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Grossière ingérence israélienne dans les “libertés académiques”
posté le 13/03/17 Mots-clés  antifa  répression / contrôle social  solidarité 

De toute éternité, les humains ont eu besoin de se raconter de belles histoires pour se rassurer. Les contes de fée, le Père Noël, l’amour éternel, le gouvernement du peuple par le peuple, le Tour de France ou les Jeux olympiques sans dopage, … les libertés académiques face au sionisme.

De quoi parle-t-on en évoquant les “libertés académiques” ? Les lois françaises – citées par Wikipedia – prévoient par exemple que :

« A l’égard des enseignants-chercheurs, des enseignants et des chercheurs,
 les universités et les établissements d’enseignement supérieur doivent assurer les moyens d’exercer leur activité d’enseignement et de recherche dans les conditions
 d’indépendance * et de sérénité * indispensables à la réflexion et à la création intellectuelle. »

« Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique * ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique*. »

« Les enseignants-chercheurs, les enseignants et les chercheurs jouissent d’une pleine indépendance et d’une entière liberté d’expression * dans l’exercice de leurs fonctions d’enseignement et de leurs activités de recherche, sous les réserves que leur imposent, conformément aux traditions universitaires et aux dispositions du présent code, les principes de tolérance et d’objectivité. »
Or, dans la réalité, les preuves abondent qu’enseignants et chercheurs sont fréquemment astreints à une chasse effrénée aux subventions et aux financements par le secteur privé qui dicte ses conditions, soumis au « publish or perish » [1], à une certaine dictature du court terme, aux objectifs de rentabilité qui orientent les choix de recherche, à la nécessité de plaire aux autorités (ou du moins de ne pas leur déplaire) pour que leur carrière progresse,…

Malgré tout, l’attachement à ces “libertés académiques” pourtant toutes relatives est fort, voire très fort, dans les milieux universitaires, qui ont parfois une réaction spontanément hostile à l’idée du boycott académique proposé dans le cadre de la campagne “Boycott, Désinvestissement, Sanctions” (BDS) qui vise Israël.

Pourtant, plus redoutable que tout ce qui est évoqué plus haut pour la réalité des “libertés académiques”, il y a l’action des lobbies pro-israéliens, pourtant rarement critiquée ouvertement et qui ne suscite jamais, au grand jamais, la même indignation vertueuse.

Un excellent exemple nous en est fourni, en France, par notre ami Christophe Oberlin, dont la carrière dans l’Université française a de toute évidence sévèrement pâti de son engagement résolu en faveur de la Palestine, et singulièrement de la population de Gaza.

Actuellement, on n’entend pas s’élever de protestations au nom des “libertés académiques” après la décision de l’université allemande de Hildesheim d’annuler un séminaire sur le Proche-Orient, après – nous apprend le site du “Centre Communautaire Laïc Juif”, qui s’en félicite – “une série de plaintes affirmant que le contenu était antisémite et négatif pour l’État d’Israël * ”.

« Le séminaire aurait dû se tenir l’année académique prochaine, mais l’université a annoncé vendredi que les leçons seraient annulées. Le contenu des cours devait porter sur “la situation sociale des jeunes Palestiniens”. L’université proposera désormais un autre module autour du conflit au Proche-Orient », indique encore le CCLJ.

Et de poursuivre :

« L’affaire avait commencé en 2015 lorsque Rebecca Seidler, une chercheuse spécialisée dans l’histoire des Juifs d’Allemagne devait donner un cours dans cette université sur la vie juive allemande. En consul­tant un la bibliographie proposée par ce séminaire sur la Palestine, elle a découvert des textes anti­sionistes * selon lesquels les Israéliens tuent notamment les Palestiniens pour leurs organes ! Cette bibliographie contenait aussi des textes issus de Wikipedia, des articles de blogs conspirationnistes ainsi que des pamphlets sans aucune valeur scientifique ».

« Suite à cette découverte, Rebecca Seidler a donc décidé de décliner l’invitation de l’Université d’Hildesheim d’y dispenser un cours sur la vie juive allemande. Les autorités académiques auraient alors jugé que sa réaction était exagérée et d’une sensibilité extrême !

De nombreuses critiques ont ensuite été émises, notamment par le centre Simon Wiesenthal. Cette image désastreuse qui commençait à coller à cette université a contraint les autorités académiques à réagir. D’autant plus que différentes plaintes pour antisémitisme ont été introduites contre l’Université d’Hildesheim. Les autorités académiques ont finalement décidé d’annuler ce séminaire. Mieux vaut tard que jamais. »
On se gardera bien – faute d’avoir pu consulter les documents et de disposer d’ailleurs d’une connaissance suffisante de la langue allemande (contrairement, nous en sommes sûrs, à l’auteur de l’article du site du CCLJ) – d’émettre ici un avis catégorique sur la valeur scientifique du contenu qu’aurait eu le séminaire annulé.

On ne peut pourtant manquer d’être, dès l’abord, frappé par la très grande confusion entre plusieurs notions distinctes qu’opèrent, de manière tout à fait délibérée, ceux qui se réjouissent de son interdiction : “antisémite”, “négatif pour l’État d’Israël” (critère scientifique dont la pertinence n’échappe à personne) et “antisioniste”.

La consultation d’autres sites, comme par exemple “Times of Israel” nous permet d’apprendre que dans un premier temps les autorités académiques de Hildesheim avaient pris la défense du séminaire sur “la situation sociale des jeunes Palestiniens”, soulignant que les documents utilisés comme prétexte aux attaques “servent seulement de supports de lecture et sont utilisés pour entraîner les étudiants à un discours critique”, sans refléter pour autant les positions de l’université.

Et, si elles ont finalement cédé, c’est après que le Conseil Central des Juifs allemands et le Centre Simon Wiesenthal [2] aient lancé des accusations d’antisémitisme, relayées notamment dans un article du Jüdische Allgemeine Zeitung. Pour des raisons, notamment historiques assez évidentes, c’est un sujet particulièrement sensible en Allemagne, et on comprend – notamment quand on observe comment se comportent les autorités académiques de l’ULB lorsqu’elles sont mises en cause par des personnages comme Joël Rubinfeld, qui excelle à dénoncer des “dérapages antisémites” la plupart du temps imaginaires – à quel point il était difficile de résister à la pression. Mais cela justifie-t-il celle-ci ?

“Times of Israel” fait également état d’une intervention directe du Ministère des Affaires étrangères israélien dans cette histoire mettant en cause les “libertés académiques” à Hildesheim, puisque le site cite une déclaration – tout en nuances, on va le voir – du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères dans le Jerusalem Post.

Dans le style délicieusement diplomatique en vogue dans les sphères du pouvoir israélien, il a qualifié le séminaire en question (dont à n’en pas douter il avait soigneusement étudié le contenu) de “démonstration abominable et scandaleuse de haine des Juifs”, ajoutant que l’université Hildesheim “n’est pas une université mais une usine de haine” et encore que “on aurait pu s’attendre à ce qu’en Allemagne plus que partout ailleurs les gens soient capables de comprendre la nature pernicieuse de la haine et du racisme présentés sous une apparence pseudo-académique”.

Le gouvernement israélien, qui dispose à n’en pas douter d’une certaine expertise en matière de racisme, pour le pratiquer lui-même intensivement depuis des décennies, veut donc imposer en Allemagne sa propre conception très particulière de ce qu’est un travail universitaire dans “des conditions
 d’indépendance et de sérénité* indispen­sables à la réflexion et à la création intellectuelle”.

Peu de voix osent s’élever contre cette ingérence dans les milieux universitaires, jusqu’ici et s’il en est les médias les ignorent soigneusement.

Nettoyage ethnique, trafics d’organes, ce sont des FAITS

Mais qu’y avait-il donc de si dérangeant dans les documents qu’un professeur, disposant manifestement de l’appui des autorités académiques de Hildesheim avant que celles-ci soient soumises à de violentes pressions, voulait soumettre à l’examen critique de ses étudiants pour travailler sur “la situation sociale des jeunes Palestiniens” ?

Toujours sur base des informations disponibles sur le web, il y était question – quelle horreur ! – du “nettoyage ethnique” de la Palestine en 1948. Autrement dit, de faits aujourd’hui incontestables, à la lumière des travaux d’un bon nombre d’historiens israéliens eux-mêmes. On parle évidemment de ceux qui ont eu le courage de s’affranchir du narratif officiel de l’État, ceux qui en d’autres termes ont été capables de faire usage “des conditions
 d’indépendance et de sérénité* indispensables à la réflexion et à la création intellectuelle” qui ont jadis existé dans certaines sphères israéliennes.

Il y était question aussi, selon Times of Israel, d’histoires de familles palestiniennes dont les enfants auraient commis des attentats suicide. Enfin, il y était question de la participation de l’armée israélienne d’occupation et de médecins israéliens à des trafics d’organes prélevés sur les cadavres de Palestiniens.

Sur ce dernier point, il est certes difficile pour les sionistes de l’admettre, mais le Dr Jehuda Hiss, qui a longtemps dirigé l’unique institut autorisé en Israël à procéder à des autopsies à la suite de décès non-naturels, a bel et bien été démis de ses fonctions en 2012, après de nombreuses péripéties juridiques, pour avoir – lit-on sur Wikipédia en anglais – “procédé à des prélèvements d’organes, d’os et d’autres tissus corporels sur des corps, contre la volonté expresse des familles, avoir vendu de nombreux organes ainsi prélevés à des institutions médicales et des universités”.

Jehuda Hiss avait aussi déclaré que, dès 1987, des chirurgiens militaires avaient utilisé de la peau prélevée sur des corps de Palestiniens pour des greffes de brûlés, sans qu’aucune autorisation soit demandée.

En 2009, après de nombreuses années de dénégations véhémentes, l’armée israélienne avait été contrainte d’avouer – dans le contexte d’une crise diplomatique avec la Suède à la suite de révélations dans “Aftonbladet” qui avaient suscité le même genre de réactions en Israël – qu’elle avait prêté la main à un trafic de cornées prélevées clandestinement sur des Palestiniens.

Non seulement il y avait eu des prélèvements de ces organes sans consentement, mais il y avait des manœuvres tendant à dissimuler ces prélèvements : les paupières des défunts palestiniens étaient collées pour que leurs proches ne puissent les ouvrir !

Comme il n’était plus possible de nier, l’armée et les autorités israéliennes n’avaient plus d’autre choix que de mini­miser les faits, avec l’aide active des médias.

Ce genre de trafic, quand des Juifs israéliens s’en rendirent coupables, fut qualifié par l’euphémisme de “procédure informelle”. On laisse chacun imaginer comment auraient été décrits – à grands renforts d’évocations des agissements des médecins nazis dans les camps – des actes de même nature posés par des médecins palestiniens se livrant au même genre de trafics en utilisant le corps de Juifs…

Il n’est pas possible d’ignorer non plus qu’Israël s’est trouvé au centre de plusieurs affaires de trafic international d’organes, tantôt avec l’Amérique latine, tantôt avec le Kosovo ou l’Ukraine. Et il y a des années que ça dure : on en trouve trace notamment ici (en 2010) et là, plus récemment (2015).

Enfin, le refus obstiné des autorités israéliennes de restituer les corps des Palestiniens que leur armée a exécutés sommairement, parfois pendant plusieurs mois après leur mort (et quand ils sont restitués, les corps sont souvent congelés) ne peut qu’alimenter à la fois soupçons et fantasmes extrêmement douloureux chez les Palestiniens. C’est en outre une punition collective illégale particulièrement vicieuse.

De tout cela il résulte que, jusqu’à la preuve du contraire, la préparation du séminaire qu’envisageait d’organiser l’université d’Hildesheim n’avait rien à voir avec les propos délirants du porte-parole de Netanyahou (qui est Ministre des Affaires étrangères en plus d’être Premier ministre), et qu’on est donc en présence d’une ingérence particulièrement grossière d’une puissance étrangère dans les “libertés académiques” en Allemagne.

Mais puisqu’il s’agit d’Israël, tout est déjà pardonné…

http://www.pourlapalestine.be/grossiere-ingerence-israelienne-dans-les-libertes-academiques-en-allemagne-luniversite-dhildesheim-gravement-diffamee/


posté le 13 mars 2017 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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Commentaires
  • Le scandale du lobby israélien en France

    La chaîne al-Jazeera a révélé dans un reportage les méthodes du lobby israélien pour influencer partis et institutions au Royaume-Uni, répandre les calomnies et corrompre les gens. En France, les médias ont peur de s’attaquer au sujet, alors que les ficelles sont encore plus grossières, et les manières bien plus décomplexées, pour amener des politiciens, des policiers et des magistrats à prendre des positions qui ne peuvent finalement que développer l’antisémitisme en France.

    Pourquoi pensez-vous qu’un Manuel Valls qui plantait des oliviers pour la Journée de la Terre palestinienne dans sa ville d’Evry* (vidéo ci-dessous), avant d’être au gouvernement, a soudainement viré soutien inconditionnel d’Israel, au point d’en devenir ridicule ?

    Pourquoi Hollande, qui avait promis dans son programme électoral la reconnaissance de la Palestine, a-t-il refusé cette reconnaissance une fois élu président, et a-t-il au contraire déroulé le tapis rouge à des tortionnaires d’enfants palestiniens ?

    Pourquoi Christiane Taubira, une fois obtenu son portefeuille de ministre de la justice, a-t-elle baissé les bras devant l’abrogation très simple de la circulaire Alliot-Marie, qualifiée "d’attentat judiciaire" par le Syndicat de la Magistrature ?

    Pourquoi Benoit Hamon, qui était le seul à avoir dénoncé la colonisation israélienne lors des primaires, a bien vite remis le sujet dans sa poche, avec un mouchoir par dessus, et s’est rué au diner du CRIF, s’est fait photographier avec son président Francis Kalifat ?

    Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde à tolérer sur son sol l’existence publique de la LDJ (Ligue dite de "défense juive"), organisation terroriste et raciste, interdite dans tous les autres pays ?

    La liste des "pourquoi" pourrait s’allonger à l’infini, dans ce domaine qui concerne aussi bien la droite que la gauche au pouvoir.

    Mais cette lettre envoyée par le président du CRIF au préfet de police de Paris (relayée ensuite par Kosciusku-Morizet : cf article ), en dit long sur les interventions les plus grossières, sous forme d’ordres à peine voilés, adressés à ceux qui sont censés garantir le respect des lois et des "valeurs républicaines" en France :

    Publié sur le site du CRIF :
    "Francis Kalifat écrit au Préfet de Police de Paris

    Francis Kalifat, président du Crif, a écrit au Préfet de Police de Paris pour lui faire part de la colère de la Communauté juive puisque rien ne semble être fait pour empêcher les manifestations pro-BDS qui ont lieu chaque samedi place St Michel et place d’Italie.

    "Outre le côté illicite du boycott et le caractère antisioniste visant à contester l’existence même de l’Etat d’Israël, ces manifestations sont clairement antisémites et visent à stigmatiser les Français juifs. Je compte sur votre intervention rapide, énergique et définitive pour que cesse dans les rues de Paris cette parole antisémite." écrit Francis Kalifat

    http://www.crif.org/fr/actualites/crif-francis-kalifat-ecrit-au-prefet-de-police-de-paris

    On remarquera que le courageux mais pas téméraire Kalifat, se garde bien, quand il bave ses calomnies, de citer le nom de notre association : CAPJPO-EuroPalestine ? Aurait-il peur d’être poursuivi et condamné en diffamation comme l’a été sa supplétive Kosciusko-Morizet quand elle a abusé de "l’arme fatale", en traitant d’antisémite Jean-Luc Mélanchon ?

    Que Monsieur Francis Kalifat, essaie de citer le moindre écrit, visuel ou parole antisémite de notre part depuis 15 ans que nous existons et que le CRIF scrute chaque jour chaque virgule de nos articles et l’ensemble de nos activités, que nous ne nous privons pas de publier ?

    Le CRIF, qui ne représente aucunement "la Communauté Juive" —car il y a heureusement de nombreux Juifs en France et ailleurs, et même en Israël, qui ne soutiennent pas le régime d’apartheid israélien—, mais qui n’est qu’un relais de l’Etat colonial en France, n’a jamais poursuivi en justice CAPJPO-EuroPalestine. Que ne le fait-il ? C’est grave l’antisémitisme !

    Alors, il veut quand même donner des ordres au préfet de police de Paris, qui a suffisamment de policiers présents lors de tous nos rassemblements pour savoir que ses affirmations sont mensongères. Mais qu’à cela ne tienne : un coup de pression, deux, trois ou plus, si cela ne suffit pas, et il espère parvenir à ses fins.

    On remarquera en revanche que Monsieur Kalifat ne demande pas à Michel Cadot, préfet de police de Paris, de mette fin aux rassemblements de la LDJ ("Ligue de Défense Juive" parfois déguisée en "Brigade Juive") ni à ses agressions physiques, y compris contre les rabbins de Naturei Karta.

    La LDJ a publié le 11 février dernier des vidéos sur Facebook se vantant d’avoir agressé notre rassemblement, et de l’avoir fait en collaboration avec "l’Organisation Juive Européenne" autre officine israélienne qui manifeste sans autorisation et sans la moindre sanction, pour pratiquer le chantage à l’antisémitisme.

    Le site de la LDJ est en outre un site ordurier, raciste qui explique qu’il faut dire "Mohamerde" et non "Mohamed", et qui est connu pour ses appels à la haine, quand il ne s’agit pas d’appels publiés au vu et au su de toutes les autorités, afin de "recruter des personnes avec une expérience militaire pour aller aider les colons à agresser les Palestiniens"...

    Mais le CRIF a toujours couvert leurs agissements. Dans les moments les plus critiques, il a qualifiés de "jeunes paumés" les membres casqués et armés de la LDJ qui se livrent à des ratonnades, blessent et tuent des gens. Tout comme leur avocat William Goldnadel les défend en disant que "ces jeunes sont un peu crétins" quand il est à la barre, et qu’il parle de récidivistes ayant commis des agressions très graves.

    Le lobby israélien a même obtenu du gouvernement qu’un de ces nervis d’extrême-droite se proclamant "juif" sois soustrait à la justice et exflitré à en Israël, après avoir poignardé à Paris le commissaire de police Alexis Marsan, hospitalisé pendant plusieurs semaines en soins intensifs à l’hôpital Saint-Antoine, après avoir voulu s’opposer à une ratonnade dans le centre de la capitale.

    Le même "paumé" ou "crétin" a un peu plus tard assassiné un chauffeur de taxi arabe à Jérusalem...

    Les "Pro-BDS", quant à eux n’ont jamais commis la moindre violence, alors que les petits protégés du lobby israélien accumulent les condamnations pour agressions physiques, menaces de mort, saccages de locaux, et pour publication de vidéos mettant en scène leurs agressions.

    Non pas que toutes leurs agressions soient sanctionnées, loin de là. Nous pouvons produire la longue liste de leurs violences restées impunies à ce jour.

    Mais nous ne cèderons à aucune de ces intimidations. Et nous vous appelons à amplifier la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) lancée par la société palestinienne, et qui s’inspire de celle lancée par Mandela et l’ANC contre l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid.

    http://www.europalestine.com/spip.php?article12733

  • La direction de l’Université du Mirail et le gouvernement se plient aux exigences d’Israël

    Daniel Lacroix, le Président de l’Université du Mirail (UT2J) a décidé d’interdire la tenue sur l’Université d’une conférence sur l’apartheid israélien dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week (IAW). Cette échéance est pourtant organisée dans plusieurs dizaines d’universités à travers le monde. Le motif ? Le sujet serait trop polémique et la situation d’état d’urgence et le plan Vigipirate empêcheraient l’Université de risquer des débordements.

    Si nous assumons le caractère tout à fait politique du soutien au peuple palestinien et de la lutte contre l’apartheid et la colonisation sionistes, nous refusons la censure comme conséquence de la politique d’état d’urgence permanent. Nous avons déjà maintes fois dénoncé le caractère anti-démocratique et même inutile de ce dispositif, qui sert plus à réprimer les mobilisations sociales et à maintenir l’ordre dans les quartiers populaires qu’à protéger la population d’une quelconque menace. L’interdiction est d’autant plus problématique que c’est un syndicat étudiant représentatif qui se voit interdire l’accès à une salle de l’Université. Du jamais vu !

    C’est directement l’ambassadrice d’Israël qui a demandé l’interdiction des conférences de l’IAW sur les Universités. Sans surprise le gouvernement PS ne voit aucun inconvénient à relayer cette demande ! Ceci se produit au moment même où le gouvernement israélien, conforté par l’élection de Trump, multiplie les provocations en accélérant la colonisation, en faisant voter des lois discriminatoires, en portant atteinte aux libertés démocratiques en Israël même. C’est le gouvernement des colons et de l’extrême droite religieuse qui est ménagé ici. C’est un Etat qui ne respecte pas le droit international qui est présenté comme la seule démocratie du proche orient.

    Face à la lâcheté des gouvernements, le peuple Palestinien doit pouvoir compter sur la mobilisation de la société civile partout dans le monde. C’est le sens de la campagne Boycott Désinvestissements Sanctions (BDS). C’est le développement international de cette campagne qu’Israël veut faire interdire

    Pour faire entendre notre soutien nécessaire aux revendications du peuple palestinien et pour faire respecter les libertés démocratiques et syndicales, nous nous associons pleinement à la demande de maintien de la conférence et nous appelons à s’y rendre nombreuses et nombreux jeudi 9 mars à 12h30 à l’Université du Mirail (Amphi 9).

    http://www.npa31.org/?La-direction-de-l-Universite-du-Mirail-et-le-gouvernement-se-plient-aux

    Bien entendu, la conférence a tout de même eu lieu en plein air (il faisait beau !) devant l’entrée principale de la fac, et un beaucoup plus grand nombre de gens ont donc pu être informés. C’était raté pour les censeurs !

    Le même jour, un débat devait avoir lieu à la Maison Blanche, un local associatif, sur le droit au retour des Palestiniens, par le même orateur. Naturellement, le lobby sioniste ne pouvait pas rester sans réagir à cette « provocation », et la Maison Blanche a reçu une lettre d’intimidation des Etudiants juifs de France qui se termine par cette injonction, sans rire :

    « Je sollicite donc par la présente que vous annuliez la tenue de ce « débat » tant que ?l’organisateur ne sera pas en mesure de démontrer qu’il a prévu l’intervention de personnes aptes à apporter une contradiction aux intervenants potentiels, tout en ?assurant leur sécurité et la sérénité des débats. Il en va de votre responsabilité intellectuelle et de la sécurité de nos concitoyens. »

    Sans déconner ?

    Demanderait-on à un débat sur la condition des noirs aux USA d’inviter un représentant du KKK ?

    Exigerions-nous de l’auteur d’un film sur la condition des déportés dans les camps d’extermination d’exposer les états d’âme des nazis ?

    Déplorons-nous que Picasso ne se soit pas expliqué devant les généraux franquistes à propos de Guernica ?

    Allons-nous exiger sous peine d’annulation que tous les événements à la gloire du régime israélien de l’Espace du judaïsme aient lieu en présence de représentants de la campagne BDS (et sous protection) ?

    Il va sans dire que les organisateurs ont passé outre les prétentions des fachos, mais se pose le problème de l’inféodation de plus en plus grande de l’appareil d’Etat français aux officines sionistes officielles ou officieuses : ambassade, CRIF, UEJF, LDJ, médias pro-israéliens…

    Allons-nous supporter ça longtemps ?

    Israël demande l’interdiction de la Semaine contre l’apartheid israélien

    L’ambassade d’Israël à Paris a demandé aux maires des neuf plus grandes villes de France d’interdire la tenue de la "Semaine contre l’apartheid israélien", prévue la semaine prochaine, et initiée par des organisations pro-palestiniennes, parmi lesquelles le mouvement de boycott anti-israélien BDS, rapporte vendredi la radio israélienne.

    Dans un courrier aux maires, l’ambassadrice Aliza Bin-Nun a fait part de sa crainte de voir cet évènement devenir une tribune pour l’incitation à la haine et à la violence contre Israël et la communauté juive.

    La Semaine contre l’apartheid israélien, qui se tiendra à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne, Lille et Rennes, vise, selon les organisateurs, à "sensibiliser le public sur le projet colonial et les politiques d’apartheid israéliennes en cours contre le peuple palestinien".

    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/139097-170303-france-israel-demande-l-interdiction-de-la-semaine-contre-l-apartheid-israelien

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