquences désastreuses.

    Après un été marqué par une offensive contre les musulmans, une polémique sur le burkini, la mort tragique d’Adama Traoré aux mains de la police, des ratonnades en Corse, la campagne présidentielle a bel et bien commencé. Comme toujours, la surenchère islamophobe est au rendez-vous chez nombre de politiques relayés par les médias : il faudrait expulser les fichés S (présumés musulmans/coupables ?) pour les uns, interdire les symboles religieux dans le secteur privé voire dans la rue pour les autres. Chaque jour compte une nouvelle ignominie. Dans ce contexte, celles et ceux qui combattent le racisme sont stigmatisés et calomniés. Mais le spectacle présidentiel ne fait que commencer.

    L’exigence d’une réponse large à la situation engendrée par le gouvernement socialiste se fait plus impérieuse que jamais, alors que l’on agite le cauchemar d’une guerre civile et que se profile la cooptation de l’extrême droite au sein du gouvernement.
    C’est pourquoi nous sommes nombreux à croire à l’urgente nécessité d’une résistance collective, sous condition de justice et de dignité pour tous et toutes comme nous sommes nombreux à refuser les stratégies de tension qui opposent Français et réfugiés, Musulmans et non-musulmans, militants et société civile.

    Cette exigence s’adresse à toutes et à tous, à l’ensemble du mouvement social : elle est solidaire avec les migrants et réfugiés parce qu’elle est solidaire des populations civiles victimes de discriminations, de régressions sociales ou de répression de leurs mouvements protestataires, solidaire des victimes des attentats ou des bombardements de divers bords, opposée aux attaques liberticides et islamophobes en France et aux logiques de « guerres de civilisation ». Elle s’inscrit dans la volonté d’une réelle politique égalitaire.

    C’est cette politique égalitaire qui a mis dans la rue des millions de personnes contre la loi travail. Ce mouvement, sans précédent depuis plusieurs années a, lui aussi, eu à subir la force de frappe de l’État : perquisitions, assignations à résidence, mutilations par les projectiles de la police, arrestations, gardes à vue, procès expéditifs. Ainsi, la répression du mouvement social a bel et bien été facilitée par la séquence des attentats et de l’état d’urgence.

    Il est temps de s’unir et de penser l’alternative.

    Parce que nous refusons les termes de cette campagne présidentielle, ses faux débats et ses surenchères, nous vous invitons à participer nombreux à la 3ème édition de la conférence internationale contre l’islamophobie et la xénophobie qui se tiendra à la Bourse du travail de St Denis, le 18 décembre 2016 de 9h à 21h.

    Premiers signataires :

    AFD International - ATTAC - ALCIR - Association Dell’Arte (Toulouse) - Association des marcheurs de 1983 - Association des Travailleurs Maghrébins (ATMF) - Autre Maroc - Bruxelles Panthères - CAPJPO-EuroPalestine - Cedetim - Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) - Collectif des Enseignant.es pour l’Abrogation de Loi de 2004 (CEAL) - Collectif des Féministes Pour l’Égalité (CFPE) - Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI) - Coordination Nationale Pas Sans Nous - Femmes plurielles - Fondation Frantz Fanon - Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) - Gauche Unitaire européenne - Identité Plurielle - International Jewish Antizionist Network (IJAN) - Le 93 au cœur de la République - Mouvement du christianisme social - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Participation et Spiritualité Musulmane (PSM) - Parti des Indigènes de la République (PIR) - Politique et Islam - Reprenons l’Initiative (RI) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

    https://paris.demosphere.eu/rv/51050

  • Chronique d’une action d’autodéfense à Marseille

    Suite à l’appel d’une discussion intitulée « s’opposer au racialisme, les révolutionnnaires contre le racialisme et son immonde » accueillie par Mille Babords (1), vendredi 28 octobre 2016, nous avons décidé d’y mener une action directe.
    Nous sommes 15 militant-es racisé-es majoritairement femmes, gouines, trans de différents horizons politiques marseillais.
    Nous sommes allé-es dans ce local non cagoulé-es et encore moins armé-es, en vue d’empêcher cette discussion.
    La nécessité de notre initiative vient de l’escalade de la violence et du mépris dans le « milieu gauchiste », à savoir :
    L’apparition de blogs aux propos racistes, diffamatoires, négationnistes et anti-libertaires.
    La publication de textes depuis un an ; sur des sites nationaux mais refusés dans plusieurs villes.
    L’accueil de la discussion par le local de Mille Babords.

    Nous sommes venu-es armé-es de notre tract(2), déterminé-es à visibiliser notre colère en scandant nos slogans : « cette discussion n’aura pas lieu », « votre avis, on n’en veut pas », « vous ne referez pas l’histoire », « négationnistes » et « regardez vos privilèges ». A l’écoute de nos slogans quelques personnes ont décidé de quitter la salle.

    Étaient présent-es majoritairement une trentaine d’hommes blancs et cis(3) qui ont commencé à perdre leur sang-froid suite à notre riposte verbale. L’un d’entre nous a été empoigné par un personnage connu pour son virilisme et sa violence. En quelques secondes, des altercations physiques ont suivi et nous avons poursuivi notre autodéfense autant que nécessaire.
    Dans l’altercation, nous avons pu entendre notamment :

    « on vous a toujours accueilli »,
    « on a sauvé vos parents »,
    « vous êtes manipulé-es »,
    « on lutte pour vous »,
    « c’est qui les fachos ? ».

    Au cours de l’action, des tables ont été retournées, des chaises ont volé, des brochures ont été balancées et nous avons récupéré l’affiche en soutien à Georges Abdallah.

    Nous avons quitté les lieux en jetant des boules puantes.

    Suite à notre départ, sur le trottoir, ce groupe frustré a déversé sa haine et sa violence sur d’autres opposant-es à la soirée jusqu’à menacer en brandissant une matraque télescopique. Puis dans la foulée, ils ont tabassé une personne au sol, à plusieurs.
    La casse d’une vitre est une conséquence des événements, et n’a été à aucun moment l’intention de notre action. Nous n’en portons pas plus la responsabilité que les personnes à l’initiative de la soirée et l’équipe de Mille Babords.

    Le lendemain, les personnes à l’initiative de cette discussion se sont permises de diffuser des sms et des tracts(4) de diffamations, de délations (appartenance à des groupes politiques), d’insultes et de menaces largement relayées par le milieu militant soi-disant libertaire et anti-raciste marseillais. Dans la nuit de dimanche 30 à lundi 31 ocotbre, Mille Babords publiait à son tour un communiqué5, proche de la version des textes et sms diffusés.

    Et c’est sans surprise que nous avons constaté le consensus et l’acquiescement silencieux de nombreuses personnes du paysage « politico-révolutionnaire ».

    Des témoignages et des textes de réflexion sont à venir.

    http://www.millebabords.org/spip.php?article30042

  • Utiliser le mot « race » ?

    Une polémique [1] a récemment agité le milieu libertaire français concernant l’utilisation des termes race, racialisation, racisés etc. certains dénonçant une essentialisation du débat sur le racisme, essentialisation qui relèverait elle-même du racisme. Selon ce point de vue, reprendre ces termes serait contribuer à propager la grille de lecture raciste.

    Dans un premier temps il semble que, tel quel, cet argument est absurde : il n’est pas question de reprendre ces termes pour les valider mais pour les étudier afin d’en révéler l’aspect socialement et historiquement construit, et d’en proposer une définition critique qui révèle cet aspect construit.

    Cet argument est donc à peu près aussi absurde que si on affirmait que parler de prolétariat pour critiquer l’exploitation reviendrait en fait à contribuer idéologiquement au capitalisme en acceptant de nous reconnaître comme des prolétaires. Ou encore qu’il ne faudrait pas utiliser le mot racisme parce que ce terme contient le mot race, donc valide le racisme. Il ne s’agit pas d’une question de mot mais d’analyse à laquelle ce mot renvoie et dans le contexte de laquelle il est employé.

    Pour lutter contre notre situation nous avons besoin de la nommer et de l’analyser parce que les catégories qui nous assignent sont déjà existantes. Nous ne choisissons pas de nous identifier à notre catégorie sociale, celle- ci s’impose à nous, de façon d’ailleurs assez violente, se reconnaître comme racisé.e ce n’est pas proclamer fièrement une identité, c’est simplement reconnaître que nous sommes la cible d’un dispositif d’assignation sociale spécifique, dispositif socialement construit que nous cherchons à analyser et contre lequel nous voulons lutter.

    Bref, comme le disait le proverbe « Il ne suffit pas de nier les barreaux d’une prison pour qu’ils disparaissent ».

    Cependant, si la récente polémique ouverte sur la racialisation dans le milieu libertaire est peut-être, entre autres, symptomatique d’une certaine forme de réaction contre la montée en puissance d’une analyse antiraciste critique dans ce dit milieu, on ne peut absolument pas se limiter à cette analyse.
    Premièrement parce que cette forme de réaction n’est pas le monopole de personnes plus ou moins assignées blanches. Deuxièmement parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une forme de réaction, au sens droitier du terme, parce que le champ lexical de la race a une connotation, en tout cas en France, purement raciste, et qu’il est absurde de vouloir nier cette histoire si l’on se prétend critique.

    Certes, le champ lexical de la race est aussi utilisé depuis maintenant longtemps de façon critique, dans les sciences- sociales [2] par exemple, mais cette utilisation est le fait de spécialistes qui maîtrisent la dimension critique de ces termes et le fait qu’ils se réfèrent, non à des réalités biologiques à proclamer mais à des constructions sociales à critiquer.

    Lorsque l’on sort un ensemble de termes de leur champ d’utilisation spécifique pour un autre, en l’occurrence pour les projeter dans le champ politique, surtout de façon ouvertement polémiste ou provocatrice, il est inévitable que cela suscite une levée de bouclier. Inévitable et même assez sain parce que cela révèle que ces termes restent choquants, ce qui est tout de même un bon signe même si cela ne produit pas que de bons effets. On ne peut pas nier la portée potentiellement choquante de l’usage de ces termes dans le champ politique en France, ni nier que ceux qui ont polémiqué sur leur usage aient pu le faire en toute bonne foi du fait de leur tradition politique ou de leur sensibilité.
    Le débat sur le racisme est un chantier qu’il faut assumer, c’est-à-dire déjà assumer le travail de réflexion, de débat, de pédagogie, voir d’auto- critique éventuelle, qu’il demande.

    Pour notre part, nous assumons d’utiliser le mot « race » pour désigner le « système d’assignation des individus à une catégorie, socialement construite, basée sur des marqueurs physiques/biologiques et/ou ethno- culturels, éventuellement justifiés par un discours pseudo- scientifique ».

    Si quelqu’un penser avoir un meilleur terme ou une meilleure définition à proposer, nous sommes à l’écoute.

    De notre point de vue on ne peut pas écarter a priori l’idée qu’une essentialisation du débat, et l’émergence de mouvements identitaires et racialistes pourraient survenir à la faveur de crises du capitalisme. On ne peut donc pas blâmer gratuitement ceux qui s’en inquiètent et de renvoyer cela à du racisme de leur part.

    Il faut donc ici rappeler une chose importante : c’est le racisme qui produit la race. Beaucoup de racisé.e.s se considèrent comme blanc.he.s et découvrent leur assignation raciale vers l’adolescence ou dans le monde du travail après avoir vécu sans aucun lien avec la soi- disant culture d’origine liée à leur racialisation.

    L’affirmation d’une identité, qu’elle soit ouvrière, raciale ou autre, à travers une culture réelle ou fantasmée, et les positions d’empowerment, si elles peuvent se comprendre comme formes de réaction à la brutalité de l’oppression subie, relèvent pourtant tout autant de la construction.

    Certes il peut être tentant, voir politiquement utile à un moment donné, de retourner le stigmate en revendication et de commencer à se construire un lien avec son assignation raciale sur des bases culturelles, en « cherchant ses racines » comme on dit.

    Le discours raciste à dominante biologique a produit des formes de résistance qui ont, en retour, investit le terrain du racialisme, comme le suprématisme noir américain.

    Pareillement, il peut être intéressant d’émettre l’hypothèse que le discours ethno-différentialiste, en mettant l’accent sur la culture, produit une réaction de surinvestissement de ce terrain, et donne lieu à l’apparition de discours d’empowerment identitaires, mais cette fois ci sur le mode culturaliste.
    De notre point de vue il s’agit cependant d’une stratégie obsolète, justement parce que, notamment du fort métissage, le racisme repose de moins en moins sur des identités fixes et bien définies. Il devient donc de plus en plus difficile de prétendre assigner une identité culturelle stable à une catégorie raciale.

    Les races comme catégories, qu’on les dise biologiques, culturelles ou même sociales, se révèlent de plus en plus floues tandis que la race, comme système d’assignation, devient de plus en plus précis et concret dans ses manifestations.
    On assiste ainsi, en France, à des offensives racistes se manifestant par des dispositifs législatifs ciblant des éléments matériels. On pensera évidemment aux mesures ciblant prioritairement les femmes, et leur habillement (voile à l’école, burkini sur la plage etc.). On pensera également à l’antiterrorisme et aux récentes polémiques sur les « tests de radicalisation » à l’école, pour ne prendre que cet exemple.

    Politiquement, ce ne sont pas les catégories (sans cesse changeantes) qui importent mais le système qui les fait exister, les modifie, les remplace par d’autres, et c’est pourquoi les stratégies d’empowerment identitaire nous paraissent obsolètes : les clichés sur la culture d’origine ou les marqueurs physiques ne sont qu’une partie de la racialisation. Etre racisé.e c’est être aussi un.e sauvage, un.e délinquant.e, un.e terroriste potentiel, une menace pour la civilisation, un archaïsme opposé au progrès etc. Il ne s’agit pas simplement de blagues sur le crépu des cheveux ou sur le fait de manger du couscous : les catégories raciales fonctionnent étroitement avec les catégories criminelles et/ou pénales, elles relèvent donc de problématique de gouvernement de la population.

    Population qui, dans les sociétés capitalistes, est essentiellement de la force de travail.

    Toujours pour prendre cet exemple, le racisme français se focalise notamment sur la question de l’Islam, et le prend pour prétexte à des avancées en matière sécuritaire et antiterroriste, et ces mesures n’impactent pas que les « racisé.e.s ».

    Notre hypothèse de travail, qui se veut critique, est que ce que l’on appelle le racisme semble constituer un moment du contrôle social de la force de travail dans les sociétés capitalistes. Rien ne semble indiquer qu’il existera toujours, en tout cas sous cette forme, ni qu’il ne sera pas intégré et/ou dépassé dans des formes de marquage et de contrôle social plus vastes et plus complexes, peut être hétérogènes à celles que nous connaissons actuellement.

    https://mignonchatonblog.wordpress.com/

    Notes

    [1] Tiens, ça glisse. Pamphlet anonyme.
    Jusqu’ici tout va bien. Pamphlet anonyme.

    [2] Patrick Simon. Les statistiques, les sciences sociales françaises et les rapports sociaux ethniques et de « race » in Revue française de sociologie. Volume 49. 2008.

    A lire sur :
    https://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-2008-1-page-153.htm
    Mirna Safi. Les inégalités ethno-raciales. (Editions La Découverte, Collection Repères). 2013.

    https://iaata.info/Utiliser-le-mot-race-1512.html

  • Alors que l’association Politistes Sorbonne organisait une conférence en présence de Marwan Muhammad, directeur du CCIF, afin de discuter des questions d’islamophobie et de laïcité, toute la fachosphère de la fac s’est attaquée à l’initiative, insultant les militants de l’association et adressant des menaces au rectorat et à la présidence de l’université. Face à ces « menaces » d’une minorité haineuse, la présidence a décidé d’annuler la conférence, prétextant des « problèmes de sécurité ».

    George Waters

    L’association de la filière de sciences politiques de l’université Paris 1, Politistes Sorbonne avait organisé une conférence avec Marwan Muhammad pour parler notamment de deux sujets assez sensibles dans la période actuelle : la laïcité et l’islamophobie. L’association, qui cherche notamment à promouvoir les débats au sein de l’université, voulait pouvoir offrir aux étudiants un cadre de dialogue où ils pourraient discuter et poser leurs questions au directeur du Collectif contre l’islamophobie en France. Le président de l’association résume l’initiative : « la laïcité est un sujet dont les hommes politiques vont beaucoup débattre durant la campagne présidentielle. Il s’agissait de se servir du cadre universitaire pour organiser un débat et que les étudiants se fasse leur propre opinion, en posant les questions qui les intéressait ». Loin d’être une tribune politique pour une personnalité que certains jugent « controversée », il s’agissait donc d’un banal débat étudiant dans un cadre politique qui l’est un peu moins.

    Cependant, certains groupuscules d’extrême droite et de droite « décomplexée » ont vu l’initiative d’un mauvais œil : la Cocarde (une association dont le cheval de bataille est la réouverture de la chapelle de la Sorbonne), le Collectif Marianne (proche du FN), le Rassemblement Bleu Marine, le Front National, et plus particulièrement Marie-Caroline Le Pen ont mené une campagne islamophobe pour faire annuler le meeting. Prétextant que le CCIF, association reconnue par l’ONU, serait un cheval de Troie pour le terrorisme et le salafisme, ceux qui sont au quotidien coupables de cette islamophobie ont ainsi réussi à faire taire ceux qui la dénoncent. Par exemple, la Cocarde a accusé le CCIF « de se dissimuler derrière la rhétorique des droits de l’homme et du féminisme, en refusant de se prononcer sur les questions religieuses et de société telles que la polygamie » ; plus ouvertement réac, le Collectif Marianne a annoncer « s’opposer à la venue d’un homme qui préside une association à l’idéologie communautariste et aux objectifs islamistes ».

    Alliance de circonstance, l’association d’Union des Etudiants Juifs de France s’est elle aussi opposée à la venue du CCIF, faisant un lien entre le fait que les associations HEC Israël et Essec Israël, deux associations sionistes, ont été retirées d’un forum à la Sorbonne alors que cette même université ferait de la pub de « l’islam radical » en invitant un collectif qui lutte contre les discriminations.

    Il n’en fallait pas plus pour que l’université trouve le prétexte d’interdire le débat. La présidence, arguant d’un « problème de sécurité des biens et des personnes » a en effet obligé l’association Politistes à interdire la conférence. En effet, ne s’arrêtant pas à une simple campagne médiatique pour l’islamophobie, les diverses organisations citées ci-dessus ont fait pression sur le rectorat et à la présidence. Après l’interdiction d’un meeting questionnant le rôle de police à l’université d’Evry, c’est une conférence sur la laïcité et l’islamophobie qui est annulée : il s’agit encore une fois pour les défenseurs de l’idéologie dominante, de faire sortir les débats de l’université. La présidence a par ailleurs argué que suite au meeting contre les violences policières de Tolbiac et suite aux tags anti-flics dans cette même université, l’extrême droite s’était réveillée et devenait menaçante. Les fachos sont menaçants ? Laissons les passer alors ! Contre les violences policières, le racisme et l’islamophobie, il est plus urgent que jamais de faire front, alors que la police manifeste maintenant tous les soirs et que les déclarations haineuses s’enchaînent dans la bouche des politiciens, de droite comme de gauche.

    http://www.revolutionpermanente.fr/La-fachosphere-a-l-offensive-Le-Collectif-Contre-l-Islamophobie-en-France-interdit-de-conference-a

      • Ismahane Chouder, présentée par Libération comme une représentante du Collectif des féministes pour l’égalité, alors qu’en réalité elle est surtout la porte-parole de Participation et Spiritualité musulmanes, antenne française d’une organisation qui dans les années 1990 assassinait des syndicalistes étudiants au Maroc et qui a pris part à la Manif pour Tous.

    https://confusionnisme.info/tag/parti-des-indigenes-de-la-republique-pir/

  • 10 décembre 2016 00:51

    Ornella Guyet : L’archétype de la désinformation

    "Ornella Guyet se déclare “journaliste spécialiste des réseaux d’extrême droite”. Sous le pseudonyme de Marie-Anne Boutoleau et par l’intermédiaire du site Indymedia Paris, elle s’est fait connaître par des campagnes de diffamation et d’injures à l’encontre de nombreuses personnalités de gauche qu’elle associe aux « fascistes ». Parmi la longue liste des offensés, nous retrouvons François Ruffin, Pierre Carles, Michel Collon, Frédéric Lordon, Hervé Kempf, Alain Gresh, ou encore Noam Chomsky.

    L’expression « confusionnisme” fait désormais partie de la novlangue d’Ornella Guyet et de nombreux groupuscules qui se réclament de la lutte antifasciste. Afin d’amalgamer la lutte contre néolibéralisme et impérialisme à l’extrême droite, ces “activistes” n’ont jamais eu le moindre scrupule pour employer des arguments fallacieux habituellement utilisés par les propagandistes du néocolonialisme qui se doivent de justifier une guerre tout les six mois.

    Via son site Confusionnisme.info, Ornella Guyet nous signale ici très succinctement pour ne pas dire de manière simpliste, que “le confusionnisme politique peut relever d’une stratégie mûrement réfléchie (c’est notamment souvent le cas à l’extrême droite) comme il peut aussi être le fruit de l’ignorance ou de la naïveté de certains militants (notamment à gauche).” Sans plus de précisions Ornella Guyet rajoute : “Historiquement, on peut situer les débuts de ce phénomène en France à la fin du 19ème siècle”.

    Mais plusieurs questions se posent : Qui est vraiment Ornella Guyet ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi reprend-elle à son compte la rhétorique et les méthodes habituellement utilisées par les néo-conservateurs ? Comment expliquer qu’elle fustige une très grande partie de la gauche alors qu’elle ne dit mot sur une certaine extrême droite ? Quelles sont les sources de cette « journaliste antifa » ? Pour répondre à ces interrogations il nous a semblé important de revenir attentivement sur la sémantique des diatribes diffusées par Ornella Guyet.

    Afin d’échapper à la confusion, ouvrons le dictionnaire :

    Pour le petit Larousse, le mot confusionnisme se traduit par le fait d’entretenir la confusion dans les esprits et d’empêcher l’analyse objective des faits. Cependant, il est vrai que cette expression a une existence antérieure dans les discours politiques… une antériorité qu’Ornella Guyet, toujours dans le flou, ignore ou omet simplement de préciser. Ainsi au début des années 30, Léon Trotsky qualifiait la ligne politique de la Fédération communiste catalane-baléare (FCCB) dirigée par Joaquín Maurín de « mélange de préjugés petits-bourgeois, d’ignorance, de “science” provinciale et de coquinerie politique ». Voilà selon Trotsky « Le confusionnisme de Maurín et de la Fédération catalane ».

    La revue “Monde” et les trotskystes furent eux aussi qualifiés de “confusionnistes”. En novembre 1930 à l’occasion du deuxième congrès des écrivains révolutionnaires qui se tient à Kharkov, “Monde”, créée et animée par l’écrivain Henri Barbusse, est accusé d’être « un journal sans principes directeurs, qui dès le départ avait pris une position anti-marxiste », de se caractériser par « le confusionnisme », d’avoir pour collaborateurs « des agents du trotskisme, des social-fascistes, des radicaux bourgeois, des pacifistes », bref d’être hostile à l’idéologie prolétarienne. Voir un éditeur pour le socialisme libertaire. […]

    https://anticons.wordpress.com/2015/10/09/ornella-guyet-archetype-de-la-desinformation/

    Pour mémoire, n’oublions pas que l’infiltrée Boutoleau/Guyet s’est fait virer de CQFD et d’Acrimed pour ses méthodes plus que douteuses.

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